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  <channel>
    <description>Les actualités RSLN</description>
    <link>http://www.regardssurlenumerique.com/</link>
    <title>Regards sur le numérique</title>
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      <title>Regards sur le numérique</title>
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      <description>Description</description>
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    <language>fr</language>
    <lastBuildDate>Thu, 11 Mar 2010 06:43:02 GMT</lastBuildDate>
    <pubDate>Wed, 10 Mar 2010 13:00:35 GMT</pubDate>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><em>Le Monde</em> nous raconte l'histoire d'un programme d'intelligence artificielle, baptis&eacute; Stats Monkey, capable, &agrave; partir de l'analyse de donn&eacute;es objectives, <a href="http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2010/03/09/l-ere-des-robots-journalistes_1316608_3236.html"><strong>de publier des articles entiers</strong></a> : compte-rendu de matches de base-ball voire analyse du cours de Bourse, &quot;The Machine&quot; semble capable de tout faire (ou presque).</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">10/03/2010 13:00:35</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Adieu journalistes, bonjour machines ? (Le Monde)</title>
      <pubDate>Wed, 10 Mar 2010 13:00:35 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(visuel : </span><a href="http://www.flickr.com/photos/comprock/4018484477/"><span style="font-size: smaller;"><strong>Traditional breakfast - I love my soymilk</strong></span></a><span style="font-size: smaller;">, par </span><a href="http://www.flickr.com/photos/comprock/"><span style="font-size: smaller;"><strong>comprock</strong></span></a><span style="font-size: smaller;">, licence CC)</span></p>
<p><strong>Et vous, que faites vous, chers internautes, </strong>le matin, entre neuf et dix heures ? La r&eacute;ponse se trouve dans l'&eacute;tude <em>&quot;Ann&eacute;e internet 2009&quot;</em>, publi&eacute;e mercredi 10 mars par l'institut de sondages M&eacute;diam&eacute;trie, et dont <a href="http://www.mediametrie.fr/internet/communiques/annee-internet-2009-propulsion-dans-l-ere-du-temps-reel.php?id=220"><strong>quelques enseignements sont diffus&eacute;s sur le net</strong></a>. Alors, une id&eacute;e ? Eh bien vous vous informez, sur les sites d'actualit&eacute;, qui enregistrent alors un pic de connexions, avec plus de 721.000 visiteurs uniques. Un r&eacute;flexe qui semble directement concurrencer la lecture d'un journal papier : ce sont les sites de titres de la presse &eacute;crite que vous filez consulter, en grande majorit&eacute;...</p>
<p><strong>Mais ce n'est pas seulement &agrave; l'heure du caf&eacute; que vous consommez de l'information : </strong>l'app&eacute;tit des Fran&ccedil;ais pour la consommation d'info en ligne serait insatiable, selon M&eacute;diam&eacute;trie, qui &eacute;voque m&ecirc;me&nbsp; <em>&laquo; une sorte de boulimie &raquo;. </em>L'entreprise de mesure d'audiences note ainsi des augmentations sur toutes les mani&egrave;res de consommer de l'information : pr&egrave;s de 15,3 millions de podcasts radios ont &eacute;t&eacute; t&eacute;l&eacute;charg&eacute;s en janvier 2010 (m&ecirc;me si le divertissement domine, parmi eux). La t&eacute;l&eacute; &agrave; la demande est &eacute;galement en forte hausse : 7,5 millions de Fran&ccedil;ais y auraient ainsi eu recours en septembre 2009, contre 5 millions en f&eacute;vrier.</p>
<p><strong>Autre enseignement de cette &eacute;tude :</strong> il y a eu, en 2009, <em>&laquo; </em><em>une tr&egrave;s forte croissance des r&eacute;seaux sociaux</em> <em>&raquo;</em>, poursuit l'entreprise. Facebook a ainsi re&ccedil;u 21 millions de visiteurs uniques en d&eacute;cembre, un chiffre &agrave; mettre en regard avec les 34,7 millions de Fran&ccedil;ais s'&eacute;tant connect&eacute;s &agrave; Internet en moyenne chaque mois. Twitter, de son c&ocirc;t&eacute;, conna&icirc;t un succ&egrave;s plus limit&eacute; : le site de micro-blogging attire, comparativement, 13 fois moins de visiteurs, avec 1,6 million de visiteurs en d&eacute;cembre - soit <a href="http://www.mediametrie.fr/internet/communiques/telecharger.php?f=c0e190d8267e36708f955d7ab048990d"><strong>nettement moins qu'un gros site d'information comme LeJDD.fr</strong></a>, par exemple.</p>
<p><strong>Derni&egrave;re tendance lourde point&eacute;e par M&eacute;diam&eacute;trie :</strong> l'utilisation du web en mobilit&eacute;, c'est-&agrave;-dire sur un smartphone, explose : elle p&egrave;se aujourd'hui pr&egrave;s de 2% des visites des sites, et l'on compterait 11,4 millions de &quot;mobinautes&quot; en France.</p>
<p><strong>La question de la mon&eacute;tisation de cette audience,</strong> et de la rentabilisation des contenus d'info publi&eacute;s sur le net est en revanche enti&egrave;re : nous avions publi&eacute;, dans le courant du mois de f&eacute;vrier,<a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/theme/medias/2010/2/2/payer-pour-des-contenus-sur-internet_les-internautes-francais-ne-sont-pas-emballes/"><strong> une &eacute;tude montrant la faible attirance des internautes Fran&ccedil;ais pour les contenus payants</strong></a>. Depuis, plusieurs sites d'infos ont ouvert des zones payantes ...</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/3/10/les-francais-sont-des-boulimiques-d-infos-en-ligne/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/3/10/les-francais-sont-des-boulimiques-d-infos-en-ligne/</link>
      <title>Les Français sont des boulimiques d infos en ligne</title>
      <pubDate>Wed, 10 Mar 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(</span><a href="http://microsoftontheissues.com/cs/blogs/mscorp/botnetinfographic.jpg"><span style="font-size: smaller;"><strong>visuel</strong></span></a><span style="font-size: smaller;">)<br />
</span></p>
<p><strong><i>Et de deux. </i></strong><em>En quelques jours, deux op&eacute;rations de (tr&egrave;s) grande ampleur entreprises contre des &laquo; botnets &raquo;, ces r&eacute;seaux &laquo; d&rsquo;ordinateurs zombies &raquo; utilis&eacute;s par des hackers aux intentions clairement malveillantes, ont &eacute;t&eacute; rendues publiques :</em></p>
<p style="margin-left: 24pt;"><strong><i>- mercredi 3 mars,</i></strong><em> l&rsquo;Espagne </em><a href="http://www.lefigaro.fr/sciences-technologies/2010/03/03/01030-20100303ARTFIG00759-l-espagne-demantele-le-plus-vaste-reseau-de-pc-fantomes-.php" target="_blank"><strong><i>a annonc&eacute;</i></strong></a><em> avoir d&eacute;sactiv&eacute; Mariposa (papillon, en espagnol), au cours d&rsquo;une op&eacute;ration men&eacute;e conjointement par la Guardia Civil et le FBI am&eacute;ricain. Pr&eacute;sent&eacute; comme &laquo; le plus vaste r&eacute;seau mondial d'&quot;ordinateurs zombies&quot; &raquo; et dirig&eacute; par trois espagnols de moins de 35 ans, Mariposa aurait, au total, enr&ocirc;l&eacute; pr&egrave;s de 13 millions d&rsquo;ordinateurs &agrave; travers 190 pays en un an.</em></p>
<p style="margin-left: 24pt;"><strong><i>- le 25 f&eacute;vrier,</i></strong><em> Microsoft (&eacute;diteur de RSLNmag.fr), </em><a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/02/26/operation-coup-de-poing-de-microsoft-contre-un-reseau-d-ordinateurs-infectes_1311622_651865.html" target="_blank"><strong><i>r&eacute;v&eacute;lait</i></strong></a><em> de son c&ocirc;t&eacute; avoir lanc&eacute; une contre-offensive contre Waledac, un autre de ces botnets, (notamment) responsable de l&rsquo;envoi de plusieurs milliards de spams &agrave; travers la plan&egrave;te&nbsp; - les plus curieux trouveront </em><a href="http://microsoftontheissues.com/cs/blogs/mscorp/archive/2010/02/24/cracking-down-on-botnets.aspx" target="_blank"><strong><i>le r&eacute;sum&eacute;</i></strong></a><em> de l&rsquo;affaire sur le blog &laquo; Microsoft on the issues &raquo;, et notamment de l&rsquo;argumentation juridique in&eacute;dite d&eacute;ploy&eacute;e pour obtenir les moyens de s&rsquo;attaquer &agrave; ce r&eacute;seau.</em></p>
<p><strong><i>Dans l&rsquo;entretien qui suit, nous faisons un point</i></strong><em> sur ces diff&eacute;rentes op&eacute;rations avec <span class="il">Bernard</span> Ourghanlian, directeur technique et s&eacute;curit&eacute; de Microsoft France. C&rsquo;est &eacute;galement l&rsquo;occasion pour nous de parler plus g&eacute;n&eacute;ralement de cybercriminalit&eacute; : loin </em><a href="http://www.ecrans.fr/La-realite-du-cybercrime-depasse,9348.html" target="_blank"><strong><i>des discours les plus alarmistes sur le sujet</i></strong></a><em>, il semblerait que p&eacute;dagogie et vulgarisation, deux armes absolument redoutables, puissent encore &ecirc;tre mieux utilis&eacute;es.</em><i><br />
<b><br />
<strong>Ah oui, et attention :</strong></b><em> on a beau parler de &laquo; machines zombies &raquo; (voir le r&eacute;sum&eacute; de l&rsquo;&eacute;pisode Mariposa sous la plume d&rsquo;Alexandre Hervaud, </em></i><a href="http://www.ecrans.fr/Spam-13-millions-de-machines,9359.html" target="_blank"><strong><i>sur Ecrans.fr</i></strong></a><em>) ou &laquo; de canaux IRC &raquo; (oui oui, </em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_clients_IRC" target="_blank"><strong><i>ceux-l&agrave; m&ecirc;me</i></strong></a><em> que les plus geeks d&rsquo;entre vous utilisent sous des formes vari&eacute;es pour des conversations de groupes sur le web), les enjeux sont loin d&rsquo;&ecirc;tre purement techniques. Loin de l&agrave;.</em><em><strong><br />
</strong></em></p>
<p><b><strong>RSLNmag.fr : Pour d&eacute;crire ces fameux botnets, on parle souvent de &laquo; machines zombies &raquo; tomb&eacute;es sous le contr&ocirc;le de hackers. De quoi s&rsquo;agit-il exactement ?</strong></b><br />
<b><br />
<strong>Bernard Ourghanlian : </strong></b>Un botnet, contraction de <em>robot network</em>, litt&eacute;ralement <em>&laquo; r&eacute;seau de robots &raquo;</em>, repose sur le principe suivant : un petit bout de programme install&eacute; sur la machine d&rsquo;un utilisateur va permettre &agrave; un ordinateur tiers de donner des ordres &agrave; la machine infect&eacute;e, via l&rsquo;&eacute;tablissement d&rsquo;une communication entre ces deux machines. Le programme install&eacute; est le plus souvent inactif sur le syst&egrave;me infect&eacute; : il attend des ordres.L&rsquo;utilisateur, lui, ne se rend compte de rien : sa machine continue &agrave; fonctionner parfaitement &ndash; tout au plus pourra-t-il constater quelques ralentissements lorsque son ordinateur re&ccedil;oit ou ex&eacute;cute des ordres.<br />
<b><br />
<strong>L&rsquo;analogie la plus simple pour comprendre ce processus, </strong></b>c&rsquo;est celle du berger, du mouton, et du troupeau : la machine infest&eacute;e est un &laquo; <strong>mouton</strong> &raquo;, qui ob&eacute;it aveugl&eacute;ment &agrave; son &laquo; <strong>berger</strong> &raquo;. Celui-ci va lui donner des ordres, comme &agrave; tous les autres membres de son &laquo; <strong>troupeau</strong> &raquo;.<br />
<br />
<strong>Comme dans la vraie vie, </strong>le berger a tout int&eacute;r&ecirc;t &agrave; maintenir son troupeau en bon &eacute;tat : r&eacute;guli&egrave;rement, il va lui envoyer des petites mises &agrave; jour, pour qu&rsquo;il soit le plus performant possible &ndash; ou tout simplement pour lui donner de nouveaux ordres. Il va &eacute;galement prendre des nouvelles de son troupeau, qui, en retour, lui fera parvenir des rapports d&rsquo;activit&eacute;s assez d&eacute;taill&eacute;s. Enfin, il prendra soin de prot&eacute;ger jalousement son troupeau des attaques ext&eacute;rieures : si l&rsquo;on file la m&eacute;taphore, le berger n&rsquo;a aucun int&eacute;r&ecirc;t &agrave; ce que ses moutons rejoignent un autre troupeau, par exemple &hellip;<br />
<b><br />
<strong>L&rsquo;utilisation malveillante du botnet </strong></b>entra&icirc;nera des actions aussi diverses que l&rsquo;envoi de spams massifs, le lancement d&rsquo;attaques par d&eacute;nis de service [souvenez-vous de l&rsquo;&eacute;pisode de <a href="http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2346378&amp;rubId=35200" target="_blank"><strong>la &laquo; cyberguerre &raquo; entre Russie et G&eacute;orgie, &agrave; l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2008</strong></a>, NDLR], voire la capture d&rsquo;informations sur les machines compromises. Mais il peut &eacute;galement s&rsquo;agir de g&eacute;n&eacute;rer des clics sur des banni&egrave;res de publicit&eacute;, par exemple. Concernant le spam, on estime g&eacute;n&eacute;ralement que 80 &agrave; 90% du volume total des spams envoy&eacute;s &agrave; travers la plan&egrave;te le serait via ces botnets - et l'on sait &eacute;galement que 80 &agrave; 90% du volume total des courriels &eacute;chang&eacute;s est, pr&eacute;cis&eacute;ment, du spam.<br />
<br />
<strong>RSLNmag.fr : Qui sont les propri&eacute;taires des botnets ?</strong><br />
<br />
<strong>Bernard Ourghanlian : </strong>Dans notre analogie, le &laquo; berger &raquo;, est un interm&eacute;diaire : il vend ses services &agrave; des tiers, qui vont exiger de lui une sorte de reporting assez serr&eacute; : ils veulent des preuves que leurs commandes sont bien pass&eacute;es. Un march&eacute; existe, avec une loi de l&rsquo;offre et de la demande, et m&ecirc;me un syst&egrave;me assez bien &eacute;tabli de fixation des prix. D&rsquo;apr&egrave;s des chiffres de 2008, il &eacute;tait possible d&rsquo;infester 1.000 syst&egrave;mes pour 15 dollars, et envisageable de mettre sur pieds une attaque par d&eacute;ni de service pour 25 &agrave; 100 dollars. <br />
<br />
<strong>Le profil des &laquo; bergers &raquo; est variable,</strong> mais il est souvent assez jeune, et peu vers&eacute; dans la d&eacute;linquance classique. En 2008, aux Pays-Bas, la police a par exemple arr&ecirc;t&eacute; un propri&eacute;taire de botnet de 19 ans [<a href="http://arstechnica.com/security/news/2008/08/police-nab-shadow-creators-force-botnet-to-commit-suicide.ars" target="_blank"><strong>lire un article de Ars Technica sur la question</strong></a>, NDLR]. On note d&rsquo;ailleurs une &eacute;volution : la motivation bas&eacute;e sur l&rsquo;ego des hackers tend &agrave; dispara&icirc;tre derri&egrave;re des motivations purement financi&egrave;res [<em>&laquo; Ils auraient couru apr&egrave;s n&rsquo;importe quoi pour peu que &ccedil;a leur rapporte de l&rsquo;argent &raquo;</em>, <a href="http://www.reuters.com/article/idUSTRE6214ST20100302?type=technologyNews" target="_blank"><strong>raconte</strong></a> par exemple l&rsquo;un des policiers espagnols qui a conduit l&rsquo;op&eacute;ration Mariposa &agrave; propos des trois espagnols arr&ecirc;t&eacute;s, NDLR].<br />
<br />
<strong>RSLNmag.fr : Comment s&rsquo;y attaquer ? Et que s&rsquo;est-il pass&eacute; concr&egrave;tement dans le cas de Waledac ?</strong><br />
<br />
<strong>Bernard Ourghanlian : </strong>Depuis deux ans, on constate une r&eacute;elle prise de conscience de la n&eacute;cessit&eacute; d'agir face aux botnets. Cette prise de conscience est assez largement instinctive, et ne rentre dans aucun cadre d&eacute;finit et formalis&eacute;, mais on voit que des acteurs aux int&eacute;r&ecirc;ts par ailleurs concurrents sont capables de s&rsquo;entendre, de se rencontrer, voire de travailler main dans la main. Dans le cas de Mariposa, Defense Intelligence Inc. (Canada) et Panda Security (Espagne) ont notament travaill&eacute; avec les autorit&eacute;s espagnoles, mais &eacute;galement le FBI et l'universit&eacute; am&eacute;ricaine de Georgia Tech.</p>
<p><b><strong>Pour lancer son offensive contre Waledac, </strong></b>Microsoft a, de son c&ocirc;t&eacute;, travaill&eacute; avec Symantec, l&rsquo;un de ses concurrents sur l&rsquo;anti-virus, ou Shadowserver et l'Universit&eacute; de Washington. Concr&egrave;tement, Microsoft, qui a chiffr&eacute; &agrave; 650 millions le nombre de spams envoy&eacute;s via le botnet Waledac &agrave; destination des adresses de type &quot;hotmail&quot; en trois semaines, au mois de d&eacute;cembre 2009, a demand&eacute; &agrave; la justice am&eacute;ricaine la fermeture d&rsquo;un certain nombre de noms de domaines, dont les URL avaient &eacute;t&eacute; identifi&eacute;es comme faisant partie des donneurs d&rsquo;ordres des machines zombies (<a href="http://www.microsoft.com/presspass/events/rsa/docs/Complaint.pdf" target="_blank"><strong>voir la plainte int&eacute;grale au format PDF</strong></a>). Cela a &eacute;t&eacute; accord&eacute;, et la justice a ordonn&eacute; &agrave; Verisign, qui g&egrave;re tous les noms de domaines de type &quot;.com&quot;, de mettre hors ligne les URL rep&eacute;r&eacute;es. Les r&eacute;sultats sont bons : de pr&egrave;s de 1.000 nouvelles machines touch&eacute;es chaque jour, <a href="http://microsoftontheissues.com/cs/blogs/mscorp/botnetinfographic.jpg"><strong>on est pass&eacute; &agrave; une poign&eacute;e seulement</strong></a>.</p>
<p><strong>Les moutons,</strong> ces machines zombies infest&eacute;es, sont alors incapables de rentrer en contact avec leur &laquo; berger &raquo; pour tout ce qui a trait &agrave; l&rsquo;envoi de rapports, ou de mises &agrave; jour sur de nouvelles missions. Le programme malfaisant est toujours install&eacute; sur la machine du particulier &hellip; et les coupables n&rsquo;ont d&rsquo;ailleurs pas &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;s. Ce n'est &eacute;videmment pas LA solution d&eacute;finitive qui d&eacute;truira les botnets ou le spam, mais une action concr&egrave;te pour faire baisser le volume de spam &agrave; travers le monde : la capacit&eacute; d'envoi de Waledac a &eacute;t&eacute; estim&eacute; &agrave; pr&egrave;s de 1,5 milliards de spams par jour.</p>
<div>
<p><strong>RSLNmag.fr : Le discours g&eacute;n&eacute;ral sur la criminalit&eacute; en ligne est relativement angoissant. Est-ce vraiment en surfant sur ce terrain que le message passera le mieux ?</strong><br />
<br />
<strong>Bernard Ourghanlian : </strong>Ce n'est pas en fonctionnant avec une action bas&eacute;e sur le marketing de la peur, ou en entretenant le sentiment d'ins&eacute;curit&eacute;, que l'on pourra progresser en mati&egrave;re de s&eacute;curit&eacute; informatique et sur les r&eacute;seaux. <br />
<b><br />
<strong>Expliquer, simplifier, r&eacute;p&eacute;ter :</strong></b> ces leviers d&rsquo;actions ne doivent surtout pas &ecirc;tre n&eacute;glig&eacute;s, pour une raison toute simple. Au final, bien souvent, c'est en effet l'utilisateur qui est le maillon faible, dans la cha&icirc;ne de prolif&eacute;ration d&rsquo;un r&eacute;seau tel qu&rsquo;un botnet : c'est lui qui va cliquer sur le lien ex&eacute;cutant et installant le bout de programme malfaisant sur son ordinateur. Et prot&eacute;ger l&rsquo;internautre contre lui-m&ecirc;me est impossible : au-del&agrave; de lui fournir les meilleurs outils pour se d&eacute;fendre des attaques, il faut donc user, voire abuser, de p&eacute;dagogie !</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/3/8/cybercriminalite_entretenir-le-sentiment-d-insecurite_ca-ne-fonctionne-pas_bernard-ourghanlian_microsoft-/</guid>
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      <title>Cybercriminalité :   Entretenir le sentiment d insécurité, ça ne fonctionne pas   (Bernard Ourghanlian, Microsoft)</title>
      <pubDate>Mon, 08 Mar 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Elle poursuit son chemin : la <a href="http://www.senat.fr/dossierleg/ppl09-093.html"><strong>proposition de loi</strong></a> d&eacute;pos&eacute;e par les s&eacute;nateurs Yves D&eacute;traignes et Anne-Marie Escoffier&nbsp; <em>&quot;visant &agrave; garantir le respect de la vie priv&eacute;e face au d&eacute;veloppement des m&eacute;moires num&eacute;riques&quot;</em> vient de franchir l'&eacute;tape du passage en commission, au S&eacute;nat - elle doit &ecirc;tre discut&eacute;e en s&eacute;ance publique, le 23 mars. Le club des parlementaires du num&eacute;rique <a href="http://www.clubparlementairedunumerique.fr/actualite-secteur/mars-2010/138-christian-cointat-memoires-numeriques"><strong>en profite pour interroger Anne-Marie Escoffier sur les objectifs du texte</strong></a>, mais la s&eacute;natrice justifie &eacute;galement l'importance du texte par un chiffre qui peut impressionner. Selon elle, <em>&quot;35% des directions des ressources humaines utilisent Internet pour leur recrutement et 45% [...] des recrutements qu&rsquo;elles ont engag&eacute; [...] n&rsquo;ont pas abouti en raison de l&rsquo;image v&eacute;hicul&eacute;e par Internet&quot;</em>.</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">05/03/2010 13:05:23</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Sénat, droit à l oubli, et recrutement</title>
      <pubDate>Fri, 05 Mar 2010 13:05:23 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><em>Recherches et Solidarites</em>, <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2010/1/19/haiti-et-le-don-en-ligne_pourquoi-ca-marche_/"><strong>dont nous vous avons d&eacute;j&agrave; parl&eacute; ici</strong></a>, se penche sur le profil des b&eacute;n&eacute;voles, dans <a href="http://enquetes.recherches-solidarites.org/detail/BOB2010/"><strong>un sondage</strong></a> qu'elle m&egrave;ne actuellement en ligne. Pourquoi en parler ici ? Parce que l'une des questions pos&eacute;es s'interroge sur la propension de ces b&eacute;n&eacute;voles &agrave; utiliser <em>&quot;un r&eacute;seau social, pour d&eacute;fendre une cause ou une personne&quot; </em>en ligne : on vous incite &eacute;videmment &agrave; aller jeter un oeil &agrave; ce questionnaire - et nous vous en pr&eacute;senterons les r&eacute;sultats ici.</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">05/03/2010 11:05:14</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Internet, un outil pour le bénévolat ?</title>
      <pubDate>Fri, 05 Mar 2010 11:05:14 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><em>Lib&eacute;ration </em>a interrog&eacute; Eug&egrave;ne <span id="intelliTXT">Kaspersky, patron russe d'une solution antivirus, sur sa vision d'Internet. <em>&quot;La r&eacute;alit&eacute; du cybercrime d&eacute;passe les pires sc&eacute;narios&quot;</em>, <a href="http://www.ecrans.fr/La-realite-du-cybercrime-depasse,9348.html"><strong>ass&egrave;ne l'expert &egrave;s s&eacute;curit&eacute;</strong></a>. <em>&quot;Mais vous &ecirc;tes totalement parano !&quot;</em>, lui r&eacute;torque aussi sec Christophe Alix, qui signe l'entretien. Muscl&eacute; ... <br />
</span></p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">05/03/2010 10:51:51</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>"Vous êtes parano !" (Libération et E. Kaspersky)</title>
      <pubDate>Fri, 05 Mar 2010 10:51:51 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Dans son &eacute;dition du 27 f&eacute;vrier, l'hebdomadaire The Economist publie un dossier sp&eacute;cial sur l'explosion des donn&eacute;es (<em>The data deluge</em>). Opendata, dataviz, enjeux strat&eacute;giques pour le monde des entreprises : tout y est &eacute;voqu&eacute;. <a href="http://www.economist.com/opinion/displaystory.cfm?story_id=15557443"><strong>On vous en recommande vivement la lecture</strong></a>.</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">04/03/2010 16:31:02</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Les données, star de The Economist</title>
      <pubDate>Thu, 04 Mar 2010 16:31:02 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(</span><a href="http://www.flickr.com/photos/itolabs/4046228493/"><span style="font-size: smaller;"><strong>photo</strong></span></a><span style="font-size: smaller;"> : exemple de visualisation r&eacute;alis&eacute;e par une entreprise britannique autour des donn&eacute;es publiques diffus&eacute;es sur le site data.gov.uk, </span><a href="http://www.flickr.com/photos/itolabs/" title="Lien vers la galerie de photos de Ito Labs" rel="dc:creator cc:attributionURL" data-ywa-name="Account name"><span style="font-size: smaller;"><b property="foaf:name">Ito Labs</b></span></a><span style="font-size: smaller;">, licence CC)</span></p>
<p><strong>Le cadre est arr&ecirc;t&eacute;, les milliards sont r&eacute;serv&eacute;s &hellip;</strong> ne reste plus qu&rsquo;&agrave; trouver comment ils seront d&eacute;pens&eacute;s : &agrave; grands traits, voici comment l&rsquo;on pourrait r&eacute;sumer le dossier du <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/tags/grand-emprunt/"><strong>grand emprunt</strong></a> et son volet num&eacute;rique, dont nous vous avons d&eacute;j&agrave; parl&eacute; ici &agrave; <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2010/1/13/grand-emprunt-et-numerique_la-france-est-elle-en-retard-par-rapport-a-ses-voisins_/"><strong>plusieurs</strong></a> <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2010/2/11/grand-emprunt-et-numerique_ca-commence-a-se-preciser_/"><strong>reprises</strong></a>.<br />
<br />
<strong>En adoptant, le 25 f&eacute;vrier, le &laquo; </strong><a href="http://www.senat.fr/dossierleg/pjl09-276.html"><strong>projet de loi de finance rectificative pour 2010</strong></a><strong> &raquo;,</strong> le S&eacute;nat a donc act&eacute; que 4,5 milliards d&rsquo;euros seront d&eacute;di&eacute;s au num&eacute;rique, r&eacute;partis entre &laquo; tuyaux &raquo; (2,5 milliards d&rsquo;euros, notamment pour la fibre optique) et &laquo; contenus &raquo; (2 milliards d&rsquo;euros).<br />
<br />
<strong>Pour l&rsquo;instant, </strong>le document public le plus d&eacute;taill&eacute; pr&eacute;sentant la mani&egrave;re dont seront d&eacute;pens&eacute;es ces enveloppes, <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/projets/pl2239.pdf"><strong>c&rsquo;est celui-ci</strong></a> (PDF) : dans les annexes du projet de loi (pages 51 &agrave; 137), le gouvernement y pr&eacute;sente <em>&laquo; l&rsquo;analyse par mission &raquo;</em> des cr&eacute;dits allou&eacute;s.<br />
<br />
<strong>La suite para&icirc;t d&eacute;j&agrave; plus ou moins &eacute;crite :</strong> dans les mois &agrave; venir, outre des participations dans des grands projets, le gouvernement devrait donc &eacute;galement multiplier les &laquo; appels &agrave; projets &raquo; : nous avons demand&eacute; &agrave; nos experts quelles th&eacute;matiques devaient, &agrave; leurs yeux, ne surtout pas &ecirc;tre &eacute;cart&eacute;es pour assurer que les deux milliards d&rsquo;euros destin&eacute;s aux contenus soient le plus efficace possible - non sans d&eacute;clencher des r&eacute;marques amus&eacute;es : <em>&laquo; Curieux, cette lettre au P&egrave;re No&euml;l pour les grands enfants du num&eacute;rique que nous sommes &raquo;</em>, <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/2/8/grand-emprunt-et-numerique_2-milliards-d-euros-pour-les-contenus_mais-lesquels_/82/alain-marie-bassy/"><strong>s&rsquo;exclame</strong></a> Alain-Marie Bassy, inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;&eacute;ducation nationale.<strong> </strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Voici cinq &quot;recommandations&quot; issues de leurs contributions :</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="font-size: larger;">Premi&egrave;re piste : &laquo; Lib&eacute;rez les donn&eacute;es publiques ! &raquo;</span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><em>&laquo; L&rsquo;Etat doit lib&eacute;rer le gisement de valeur sur lequel il est assis : la donn&eacute;e publique &raquo; : </em>on voulait du concret, on est servi. Alexis Mons, VP du Groupe Reflect, une agence de strat&eacute;gie marketing web, <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/2/8/grand-emprunt-et-numerique_2-milliards-d-euros-pour-les-contenus_mais-lesquels_/76/alexis-mons/"><strong>est formel</strong></a> : selon cet observateur avis&eacute; de l&rsquo;&eacute;conomie du num&eacute;rique, le meilleur levier &agrave; la disposition du gouvernement fran&ccedil;ais pour insuffler un v&eacute;ritable esprit novateur en la mati&egrave;re, c&rsquo;est de s&rsquo;inscrire dans le mouvement de l&rsquo;open data&nbsp; - <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/theme/politique/2010/1/21/data-gov-uk_des-donnees-par-milliers-en-ligne"><strong>on vous a notamment parl&eacute; ici de la naissance du site data.gov.uk</strong></a>. <em>&laquo; Les &eacute;tudes de cas sont l&eacute;gions, celui de la cartographie est bien connu, sans parler du cas des contenus culturels &raquo;</em>, assure-t-il. En Grande-Bretagne, l'argument &eacute;conomique a effectivement &eacute;t&eacute; mis en avant : <em>&laquo; publier ces donn&eacute;es, c'est l'occasion de cr&eacute;er de nouvelles opportunit&eacute;s de business &raquo;</em>, <a href="http://nds.coi.gov.uk/content/detail.aspx?NewsAreaId=2&amp;ReleaseID=410458&amp;SubjectId=2"><strong>expliquait ainsi Stephen Timms</strong></a>, le ministre britannique du Num&eacute;rique.<br />
<strong><br />
Alexis Mons est rejoint sur ce point par Jean-no&euml;l Lafargue</strong>, universitaire et <a href="http://www.hyperbate.fr/dernier/"><strong>blogueur</strong></a> : <em>&laquo; Parmi les domaines qui m&eacute;ritent un coup de pouce et o&ugrave; l&rsquo;intervention de l&rsquo;Etat peut &ecirc;tre profitable, je verrais [&hellip;] la mise &agrave; disposition libre de certaines bases de donn&eacute;es publiques, cartographie par exemple &raquo;</em>, <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/2/8/grand-emprunt-et-numerique_2-milliards-d-euros-pour-les-contenus_mais-lesquels_/77/jean-noel-lafargue/"><strong>nous explique-t-il</strong></a>, compl&egrave;tement &agrave; l&rsquo;unission.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: larger;"><strong>Deuxi&egrave;me piste : Former les &laquo; hussards du num&eacute;rique &raquo; &hellip; et les autres</strong></span></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Vous pouvez y voir l&rsquo;effet de </strong><a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/tags/education-au-numerique/"><strong>nos nombreux articles sur la question</strong></a><strong> &hellip;</strong> mais plus s&ucirc;rement le signe que ce th&egrave;me est crucial et terriblement dans l&rsquo;air du temps : pr&egrave;s de la moiti&eacute; de nos experts associent &laquo; grand emprunt et contenus num&eacute;rique &raquo; avec la question de l&rsquo;&eacute;ducation. <em>&laquo; Investir dans [&hellip;] la production de contenus accessibles pour ceux qui n&rsquo;ont pas encore rejoint le monde num&eacute;rique [est] prioritaire &raquo;</em>, <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/2/8/grand-emprunt-et-numerique_2-milliards-d-euros-pour-les-contenus_mais-lesquels_/80/eric-legale/"><strong>diagnostique par exemple Eric Legale</strong></a>, directeur de la soci&eacute;t&eacute; mixte Issy Media. Elena Pasquinelli, universitaire et coordinatrice du groupe de recherche Compas, et Alain-Marie Bassy, inspecteur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Education nationale, pl&eacute;biscitent &eacute;galement cette &eacute;ventualit&eacute; : la premi&egrave;re <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/2/8/grand-emprunt-et-numerique_2-milliards-d-euros-pour-les-contenus_mais-lesquels_/81/elena-pasquinelli/"><strong>plaide</strong></a> pour le d&eacute;veloppement de contenus <em>&laquo; capables de franchir les murs de l&rsquo;&eacute;cole, </em>[accessibles]<em> en autonomie &raquo;</em>, le second <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/2/8/grand-emprunt-et-numerique_2-milliards-d-euros-pour-les-contenus_mais-lesquels_/82/alain-marie-bassy/"><strong>r&eacute;clame</strong></a> une v&eacute;ritable <em>&laquo; ing&eacute;ni&eacute;rie p&eacute;dagogique du num&eacute;rique &raquo;</em>. Marcel Desvergne enfin, fait de <em>&laquo; la formation de nouveaux &laquo; hussards du num&eacute;rique &raquo; &raquo;</em> <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/2/8/grand-emprunt-et-numerique_2-milliards-d-euros-pour-les-contenus_mais-lesquels_/83/marcel-desvergne/"><strong>l&rsquo;un de ses quatre enjeux prioritaires</strong></a>.<br />
<br />
<strong>Rappelons que, sur cette question, </strong>le gouvernement a d&eacute;j&agrave; donn&eacute; quelques gages : le 15 f&eacute;vrier dernier, en recevant le rapport du d&eacute;put&eacute; Jean-Michel Fourgous sur la place du num&eacute;rique &agrave; l&rsquo;&eacute;cole,<a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/theme/education/2010/2/15/decouvrez-le-rapport-sur-l-ecole-numerique-remis-ce-lundi-a-luc-chatel/"><strong> Luc Chatel a promis d&rsquo;affecter une partie du grand emprunt dans le </strong><em><strong>&laquo; grand plan pluriannuel num&eacute;rique &agrave; l&rsquo;&eacute;cole &raquo;</strong></em></a> qu&rsquo;il s&rsquo;est engag&eacute; &agrave; pr&eacute;senter &laquo; d&rsquo;ici avril &raquo; (<a href="http://www.dailymotion.com/video/xc8m3m_luc-chatel-promet-un-grand-plan-num_news"><strong>Vid&eacute;o RSLNmag.fr disponible ici</strong></a>).</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="font-size: larger;">Troisi&egrave;me piste : et le vert dans tout &ccedil;a ?</span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Nous avons eu beau jeu de souligner la place accord&eacute;e aux smartgrids</strong> (<a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/theme/politique/2010/2/11/grand-emprunt-et-numerique_ca-commence-a-se-preciser_/"><strong>250 millions d&rsquo;euros g&eacute;r&eacute;s par l&rsquo;ADEME</strong></a>), cela ne suffit pas franchement &agrave; Fred Bordage, qui suit l&rsquo;actualit&eacute; des technos vertes sur le site <a href="http://greenit.fr/"><strong>GreenIT.fr</strong></a>.<br />
<strong><br />
Sa contribution, titr&eacute;e </strong>&laquo; <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/2/8/grand-emprunt-et-numerique_2-milliards-d-euros-pour-les-contenus_mais-lesquels_/79/fred-bordage/"><strong>le d&eacute;veloppement durable, oubli&eacute; du grand emprunt</strong></a> &raquo;, rappelle que <em>&laquo; les TIC peuvent r&eacute;duire les &eacute;missions de CO2 de 15% d&rsquo;ici 2020 &raquo;</em>, et explore plusieurs contenus innovants. Un exemple : selon lui, investir dans un site web d&eacute;di&eacute; au covoiturage est un enjeu crucial pour l&rsquo;&eacute;conomie - <em>&laquo; on imagine facilement le poids &eacute;conomique du futur leader mondial du covoiturage &raquo;</em> &hellip;- autant que pour l&rsquo;environnement, &eacute;videmment.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: larger;"><strong>Quatri&egrave;me piste : misons sur la cr&eacute;ation num&eacute;rique !</strong></span></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Oui, un investissement dans l&rsquo;art num&eacute;rique est un investissement &agrave; <em>&laquo; fort levier &raquo;</em> : </strong>observateur attentif des moindres &eacute;volutions de la sc&egrave;ne des arts num&eacute;riques depuis la plateforme <a href="http://www.digitalarti.com/fr"><strong>Digitalarti</strong></a>, Malo Girod de l&rsquo;Ain <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/2/8/grand-emprunt-et-numerique_2-milliards-d-euros-pour-les-contenus_mais-lesquels_/86/malo-girod-de-l-ain/"><strong>plaide</strong></a> pour des investissements massifs sur ce secteur. L&rsquo;art num&eacute;rique <em>&laquo; diffuse dans les territoires, dans les collectivit&eacute;s, dans les entreprises, dans les universit&eacute;s, &hellip;, une r&eacute;elle culture de l&rsquo;innovation &raquo;</em>, assure-t-il. Nils Aziosmanoff, avec sa double casquette de pr&eacute;sident du centre de cr&eacute;ation num&eacute;rique <a href="http://www.lesiteducube.com/"><strong>Le Cube</strong></a>, et de patron d&rsquo;entreprise (<a href="http://www.navidis.com/"><strong>Navidis</strong></a>), souligne, de mani&egrave;re assez similaire, que <em>&laquo; l&rsquo;innovation est de plus en plus le fruit de processus cr&eacute;atifs et de valeurs &laquo; non technologiques &raquo; &raquo;</em>.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: larger;"><strong>Cinqui&egrave;me piste : Quelques conditions n&eacute;cessaires ...<br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Du c&ocirc;t&eacute; des conditions n&eacute;cessaires &agrave; la r&eacute;ussite de ces investissements,</strong> Pierre Gattaz, le patron de la <a href="http://www.fieec.fr/Content/Default.asp"><strong><span class="il">FIEEC</span></strong></a>, le <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/2/8/grand-emprunt-et-numerique_2-milliards-d-euros-pour-les-contenus_mais-lesquels_/90/pierre-gattaz/"><strong>rappelle </strong></a>: d&eacute;connecter totalement contenus et infrastructures, c&rsquo;est prendre un risque : &laquo; Leur d&eacute;veloppement doit &ecirc;tre simultan&eacute;, sous peine de n&rsquo;obtenir qu&rsquo;une partie des potentialit&eacute;s escompt&eacute;es &raquo;, juge-t-il. Dominique Sciamma, professeur de design, <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/2/8/grand-emprunt-et-numerique_2-milliards-d-euros-pour-les-contenus_mais-lesquels_/85/domnique-sciamma/"><strong>d&eacute;fend, lui, une alliance plut&ocirc;t &hellip; inattendue</strong></a> : il faut, selon lui, allier contenus et contenants. Ainsi, selon lui, les futurs <em>&laquo; objects robotis&eacute;s &raquo;</em>, ou <em>&laquo; robjets &raquo;</em>, qui seront porteurs <em>&laquo; d&rsquo;exp&eacute;riences autant que de services et de fonctions &raquo;</em>. <em>&laquo; Les enjeux du num&eacute;rique se trouvent dans le monde mat&eacute;riel, dans la corporalit&eacute;, dans la sensulait&eacute; &raquo;</em>, et non uniquement dans la <em>&laquo; virtualit&eacute; &raquo;</em> de contenus immat&eacute;riels.<br />
<strong><br />
Ah oui, et surtout : on ne doit pas avoir peur de l&rsquo;ill&eacute;galit&eacute; !</strong> Charles Simon, avocat au barreau de Paris, se situe lui aussi davantage dans le <em>&laquo; comment &raquo;</em>, que dans le <em>&laquo; quoi &raquo;</em>. Il nous adresse sur ce point une certitude inattendue et stimulante : <em>&laquo; Parmi les contenus qui innovent, certains seront ill&eacute;gaux &raquo;</em>, <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/2/8/grand-emprunt-et-numerique_2-milliards-d-euros-pour-les-contenus_mais-lesquels_/84/charles-simon/"><strong>nous explique-t-il</strong></a>. Le <em>&laquo; risque juridique &raquo;</em> existe pour tous les innovateurs, et d&rsquo;autant plus s&rsquo;ils sont relativement isol&eacute;s, diagnostique-t-il. Christine Balagu&eacute;, enfin, souligne que le succ&egrave;s viendra &eacute;galement de la mani&egrave;re dont les innovateurs seront amen&eacute;s et incit&eacute;s &agrave; &eacute;changer entre eux : la co-pr&eacute;sidente du think-tank <a href="http://www.renaissancenumerique.org/"><strong>Renaissance num&eacute;rique</strong></a> souhaite ainsi <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/2/8/grand-emprunt-et-numerique_2-milliards-d-euros-pour-les-contenus_mais-lesquels_/88/christine-balague/"><strong>la constitution d'un v&eacute;ritable r&eacute;seau social des entrepreneurs num&eacute;riques</strong></a>, qui pourrait soutenir jusqu'&agrave; 5.000 projets innovants.<br />
<span style="font-size: larger;"><strong><br />
&gt;&nbsp; A lire, ailleurs, pour poursuivre le d&eacute;bat :</strong></span><br />
<br />
- <a href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/01/27/le-numerique-a-l-ecole-le-grand-oubli-du-grand-emprunt-par-francoise-benhamou_1297287_3232.html"><strong>Le num&eacute;rique &agrave; l'&eacute;cole : le grand oubli du grand emprunt</strong></a>, par Fran&ccedil;oise Benhamou, sur Le Monde.fr</p>
<p>- <em>&laquo; A petites touches, on sent bien le vieux monde industriel qui pousse sa corne &raquo;</em>, &eacute;crit Henri Verdier <a href="http://henriverdier.blogspot.com/2009/12/grand-emprunt-encore-un-effort-sils.html"><strong>sur son blog</strong></a>, dans un billet de d&eacute;cembre titr&eacute; : <em>&laquo; </em><em>Grand emprunt : le num&eacute;rique est pris au s&eacute;rieux. Est-il compris ?</em> <em>&raquo;</em></p>
<p>- La partie &quot;contenus&quot; de l'enveloppe d&eacute;di&eacute;e au num&eacute;rique dans le grand emprunt est un &quot;beau bric-&agrave;-brac&quot; : <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/2010/tentative-decryptage-grand-emprunt/"><strong>Olivier Ezratty se penche sur le grand emprunt</strong></a></p>
<p>- Pour Alain Jupp&eacute;, la croissance verte est un &laquo; fil conducteur &raquo;&nbsp; du grand emprunt - <a href="http://www.terra-economica.info/Juppe-des-milliards-pour-la,7480"><strong>en vid&eacute;o sur Terra Economica</strong></a>.</p>
<p>- Les propositions de Syntec informatique (<a href="http://www.syntec-informatique.fr/import/Economie_numerique/Grand_Emprunt_National_Relever_le_defi_du_Numerique_V3.pdf"><strong>PDF</strong></a>)<br />
<br />
- <em>&laquo; </em><em>L&rsquo;&eacute;dition de logiciels, une priorit&eacute; pour le Grand Emprunt</em> <em>&raquo; </em>(<a href="http://www.afdel.fr/communique000128ea.asp"><strong>AFDEL</strong></a>)<br />
<br />
-<em> </em><em>&laquo;</em> <em>Le num&eacute;rique pour une France qui gagne &raquo;</em> : le rapport du groupe de travail &quot;industrie de TIC&quot; (<a href="http://www.etatsgeneraux.industrie.gouv.fr/fileadmin/documents/Nationnal/documents/Industrie_des_TIC/EGI_Rapport_GT_TIC.pdf"><strong>PDF</strong></a>), dans le cadre des <a href="http://www.etatsgeneraux.industrie.gouv.fr/"><strong>Etats g&eacute;n&eacute;raux de l'Industrie</strong></a></p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/3/3/grand-emprunt_numerique-et-contenus_cinq-pistes-concretes/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/3/3/grand-emprunt_numerique-et-contenus_cinq-pistes-concretes/</link>
      <title>Grand emprunt, numérique et contenus : cinq pistes concrètes</title>
      <pubDate>Wed, 03 Mar 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(visuel : lors des manifestations en Iran, en juin dernier, l'agence de presse Reuters proposait sur son fil photo des illustrations &quot;venues de Twitter&quot;, non cr&eacute;dit&eacute;es / DR)</span></p>
<p><strong><input type="image" align="left" width="140" alt="&quot;Internet contre la d&eacute;mocratie&quot; : la &quot;une&quot; de Books num&eacute;ro 12 / DR" src="/Content/Files/fc/image/books.jpg" longdesc="undefined" /> Un visage aux bouche et oreilles enti&egrave;rement musel&eacute;es par un c&acirc;ble Ethernet, </strong>et un titre volontiers provocateur : <em>&laquo; Internet contre la d&eacute;mocratie ? &raquo;</em>. La une de <a href="http://www.booksmag.fr/magazine/books-mars-avril-2010-numero-12.html"><strong>la douzi&egrave;me livraison de la revue Books</strong></a> - magazine cr&eacute;&eacute; en 2008 dont l&rsquo;ambition est de raconter <em>&laquo; l&rsquo;actualit&eacute; par les livres du monde &raquo;</em> - assume pleinement son c&ocirc;t&eacute; pav&eacute; dans la mare.</p>
<p><strong>Olivier Postel-Vinay, son fondateur, n&rsquo;h&eacute;site d&rsquo;ailleurs pas &agrave; en rajouter : </strong><em>&laquo; On a h&eacute;sit&eacute;, pour le point d&rsquo;interrogation &hellip; &raquo;</em>, raconte-t-il, lorsqu&rsquo;on l&rsquo;interroge sur la gen&egrave;se de ce num&eacute;ro (mars-avril 2010), tout en reconnaissant lui-m&ecirc;me attendre quasi-impatiemment les critiques construites qui seront oppos&eacute;es au dossier de sa revue. Nous avons pass&eacute; avec lui en revue les arguments d&eacute;velopp&eacute;s dans le magazine, et les &eacute;v&egrave;nements d&rsquo;actualit&eacute; qui ont inspir&eacute; l&rsquo;&eacute;quipe dans sa pr&eacute;paration.</p>
<p><strong>RSLNmag.fr : &laquo; Internet est un outil politiquement neutre, mais il est dangereux de croire qu&rsquo;il est naturellement b&eacute;n&eacute;fique &agrave; la d&eacute;mocratie &raquo; : voil&agrave; la r&eacute;ponse que vous sugg&eacute;rez, dans l&rsquo;article d&rsquo;introduction de votre dossier de 16 pages, &agrave; votre question pos&eacute;e en une.<br />
</strong></p>
<p><strong>Olivier Postel-Vinay :</strong> Le progr&egrave;s technique, en lui-m&ecirc;me, est neutre. Tout d&eacute;pend de l&rsquo;usage qui est fait des nouvelles inventions : voil&agrave; mon point de vue profond. Il s&rsquo;applique &agrave; Internet, mais &eacute;galement &agrave; nombre d&rsquo;autres inventions : on trouve des usages d&eacute;viants du transistor ou des m&eacute;dicaments, par exemple.</p>
<p>Le cyber-optimisme, cette id&eacute;e largement r&eacute;pandue selon laquelle Internet apporterait forc&eacute;ment une am&eacute;lioration au processus d&eacute;mocratique, est une croyance na&iuml;ve.&nbsp; C&rsquo;est principalement dans les pays anglo-saxons que cette th&egrave;se est la plus forte &ndash; ce n&rsquo;est peut-&ecirc;tre pas un hasard si nous, revue fran&ccedil;aise, nous posons cette question, et cherchions &agrave; relativiser un peu ce cyber-optimisme.</p>
<p><strong>RSLNmag.fr : Vous allez plus loin : les dictatures, et les r&eacute;gimes non d&eacute;mocratiques, s&rsquo;accommoderaient tr&egrave;s bien du net, finalement.</strong></p>
<p><strong>Olivier Postel-Vinay : </strong>Un simple constat : sur la carte du monde, la d&eacute;mocratie perd du terrain. Le net, lui, en gagne. Evidemment, corr&eacute;lation n&rsquo;est pas raison. Mais, &agrave; mesure qu&rsquo;Internet s&rsquo;est d&eacute;velopp&eacute;, et alors m&ecirc;me que la croyance g&eacute;n&eacute;rale est d&rsquo;en louer les bienfaits d&eacute;mocratiques, force est de constater que le nombre de pays faisant l&rsquo;exp&eacute;rience de r&eacute;gimes autoritaires a augment&eacute; : il n&rsquo;y a donc pas d&rsquo;effet magique.</p>
<p>Nous publions notamment <a href="http://www.booksmag.fr/magazine/g/le-web-au-service-des-dictatures.html"><strong>un long texte</strong></a><strong> </strong>d&rsquo;Evgueni Morozov [<a href="http://www.evgenymorozov.com/about.html"><strong>chercheur &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de Georgetown</strong></a>, il est &eacute;galement bien connu sur internet pour tenir le blog &laquo; <a href="http://neteffect.foreignpolicy.com/"><strong>net effect</strong></a> &raquo;] : lui-m&ecirc;me, d&rsquo;origine bi&eacute;lorusse, explique comment il s&rsquo;est laiss&eacute; prendre &agrave; cette illusion. Il en est revenu. Et je le rejoins parfaitement : je constate par exemple que le pouvoir russe a su faire du net un outil de propagande.</p>
<p>L&rsquo;id&eacute;e des puissants est de faire appara&icirc;tre sur le devant de la sc&egrave;ne suffisamment d&rsquo;informations et de sites internet pour &eacute;touffer les petits flux des informations dissidentes. Evidemment, des techniques plus sauvages existent aussi, avec la surveillance des images, les prises de photos pendant les manifestations et les appels &agrave; t&eacute;moignages lanc&eacute;s sur le net &hellip;</p>
<p>[Dans <a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/20100223/17925/internet-et-democratie-la-foire-aux-idees-recues"><strong>un article publi&eacute; sur bibliobs.com</strong></a>, la r&eacute;daction de Books affirme que le pouvoir russe <em>&laquo; charge certaines start-ups de produire les commentaires flatteurs pour le r&eacute;gime : ainsi Newmedia Stars, dirig&eacute;e par Constantin Rykov, d&eacute;put&eacute; &agrave; la Douma. Le minist&egrave;re des Communications fait des appels &agrave; propositions pour &quot;faire avancer les int&eacute;r&ecirc;ts russes sur les r&eacute;seaux sociaux&quot;</em><em>&raquo;</em>, affirme Books. Et de poursuivre : <em>&laquo; </em><em>Un think tank a mont&eacute; une &laquo; &eacute;cole du Kremlin pour les blogueurs &raquo;</em>, NDLR]</p>
<p><strong>RSLNmag.fr : Quels sont les &eacute;l&eacute;ments du d&eacute;bat d&rsquo;actualit&eacute; qui ont d&eacute;clench&eacute; votre envie de r&eacute;aliser ce dossier ? </strong></p>
<p><strong>Olivier Postel-Vinay : </strong>Via la traduction d&rsquo;un &eacute;change d&rsquo;articles entre Evgueni Morozov et <a href="http://www.shirky.com/"><strong>Clay Shirky</strong></a> parus dans la revue <em>Prospect</em>, nous revenons &eacute;videmment sur la lecture des &eacute;v&egrave;nements en Iran du printemps dernier : ces deux intellectuels en font une lecture diam&eacute;tralement oppos&eacute;e.</p>
<p>[A l&rsquo;article initial de Morozov (<a href="http://www.prospectmagazine.co.uk/2009/11/how-dictators-watch-us-on-the-web"><strong>version anglaise</strong></a>), qui explique comment <em>&laquo; les mouvements extr&eacute;mistes font leur miel d&rsquo;Internet et des r&eacute;seaux sociaux &raquo;</em>, d&rsquo;apr&egrave;s Books, Shirky <a href="http://www.prospectmagazine.co.uk/2009/12/the-net-advantage/"><strong>objecte</strong></a> qu&rsquo;en Iran, <em>&laquo; les outils les plus efficaces furent les t&eacute;l&eacute;phones mobiles, qu&rsquo;il s&rsquo;ag&icirc;t d&rsquo;envoyer des messages, des photos ou des vid&eacute;os &raquo;.</em> Ce &agrave; quoi Morozov <a href="http://www.prospectmagazine.co.uk/2010/01/why-the-internet-is-failing-irans-activists/"><strong>r&eacute;pond</strong></a> : <em>&laquo; Vu les &eacute;volutions qui ont lieu actuellement </em>[en Iran]<em>, les six derniers mois peuvent &ecirc;tre vus comme attestant l&rsquo;impuissance des mouvements d&eacute;centralis&eacute;s face &agrave; un Etat autoritaire impitoyable &ndash; m&ecirc;me quand ces mouvements sont arm&eacute;s d&rsquo;outils de protestation moderne &raquo;</em>.]</p>
<p>Mais j&rsquo;ai &eacute;galement une vision un peu diff&eacute;rente de celle d&eacute;velopp&eacute;e par exemple par Pierre Haski, notamment dans <a href="http://www.alternatives-internationales.fr/internet-et-la-chine-pierre-haski_fr_art_721_37567.html"><strong><em>Internet et la Chine</em></strong></a> (&eacute;d. Le Seuil) : il est persuad&eacute; qu&rsquo;Internet y joue un r&ocirc;le positif. Alors que je trouve que la mani&egrave;re dont la r&eacute;volte des Ou&iuml;ghours a &eacute;t&eacute; r&eacute;prim&eacute;e l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re, loin des reportages,&nbsp; prouve exactement l&rsquo;inverse !</p>
<p><strong>RSLNmag.fr : Vous &eacute;voquez &eacute;galement le r&ocirc;le de Wikip&eacute;dia. C&rsquo;est un peu le fourre-tout, finalement ce dossier, non ?</strong></p>
<p><strong>Olivier Postel-Vinay : </strong>C&rsquo;est &eacute;vident, il y a un peu de provocation l&agrave;-dedans. Wikip&eacute;dia, c&rsquo;est li&eacute; au sujet, mais dans une seconde acception du mot &laquo; d&eacute;mocratie &raquo;, celle qui s&rsquo;int&eacute;resse &agrave; la d&eacute;mocratisation, et qui fait du savoir et de son partage l&rsquo;un de ses moyens.</p>
<p>En nous penchant sur Wikip&eacute;dia, c&rsquo;est donc &agrave; la deuxi&egrave;me face de la d&eacute;mocratie que nous nous int&eacute;ressons. Les militants du web, ceux qui consacrent des heures &agrave; la r&eacute;daction d&rsquo;articles sur Wikip&eacute;dia par exemple, sont persuad&eacute;s d&rsquo;&oelig;uvrer pour la diffusion du savoir et donc sa d&eacute;mocratisation. Nous publions notamment un entretien qui conteste cette id&eacute;e [lire : <em>&laquo; <a href="http://www.booksmag.fr/magazine/g/wikipedia-ou-est-ta-democratie.html"><strong>Wikip&eacute;dia : o&ugrave; est ta d&eacute;mocratie</strong></a></em><strong><em><a href="http://www.booksmag.fr/magazine/g/wikipedia-ou-est-ta-democratie.html"> ?</a></em></strong><em> &raquo;</em>].</p>
<p><strong>RSLNmag.fr : Apr&egrave;s <em>&laquo; </em></strong><em><a href="http://www.booksmag.fr/magazine/d/internet-rend-il-encore-plus-bete.html"><strong>Internet rend-il encore plus b&ecirc;te ?</strong></a></em><strong><em> &raquo;</em> l&rsquo;&eacute;t&eacute; dernier, vous vous posez une nouvelle fois en position volontairement provocatrice. Un troisi&egrave;me dossier consacr&eacute; au net, c&rsquo;est possible ? Et si c&rsquo;est le cas, quel th&egrave;me aborderait-il ? </strong></p>
<p><strong>Olivier Postel-Vinay : </strong><em>[rires] </em>Pas pour l&rsquo;instant &hellip; mais effectivement, ce ne serait pas si surprenant que cela. Si on le faisait, l&agrave;, je pense que l&rsquo;on se poserait la question des relations entre le net et la presse, le quatri&egrave;me pouvoir.</p>
<p>Il existe un vrai risque, &agrave; mon avis, qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;avenir - et c&rsquo;est de toute fa&ccedil;on d&eacute;j&agrave; un peu le cas -, on privil&eacute;gie, en mati&egrave;re d&rsquo;information, la quantit&eacute; &agrave; la qualit&eacute; et &agrave; l&rsquo;ind&eacute;pendance de l&rsquo;info. Evidemment, il y a aussi des questions quasi-industrielles, derri&egrave;re &hellip; Bref, effectivement, il y a sans doute mati&egrave;re &agrave; trouver une jolie question pour agiter le d&eacute;bat d&rsquo;id&eacute;es sur cette question &agrave; l&rsquo;avenir.<br />
<span style="font-size: larger;"><strong><br />
&gt; Pour aller plus loin : </strong></span></p>
<p>-&nbsp; Books organise un d&eacute;bat &agrave; Sciences Po Paris autour de ce dossier, le 16 mars, de 19h &agrave; 21h (entr&eacute;e libre dans la limite des places disponibles), en pr&eacute;sence notamment de Pierre Assouline (<a href="http://passouline.blog.lemonde.fr/"><strong>La R&eacute;publique des Livres</strong></a>) Olivier Bomsel (&eacute;conomiste), Pierre Haski (<a href="http://www.rue89.com/"><strong>Rue89</strong></a>), Fariba Adelkhah (Ceri), Marie Mendras (directrice de la prospective au Quai d&rsquo;Orsay), et Thierry Vedel (Cevipof).<br />
<br />
- <em>&laquo; <a href="http://www.laviedesidees.fr/IMG/pdf/200801147_internet.pdf"><strong>Internet, un outil de la d&eacute;mocratie ?</strong></a> &raquo;</em>, par Patrice Flichy, pour Laviedesidees.fr</p>
<p>- <em>&laquo; </em><a href="http://www.rue89.com/2010/03/01/internet-et-la-democratie-books-donne-la-victoire-aux-etats-autoritaires-140485"><em><strong>La messe n&rsquo;est pas dite</strong></em></a><em> &raquo;</em>, r&eacute;pond Pierre Haski, en pr&eacute;sentant le dossier de Books sur Rue89.<br />
<br />
- Le dernier num&eacute;ro de Regards sur le num&eacute;rique papier consacre un dossier &agrave; l&rsquo;e-democratie, sur le th&egrave;me : &laquo; <em>Le temps de l&rsquo;hypercitoyen</em> &raquo;. <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/Content/Files/ff/UERGL05jejFkZ0xSUWRRaHJkcy5wZGY="><strong>T&eacute;l&eacute;chargez-le ici en PDF</strong></a>, et retrouvez ses principaux articles <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/dossier/le-temps-de-l-hypercitoyen/"><strong>l&agrave;</strong></a>.</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/3/2/olivier-postel-vinay_le-cyber-optimisme-est-une-croyance-naive_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/3/2/olivier-postel-vinay_le-cyber-optimisme-est-une-croyance-naive_/</link>
      <title>Olivier Postel-Vinay :   Le cyber-optimisme est une croyance naïve …  </title>
      <pubDate>Tue, 02 Mar 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Cela devient un angle oblig&eacute; : chaque catastrophe majeure, chaque &eacute;v&egrave;nement plan&eacute;taire entra&icirc;ne d&eacute;sormais des articles revenant sur le r&ocirc;le de Twitter. France 24 publie ainsi un papier <a href="http://www.france24.com/fr/20100227-twitter-chili-tremblement-terre-seisme-internet-temoignage-tweets?utm_source=twitterfeed&amp;utm_medium=twitter"><strong>Twiter au coeur du s&eacute;isme</strong></a> ... dont l'enseignement principal semble &ecirc;tre de dire que l'information circulant sur le r&eacute;seau social est, somme toute, peu fiable. </p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">27/02/2010 14:50:03</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Twitter et le séisme au Chili (France 24)</title>
      <pubDate>Sat, 27 Feb 2010 14:50:03 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Vingt d&eacute;put&eacute;s vont plancher au sein d'une <em>&laquo; mission d&rsquo;information sur la protection des droits de l&rsquo;individu face &agrave; la r&eacute;volution num&eacute;rique &raquo;</em>, <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-cloi/09-10/c0910046.asp#P8_765"><strong>ont d&eacute;cid&eacute; mercredi les membres de la commission des lois de l'Assembl&eacute;e nationale</strong></a>, comme l'a <a href="http://twitter.com/Authueil/status/9627388038"><strong>remarqu&eacute;</strong></a> le blogueur Authueil. <em>&laquo; </em><em>Il me semblerait utile d&rsquo;engager une r&eacute;flexion globale sur les opportunit&eacute;s et les risques des nouvelles technologies pour les libert&eacute;s individuelles</em><em> &raquo;,</em> justifie&nbsp;Jean-Luc Warsmann, le pr&eacute;sident de la commission des lois et futur pr&eacute;sident de cette mission d'information, citant <em>&laquo; </em><em>plusieurs propositions </em>[qui] <em>ont &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;es par les parlementaires sur ce sujet. &raquo; </em>Les vingt d&eacute;put&eacute;s seront issus pour moiti&eacute; de la commission des lois et de la commission des affaires culturelles.</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">25/02/2010 15:58:04</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>"Droits des individus et numérique" à l Assemblée</title>
      <pubDate>Thu, 25 Feb 2010 15:58:04 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;"><strong>(</strong></span><a href="http://www.dailymotion.com/video/xafv40_barack-obama-met-les-lyc%C3%A9ens-en-gar_news"><span style="font-size: smaller;"><strong>visuel : capture d'&eacute;cran</strong></span></a><span style="font-size: smaller;"><strong>)</strong></span></p>
<p><em><strong>Assez de th&eacute;orie, place &agrave; la pratique : </strong>dans </em><a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2010/2/23/viktor-mayer-schonberger_1-2_-il-est-bon-que-la-france-s-interroge-sur-le-droit-a-l-oubli_/"><em><strong>la premi&egrave;re partie</strong></em></a><em> de notre entretien avec Viktor Mayer-Sch&ouml;nberger, nous avons largement &eacute;voqu&eacute; les pistes que cet ancien prof d'Harvard sugg&egrave;re pour&nbsp; &laquo; r&eacute;-apprendre &agrave; oublier &raquo;, dans son </em><em><a href="http://www.wired.com/techbiz/people/magazine/17-08/st_thompson"><strong>tr&egrave;s</strong></a></em><em> <a href="http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704597704574485742145322708.html"><em><strong>remarqu&eacute;</strong></em></a><em> &laquo; </em><a href="http://press.princeton.edu/titles/8981.html"><em><strong>Delete : The Virtue of Forgetting in the Digital Age</strong></em></a> &raquo; (Presses universitaires de Princeton).</em></p>
<p><em><strong>Nous &eacute;voquons cette fois quelques questions d'actu : </strong>de la publication massives de donn&eacute;es publiques aux mani&egrave;res de s'adresser aux </em>digital natives<em> pour les sensibiliser &agrave; la valeur de l'oubli ...</em></p>
<p><strong>RSLNmag.fr : Vous faites des individus les &laquo; ma&icirc;tres &raquo; de l&rsquo;oubli de leurs donn&eacute;es. Mais c&rsquo;est faire le postulat qu&rsquo;ils en ont une ma&icirc;trise enti&egrave;re. Techniquement, ce n'est pourtant pas vrai : le &laquo; copier-coller &raquo; rend cette ma&icirc;trise illusoire ...</strong><em><br />
</em></p>
<p><strong>Viktor Mayer-Sch&ouml;nberger : </strong>Attention, je ne pr&eacute;tends pas r&eacute;gler de front la question de la <em>privacy </em>et celle de <em>l&rsquo;oubli</em>. Ces deux probl&egrave;mes entretiennent &eacute;videmment des liens forts, et les mani&egrave;res de tenter d'y r&eacute;pondre seront forc&eacute;ment assez similaires. Mais le copier-coller que vous &eacute;voquez, c'est clairement du domaine de l'atteinte &agrave; la vie priv&eacute;e qu'il rel&egrave;ve, et je n'ai pas vraiment de solution &agrave; y apporter.</p>
<p>Il existera toujours des comportements d&eacute;viants, ces &laquo; passagers clandestins &raquo; de la privacy. Un &laquo; <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Cyberstalking"><strong>stalker </strong></a>&raquo; pourra toujours passer son temps &agrave; fouiller la vie priv&eacute;e de personnes et republier des informations. Clairement, ils n'auront aucune forme de respect pour les m&eacute;tadonn&eacute;es &eacute;ventuellement associ&eacute;es.</p>
<p>Une simple observation toutefois : math&eacute;matiquement, si l&rsquo;on r&eacute;duit le nombre de donn&eacute;es disponibles avec le syst&egrave;me de date de p&eacute;remption que je sugg&egrave;re, on r&eacute;duit la probabilit&eacute; d&rsquo;une atteinte &agrave; votre vie priv&eacute;e. Mais &agrave; vrai dire, je pense que ce danger l&agrave; n&rsquo;est pas plus grand &agrave; l&rsquo;&egrave;re de la m&eacute;moire digitale qu&rsquo;avec les proc&eacute;d&eacute;s analogiques dont nous disposions avant : il s&rsquo;agit tout simplement de d&eacute;viance.</p>
<p><strong>RSLNmag.fr : Ne peut-on pas consid&eacute;rer que la g&eacute;n&eacute;ration des digital natives aura int&eacute;gr&eacute; vos pr&eacute;occupations de mani&egrave;re quasi-naturelle ? Et n&rsquo;y-a-t&rsquo;il d&rsquo;ailleurs pas un risque, si les messages de sensibilisation viennent &laquo; d&rsquo;en haut &raquo;, que les plus jeunes se disent que tout ceci n&rsquo;est finalement pas tr&egrave;s important ?&nbsp; </strong><em>[C&rsquo;est notamment l&rsquo;une des r&eacute;serves soulev&eacute;e par le journaliste sp&eacute;cialis&eacute; sur les questions de vie priv&eacute;e &agrave; l'&egrave;re num&eacute;rique, Jean-Marc Manach, dans </em><a href="http://www.internetactu.net/2010/01/04/vie-privee-le-point-de-vue-des-petits-cons/"><strong><em>un article</em></strong></a><em> dont nous vous recommandons fortement la lecture, NLDR]</em></p>
<p><strong>Viktor Mayer-Sch&ouml;nberger : </strong>Je ne crois pas trop qu'une g&eacute;n&eacute;ration enti&egrave;re va d&eacute;velopper une ma&icirc;trise instantann&eacute;e de l'oubli, au contraire. Je pense que, digital native ou pas, tout le monde a besoin de cette piqure de rappel sur la n&eacute;cessit&eacute; de bien utiliser les outils mis &agrave; sa disposition pour organiser une m&eacute;moire digitale.</p>
<p>Je ne me suis pas vraiment pench&eacute; sur les mani&egrave;res dont ce message doit &ecirc;tre m&eacute;diatis&eacute;. Mais, de mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, je suis assez partisan des relations de pair &agrave; pair. On peut, d'ailleurs, &ecirc;tre &laquo; pair &raquo; par l&rsquo;&acirc;ge, mais &eacute;galement par le partage de certaines passions, ou que sais-je encore.</p>
<p>Le risque d&rsquo;un d&eacute;calage existe effectivement. Prenez la mani&egrave;re <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/09/09/barack-obama-met-en-garde-contre-facebook-et-youtube_1237762_651865.html"><strong>dont Barack Obama a parl&eacute; de Facebook et de YouTube a des ados US</strong></a> [<a href="http://www.dailymotion.com/video/xafv40_barack-obama-met-les-lyc%C3%A9ens-en-gar_news"><strong>vid&eacute;o, &agrave; partir de 1'40</strong></a>] : je ne pense pas qu&rsquo;il se soit agi l&agrave; de sa plus brillante communication : c&rsquo;&eacute;tait assez artificiel et terriblement d&eacute;finitif. Mais ce qui m&rsquo;a le plus d&eacute;rang&eacute;, c&rsquo;est que, sur le fond, son message &eacute;tait erron&eacute; : il disait, en gros, de ne plus publier !</p>
<p>Le partage de l&rsquo;info sur le net est pourtant un mouvement profond&eacute;ment positif. Je consacre tout un chapitre de mon ouvrage &agrave; expliquer pourquoi &laquo; l&rsquo;abstinence digitale &raquo; ne peut pas &ecirc;tre une solution &agrave; la question de l&rsquo;oubli : nous ne sommes pas pr&ecirc;ts &agrave; renoncer aux b&eacute;n&eacute;fices qui nous sont offerts par le partage des donn&eacute;es.</p>
<p>Pensez-vous vraiment qu&rsquo;il serait possible de tirer un trait sur un pr&eacute;sent plut&ocirc;t s&eacute;duisant (l&rsquo;&eacute;change d&rsquo;info), pour &eacute;viter des probl&egrave;mes futurs ? Selon moi, ce serait vraiment dur &agrave; vendre &hellip;</p>
<p><strong>RSLNmag.fr : Quel regard portez-vous sur les diff&eacute;rentes initiatives du type&laquo; </strong><a href="http://data.gov/" target="_blank"><strong>data.gov</strong></a><strong> &raquo;, o&ugrave; les gouvernements publient des centaines de donn&eacute;es &laquo; publiques &raquo; ? Cela ne vous inqui&egrave;te pas, toutes ces donn&eacute;es, mises en ligne, sans aucun encadrement ?</strong></p>
<p><strong>Viktor Mayer-Sch&ouml;nberger : </strong>Mais il y a un encadrement ! Ces donn&eacute;es, avant leur mise en ligne, ont fait l&rsquo;objet de v&eacute;rifications : en Europe, par exemple, le syst&egrave;me de protection de la vie priv&eacute;e est fortement d&eacute;velopp&eacute; : toute donn&eacute;e mise en ligne sur un site public a pr&eacute;alablement pass&eacute; ce filtre, non ?&nbsp;</p>
<p>En fait, je pense qu&rsquo;il faut commencer &agrave; s&rsquo;inqui&eacute;ter &agrave; partir du moment o&ugrave; le nombre des donn&eacute;es publi&eacute;es permet de dresser un portrait individuel. Pour l&rsquo;instant, les portails mis en ligne aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne<em> [lire : </em><a href="http://regardssurlenumerique.fr/blog/theme/politique/2010/1/21/data-gov-uk_des-donnees-par-milliers-en-ligne/"><em><strong>Data.gov.uk : des donn&eacute;es publiques en ligne par milliers</strong></em></a><em>] </em>notamment, sont tr&egrave;s loins de ce stade. <strong><br />
</strong></p>
<p><strong>RSLNmag.fr : Sur quoi travaillez-vous, en ce moment ?</strong></p>
<p><strong>Viktor Mayer-Sch&ouml;nberger : </strong>J&rsquo;aimerais d&eacute;velopper un peu certaines des dispositifs que j&rsquo;&eacute;voque autour de la r&eacute;introduction de l&rsquo;oubli, et les conceptualiser au sein d&rsquo;un syst&egrave;me assez proche des &ldquo;<a href="http://fr.creativecommons.org/"><strong>creative commons</strong></a>&rdquo;.</p>
<p>Ces licences alternatives ne renoncent en rien &agrave; l&rsquo;existence d&rsquo;un droit d&rsquo;auteur, mais facilitent le partage des oeuvres : je voudrais parvenir &agrave; un syst&egrave;me &eacute;quivalent, autour des dates d&rsquo;expiration, par exemple &hellip; mais ce n&rsquo;est qu&rsquo;une piste, et elle n&eacute;cessite encore pas mal de travaux pour &ecirc;tre concr&eacute;tis&eacute;e !</p>
<p><strong>&gt; Pour aller plus loin : </strong></p>
<p><strong>-</strong>&nbsp; La premi&egrave;re partie de notre entretien avec Viktor Mayer-Sch&ouml;nberger : &laquo; <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2010/2/23/viktor-mayer-schonberger_1-2_-il-est-bon-que-la-france-s-interroge-sur-le-droit-a-l-oubli_/"><strong>Il est bon que la France s&rsquo;interroge sur le droit &agrave; l&rsquo;oubli&hellip;</strong></a> &raquo;</p>
<p>- Retrouvez tout notre <a href="http://regardsurlenumerique.org/tags/blog/privacy%20paradox"><strong>carnet de route</strong></a> consacr&eacute; &agrave; la privacy</p>
<p>-&laquo; <strong><a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/theme/politique/2009/12/3/_je-veux-disparaitre-du-net_/"><strong>Je veux dispara&icirc;tre du net</strong></a></strong> &raquo; : notre compte-rendu de l'atelier organis&eacute; &agrave; Sciences Po Paris par Nathalie Kosciusko-Morizet, en novembre 2009.</p>
<p>- Le premier chapitre (en anglais) <a href="http://press.princeton.edu/chapters/s8981.pdf"><strong>est disponible</strong></a> en t&eacute;l&eacute;chargement sur le site des &eacute;ditions de Princeton.</p>
<p>- &laquo; <a href="http://www.cbc.ca/spark/2009/09/full-interview-viktor-mayer-schonberger-on-forgetting-in-a-digital-age/"><strong><strong>Full interview : Viktor Mayer-Sch&ouml;nberger on forgetting in a digital age</strong></strong></a> &raquo; : entretien r&eacute;alis&eacute; par Dan Misener pour une radio canadienne.</p>
<p>- &laquo;&nbsp; <a href="http://arstechnica.com/tech-policy/reviews/2010/02/teaching-computers-how-to-forget-and-why-it-matters.ars"><strong>Teaching computers how to forget </strong></a>&raquo; : Ars Technica a lu Viktor Mayer-Sch&ouml;nberger.</p>
<p>- &laquo; <strong><a href="http://www.cecurity.com/site/PubArt200905.php"><strong>Droit &agrave; l'oubli, droit au remord, droit &agrave; la remise &agrave; z&eacute;ro</strong></a></strong> &raquo;  : par Arnaud Belleil, sur Cecurity.com</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/25/viktor-mayer-schonberger_2-2_-l-abstinence-digitale-n-est-pas-une-solution-pour-reintroduire-l-oubli_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/25/viktor-mayer-schonberger_2-2_-l-abstinence-digitale-n-est-pas-une-solution-pour-reintroduire-l-oubli_/</link>
      <title>Viktor Mayer-Schönberger (2/2) :   L abstinence digitale n est pas une solution pour réintroduire l oubli   </title>
      <pubDate>Thu, 25 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><strong>Vous vous souvenez de l&rsquo;</strong><em><b>Auberge espagnole</b></em><strong>,</strong> le film qui a (notamment) expliqu&eacute; &agrave; des millions de spectateurs ce qu&rsquo;&eacute;tait une colocation &eacute;tudiante ? Eh bien quand vous poussez la porte de <a href="http://www.leetchi.com/"><strong><span class="il">Leetchi</span>.com</strong></a>, une jeune start-up cr&eacute;&eacute;e par C&eacute;line Lazorthes, 27 ans et fra&icirc;chement dipl&ocirc;m&eacute;e du mast&egrave;re Digital Business Management de HEC, vous avez la m&ecirc;me impression : l&rsquo;appartement du tr&egrave;s branch&eacute; 3&egrave; arrondissement parisien partag&eacute; <em>&laquo; avec les amis &raquo;</em> d&rsquo;une autre start-up semble d&eacute;border d&rsquo;&eacute;nergie, malgr&eacute; le lino un peu fatigu&eacute; qui habille les lieux.<br />
<b><br />
<strong>Le service propos&eacute; par <span class="il">Leetchi</span>.com est tout simple : </strong></b>offrir un syst&egrave;me de cagnotte en ligne, qui simplifie bigrement la vie de tout organisateur de cadeaux communs. Le concept est n&eacute; dans la t&ecirc;te de C&eacute;line &agrave; son arriv&eacute;e &agrave; HEC : c&rsquo;est elle qui, charg&eacute;e de r&eacute;colter l&rsquo;argent destin&eacute; &agrave; l&rsquo;organisation du week-end d&rsquo;int&eacute;gration des &eacute;tudiants de sa formation, a passablement gal&eacute;r&eacute; pour y parvenir. Depuis, l'id&eacute;e est devenue entreprise, et C&eacute;line a embarqu&eacute; dans son projet l&rsquo;une de ses amies d&rsquo;enfance : St&eacute;phanie Boubli&nbsp; qui g&egrave;re la communication de la start-up et toutes les relations avec la communaut&eacute; des utilisateurs. <br />
<b><br />
<strong>Pour l&rsquo;instant, &ccedil;a marche plut&ocirc;t pas mal pour elles. </strong></b>La<span style="font-weight: bold;"> <a href="http://www.leetchi.com/Presse"><strong>revue de presse</strong></a></span>, par exemple, est plut&ocirc;t &eacute;paisse : <em>&laquo; Quand m&ecirc;me, le jour o&ugrave; on a eu un </em><a href="http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&amp;type_item=ART_ARCH_30J&amp;objet_id=1114004"><strong>article</strong></a><em> dans </em>Le Monde<em>, on a eu un peu de mal &agrave; r&eacute;aliser &raquo;</em>, lance St&eacute;phanie.<br />
<b><br />
<strong>Mais il n&rsquo;y a pas que cela :</strong></b> des investisseurs ont &eacute;galement d&eacute;cid&eacute; de miser sur la start-up. Apr&egrave;s un premier tour de table r&eacute;unissant Jérémie Berrebi (fondateur de Net2One), Oleg Tschelztoff (co-fondateur de Amen et CEO de Fotolia) et Patrick Chassany (fondateur de Amen), une &eacute;tape suppl&eacute;mentaire a &eacute;t&eacute; franchie. Depuis le 22 f&eacute;vrier, le fonds d'investissement<span style="font-weight: bold;"> <a href="http://www.360capitalpartners.com/fr/qui-sommes/qui-sommes-nous/index.html"><strong>360 Capital Partners</strong></a></span> ainsi que Xavier Niel ont d&eacute;cid&eacute; de rejoindre le capital de la jeune pousse. C&rsquo;est d'ailleurs l'un des tout premiers tours de table auquel le tr&egrave;s m&eacute;diatique patron de Free, <a href="http://www.challenges.fr/classements/fortune.php?cible=1337"><strong>douzi&egrave;me fortune de France</strong></a>, participe au titre de <a href="http://www.journaldunet.com/ebusiness/breve/france/45183/xavier-niel-et-jeremie-berrebi-investissent-dans-leetchi-com.shtml"><strong>Kima Ventures</strong></a>.<br />
<br />
<strong>Comment, concr&egrave;tement,</strong> fait-on pour convaincre une star du web et un fonds d&rsquo;investissement de rejoindre le tour de table de sa jeune entreprise ? <em>&laquo; J&rsquo;ai eu la chance de ne m&ecirc;me pas d&eacute;crocher mon t&eacute;l&eacute;phone pour avoir Xavier Niel au capital &raquo;</em>, raconte C&eacute;line, qui explique que beaucoup s&rsquo;est jou&eacute; lors de <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2009/12/9/quand-leweb-experimente-le_real-time-web_/"><strong>LeWeb</strong></a>, d&eacute;but d&eacute;cembre.</p>
<p><br />
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<b><br />
<strong>D&rsquo;autres acteurs ont &eacute;galement jug&eacute; </strong></b>que Leetchi.com avait visiblement les reins plut&ocirc;t solides. Microsoft (&eacute;diteur de RSLNmag.fr), a, par exemple, choisi de faire de Leetchi.com l&rsquo;une des start-up de son programme &laquo; <a href="http://www.microsoft.com/france/apropos/idees/"><strong>IDEES </strong></a>&raquo; :&nbsp; <em>&laquo; Tr&egrave;s vite rep&eacute;r&eacute;e, Leetchi a d&rsquo;abord &eacute;t&eacute; int&eacute;gr&eacute;e dans le programme Microsoft BizSpark, r&eacute;serv&eacute; aux tr&egrave;s jeunes startups du logiciel. La jeune entreprise a rapidement convaincu l&rsquo;&eacute;quipe de son potentiel</em><em>, et a rejoint le programme Id&eacute;es &raquo;</em><em>, </em>raconte Lubomira Rochet, la responsable de ces deux programmes chez Microsoft France. <em>&laquo; </em><em>Nous avons &eacute;t&eacute; conquis par le produit que nous utilisons maintenant en interne ainsi que par l&rsquo;&eacute;quipe exceptionnelle qui porte le projet et qui a su s&rsquo;entourer des meilleurs soutiens ... &raquo;</em>. Leetchi est &eacute;galement soutenue par OSEO, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; &laquo; incub&eacute;e &raquo; &agrave; HEC, <a href="http://www.hec.fr/incubateur-hec/"><strong>dans une structure d&eacute;di&eacute;e</strong></a> dont la mission est d&rsquo;accompagner les entreprises cr&eacute;&eacute;es par les &eacute;tudiants du campus.</p>
<p><b><strong>Sur RSLNmag.fr, nous les suivrons pas-&agrave;-pas dans leur d&eacute;veloppement.</strong></b> Grands succ&egrave;s, coups de gueule, passages de diff&eacute;rents caps : voil&agrave; ce que nous vous proposerons de d&eacute;couvrir, &agrave; peu pr&egrave;s une fois par mois, dans ce carnet de bord que nous souhaitons r&eacute;solument personnel. Bref, c&rsquo;est une plong&eacute;e dans une jeune start-up qui d&eacute;bute avec ce billet.</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/24/_vis-ma-vie-de-jeune-start-up_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/24/_vis-ma-vie-de-jeune-start-up_/</link>
      <title>  Vis-ma-vie de jeune start-up…  </title>
      <pubDate>Wed, 24 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><em>&laquo; Montrer toute la richesse [des webdocumentaires] et raconter ce qui se passe dans chacun des webdocumentaires en cours de diffusion &raquo;</em> : Arte vient de lancer, sur son site un espace d&eacute;di&eacute; &agrave; 100% aux webdocus. Dans <em>La Croix</em>, Jo&euml;l Ronez, qui pilote le web chez Arte, <a href="http://la-croix.com/Arte-lance-un-site-dedie-aux--webdocumentaires-/article/2415434/5548"><strong>d&eacute;taille l'ambition du projet</strong></a>.</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">23/02/2010 12:30:47</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Arte lance un site dédié aux webdocus (La Croix)</title>
      <pubDate>Tue, 23 Feb 2010 12:30:47 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Des chiffres, des chiffres : Twitter a publi&eacute;, lundi, une s&eacute;rie de quelques volumes sur l'utilisation du site. <a href="http://twitter.com/kevinweil"><strong>Kevin Weil</strong></a>, le chef des analystes du site, affirme ainsi que <a href="http://blog.twitter.com/2010/02/measuring-tweets.html"><strong>600 messages sont post&eacute;s, en moyenne, chaque seconde sur le site de micro-blogging</strong></a>, soit 50 millions chaque jour (contre 5.000 en 2007, 300.000 en 2008 et 2.5 millions en 2009).</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">23/02/2010 10:19:05</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>600 tweets à la seconde (blog de Twitter)</title>
      <pubDate>Tue, 23 Feb 2010 10:19:05 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(visuel : couverture de Delete, et </span><a href="http://www.flickr.com/photos/joi/538333155/"><span style="font-size: smaller;"><strong>Joi</strong></span></a><span style="font-size: smaller;">, licence CC)</span></p>
<p><strong><em>Evidemment, pour caler l&rsquo;entretien, </em></strong><em>il a fallu jongler un peu avec les cr&eacute;neaux horaires. Et pour cause : <a href="http://www.vmsweb.net/"><strong>Viktor Mayer-Sch&ouml;nberger</strong></a>, qui a publi&eacute; &agrave; l&rsquo;automne dernier le <a href="http://www.wired.com/techbiz/people/magazine/17-08/st_thompson"><strong>tr&egrave;s</strong></a> <a href="http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704597704574485742145322708.html"><strong>remarqu&eacute;</strong></a> &laquo; <a href="http://press.princeton.edu/titles/8981.html"><strong>Delete : The Virtue of Forgetting in the Digital Age</strong></a> &raquo; (Presses universitaires de Princeton), a quitt&eacute; depuis plusieurs mois maintenant son labo de Harvard, pour prendre la t&ecirc;te du centre de recherche en politique d&rsquo;information et d&rsquo;innovation de l&rsquo;<a href="http://www.spp.nus.edu.sg/home.aspx"><strong>universit&eacute; nationale de Singapour</strong></a>.  </em></p>
<p><strong><em>Nous avons longuement d&eacute;brief&eacute; son ouvrage, </em></strong><em>qui peut &ecirc;tre vu comme une contribution au d&eacute;bat fran&ccedil;ais sur le &laquo; droit &agrave; l&rsquo;oubli &raquo;. Au menu de la premi&egrave;re partie de cet entretien : des questions de m&eacute;moire&nbsp; &ndash; y compris une petite d&eacute;dicace &agrave; l'incontournable madeleine proustienne - et de vie priv&eacute;e digitale, cette fameuse privacy </em><a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/tags/privacy-paradox/"><strong><em>dont on parle ici</em></strong></a><em> depuis quelques semaines.</em></p>
<p><strong>RSLNmag.fr : Le point de d&eacute;part de votre ouvrage, c&rsquo;est votre tentative de caract&eacute;risation d&rsquo;une nouvelle &laquo; m&eacute;moire digitale &raquo;, qui diff&egrave;re en bien des points de la &laquo; m&eacute;moire humaine &raquo;. Selon vous, cette nouvelle forme de m&eacute;moire va &agrave; l&rsquo;encontre de celle pratiqu&eacute;e depuis plusieurs si&egrave;cles&hellip;</strong></p>
<p><strong>Viktor Mayer-Sch&ouml;nberger : </strong>Il y a un renversement de paradigme complet. Toute l&rsquo;histoire humaine a fonctionn&eacute; sur le principe suivant : oublier, c&rsquo;&eacute;tait ce qu&rsquo;il se passait automatiquement ; le souvenir, lui, &eacute;tait l&rsquo;exception. La m&eacute;moire humaine a toujours fonctionn&eacute; ainsi, et tous les processus de m&eacute;moire d&eacute;velopp&eacute;s autour des techniques analogiques &eacute;galement.</p>
<p>La m&eacute;moire digitale, en revanche, fonctionne sur le principe exactement inverse : tout est stock&eacute;, conserv&eacute;, facilement et pour pas cher - alors que, parall&egrave;lement, l&rsquo;oubli devient plus difficile &agrave; mettre en &oelig;uvre. Exemple type : quand vous d&eacute;chargez les photos d&rsquo;un appareil num&eacute;rique, vous importez tout le contenu de votre carte m&eacute;moire &hellip; alors que vous n&rsquo;avez certainement pas besoin de conserver toutes les photos prises !<strong> Il y a quatre explications, selon moi, &agrave; ce renversement de paradigme.</strong></p>
<p>- La <strong>technique</strong>, d&rsquo;abord, permet une duplication &agrave; l&rsquo;identique des donn&eacute;es : c&rsquo;est quelque chose qui n&rsquo;existait pas, auparavant. Dans le monde analogique, l&rsquo;information stock&eacute;e, enregistr&eacute;e, &eacute;tait certes &agrave; peu pr&egrave;s identique au signal original, mais d&egrave;s que vous utilisiez cette information stock&eacute;e, vous la d&eacute;t&eacute;riorez : regardez les cassettes audio, par exemple, ou les photocopies de photocopies&hellip; Il en va tout autrement avec l&rsquo;information digitale et son stockage : il n&rsquo;y a pas de &laquo; bruit &raquo;, il n&rsquo;y a aucune diminution de la qualit&eacute; au fur et &agrave; mesure de l&rsquo;utilisation de cette donn&eacute;e.</p>
<p><strong>- Le co&ucirc;t du stockage</strong>, ensuite, est &eacute;galement une raison importante : le co&ucirc;t d&rsquo;un megabyte de donn&eacute;es, dans les ann&eacute;es 50, &eacute;tait de l&rsquo;ordre de 70.000 dollars &hellip; contre moins d&rsquo;un centi&egrave;me de cent, aujourd&rsquo;hui ! Il est tout simplement plus co&ucirc;teux, aujourd&rsquo;hui, de sacrifier trois secondes &agrave; faire le choix de conserver ou de mettre &agrave; la poubelle des donn&eacute;es, que de les stocker !</p>
<p>- Trois&egrave;me point, <strong>la capacit&eacute; &agrave; retrouver facilement une info &laquo; stock&eacute;e &raquo;</strong> contribue &agrave; changer la donne. Il est facile de scanner, avec des outils d&eacute;di&eacute;s, des montagnes de donn&eacute;es, et d&rsquo;acc&eacute;der &agrave; celle recherch&eacute;e en quelques secondes, &agrave; partir d&rsquo;un simple mot clef. La m&eacute;moire humaine ou analogique n&eacute;cessait, &agrave; l&rsquo;inverse, l&rsquo;&eacute;tablissement de liens pr&eacute;cis pour &ecirc;tre retrouv&eacute;e : &ccedil;a va de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Madeleine_%28cuisine%29"><strong>madeleine de Proust</strong></a>, aux descriptions de vid&eacute;os par leur &laquo; timecode &raquo;.</p>
<p>- Enfin, la circulation de toutes ces donn&eacute;es sur <strong>des r&eacute;seaux d&eacute;di&eacute;s</strong> permet de d&eacute;connecter le stockage de donn&eacute;es de tout imp&eacute;ratif de localisation : il fallait avoir un livre entre les mains pour y retrouver une info, aujourd&rsquo;hui, il suffit d&rsquo;&ecirc;tre connect&eacute; au bon r&eacute;seau, en premier lieu desquels on trouve bien s&ucirc;r internet.</p>
<p><strong>RSLNmag.fr : Tout cela a des cons&eacute;quences, positives et n&eacute;gatives, sur deux grands axes, selon vous : les relations de temps et de pouvoir.</strong></p>
<p><strong>Viktor Mayer-Sch&ouml;nberger : </strong>A mesure que nous partageons des donn&eacute;es, nous perdons le pouvoir que nous pouvions en tirer, ainsi que leur contr&ocirc;le. Le plus souvent au profit de tiers bien identifi&eacute;s. Mais, en raison de l&rsquo;accessibilit&eacute; et de la durabilit&eacute; de la m&eacute;moire digitale, il peut &eacute;galement s'agir de parfaits inconnus - personnes physiques ou organisations.</p>
<p>L&rsquo;une des r&eacute;actions que nous pouvons alors adopter est celle de l&rsquo;<strong>autocensure</strong> : trop d&eacute;velopp&eacute;e, celle-ci serait un grand danger, tant la circulation de l&rsquo;information est n&eacute;cessaire. Ma pr&eacute;occupation li&eacute;e au temps, quant &agrave; elle, est la suivante : la m&eacute;moire digitale ne repose pas sur le facteur temps, et remet, du coup, en question notre capacit&eacute; &agrave; faire des choix rationnels.</p>
<p>Exemple type : un vieil ami a rep&eacute;r&eacute; que vous allez assister &agrave; la m&ecirc;me conf&eacute;rence. Il vous propose un verre, au petit bistrot o&ugrave; vous vous &eacute;tiez rencontr&eacute;, la derni&egrave;re que vous aviez &eacute;chang&eacute; de visu. Vous vous souvenez des &eacute;changes stimulants avec lui, de sa conversation, des moments de camaraderie pass&eacute;s. Vous tapez alors son nom dans votre bo&icirc;te mail, en esp&eacute;rant tomber sur le nom de ce fameux caf&eacute;. Dix ans de relations par mail surgissent alors sous vos yeux &hellip; y compris cette engueulade vous aviez eu, et qui vous avez tenu &eacute;loign&eacute;s l&rsquo;un de l&rsquo;autre pendant plusieurs ann&eacute;es.</p>
<p>On touche du doigt le vrai danger : votre m&eacute;moire avait tir&eacute; un trait sur cet &eacute;pisode, vous &eacute;tiez tout &agrave; fait dispos&eacute; &agrave; aller prendre un verre avec lui &hellip; et pourtant, votre choix va &ecirc;tre dict&eacute; par cet &eacute;pisode dont votre m&eacute;moire humaine avait presque oubli&eacute; l'existence.</p>
<p><strong>RSLNmag.fr : D&rsquo;o&ugrave; votre suggestion : r&eacute;-apprendre &agrave; oublier. Vous lancez notamment la piste suivante : introduire un petit dispositif qui oblige toute personne sauvegardant des donn&eacute;es &agrave; leur assigner une &laquo; date de p&eacute;remption &raquo;.</strong></p>
<p><strong>Viktor Mayer-Sch&ouml;nberger : </strong>Attention, j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; trop souvent caricatur&eacute; ! Effectivement, je sugg&egrave;re, dans mon ouvrage l&rsquo;introduction d&rsquo;une &laquo; date de p&eacute;remption &raquo; des donn&eacute;es, qui obligerait tous les outils de stockage que nous utilisons &agrave; effacer automatiquement une donn&eacute;e quand celle-ci atteint cette date d&rsquo;expiration. Il deviendrait impossible de sauvegarder un document sans lui assigner une date limite.</p>
<p>Mais ce n&rsquo;est qu&rsquo;un exemple : mon plaidoyer ne concerne pas la &laquo; date de p&eacute;remption &raquo; de l&rsquo;info, mais la r&eacute;introduction de l&rsquo;oubli. En l&rsquo;occurrence, il ne s&rsquo;agirait, avec ce dispositif, que de rappeler &agrave; chacun d&rsquo;entre-nous que l&rsquo;information n&rsquo;est pas infinie, ni absolue. Ca ne doit en aucun cas &ecirc;tre un processus tr&egrave;s compliqu&eacute;, mais une simple piqure de rappel. Il ne s&rsquo;agit pas &laquo; d&rsquo;imposer l&rsquo;oubli &raquo;, mais d'une simple incitation &agrave; la r&eacute;flexion.</p>
<p>Techniquement, il s&rsquo;agirait moins <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_droits_num%C3%A9riques"><strong>d&rsquo;un syst&egrave;me de DRM,</strong></a> de &laquo; gestion des droits digitaux &raquo;, que d&rsquo;un ajout d&rsquo;une &laquo; m&eacute;ta-information &raquo;, un peu comme les &laquo; tags &raquo; que l&rsquo;on applique aux articles sur internet, ou de ces recommandations que l&rsquo;on fait &agrave; propos de telle ou telle lecture.<br />
<strong><br />
RSLNmag.fr : Quel r&ocirc;le doit jouer l&rsquo;Etat dans ce dispositif ? Avez-vous entendu parler du d&eacute;bat fran&ccedil;ais autour du &laquo; droit &agrave; l&rsquo;oubli &raquo; ?</strong></p>
<p><strong>Viktor Mayer-Sch&ouml;nberger : </strong>Dans mon ouvrage, j&rsquo;examine le r&ocirc;le des grandes entreprises et des gouvernements face &agrave; ce d&eacute;fi, et je note d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;il y a une culture de la &laquo; privacy &raquo; qui est plus d&eacute;velopp&eacute;e chez certains acteurs du web, par exemple, que pour d&rsquo;autres. Mais je refuse de croire aux solutions qui reposent enti&egrave;rement sur le march&eacute; &hellip; ainsi que sur sur le tout-&eacute;tatique.</p>
<p>Pour r&eacute;introduire de l&rsquo;oubli, la loi sera n&eacute;cessaire, mais dans un domaine tr&egrave;s limit&eacute;. Dans les pistes que je sugg&egrave;re, la loi doit simplement affirmer que tout outil technique permettant le stockage de donn&eacute;es digitales doit incorporer une date d&rsquo;expiration. Il y a d&eacute;j&agrave; des dispositifs qui obligent &agrave; garantir la confidentialit&eacute; de certaines donn&eacute;es, comme les signatures &eacute;lectroniques.</p>
<p>En fait, ce que je souhaite avant tout, c&rsquo;est que l&rsquo;on discute de tout cela &hellip; et pour cela, le d&eacute;bat fran&ccedil;ais autour du &laquo; droit &agrave; l&rsquo;oubli &raquo; [en fran&ccedil;ais dans le texte, NDLR], dont j&rsquo;ai entendu parler et dans lequel j&rsquo;ai m&ecirc;me <a href="http://www.ecrans.fr/Google-vous-connait-mieux-que-vous,8527.html"><strong>&eacute;t&eacute;</strong></a> <a href="http://www.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2010/01/13/en-2010-je-navigue-masque-sur-le-net_1286882_3238.html"><strong>convoqu&eacute;</strong></a>, me para&icirc;t tout &agrave; fait bon et sain ! Pour autant, je ne milite pas pour l&rsquo;introduction d&rsquo;une solution universelle unique, d&rsquo;un &laquo; droit global &raquo; &hellip;</p>
<p><strong>&gt; Dans la seconde partie de notre entretien avec Viktor Mayer-Sch&ouml;nberger, nous &eacute;voquerons sa position sur les mouvements &quot;</strong><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Open_Data"><strong>open data</strong></a><strong>&quot; et le regard qu'il porte sur les &quot;digital natives&quot;.</strong><br />
<br />
<strong>&gt; Pour aller plus loin : </strong></p>
<p><strong>- </strong>Viktor Mayer-Sch&ouml;nberger (2/2) :<strong> &laquo; <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2010/2/25/viktor-mayer-schonberger_2-2_-l-abstinence-digitale-n-est-pas-une-solution-pour-reintroduire-l-oubli_/">L&rsquo;abstinence digitale n'est pas une solution pour r&eacute;introduire l'oubli </a>&raquo; </strong></p>
<p>- Le premier chapitre (en anglais) <a href="http://press.princeton.edu/chapters/s8981.pdf"><strong>est disponible</strong></a> en t&eacute;l&eacute;chargement sur le site des &eacute;diteurs de Princeton.</p>
<p>- Retrouvez tout notre <a href="http://regardsurlenumerique.org/tags/blog/privacy%20paradox"><strong>carnet de route</strong></a> consacr&eacute; &agrave; la privacy</p>
<p>- &laquo; <a href="http://www.cbc.ca/spark/2009/09/full-interview-viktor-mayer-schonberger-on-forgetting-in-a-digital-age/"><strong><strong>Full interview : Viktor Mayer-Sch&ouml;nberger on forgetting in a digital age</strong></strong></a> &raquo; : entretien r&eacute;alis&eacute; par Dan Misener pour une radio canadienne.</p>
<p>- &laquo;&nbsp; <a href="http://arstechnica.com/tech-policy/reviews/2010/02/teaching-computers-how-to-forget-and-why-it-matters.ars"><strong>Teaching computers how to forget </strong></a>&raquo; : Ars Technica a lu Viktor Mayer-Sch&ouml;nberger.</p>
<p>-&laquo; <strong><a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/theme/politique/2009/12/3/_je-veux-disparaitre-du-net_/"><strong>Je veux dispara&icirc;tre du net</strong></a></strong> &raquo; : notre compte-rendu de l'atelier organis&eacute; &agrave; Sciences Po Paris par Nathalie Kosciusko-Morizet, en novembre 2009.</p>
<p>- &laquo; <strong><a href="http://www.cecurity.com/site/PubArt200905.php"><strong>Droit &agrave; l'oubli, droit au remord, droit &agrave; la remise &agrave; z&eacute;ro</strong></a></strong> &raquo;  : par Arnaud Belleil, sur Cecurity.com</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/23/viktor-mayer-schonberger_1-2_-il-est-bon-que-la-france-s-interroge-sur-le-droit-a-l-oubli_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/23/viktor-mayer-schonberger_1-2_-il-est-bon-que-la-france-s-interroge-sur-le-droit-a-l-oubli_/</link>
      <title>Viktor Mayer-Schönberger (1/2) :   Il est bon que la France s interroge sur le droit à l oubli…  </title>
      <pubDate>Tue, 23 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><strong>Quels sont les liens entre Fatboy Slim et son big beat,</strong> et au hasard, la techno industrielle de Detroit, USA ? Le projet &quot;Sync/Lost&quot;, d&eacute;velopp&eacute; par l'&eacute;quipe de <a href="http://3bits.net/synclost/"><strong>3bits.net</strong></a>, un studio de cr&eacute;ation br&eacute;silien, propose une mani&egrave;re assez inattendue de la r&eacute;pondre &agrave; la question.</p>
<p><strong>&nbsp;Avec une manette de jeu de type &quot;contr&ocirc;leur &agrave; distance&quot;</strong>, l'utilisateur de l'installation peut naviguer entre diff&eacute;rents styles de musique &eacute;lectro : &agrave; chaque s&eacute;lection, toutes les influences vont &ecirc;tre repr&eacute;sent&eacute;es et s'animer sur la grande fresque.</p>
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<param name="movie" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=8978428&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" /><embed height="420" width="560" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=8978428&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object>
<p><strong>L'installation est collective : </strong>trois personnes peuvent se servir de l'interface en m&ecirc;me temps. De leurs choix individuels va d&eacute;pendre l'image &quot;collective&quot; renvoy&eacute;e par l'interface, qui sera donc toujours unique.</p>
<p>(<a href="http://www.visualcomplexity.com/vc/project.cfm?id=714&amp;utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed%3A+visualcomplexity+%28visualcomplexity.com%29&amp;utm_content=Netvibes"><strong>via visualcomplexity</strong></a>)</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/panorama/2010/2/23/une-histoire-de-la-musique-electro_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/panorama/2010/2/23/une-histoire-de-la-musique-electro_/</link>
      <title>Une histoire de la musique électro ...</title>
      <pubDate>Tue, 23 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(visuel : </span><a href="http://www.flickr.com/photos/alancleaver/4105726930/"><span style="font-size: smaller;"><strong>privacy</strong></span></a><span style="font-size: smaller;">, par </span><a href="http://www.flickr.com/photos/alancleaver/"><span style="font-size: smaller;"><strong>alancleaver_2000</strong></span></a><span style="font-size: smaller;">, licence CC)</span></p>
<p><strong>Depuis quelques mois,</strong> on voit se d&eacute;velopper un d&eacute;bat sur le couple Anonymat-Internet. Certes le sujet n&rsquo;est pas tout r&eacute;cent, il avait d&eacute;j&agrave; &eacute;tait &eacute;voqu&eacute; dans les travaux de la Fing (<a href="http://fing.org/"><strong>Fondation Internet Nouvelle G&eacute;n&eacute;ration</strong></a>) mais il est venu sur le devant de la sc&egrave;ne &agrave; la suite de la publication du livre <em>&laquo;</em><a href="http://www.eyrolles.com/Informatique/Livre/l-identite-numerique-en-question-9782212122558"><em><strong> L&rsquo;identit&eacute; num&eacute;rique en question </strong></em></a><em>&raquo;</em> d&rsquo;Olivier Iteanu et Olivier Salvatori et surtout du rapport r&eacute;dig&eacute; par les s&eacute;nateurs Yves D&eacute;traigne et Anne-Marie Escoffier intitul&eacute; <em>&laquo; <a href="http://www.senat.fr/noticerap/2008/r08-441-notice.html"><strong>La vie priv&eacute;e &agrave; l&rsquo;heure des m&eacute;moires num&eacute;riques</strong></a> &raquo;</em>.</p>
<p><strong>Dans les deux ouvrages, </strong>les auteurs s&rsquo;interrogent sur la possibilit&eacute; de conserver sa confidentialit&eacute; &agrave; l&rsquo;heure du tout Internet. Mais si leurs objectifs sont similaires <em>&laquo; il faut que le citoyen puisse se prot&eacute;ger &raquo;</em>, les moyens pour y parvenir divergent. Dans son livre, l&rsquo;avocat Olivier Iteanu consacre un chapitre entier &agrave; l&rsquo;anonymat. Et il en profite pour souligner l&rsquo;ambig&uuml;it&eacute; de cette notion sur le Net : <em>&laquo; Selon une premi&egrave;re d&eacute;finition, agir de mani&egrave;re anonyme, c&rsquo;est agir &laquo; sans laisser de trace &raquo;. De ce point de vue, l&rsquo;anonymat n&rsquo;existe pas dans le monde num&eacute;rique. La grande masse des utilisateurs des r&eacute;seaux y laisse quantit&eacute; de traces susceptibles d&rsquo;&ecirc;tre identifiantes. Mais l&rsquo;anonymat consiste aussi &agrave; &laquo; ne pas se d&eacute;clarer l&rsquo;auteur d&rsquo;un fait, d&rsquo;un &eacute;crit &raquo;. Dans le monde num&eacute;rique, le recours &agrave; des pseudos ou &agrave; des adresses e-mail ne laissant appara&icirc;tre aucune identit&eacute; visible peuvent &ecirc;tre les vecteurs d&rsquo;une certaine anonymisation. &raquo;</em> En clair, pas facile d&rsquo;&ecirc;tre anonyme sur le Net mais pas impossible non plus.</p>
<p><strong>Comme dans un livre de recettes,</strong> Olivier Iteanu propose donc les <em>&laquo; 7 r&egrave;gles de l&rsquo;anonymat sur Internet &raquo;</em> qui vont du plus banal (ne jamais r&eacute;v&eacute;ler son identit&eacute; ou utiliser un pseudo) &agrave; des m&eacute;thodes un peu plus complexes comme l&rsquo;utilisation d&rsquo;un anonymiseur ou le recours au cryptage des communications. Mais ces m&eacute;thodes ont des limites, notamment juridiques : <em>&laquo; L&rsquo;anonymat sur les r&eacute;seaux n&rsquo;est pas hors la loi, &agrave; condition qu&rsquo;il ne serve pas de support &agrave; des activit&eacute;s illicites&hellip; l&rsquo;esprit de la Loi Informatique et Libert&eacute;s de 1978 consid&egrave;re l&rsquo;anonymat comme le garant de la protection des libert&eacute;s individuelles et du respect de la vie priv&eacute;e. &raquo;</em></p>
<p><strong>Alors o&ugrave; est le probl&egrave;me ?</strong> Il est, explique Olivier Iteanu, dans le fait que de plus en plus, un autre mouvement l&eacute;gislatif et jurisprudentiel oppos&eacute; &agrave; l&rsquo;anonymat ne cesse de prendre de l&rsquo;ampleur. Cette volont&eacute; de lutter (sans le dire) contre l&rsquo;anonymat se retrouve aussi dans la l&eacute;gislation europ&eacute;enne, qui impose <em>&laquo; </em><em>l&rsquo;obligation d&rsquo;identification au commer&ccedil;ant &eacute;lectronique et au responsable de la publication d&rsquo;une communication publique par voie &eacute;lectronique, autrement dit tout site Web, page personnelle ou blog </em>&raquo;. Et de tirer la sonnette d&rsquo;alarme : sous pr&eacute;texte de pouvoir v&eacute;rifier ou contr&ocirc;ler des flux malveillants, les l&eacute;gislateurs ont tendance &agrave; vouloir supprimer l&rsquo;anonymat sur Internet. <em>&laquo; C&rsquo;est un danger car si &ccedil;a continue nous allons avoir une soci&eacute;t&eacute; compl&egrave;tement scl&eacute;ros&eacute;e o&ugrave; l&rsquo;on n&rsquo;osera plus se tromper &raquo;</em> commente Olivier Iteanu pour RSLNmag.fr. Pour &eacute;viter ce risque, il faut donc une loi : <em>&laquo; Nous militons pour que l&rsquo;anonymat soit &eacute;lev&eacute; au rang de droit constitutionnel, de droit de l&rsquo;homme. Un tel droit devrait, par exemple, imposer l&rsquo;anonymisation par d&eacute;faut ou l&rsquo;obligation pour les fournisseurs d&rsquo;acc&egrave;s de conserver anonyme toute donn&eacute;e collect&eacute;e. &raquo;&nbsp;&nbsp; </em><br />
<br />
<strong>Les s&eacute;nateurs Yves D&eacute;traigne et Anne-Marie Escoffier</strong> ne vont pas jusqu&rsquo;&agrave; r&eacute;clamer une loi sur l&rsquo;anonymat mais ils appellent &agrave; un droit &agrave; &laquo; l&rsquo;h&eacute;t&eacute;ronymat &raquo;. L&rsquo;h&eacute;t&eacute;ronymat, notion d&eacute;velopp&eacute;e&nbsp; par la Fing, tire son origine du processus litt&eacute;raire du po&egrave;te portugais Fernando Pessoa. Il s&rsquo;agit de permettre &agrave; l&rsquo;internaute d&rsquo;avoir un ou plusieurs pseudonymes qu&rsquo;il va faire vivre de mani&egrave;re coh&eacute;rente, pendant un certain temps et sur plusieurs sites. L&rsquo;internaute s&rsquo;invente ainsi une double voire une triple personnalit&eacute; d&eacute;correl&eacute;e de son identit&eacute; civile.<em> &laquo; La diff&eacute;rence avec l&rsquo;anonymat, bien s&ucirc;r, est que l&rsquo;auteur est nomm&eacute; et reconnaissable &ndash; mais ce nom ne correspond pas &agrave; son identit&eacute; civile. La diff&eacute;rence avec le pseudonymat est de degr&eacute; : l&rsquo;h&eacute;t&eacute;ronyme s&rsquo;inscrit dans le temps, il s&rsquo;invente une histoire pass&eacute; et se construit une r&eacute;putation, des relations, une &oelig;uvre, bref une existence dense et autonome &raquo;</em> explique Daniel Kaplan de la Fing, <a href="http://www.internetactu.net/2009/07/15/lhomonyme-dheteronyme/"><strong>dans une tribune publi&eacute;e par Internet Actu</strong></a>.</p>
<p><strong>Malheureusement, souligne-t-il, </strong>les s&eacute;nateurs, craignant les d&eacute;rives, ont d&eacute;tourn&eacute; le concept : <em>&laquo; Chaque individu pourrait se forger de v&eacute;ritables personnalit&eacute;s alternatives, distinctes de la personnalit&eacute; civile qui les exploite. Afin d&rsquo;&eacute;viter que ce droit ne serve &agrave; commettre des infractions, ces identit&eacute;s alternatives pourraient &ecirc;tre d&eacute;pos&eacute;es aupr&egrave;s d&rsquo;un organisme charg&eacute; de les g&eacute;rer. En cas d&rsquo;infractions par exemple, la justice pourrait demander l&rsquo;identit&eacute; civile de la personne &raquo; </em>pr&eacute;cisent- ils dans leur rapport. Daniel Kaplan d&eacute;nonce ce recours &agrave; un organisme public qui conduirait par ailleurs &agrave; la <em>&laquo; cr&eacute;ation d&rsquo;une base de donn&eacute;es de tous les pseudonymes &raquo;</em> bien loin donc d&rsquo;une quelconque forme d&rsquo;anonymat/h&eacute;t&eacute;ronymat. Le d&eacute;bat est loin d&rsquo;&ecirc;tre clos car m&ecirc;me &agrave; la Fing, on reconna&icirc;t ne pas avoir de r&eacute;ponses pr&eacute;cises sur le sujet. D&eacute;bat &agrave; suivre donc.</p>
<p><a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/tags/privacy-paradox/"><strong>&gt; Retrouvez tout notre carnet de route sur le privacy paradox</strong></a></p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/22/anonymat-ou-heteronymat_deux-approches-de-la-confidentialite/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/22/anonymat-ou-heteronymat_deux-approches-de-la-confidentialite/</link>
      <title>Anonymat ou hétéronymat : deux approches de la confidentialité</title>
      <pubDate>Mon, 22 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(</span><a href="http://www.flickr.com/photos/partisocialiste/4268352857/"><span style="font-size: smaller;"><strong>visuel</strong></span></a><span style="font-size: smaller;">, licence CC)</span></p>
<p><strong>Attention, scoop. </strong>Figurez-vous que, contrairement aux apparences, la campagne &eacute;lectorale des r&eacute;gionales sur internet ne se r&eacute;sume pas uniquement au simple affrontement &agrave; distance entre <a href="http://www.lacoopol.fr/"><strong><em>La Coopol</em></strong></a> et <a href="http://www.lescreateursdepossibles.com/"><strong><em>Les Cr&eacute;ateurs de possibles</em></strong></a> &ndash; les deux nouveaux r&eacute;seaux sociaux cr&eacute;&eacute;s respectivement par le Parti socialiste et l&rsquo;UMP dont vous n&rsquo;avez de cesse d&rsquo;<a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/01/12/ump-ps-deux-reseaux-sociaux-deux-philosophies-differentes_1290846_651865.html"><strong>entendre</strong></a> <a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2010/01/12/01002-20100112ARTFIG00648-ps-ump-le-match-des-reseaux-sociaux-.php"><strong>parler</strong></a> <a href="http://cbwebletter.fr/2010/01/18/la-coopol-met-la-piquette-aux-createurs-de-possible/"><strong>depuis</strong></a> <a href="http://www.lepost.fr/article/2010/01/12/1883197_coopol-createurs-de-possibles-la-guerre-n-aura-pas-lieu.html"><strong>quelques</strong></a> <a href="http://www.wat.tv/video/battle-facebook-politiques-23f8z_1ezx5_.html"><strong>semaines</strong></a>.</p>
<p><strong>Eh oui :</strong> chez RSLNmag.fr, on a l&rsquo;impression que cette campagne des r&eacute;gionales 2010 marque &eacute;galement une &eacute;volution nette sur les sites classiques des partis. On s&rsquo;explique : c&rsquo;est la premi&egrave;re fois, nous semble-t-il, que l&rsquo;on parle autant de contenus, au point que certains sites basculent du champ purement institutionnel, vers un mod&egrave;le plus proche des sites d&rsquo;actu ou de commentaire de l&rsquo;actu.</p>
<p><strong>Conditions de production</strong> de ces nouveaux contenus, mise en circulation, cons&eacute;quences sur les liens entre campagnes en ligne et sur le terrain au sein des deux principaux partis fran&ccedil;ais : nous vous proposons un petit voyage au pays de ces nouvelles mani&egrave;res de faire de la politique &agrave; l&rsquo;&egrave;re du num&eacute;rique.</p>
<p><strong>On commence par un coup de fil au Parti socialiste. </strong>C&rsquo;est Emile Josselin, dont le titre est d&eacute;j&agrave; une bonne indication de cette &eacute;volution, qui r&eacute;pond : &agrave; 28 ans, il est le <em>&laquo; responsable des contenus web &raquo; </em>du PS - un poste qu&rsquo;il occupe depuis le milieu du mois de d&eacute;cembre et dont la cr&eacute;ation a &eacute;t&eacute; concommitante &agrave; une augmentation de l&rsquo;&eacute;quipe &laquo; web &raquo; du parti :&nbsp; <em>&laquo; Nous sommes d&eacute;sormais une &eacute;quipe de sept personnes, contre deux auparavant. &raquo; </em></p>
<p><strong>A l&rsquo;occasion de la mise en ligne d&rsquo;une nouvelle version du site, </strong>d&eacute;but janvier, le parti de la rue de Solf&eacute;rino a fait subir un s&eacute;rieux lifting &agrave; sa page d&rsquo;accueil : <em>&laquo; Nous g&eacute;rons deux types de contenus diff&eacute;rents : des contenus fixes, comme les pages &laquo; Adh&eacute;rez &raquo;, &laquo; Contactez-nous &raquo;, etc, et des contenus d&rsquo;actualit&eacute; &raquo;</em>, explique Emile Josselin. R&eacute;sultat : le tout a &eacute;t&eacute; d&eacute;coup&eacute; : les contenus fixes occupent, tr&egrave;s classiquement, un menu d&eacute;di&eacute;, en haut de la page d&rsquo;accueil. Les contenus &laquo; chauds &raquo; sont, eux, enquill&eacute;s sur le reste de la page d&rsquo;accueil. Une cascade descendante, construite sur un mod&egrave;le o&ugrave; la derni&egrave;re publication se retrouve en premi&egrave;re place du site, cela ne vous rappelle rien ? Mais si, voyons : un site de m&eacute;dia, tout ce qu&rsquo;il y a de plus classique.</p>
<p>&nbsp;<img align="middle" width="500" alt="page d'accueil du PS" src="/Content/Files/fc/image/ps-ok.png" /></p>
<p><strong>Cette ressemblance avec les sites d&rsquo;infos </strong>va encore un peu plus loin : elle se retrouve &eacute;galement dans les formats &eacute;ditoriaux adopt&eacute;s pour traiter l&rsquo;actu chaude. <em>&laquo; Jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent, le site servait surtout &agrave; mettre en ligne des communiqu&eacute;s de presse. C&rsquo;est indispensable, mais pas suffisant &raquo;</em>, poursuit Emile Josselin. La palette dans laquelle l&rsquo;&eacute;quipe pioche s&rsquo;est nettement &eacute;largie : <a href="http://www.parti-socialiste.fr/chat/regionales-chat-avec-anne-hidalgo"><strong>chats</strong></a>, d&eacute;placements de candidats suivis en<em> </em><a href="http://www.parti-socialiste.fr/articles/martine-aubry-cergy-avec-jean-paul-huchon-pour-la-campagne-en-ile-de-france"><strong>live</strong></a>, ou carte : tous ces &eacute;l&eacute;ments sont ceux utilis&eacute;s par les m&eacute;dias en ligne. <strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Effet nouveaut&eacute;, c&ocirc;t&eacute; ludique&nbsp; et forte capacit&eacute; &agrave; circuler :</strong> la &laquo; <a href="http://www.parti-socialiste.fr/articles/regionales-2010-la-carte-de-la-division-de-la-droite-et-des-erreurs-de-l-ump"><em><strong>carte des divisions et des erreurs de l&rsquo;UMP</strong></em></a> &raquo; a, par exemple, &eacute;t&eacute; un carton d&rsquo;audience, au-del&agrave; des <a href="http://info.france2.fr/elections/regionales-2010/campagne-sur-la-toile/le-ps-etablit-la-carte-des-57-couacs-de-l-ump-60902513.html"><strong>reprises</strong></a> <a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/02/08/01011-20100208FILWWW00572-la-carte-des-couacs-de-l-ump-ps.php"><strong>dans</strong></a> <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/politique/regionales_2010/20100208.OBS6272/le_ps_dresse_la_carte_des_couacs_de_lump.html"><strong>les</strong></a> <a href="http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2010-02-08/le-ps-recense-les-57-couacs-de-l-ump/917/0/421853"><strong>m&eacute;dias</strong></a>. <em>&laquo; Cette page a &eacute;t&eacute; vue 26.000 fois. Sur un site d&rsquo;info classique, ce serait d&eacute;j&agrave; consid&eacute;r&eacute; comme un bon score &raquo;</em>, commente Emile Josselin, ancien journaliste web de 20minutes.fr. R&eacute;alis&eacute;e par l&rsquo;&eacute;quipe web et pouss&eacute;e sur le devant de la sc&egrave;ne ensuite par Benoit Hamon, le porte-parole du parti, lors d&rsquo;une tr&egrave;s traditionnelle conf&eacute;rence de presse hebdomadaire du parti : cela lui a garanti des reprises m&eacute;dias assez larges, pour un message politique r&eacute;solument offensif.<strong><span style="font-size: larger;"><br />
</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: larger;">Un internet d&rsquo;opposition versus un internet de gouvernement ?</span></strong></p>
<p><strong><em>&laquo; C&rsquo;est vrai que le PS a r&eacute;alis&eacute; un joli coup avec sa carte. Mais on y r&eacute;pondra&nbsp; &hellip; &raquo;</em></strong> : &agrave; l&rsquo;UMP, c&rsquo;est Benoist Apparu, 39 ans, secr&eacute;taire d&rsquo;Etat charg&eacute; du Logement et de l&rsquo;Urbanisme, t&ecirc;te de liste du parti pr&eacute;sidentiel dans la Marne, mais &eacute;galement <a href="http://www.lemouvementpopulaire.fr/personnalites/Benoist-Apparu-6.html"><strong>secr&eacute;taire national</strong></a> du parti en charge <em>&laquo; des communaut&eacute;s num&eacute;riques &raquo;</em>, qui r&eacute;pond aux questions sur la strat&eacute;gie web. Le parti dispose d&rsquo;une &eacute;quipe de quatre personnes, <em>&laquo; avec des profils de pros du net, plus que de militants ou de permanents classiques &raquo;</em>, d&eacute;taille Benoist Apparu. L&rsquo;&eacute;quipe accueille notamment depuis quelques mois <a target="_blank" href="http://http//cdeniaud.canalblog.com"><strong>C&eacute;dric Deniaud</strong></a> au poste de conseiller internet, un intitul&eacute; qui englobe certaines des fonctions d'un <em>&laquo; community manager &raquo;</em>, <a target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gestionnaire_de_communaut%C3%A9"><strong>l&rsquo;un des ces nouveaux m&eacute;tiers du web</strong></a>.</p>
<p><img align="middle" width="500" alt="" src="/Content/Files/fc/image/ump-ok.png" /></p>
<p><strong>L&rsquo;UMP a &eacute;galement revu l&rsquo;architecture</strong> de <a href="http://www.lemouvementpopulaire.fr/"><strong>sa page d&rsquo;accueil</strong></a> &agrave; la fin de l&rsquo;ann&eacute;e 2009 : comme au PS, le &laquo; fig&eacute; &raquo; a &eacute;t&eacute; relay&eacute; dans un menu en haut de page, quand les &eacute;l&eacute;ments plus chauds sont ins&eacute;r&eacute;s dans un grand bloc qui mise avant tout sur l&rsquo;aspect visuel, et dans lequel on peut naviguer horizontalement.<strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Benoist Apparu reconna&icirc;t bien volontiers</strong> que le site lemouvementpopulaire.fr est d&rsquo;abord <em>&laquo; un site vitrine &raquo;</em>. Mais, pr&eacute;cise-t-il aussit&ocirc;t, <em>&laquo; sur ce site de marque, on veut &eacute;galement permettre l&rsquo;expression d&rsquo;un point de vue, pour les internautes : nous proposons donc r&eacute;guli&egrave;rement des formats interrogatifs, dans lesquels les internautes peuvent commenter. &raquo;</em> Du <a href="http://www.lemouvementpopulaire.fr/debattre/Comment-rendre-plus-efficaces-et-plus-pertinentes-les-liaisons-domicile-travail--3316.html"><strong>commentaire d&rsquo;actualit&eacute;</strong></a>, donc, mais qui ne va pas n&eacute;cessairement jusqu&rsquo;&agrave; la production de contenus au format articles.</p>
<p><strong>Cette diff&eacute;rence a une explication tr&egrave;s politique, selon le secr&eacute;taire d&rsquo;Etat :</strong> <em>&laquo; La strat&eacute;gie internet ne peut pas &ecirc;tre la m&ecirc;me selon que l&rsquo;on est dans la majorit&eacute; ou dans l&rsquo;opposition,</em> juge-t-il. <em>Quand on est le parti de gouvernement, on est avant tout dans une d&eacute;marche positive. &raquo; </em>Et quand on l&rsquo;interroge sur le bon score de la carte socialiste, Benoist Apparu s&rsquo;exclame : <em>&laquo; Mais notre <a href="http://www.dailymotion.com/video/xbft4o_lipdub-jeunes-ump-2010-officiel_news"><strong>lipdub</strong></a>, c&rsquo;est 1,5 millions de vues ! &hellip; &raquo;</em></p>
<p><strong>&gt; Nous poursuivrons ce tour d&rsquo;horizon de la campagne web, en allant voir les dispositifs d'autres partis, et en nous penchant notamment sur les cons&eacute;quences que cela entra&icirc;ne sur la circulation de l&rsquo;info sur le web. <br />
</strong></p>
<p><strong>&gt; N&rsquo;h&eacute;sitez pas &agrave; nous raconter, en commentaire, la mani&egrave;re dont vous percevez tout cela : est-ce que cela vous int&eacute;resse ? Voyez-vous d&rsquo;autres points remarquables ?&nbsp; </strong></p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/19/internet-et-les-regionales_1_la-revolution-des-contenus-est-elle-en-marche_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/19/internet-et-les-regionales_1_la-revolution-des-contenus-est-elle-en-marche_/</link>
      <title>Internet et les régionales  (1) : la révolution des contenus est-elle en marche ?</title>
      <pubDate>Fri, 19 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>&laquo; <em>J'esp&egrave;re qu'il ne s'agit pas d'une nouvelle manifestation du vieil adage: &quot;lorsque l'on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage !&quot;</em> &raquo; : dans une lettre qu'il adresse &agrave; ses confr&egrave;res qui si&egrave;gent au sein de la &quot;CNIL europ&eacute;enne&quot;, le G29 (<a href="http://ec.europa.eu/justice_home/fsj/privacy/workinggroup/members_fr.htm"><strong>pour &quot;groupe de l'article 29&quot;</strong></a>),&nbsp; Alex T&uuml;rk, le pr&eacute;sident de la CNIL fran&ccedil;aise, s'&eacute;nerve contre le manque de moyens du G29, et explique m&ecirc;me craindre pour sa survie. <a href="http://blogs.lexpress.fr/tic-et-net/2010/02/quand-le-president-de-la-cnil.php"><strong>A lire sur le blog &quot;Tic et net&quot;</strong></a>, d'Emmanuel Paquette. </p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">17/02/2010 16:41:03</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Alex Türk veut de l argent pour le G29 (L Express)</title>
      <pubDate>Wed, 17 Feb 2010 16:41:03 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Si vous suivez un peu l'actualit&eacute; de l'art num&eacute;rique, vous avez forc&eacute;ment d&eacute;j&agrave; entendu parler de <a href="http://www.digitalarti.com/fr"><strong>DigitalArti</strong></a>, un site communautaire d&eacute;di&eacute; aux acteurs et/ou passionn&eacute;s d'art num&eacute;rique. Le site &eacute;dite &eacute;galement un magazine, baptis&eacute; Digital Arti Mag : apr&egrave;s la diffusion d'un num&eacute;ro z&eacute;ro, &agrave; l'automne dernier, un num&eacute;ro un est <a href="http://www.digitalartimag.com/"><strong>disponible en format PDF</strong></a> depuis quelques jours.</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">17/02/2010 16:20:39</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>DigitalArti, le mag papier</title>
      <pubDate>Wed, 17 Feb 2010 16:20:39 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><strong><em>&laquo; La balle est dans le camp du ministre &raquo; :</em></strong> le <a href="http://snuipp.fr/spip.php?article6978"><strong>communiqu&eacute; de presse</strong></a> rapidement d&eacute;gain&eacute;, lundi, par le syndicat majoritaire chez les enseignants du premier degr&eacute;, le SNUipp-FSU, r&eacute;sume assez largement la tonalit&eacute; d&rsquo;une grande majorit&eacute; des r&eacute;actions glan&eacute;es ci et l&agrave; sur internet,<a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2010/2/15/decouvrez-le-rapport-sur-l-ecole-numerique-remis-ce-lundi-a-luc-chatel/"><strong> apr&egrave;s la publication du rapport de Jean-Michel Fourgous</strong></a> sur la place du num&eacute;rique &agrave; l&rsquo;&eacute;cole (<a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/Content/Files/fc/file/rapport-fourgous-chatel-TICE.pdf"><strong>PDF</strong></a>).</p>
<p><strong>Premier constat : </strong>la <em>&laquo; qualit&eacute; &raquo;</em> du rapport est largement relev&eacute;e, ainsi que son importance dans la relation &eacute;cole-num&eacute;rique.&nbsp; C&rsquo;est <em>&laquo; un travail d&rsquo;une ampleur et d&rsquo;une qualit&eacute; qu&rsquo;il faut saluer &raquo;</em>, &eacute;crit ainsi le SNUipp. Christian Chevalier, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du syndicat SE-Unsa, <a href="http://www.se-unsa.org/spip.php?article2006"><strong>parle</strong></a>, lui, d&rsquo;un document <em>&laquo; copieux et volumineux &raquo;</em>, quand la FCPE le <a href="http://fcpe34.org/Faire-entrer-enfin-l-Ecole-dans-le.html"><strong>juge</strong></a> &laquo; tr&egrave;s document&eacute; &raquo;. Henri Verdier, pr&eacute;sident du p&ocirc;le de comp&eacute;titivit&eacute; Cap Digital - qui pr&eacute;cise toutefois <em>&laquo; parler en son nom propre &raquo;</em> - <a href="http://henriverdier.blogspot.com/2010/02/le-rapport-fourgous-peut-il-sauver.html"><strong>d&eacute;crit</strong></a>, lui, <em>&laquo; un &eacute;norme travail [&hellip;] qui pose des &eacute;l&eacute;ments de diagnostic complets, document&eacute;s, chiffr&eacute;s et sourc&eacute;s (ce qui est quand m&ecirc;me rare) ! &raquo;</em> Enfin, tr&egrave;s en pointe sur la question des nouvelles technos, <em>Le Caf&eacute; p&eacute;dagogique</em> <a href="http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2010/02/FlashFourgous.aspx"><strong>&eacute;voque m&ecirc;me </strong></a><em>&laquo; un &eacute;v&eacute;nement majeur pour l'Ecole &raquo;</em>.</p>
<p><strong>La suite qui sera donn&eacute;e au rapport</strong> est cependant dans tous les commentaires. La copie remise par le d&eacute;put&eacute;-maire (UMP) d&rsquo;Elancourt &laquo;<em> appelle des mesures d&rsquo;urgence de la part du minist&egrave;re de l&rsquo;Education nationale &raquo;</em>, juge ainsi le SNUipp. <em>&laquo; Bien des rapports ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute; celui de Jean-Michel Fourgous et sont all&eacute;s remplir les armoires de la rue de Grenelle ! &raquo;</em>, s&rsquo;exclame Le Caf&eacute; P&eacute;dagogique. Rappelons que Luc Chatel s&rsquo;est engag&eacute; lundi &agrave; pr&eacute;senter, <em>&laquo; d&rsquo;ici avril &raquo;</em>, un <em>&laquo; plan pluri-annuel&raquo;</em> sur le num&eacute;rique &agrave; l&rsquo;&eacute;cole (<a href="http://www.dailymotion.com/video/xc8m3m_luc-chatel-promet-un-grand-plan-num_news"><strong>notre vid&eacute;o</strong></a>).<span style="font-size: larger;"><strong><br />
</strong></span></p>
<p><span style="font-size: larger;"><strong>&laquo; Il faut former &agrave; inventer &hellip; &raquo;</strong></span></p>
<p><strong>Henri Verdier sugg&egrave;re &eacute;galement </strong>que la premi&egrave;re &eacute;tape &agrave; toute &eacute;volution p&eacute;dagogique majeure sur l&rsquo;usage du num&eacute;rique&nbsp; &agrave; l&rsquo;&eacute;cole &hellip; se trouve sans doute hors du num&eacute;rique :&nbsp; <em>&laquo; Les nouvelles technologies n'apportent jamais de gain d'efficacit&eacute; dans une organisation si elles ne sont pas accompagn&eacute;es d'une r&eacute;organisation &raquo;</em>, &eacute;crit-il. Et de pr&eacute;ciser : <em>&laquo; Il va falloir commencer par la m&egrave;re de toutes les r&eacute;formes : faire confiance aux enseignants, leur donner une libert&eacute; d'organisation, leur donner latitude de faire bouger les organisations, voire en partie les programmes. &raquo;</em> Encore plus fondamentalement, il plaide pour une <em>&laquo; formation &agrave; l&rsquo;invention &raquo;</em> : comme <em>&laquo; il est presque impossible de saisir aujourd'hui tout ce que nous pourrons faire avec le num&eacute;rique, [&hellip;] il va falloir former une g&eacute;n&eacute;ration enti&egrave;re d'enseignants et de chercheurs&nbsp; [&hellip;] &agrave; inventer le num&eacute;rique. &raquo;</em></p>
<p><strong>Guillaume Vergne et Julien Gauthier, professeurs de philosophie </strong>et <a href="http://skhole.fr/apropos"><strong>fondateurs</strong></a> du site skhole.fr, expriment, eux, une r&eacute;serve un peu plus &laquo; morale &raquo; sur la copie remise par Jean-Michel Fourgous : il faudrait partir <em>&laquo; d&rsquo;une r&eacute;flexion beaucoup plus nuanc&eacute;e, complexe et critique, qui montrerait la profonde ambivalence de ces technologies et de leurs d&eacute;veloppements [&hellip;] pour d&eacute;finir la juste place &agrave; leur accorder au sein du syst&egrave;me scolaire &raquo;</em>, <a href="http://skhole.fr/rapport-fourgous-sur-l%E2%80%99%C3%A9cole-num%C3%A9rique-de-la-prise-de-conscience-salutaire-%C3%A0-l%E2%80%99idol%C3%A2trie-imprudente"><strong>&eacute;crivent-ils</strong></a>. <em>&laquo; Il faut </em>[que l&rsquo;&eacute;cole se num&eacute;rise]<em> avec&nbsp; circonspection et dans l&rsquo;optique explicite d&rsquo;une &laquo; alphab&eacute;tisation &raquo; num&eacute;rique bien comprise, qui ait pour ambition de convertir ces techniques en v&eacute;ritables instruments de savoir et d&rsquo;&eacute;mancipation &raquo;</em>, poursuivent-ils, pas tr&egrave;s &eacute;loign&eacute;s d&rsquo;un Bernard Stiegler qui <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/2/1/education-au-numerique_qui-doit-s-en-charger_/75/bernard-stiegler/"><strong>soulignait</strong></a>, dans <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/theme/education/2010/2/1/eduquer-au-numerique_comment-on-fait_/"><strong>notre d&eacute;bat sur l&rsquo;&eacute;ducation au num&eacute;rique</strong></a>, que <em>&laquo; les technologies num&eacute;riques sont la pire et la meilleure des choses. Et ce devrait &ecirc;tre la fonction d&rsquo;une institution scolaire et universitaire r&eacute;invent&eacute;e que de former les &eacute;l&egrave;ves et les &eacute;tudiants &agrave; cette ambivalence. </em><span style="font-size: larger;"><strong><em>&raquo;</em><br />
</strong></span></p>
<p><span style="font-size: larger;"><strong>Un ordinateur pour 35 profs ...</strong></span></p>
<p><strong>En attendant, Le Monde.fr publie de son c&ocirc;t&eacute;</strong> d&rsquo;int&eacute;ressants t&eacute;moignages d&rsquo;enseignants : leurs r&eacute;cits, bas&eacute;s sur la r&eacute;alit&eacute; de l&rsquo;usage des TICE dans leurs salles de classes, font utilement &eacute;cho &agrave; certains des chiffres contenus dans le rapport de Jean-Michel Fourgous. Et rappellent que la question de l&rsquo;&eacute;quipement est encore loin d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;gl&eacute;e : <em>&laquo; L'usage du num&eacute;rique m'a toujours fourni des preuves &eacute;videntes de son utilit&eacute; dans mon enseignement &raquo;</em>, <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/02/15/dans-mon-ecole-obtenir-un-ordinateur-et-un-videoprojecteur-releve-du-parcours-du-combattant_1306298_651865.html"><strong>s&rsquo;enthousiasme</strong></a> ainsi un prof de maths. <em>&laquo; Mais obtenir un ordinateur coupl&eacute; &agrave; un vid&eacute;oprojecteur et un tableau blanc effa&ccedil;able, au lieu de l'archa&iuml;que tableau &agrave; craie, rel&egrave;ve du parcours du combattant ! &raquo;</em> Enseignant en Guyane, &agrave; Cayenne, Lo&iuml;c <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/02/15/dans-mon-ecole-obtenir-un-ordinateur-et-un-videoprojecteur-releve-du-parcours-du-combattant_1306298_651865_1.html"><strong>raconte</strong></a>, lui, comment il doit <em>&laquo; faire la queue pour saisir les notes des &eacute;l&egrave;ves avant le conseil de classe &raquo;</em>, sur le seul ordinateur disponible pour 35 professeurs &hellip; <br />
&nbsp;</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/17/numerique-a-l-ecole_les-reactions-a-la-remise-du-rapport-fourgous/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/17/numerique-a-l-ecole_les-reactions-a-la-remise-du-rapport-fourgous/</link>
      <title>Numérique à l école : les réactions à la remise du rapport Fourgous</title>
      <pubDate>Wed, 17 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: left;"><em><span style="font-size: smaller;"><br />
</span></em><strong><em>&laquo; D</em><strong><em>ouze </em></strong><em>priorit&eacute;es d&eacute;clin&eacute;es en 70 mesures &raquo; : </em></strong>le d&eacute;put&eacute; UMP des Yvelines Jean-Michel Fourgous, a remis, ce lundi matin &agrave; Elancourt, un rapport intitul&eacute; <em>&laquo; r&eacute;ussir l'&eacute;cole num&eacute;rique &raquo;</em>, au ministre de l&rsquo;Education nationale, Luc Chatel. Objectif principal : <em>&laquo; rattraper le retard </em><em>&raquo;, </em>selon le mot d'ordre affich&eacute; d&egrave;s l'introduction de ce rapport. La France se classe en effet au huiti&egrave;mre rang europ&eacute;en en ce qui concerne le taux d'&eacute;quipement de ses &eacute;coles, <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2010/1/14/education-et-numerique_c-est-parti-pour-une-semaine-un-peu-speciale_/?search=bett"><strong>mais ne d&eacute;passe pas la 24&egrave; place (sur 27) en terme d'usages</strong></a>.</p>
<p><strong>Relier 100% des &eacute;coles au haut d&eacute;bit, </strong>d&eacute;ployer un effort de formation des enseignants tr&egrave;s cons&eacute;quent, en red&eacute;finissant le coeur m&ecirc;me de leur m&eacute;tier, tout en proposant des mesures d'accompagnement fiscales et l&eacute;gislatives : voici les principales directions sugg&eacute;r&eacute;es par ce document.&nbsp; <em>&laquo; L'ordre d'id&eacute;e </em>[de l'enveloppe budg&eacute;taire]<em>, c'est un milliard d'euros, mais &ccedil;a peut bien s&ucirc;r monter au-del&agrave; </em><em>&raquo;</em>, esp&egrave;re Jean-Michel Fourgous.<strong><em><br />
</em></strong></p>
<p><strong>Ce rapport sera-t-il un simple rapport de plus sur la question ?</strong> Normalement non. La copie rendue par le d&eacute;put&eacute;-marie d&rsquo;Elancourt doit trouver une application concr&egrave;te tr&egrave;s rapidement. Luc Chatel juge ainsi <em>&laquo; </em><em>int&eacute;ressantes&raquo;</em> les propositions de Jean-Michel Fourgous - tout en estimant qu'elles doivent  <em>&laquo;&nbsp;&ecirc;tre &eacute;tudi&eacute;es avant d'&ecirc;tre mises en oeuvre&raquo;</em>.<strong> </strong></p>
<p><strong>Le timing affich&eacute; par le ministre de l'Education nationale, en tout cas, est ambitieux : </strong><em>&laquo; Je proposerai un grand plan num&eacute;rique &agrave; l'&eacute;cole avant avril &raquo;</em>, assure Luc Chatel, qui &eacute;voque un financement pour partie assur&eacute; <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2010/2/11/grand-emprunt-et-numerique_ca-commence-a-se-preciser_/"><strong>par des fonds du grand emprunt</strong></a> :</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&nbsp;</strong><a href="/Content/Files/fc/file/rapport-fourgous-chatel-TICE.pdf"><strong>&gt;&gt;&gt; Consultez l'int&eacute;gralit&eacute; du rapport au format PDF en cliquant sur ce lien ou l'image ci-dessous :</strong></a><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/Content/Files/fc/file/rapport-fourgous-chatel-TICE.pdf"><input type="image" align="middle" width="350" src="/Content/Files/fc/image/fourgous-couv.jpg" /></a></p>
<p><strong>Voici les principaux points d&eacute;velopp&eacute;s par ce rapport<span style="font-style: italic;"> :</span></strong><em><em><br />
</em></em></p>
<p><strong><em>Sur l'&eacute;quipement des &eacute;coles et des &eacute;l&egrave;ves : </em></strong></p>
<p>- Le rapport propose de<em> &laquo; connecter en haut d&eacute;bit 100% des &eacute;tablissements scolaires &raquo;</em> d'ici &agrave; 2012, et de tous les &eacute;quiper de <em>&laquo; tableaux num&eacute;riques interactifs &raquo;. </em>Le rapport propose de mettre en place un &quot;plan ordinateur&quot; personnel pour les lyc&eacute;ens avec un pr&ecirc;t &agrave; taux z&eacute;ro assorti d'une aide suppl&eacute;mentaire offerte aux &eacute;l&egrave;ves boursiers.</p>
<p><strong><em>Sur la formation des enseignants : </em></strong></p>
<p>- Jean-Michel Fourgous recommande d'introduire une &eacute;valuation des enseignants en mati&egrave;re de TICE :Il faut&nbsp; <em>&laquo; introduire une &eacute;preuve mesurant les connaissances et les savoir-faire [...] &agrave; chaque concours de recrutement des personnels &raquo;, </em>recommande le parlementaire. Le d&eacute;put&eacute; conseiller d'affecter <em>&laquo; 20% des cr&eacute;dits formation de l'Education nationale pour former &agrave; l'utilisation des outils et aux fonctionnalit&eacute;s du num&eacute;rique &raquo;.</em></p>
<p><strong>Le rapport propose une nouvelle d&eacute;finition du m&eacute;tier d'enseignant : </strong><em> &laquo; [Il] est [...] dor&eacute;navant, de d&eacute;velopper les comp&eacute;tences des &eacute;l&egrave;ves. [L'enseignant] g&egrave;re le processus d&rsquo;apprentissage, devient un facilitateur d&rsquo;apprentissage, un ing&eacute;nieur p&eacute;dagogique</em> <em>&raquo;</em>, &eacute;crit Jean-Michel Fourgous.&nbsp;</p>
<p><em><strong>Des &eacute;volutions sur la fiscalit&eacute; et le droit d'auteur :</strong></em></p>
<p>- Jean-Michel Fourgous propose l'introduction d'une <em>&laquo; baisse de TVA &agrave; 5,5% pour le num&eacute;rique p&eacute;dagogique &raquo;, </em>ainsi que la cr&eacute;ation &laquo; en urgence, dans le syst&egrave;me juridique du droit d'auteur, une exception p&eacute;dagogique facilitatrice et durable &raquo;. Les manuels scolaires version papier dispara&icirc;tront <em>&laquo; d'ici trois &agrave; dix ans &raquo;, </em>estime encore le d&eacute;put&eacute; UMP.</p>
<p><em><strong>Sur le pilotage :</strong></em></p>
<p>- Le rapport propose la cr&eacute;ation d'une <em>&laquo; structure nationale d'impulsion, l&eacute;g&egrave;re et op&eacute;rationnelle &raquo;</em>,&nbsp; r&eacute;unissant Etat et partenaires publics et priv&eacute;s. Un sigle est m&ecirc;me sugg&eacute;r&eacute; : l'ADNE, pour <em>&laquo; Accompagnement au D&eacute;veloppement du Num&eacute;rique dans l'Education &raquo;</em>.</p>
<p><strong>Ce rapport sera-t-il un simple rapport de plus sur la question ?</strong> Normalement non. La copie que s&rsquo;appr&ecirc;te &agrave; rendre le d&eacute;put&eacute;-marie d&rsquo;Elancourt doit trouver une application concr&egrave;te tr&egrave;s rapidement. Luc Chatel a en effet annonc&eacute; pour le premier trimestre 2010 le lancement d&rsquo;un plan <em>&laquo; num&eacute;rique &agrave; l&rsquo;&eacute;cole &raquo;</em>, qui doit, pour partie, &ecirc;tre financ&eacute; <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2010/2/11/grand-emprunt-et-numerique_ca-commence-a-se-preciser_/"><strong>par des fonds du grand emprunt</strong></a>.<strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Dans </strong><a href="http://www.jmfourgous.com/index.php?2010/02/12/452-interview-dans-aef"><strong>un billet publi&eacute; la semaine derni&egrave;re sur son blog</strong></a><strong>,</strong> Jean-Michel Fourgous r&eacute;sumait ainsi l&rsquo;ambition de son rapport : <em>&laquo; Il n'y a plus d&eacute;bat quant &agrave; l'effet positif des Tice sur les &eacute;l&egrave;ves.</em> [Il faut]<em> passer de l'exp&eacute;rimentation &agrave; la g&eacute;n&eacute;ralisation des technologies de l'information dans l'&eacute;ducation. &raquo; </em>Et le parlementaire de souligner : <em>&laquo; Tout est impact&eacute;, qu'il s'agisse &agrave; moyen terme des examens, des programmes, des contenus avec les manuels scolaires pour lesquels je vois une quasi-disparition des manuels papiers d'ici trois &agrave; cinq ans, ou encore la formation initiale et continue de l'enseignant. &raquo;&nbsp; <br />
</em><strong><br />
&gt;&gt; Pour aller plus loin : </strong><br />
<br />
- Retrouvez <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/tags/education/"><strong>tous les articles &eacute;ducation</strong></a> publi&eacute;s sur RSLNmag.fr ;</p>
<p>- Relisez &eacute;galement <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2010/2/1/eduquer-au-numerique_comment-on-fait_/"><strong>le d&eacute;bat</strong></a> que nous avons organis&eacute; avec nos experts sur la question de l'&eacute;ducation au num&eacute;rique ;</p>
<p>- <a href="http://www.mediapart.fr/journal/france/130210/lecole-lere-numerique"><strong>L'&eacute;cole &agrave; l'&egrave;re num&eacute;rique</strong></a> : un dossier de Louise Fessart, journaliste de <em>M&eacute;diapart</em></p>
<p>- <a href="http://skhole.fr/penser-l-%C3%A9cole-%C3%A0-l-%C3%A8re-du-num%C3%A9rique"><strong>Penser l'&eacute;cole &agrave; l'&egrave;re du num&eacute;rique</strong></a> : un dossier publi&eacute; par le site <em>Skhole.fr</em></p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/15/decouvrez-le-rapport-sur-l-ecole-numerique-remis-ce-lundi-a-luc-chatel/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/15/decouvrez-le-rapport-sur-l-ecole-numerique-remis-ce-lundi-a-luc-chatel/</link>
      <title>Découvrez le rapport sur l école numérique remis ce lundi à Luc Chatel</title>
      <pubDate>Mon, 15 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><em>Dans le cadre de notre <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/tags/carnet-de-route/"><strong>carnet de route consacr&eacute; au privacy paradox</strong></a>, nous avons rencontr&eacute; cette semaine Gilles Dowek, professeur d'Informatique &agrave; l'&Eacute;cole polytechnique et chercheur &agrave; l&rsquo;INRIA (<a href="http://www.inria.fr/"><strong>Institut national de recherche en informatique et en automatique</strong></a>).  </em></p>
<p><em>Il a particip&eacute; &agrave; la commission de l&rsquo;INRIA qui recommande la cr&eacute;ation d&rsquo;un Comit&eacute; d&rsquo;&eacute;thique sur la recherche dans les sciences et technologies du num&eacute;rique avec le CNRS. Regard d&rsquo;un scientifique qui a &laquo; un cran d&rsquo;avance &raquo;.</em></p>
<p><strong>RSLNmag.fr : Pensez-vous comme certains que s&rsquo;interroger sur la vie priv&eacute;e &agrave; l&rsquo;heure du tout num&eacute;rique est un d&eacute;bat aujourd&rsquo;hui d&eacute;pass&eacute; ?</strong></p>
<p><strong>Gilles Dowek :</strong> Non, pas du tout. La notion de vie priv&eacute;e et d&rsquo;intimit&eacute; &eacute;voluent : par exemple les parties du corps que l&rsquo;on peut montrer ou ne pas montrer en public ont constamment chang&eacute; au cours de l&rsquo;histoire. Aujourd&rsquo;hui, il y a&nbsp; des&nbsp; diff&eacute;rences entre les g&eacute;n&eacute;rations mais on ne peut pas en conclure que la notion de pudeur ou de protection de la vie priv&eacute;e n&rsquo;existe plus. N&eacute;anmoins, il est vrai qu&rsquo;avec les nouveaux outils technologiques, il faut d&eacute;velopper de nouvelles r&egrave;gles, de nouvelles valeurs. Mais &ccedil;a va mettre un peu de temps.</p>
<p><strong>RSLNmag.fr : Quel r&ocirc;le un organisme comme l&rsquo;INRIA doit-il avoir dans le d&eacute;bat ?</strong></p>
<p><strong>Gilles Dowek : </strong>En tant qu&rsquo;organisme de recherche, nous avons &laquo; un cran d&rsquo;avance &raquo; par rapport aux usages. C'est pour cela qu'il est important&nbsp; que les milieux techniques participent davantage &agrave; la r&eacute;flexion car nous manquons de normes transculturelles pour pr&eacute;ciser ce que nous devons faire et ne pas faire. Mais l&rsquo;exercice n&rsquo;est pas impossible puisque cela existe dans d&rsquo;autres domaines comme la Convention de Gen&egrave;ve pour les conflits arm&eacute;s.</p>
<p>L&rsquo;INRIA de son c&ocirc;t&eacute; r&eacute;fl&eacute;chit &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;un comit&eacute; d'&eacute;thique qui va s&rsquo;articuler autour de deux axes : <em>&laquo; Quelle &eacute;thique pour quelle recherche &raquo;</em>, par exemple, <em>&laquo; Avec qui sommes-nous pr&ecirc;ts &agrave; coop&eacute;rer&nbsp; et dans quels domaines ? &raquo;</em>. Et comment rendre publiques les informations pouvant nourrir des r&eacute;flexions &eacute;thiques de la soci&eacute;t&eacute; ?</p>
<p><strong>Le d&eacute;veloppement de nouvelles technologies comme la biom&eacute;trie ou les nanotechnologies entra&icirc;nent des inqui&eacute;tudes sur des possibles d&eacute;rives notamment sur les donn&eacute;es personnelles. Ces craintes sont-elles justifi&eacute;es ?</strong></p>
<p>Le r&ocirc;le de l&rsquo;INRIA est d&rsquo;informer le public. Par exemple, qu'il existe des outils techniques comme le chiffrement pour prot&eacute;ger ces&nbsp; donn&eacute;es. Nous devons pr&eacute;venir, aider &agrave; la d&eacute;finition des normes, informer les gens sur ce qu&rsquo;ils diffusent comme&nbsp; information. Car il y a un d&eacute;ficit&nbsp; de compr&eacute;hension de beaucoup d'utilisateurs de ces techniques. Il est normal que les questions li&eacute;es aux techniques nouvelles soient au centre des d&eacute;bats de soci&eacute;t&eacute;. Cela n&rsquo;est pas nouveau.</p>
<p><strong>En quoi consiste la nouveaut&eacute;&nbsp; ?</strong></p>
<p>Ce qui est nouveau, c&rsquo;est que nous sommes dans un univers global et qu'avec le Web, nous ne risquons de ne plus rien oublier. Mais attention, la question&nbsp; n&rsquo;est pas : <em>&laquo; que&nbsp; pouvons-nous oublier ? &raquo;</em>, car il est techniquement toujours plus ou moins&nbsp; possible de d&eacute;truire des pages web. Mais plut&ocirc;t <em>&laquo; que souhaitons-nous oublier ? &raquo;</em>. C&rsquo;est une question totalement nouvelle et nous n&rsquo;avons pas encore d&rsquo;outils&nbsp; pour y r&eacute;pondre.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, nous avons un devoir de m&eacute;moire et nous savons que certaines choses, certains actes ne doivent pas tomber dans l&rsquo;oubli. Mais pour l&rsquo;inverse nous n&rsquo;avons pas de r&eacute;ponses notamment parce que nous n&rsquo;avons pas encore choisi ce que nous voulons ou devons oublier. Quand nous aurons r&eacute;fl&eacute;chi &agrave; cette probl&eacute;matique, nous pourrons envisager des r&eacute;ponses techniques et l&eacute;gislatives. Mais ce n&rsquo;est pas facile. Par exemple, m&ecirc;me si un h&eacute;bergeur de messagerie propose d&rsquo;effacer les mails archiv&eacute;s apr&egrave;s quelques ann&eacute;es, il y aura toujours des internautes qui ne seront pas d&rsquo;accord et qui demanderont &agrave; garder leurs messages. La vraie question c&rsquo;est de savoir dans quel cas nous faisons bien d&rsquo;archiver les donn&eacute;es et dans quel cas, il ne faut pas le faire. Il ne faut pas chercher une r&eacute;ponse simpliste &agrave; cette question, mais comprendre le caract&egrave;re n&eacute;cessairement minutieux de cette r&eacute;ponse.<br />
<br />
&nbsp;</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/12/gilles-dowek_que-voulons-nous-oublier_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/12/gilles-dowek_que-voulons-nous-oublier_/</link>
      <title>Gilles Dowek :   Que voulons-nous oublier ?  </title>
      <pubDate>Fri, 12 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><strong>Prenez garde :</strong> <em>Edushi </em>(ou &quot;e-city&quot;) est le genre de r&eacute;alisation qui vous scotche pendant plusieurs dizaines de minutes devant votre &eacute;cran. Le principe : la reconstitution de villes en <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pixel_art"><strong>pixel art</strong></a> - une technique de reconstitution d'image pixel par pixel.</p>
<p><strong>Il y a par exemple </strong><a href="http://hongkong.edushi.com/?L=en"><strong>Hong Kong</strong></a>, mais Edushi ne s'est pas arr&ecirc;t&eacute;e l&agrave;. Au total, les fresques de 48 villes ont ainsi &eacute;t&eacute; ainsi r&eacute;alis&eacute;es. Vous les trouverez dans le second menu <a href="http://www.edushi.com/?id=citylist"><strong>de cette page</strong></a> : les noms des villes sont en chinois, mais les URL, elles, renvoient vers leur nom anglais : vous ne serez pas compl&egrave;tement perdus.</p>
<p><strong>A quoi &ccedil;a sert ? </strong>Pour l'instant, &agrave; pas grand chose. Mais la soci&eacute;t&eacute; <a href="http://www.aladdincn.com/en/Cooperation.html"><strong>Aladdin</strong></a>, qui a r&eacute;alis&eacute; les 48 fresques, est persuad&eacute;e qu'elle va pouvoir vendre des espaces de pub virtuels...</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/panorama/2010/2/12/les-villes-chinoises-en-pixel-art/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/panorama/2010/2/12/les-villes-chinoises-en-pixel-art/</link>
      <title>Les villes chinoises en pixel art</title>
      <pubDate>Fri, 12 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(visuel : <a href="http://www.flickr.com/photos/southgeist/4214849229/"><strong>Green IT</strong></a>, par <a href="http://www.flickr.com/photos/southgeist/"><strong>southgeist</strong></a>, licence CC)</span></p>
<p><strong>Grand emprunt et num&eacute;rique, suite... </strong>L&rsquo;enveloppe de 4,5 milliards d&rsquo;euros allou&eacute;e au num&eacute;rique dans le cadre du grand emprunt et <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2010/1/13/grand-emprunt-et-numerique_la-france-est-elle-en-retard-par-rapport-a-ses-voisins_/"><strong>dont nous vous avons d&eacute;j&agrave; parl&eacute;e</strong></a>, est en ce moment discut&eacute;e au Parlement, lors de l&rsquo;examen du projet de loi de finance rectificative pour l&rsquo;ann&eacute;e 2010 (dossiers sur <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/collectif_2010.asp"><strong>le site de l'Assembl&eacute;e nationale</strong></a> et du <a href="http://www.senat.fr/dossierleg/pjl09-276.html"><strong>S&eacute;nat</strong></a>).</p>
<p>A cette occasion, le gouvernement <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/projets/pl2239.pdf"><strong>a d&eacute;taill&eacute; un peu plus ses intentions en la mati&egrave;re</strong></a>, m&ecirc;me si le processus est encore largement en cours dans le domaine du num&eacute;rique. Voici un petit point d&rsquo;&eacute;tape.</p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-size: larger;"><strong>Un &eacute;l&eacute;ment de background pour commencer<br />
</strong></span></p>
<p>L&rsquo;argumentaire de Bercy sur ce projet de loi (<a href="http://www.economie.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/100120plfr2010.pdf"><strong>PDF</strong></a>) contient un diagramme saisissant. Il repr&eacute;sente <strong>la part des emplois li&eacute;s aux nouvelles technos dans des pays membres de l&rsquo;OCDE </strong>(en 2007) : la France faisait alors partie des pays qui fermaient la marche, distanc&eacute;e par une tr&egrave;s grande partie des pays europ&eacute;ens, y compris d&rsquo;Europe centrale et orientale :</p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;<input type="image" align="middle" width="500" src="../../../../../Content/Files/fc/image/test/graph.jpg" /></p>
<p style="text-align: left;"><strong><span style="font-size: larger;">Ce que l&rsquo;on savait d&eacute;j&agrave; </span></strong></p>
<p><strong>Une enveloppe r&eacute;partie entre infrastructures</strong> (2 milliards) et contenus (2,5 milliards), g&eacute;r&eacute;e par un <em>&laquo; Fonds national pour la soci&eacute;t&eacute; num&eacute;rique &raquo;</em> (FSN) : pas de surprise, tout ce que nous vous avions pr&eacute;sent&eacute;, <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2010/1/13/grand-emprunt-et-numerique_la-france-est-elle-en-retard-par-rapport-a-ses-voisins_/"><strong>d&eacute;but janvier</strong></a>, se retrouve dans ce texte l&eacute;gislatif.</p>
<p><strong>Nous allons davantage nous int&eacute;resser &agrave; la partie des &laquo; contenus &raquo;</strong>, qui &eacute;tait jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent la moins pr&eacute;cise. Sans grande surprise, les grands th&egrave;mes &eacute;voqu&eacute;s dans les discours, tant de Nicolas Sarkozy (le 14 d&eacute;cembre &ndash; <a href="http://www.elysee.fr/download/?mode=press&amp;filename=Discours_emprunt_national_091214.pdf"><strong>PDF</strong></a>) que de Fran&ccedil;ois Fillon (le 18 janvier &ndash; <a href="http://www.gouvernement.fr/sites/default/files/interventions/01.18_Discours_du_Premier_ministre_sur_le_theme_du_tres_haut_debit_et_leconomie_numerique.pdf"><strong>PDF</strong></a>), s&rsquo;y retrouvent : cloud-computing ; d&eacute;veloppement de <em>&laquo; logiciels innovants &raquo;</em> ; <em>&laquo; num&eacute;risation des contenus culturels &raquo;</em> ; conclusion de <em>&laquo; partenariats public-priv&eacute; de recherche et d&eacute;veloppement sur la ma&icirc;trise des technologies de base du num&eacute;rique &raquo;</em>. D'autres font leur apparition.</p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-size: larger;"><strong>Ce que l&rsquo;on apprend </strong></span></p>
<p>- Le d&eacute;veloppement des <strong>&laquo; Smart Grids &raquo; </strong>(les r&eacute;seaux &eacute;lectriques intelligents) va b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;un versement de<strong> 250 millions d&rsquo;euros</strong>, g&eacute;r&eacute; par l&rsquo;<a href="http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&amp;cid=96&amp;m=3&amp;catid=13089"><strong>ADEME</strong></a>. <em>&laquo; Pour assurer le d&eacute;veloppement de cette fili&egrave;re, il est n&eacute;cessaire de proc&eacute;der &agrave; des exp&eacute;rimentations &agrave; grande &eacute;chelle, dans deux domaines prioritaires : les <strong>r&eacute;seaux de transport et de distribution &eacute;lectriques</strong> et le <strong>compteur communiquant</strong> &raquo;</em>, justifie le gouvernement dans l&rsquo;analyse par mission des cr&eacute;dits (<a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/projets/pl2239.pdf"><strong>pages 66 &agrave; 70</strong></a>), le document sans doute le plus pr&eacute;cis disponible &agrave; ce jour sur le grand emprunt.</p>
<p>- Toujours sur l&rsquo;aspect <strong>Green IT</strong>, des subventions pourraient &ecirc;tre accord&eacute;es &agrave; des projets permettant la mise au point de <strong>syst&egrave;mes de transports intelligents</strong> : <em>&laquo; syst&egrave;mes d&rsquo;exploitation dynamique permettant d&rsquo;am&eacute;liorer l'information des usagers et la gestion et la r&eacute;gulation des trafics, syst&egrave;me <a href="http://www.ambafrance-uk.org/Les-trains-se-mettent-au-GSM-R.html"><strong>GSM-R</strong></a> pour les trains &raquo;</em> sont &eacute;voqu&eacute;s.</p>
<p>- Il est encore question de <strong>&laquo; ville num&eacute;rique de demain &raquo;</strong>, autour d&rsquo;un futur <strong>appel &agrave; projets</strong> <em>&laquo; pour le d&eacute;veloppement d&rsquo;usages innovants num&eacute;riques [&hellip;] pr&eacute;figurant la ville de demain dans toutes ses dimensions - utilisation du num&eacute;rique pour les infrastructures de transport, de commerce, de tourisme, de loisirs, prise en compte de l&rsquo;environnement, nouveaux services mobiles sans contact, &hellip; &raquo;</em>.</p>
<p>- C&ocirc;t&eacute; <strong>e-education</strong>, des <strong>appels &agrave; projets cibl&eacute;s</strong> devant permettre de <em>&laquo; changer l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;enseignement des langues, la lutte contre l&rsquo;illettrisme, l&rsquo;accompagnement individuel &raquo;</em>. Le <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/tags/serious-gaming/"><strong>serious gaming</strong></a> est &eacute;voqu&eacute; dans cette future <em>&laquo; offre adapt&eacute;e </em>[et] <em>v&eacute;ritablement innovante sur les pratiques p&eacute;dagogiques &raquo;</em>.</p>
<p>- La <strong>e-sant&eacute;</strong>, qui avait fait l&rsquo;objet <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/theme/sante/2009/12/9/lu-pour-vous_la-telesante_atout-pour-le-bien-etre_/"><strong>d&rsquo;un rapport parlementaire &agrave; l&rsquo;automne dernier</strong></a>, est &eacute;galement mentionn&eacute;e, via un soutien aux PME du secteur : <strong>t&eacute;l&eacute;radiologie</strong>, <strong>t&eacute;l&eacute;consultations sp&eacute;cialis&eacute;es</strong>, sont plus pr&eacute;cis&eacute;ment cit&eacute;es.</p>
<p><strong>- </strong>Sur le<strong> cloud-computing : </strong>l&rsquo;Etat envisage des <em>&laquo; <strong>prises de participation et/ou pr&ecirc;ts</strong>, dans une soci&eacute;t&eacute; priv&eacute;e &agrave; capitaux mixtes publics-priv&eacute;s charg&eacute;e de concevoir, construire et exploiter une infrastructure de cloud computing &raquo;</em>. Par recoupement avec le discours de Fran&ccedil;ois Fillon, <strong>Dassault Syst&egrave;mes</strong> devrait &ecirc;tre la t&ecirc;te de pont de cet ensemble. &laquo;<em> Cette soci&eacute;t&eacute; sera r&eacute;mun&eacute;r&eacute;e par les utilisateurs de l&rsquo;infrastructure qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de fournisseurs de logiciels en mode &laquo; software as a service &raquo; ou d&rsquo;entreprises ou d&rsquo;administrations l&rsquo;utilisant pour leurs besoins propres de calcul ou de stockage &raquo;</em>, lit-on encore.</p>
<p>- Sur la <strong>num&eacute;risation de contenus</strong> : <em>&laquo; Le FSN investira dans la num&eacute;risation et l&rsquo;exploitation (y compris par la cr&eacute;ation de services associ&eacute;s) des contenus patrimoniaux culturels, &eacute;ducatifs et scientifiques &raquo;</em>, apprend-t-on. Mais un mot d&rsquo;ordre est proclam&eacute; : cette num&eacute;risation doit &ecirc;tre associ&eacute;e &agrave; <em>&laquo; la <strong>cr&eacute;ation d&rsquo;activit&eacute;s &eacute;conomiques</strong> &raquo;</em>. Exemple &eacute;voqu&eacute; : si la piste d&rsquo;une<em> &laquo; mise &agrave; disposition aupr&egrave;s d'op&eacute;rateurs commerciaux &raquo;</em> de ce patrimoine num&eacute;ris&eacute; se concr&eacute;tisait, <em>&laquo; l'&Eacute;tat pourrait percevoir des redevances sur les revenus g&eacute;n&eacute;r&eacute;s par ces services </em>[publicit&eacute;, abonnements payants, NDLR]<em> &raquo;</em>.</p>
<p>- C&ocirc;t&eacute; <strong>technologies</strong>, enfin, est &eacute;voqu&eacute;e&nbsp; la piste de l&rsquo;octroi de subventions <em>&laquo; &agrave; des partenariats public-priv&eacute; de R&amp;D autour du d&eacute;veloppement [&hellip;] de la nano&eacute;lectronique, [&hellip;] des&nbsp; technologies g&eacute;n&eacute;riques du logiciel (logiciel embarqu&eacute;, technologies Web g&eacute;n&eacute;riques, etc) [et] des prochaines g&eacute;n&eacute;rations de technologies pour les r&eacute;seaux de t&eacute;l&eacute;communications (LTE, IMS) &raquo; </em><br />
<strong><br />
&gt;&gt; On ne regrette donc vraiment pas l&rsquo;invitation adress&eacute;e &agrave; nos experts, </strong><a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/2/8/grand-emprunt-et-numerique_2-milliards-d-euros-pour-les-contenus_mais-lesquels_/ "><strong>&agrave; qui nous avons demand&eacute; de plancher sur les contenus qu&rsquo;ils aimeraient voir mis en avant dans le cadre du grand emprunt</strong></a><strong>. Vous d&eacute;couvrirez leurs pistes dans le courant du mois de f&eacute;vrier.</strong><br />
&nbsp;</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/11/grand-emprunt-et-numerique_ca-commence-a-se-preciser_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/11/grand-emprunt-et-numerique_ca-commence-a-se-preciser_/</link>
      <title>Grand emprunt et numérique : ça commence à se préciser...</title>
      <pubDate>Thu, 11 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>2, rue Saint-M&eacute;dard, dans le 5e arrondissement de Paris : <a href="http://www.livreshebdo.com/popupImpression.aspx?actuId=4029&amp;KeepThis=true&amp;TB_iframe=true&amp;height=460&amp;width=680"><strong>d'apr&egrave;s Livres Hebdo</strong></a>, la Ville de Paris inaugurera &agrave; cette adresse, en 2011, une <em>&laquo; p&eacute;pini&egrave;re d&rsquo;entreprises de l&rsquo;&eacute;dition et de sp&eacute;cialistes des technologies num&eacute;riques &raquo;</em>, baptis&eacute;e <em>&laquo; labo de l&rsquo;&eacute;dition &raquo;</em>. Le projet sera notamment d&eacute;velopp&eacute; en partenariat avec Cap Digital, pr&eacute;cise Livres Hebdos.</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">10/02/2010 18:29:42</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Un "lab" de l édition à Paris (Livres Hebdo)</title>
      <pubDate>Wed, 10 Feb 2010 18:29:42 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Voici un nouvel angle d'approche de la bataille entre papier imprim&eacute; et imprim&eacute;s electroniques : lire un journal via un reader est-il plus &eacute;colo que de le lire dans sa version imprim&eacute;e ? <a href="http://www.techiteasy.org/2010/02/09/e-reader-or-print-which-is-greener-join-the-debate/"><strong>Tech IT Easy</strong></a> recense deux approches contradictoires sur la question ... (en anglais)</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">10/02/2010 17:57:46</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>L encre imprimée est-elle verte ? (Tech IT Easy)</title>
      <pubDate>Wed, 10 Feb 2010 17:57:46 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>La partie &quot;contenus&quot; de l'enveloppe d&eacute;di&eacute;e au num&eacute;rique dans le grand emprunt est un &quot;beau bric-&agrave;-brac&quot; : <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/2010/tentative-decryptage-grand-emprunt/"><strong>Olivier Ezratty se penche sur le grand emprunt</strong></a>, et rejoint, avec ses mots, l'une des conclusions de <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2010/1/13/grand-emprunt-et-numerique_la-france-est-elle-en-retard-par-rapport-a-ses-voisins_/"><strong>l'article de RSLNmag.fr qui s'&eacute;tait pench&eacute; sur la question</strong></a>. On en reparlera ici tr&egrave;s vite : <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/2/8/grand-emprunt-et-numerique_2-milliards-d-euros-pour-les-contenus_mais-lesquels_/"><strong>c'est le th&egrave;me de notre troisi&egrave;me d&eacute;bat</strong></a> ...</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">10/02/2010 15:35:24</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Un grand emprunt bric-à-brac ! (O. Ezratty)</title>
      <pubDate>Wed, 10 Feb 2010 15:35:24 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><strong>C'est un peu l'histoire de </strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_papillon"><strong>l'effet papillon</strong></a><strong>, appliqu&eacute;e au net : </strong>comment la photo d'un ado, diffus&eacute;e en 2010 sur un r&eacute;seau social, peut priver d'emploi un jeune homme visiblement promis &agrave; un bel avenir, en 2025.</p>
<p><strong>Ce sc&eacute;nario, o&ugrave; s'entrecroisent histoires de coeurs d'ado</strong>, de vacances &agrave; la neige et de film (un peu) potache, c'est celui du <em>&laquo; serious game d'&eacute;ducation critique &agrave; Internet &raquo; </em><a href="http://www.2025exmachina.net/"><strong>2025exmachina.net</strong></a>, lanc&eacute; ce 9 f&eacute;vrier par Internet Sans Crainte, en partenariat avec la CNIL, de la DUI et de la Commission europ&eacute;enne. Il est &eacute;videmment enti&egrave;rement gratuit et <a href="http://www.2025exmachina.net/jeu"><strong>peut se jouer en ligner</strong></a>, sans inscription pr&eacute;alable.</p>
<p><strong> Le coeur des actions &agrave; mener dans ce premier &eacute;pisode</strong> va tenir aux r&eacute;glages des param&egrave;tres de &quot;<a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/tags/privacy-paradox/"><strong>privacy</strong></a>&quot; sur le r&eacute;seau social imaginaire pr&eacute;sent&eacute; dans le jeu - ne pas accepter n'importe qui parmi ses amis les plus proches, d&eacute;finir des &quot;cercles&quot; de proximit&eacute;, ... .</p>
<p><strong>Coeur de cible de ce jeu ? Celui des ados,</strong> un public <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/01/08/vie-privee-le-point-de-vue-des-petits-cons_1289411_651865.html"><strong>pas franchement r&eacute;ceptifs aux messages de sensibilisation traditionnels de protection de la vie priv&eacute;e sur le net</strong></a>. Le message colle &eacute;videmment parfaitement aux conclusions d'une &eacute;tude d&eacute;voil&eacute;e ce mardi, journ&eacute;e d&eacute;clar&eacute;e &quot;Internet Safer Day&quot;, par la Commission europ&eacute;enne : <a href="http://www.internetsanscrainte.fr/blog-actu/la-commission-europeenne-demande-aux-reseaux-sociaux-dameliorer-les-mesures-de-protection-"><strong>50 % des adolescents europ&eacute;ens publieraient sur la Toile des infos personnelles, pouvant rester ind&eacute;finiment en ligne et &ecirc;tre vues par n'importe qui</strong></a>. Reste d&eacute;sormais &agrave; savoir s'ils seront sensibles au message d&eacute;livr&eacute; par ce <em>serious game</em>, et s'ils s'approprieront le jeu, &eacute;galement.</p>
<p><strong>Viviane Reding, commissaire &agrave; la soci&eacute;t&eacute; de l'information,</strong> situe sa mission &agrave; un autre niveau, et vise &agrave; faire &eacute;voluer les pratiques des soci&eacute;t&eacute;s exploitantes de r&eacute;seaux sociaux.  Principal message d&eacute;livr&eacute; : sur les r&eacute;seaux sociaux, <em>&laquo; les profils des mineurs doivent &ecirc;tre &quot;priv&eacute;s&quot; par d&eacute;faut, et les questions ou signalements d'abus doivent recevoir des r&eacute;ponses rapides et appropri&eacute;es </em><em>&raquo;</em>, r&eacute;clame la commissaire europ&eacute;enne.</p>
<p><strong>&gt; Pour aller plus loin : </strong></p>
<p><strong>- Retrouvez <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/tags/privacy-paradox/">le carnet de route tenu par RSLNmag.fr</a> sur une enqu&ecirc;te au long cours d&eacute;di&eacute;e au privacy paradox.</strong></p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/9/2025exmachina_un-serious-game-tente-de-parler-vie-privee-aux-ados/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/9/2025exmachina_un-serious-game-tente-de-parler-vie-privee-aux-ados/</link>
      <title>2025exmachina : un serious game tente de parler vie privée aux ados</title>
      <pubDate>Tue, 09 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><strong>Rep&eacute;rer un mot clef &agrave; l'int&eacute;rieur des centaines de milliers de messages </strong>post&eacute;s tous les jours sur le site de micro-blogging Twitter. Y observer les co-occurences. Puis repr&eacute;senter le tout dans un graphique, et dans une liste montrant l'importance desdites co-occurences : ok, dit ainsi, vous ne visualisez sans doute pas tr&egrave;s bien ce que le site internet <a href="http://postmodernnews.com"><strong>postmodernnews.com</strong></a> propose.</p>
<p><strong>Mais on vous l'assure : </strong>ce projet compl&egrave;tement exp&eacute;riemental, qui entend &quot;d&eacute;construire&quot; Twitter pour mieux le reconstuire, est vraiment captivant.</p>
<p><strong>Nous avons fait le test en demandant au moteur de recherche</strong> de trouver tous les messages post&eacute;s comprenant les expressions &quot;<a href="http://search.twitter.com/search?q=BHL"><strong>BHL</strong></a>&quot; et &quot;<a href="http://search.twitter.com/search?q=Botul"><strong>Botul</strong></a>&quot; - vous pouvez lire cette <a href="http://www.lepoint.fr/culture/2010-02-08/buzz-sur-internet-autour-de-bhl-et-jean-baptiste-botul/249/0/421970"><strong>d&eacute;p&ecirc;che</strong></a> AFP &agrave; la limite du clich&eacute; si vous ne voyez pas bien de quoi l'on parle.</p>
<p><strong>Le r&eacute;sultat est saisissant : </strong></p>
<p><strong>Sur cette premi&egrave;re image,</strong> la repr&eacute;sentation graphique propose une double entr&eacute;e, par &quot;zones&quot; (exemple : Canal +, o&ugrave; BHL &eacute;tait invit&eacute; lundi soir ...) et par fr&eacute;quence des liens post&eacute;s notamment - du moins c'est ainsi qu'on l'a compris.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><input type="image" align="middle" width="590" src="/Content/Files/fc/image/test/twitter-image.jpg" /></strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>-&nbsp;</strong><strong>On d&eacute;zoome un peu sur cette seconde image,</strong> et vous d&eacute;couvrez l'entr&eacute;e &quot;texte&quot; : sont, cette fois, repr&eacute;sent&eacute;s les mots clefs pr&eacute;sents dans les messages post&eacute;s par les utilisateurs de Twitter qui ont cit&eacute; les expressions recherch&eacute;es.</p>
<p style="text-align: center;"><input type="image" align="middle" width="590" src="/Content/Files/fc/image/test/twitter-image-2.jpg" /></p>
<p><strong>- Ici, nous avons s&eacute;lectionn&eacute; la co-occurence &quot;fake&quot;</strong> [pour &quot;faux&quot; grossier] : en cliquant dessus, la liste de tous les messages comportant &quot;fake&quot;, &quot;bhl&quot; et &quot;botul&quot; appara&icirc;t.&nbsp; Ensuite ? vous pouvez cliquez les messages originaux. Sur la capture d'&eacute;cran ci-dessus, c'est <a href="http://twitter.com/sebmusset/status/8819129108"><strong>ce message</strong></a> post&eacute; hier soir par @<a href="http://twitter.com/sebmusset"><strong>sebmusset</strong></a> qui est reproduit : &laquo; <em>Scoop : Jean-Baptiste Botul est formel : &quot;Ce BHL est un fake&quot; </em>&raquo;</p>
<p><strong>A quoi &ccedil;a sert ?</strong> Pour &ecirc;tre tout &agrave; fait franc, on n'a pas encore compl&egrave;tement compris. Mais on vous conseille vivement <a href="http://postmodernnews.com"><strong>d'y faire un tour</strong></a>, vous verrez, c'est assez fascinant.</p>
<p><strong>Les explications sur les personnes &agrave; l'origine</strong> du <a href="http://postmodernnews.com/html/HowDo.htm"><strong>projet</strong></a> sont r&eacute;duites &agrave; leur portion congrue, mais ne vous &eacute;tonnez pas si vous entendez parler d'eux tout bient&ocirc;t sur le net.</p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(projet rep&eacute;r&eacute; mardi 9 f&eacute;vrier par le site sp&eacute;cialis&eacute; </span><a href="http://www.visualcomplexity.com/vc/project_details.cfm?id=710&amp;index=710&amp;domain="><span style="font-size: smaller;"><strong>visualcomplexity</strong></span></a><span style="font-size: smaller;">) </span></p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/panorama/2010/2/9/twitter-deconstruit_c-est-pas-mal-aussi/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/panorama/2010/2/9/twitter-deconstruit_c-est-pas-mal-aussi/</link>
      <title>Twitter déconstruit, c est pas mal aussi</title>
      <pubDate>Tue, 09 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Le romancier Fran&ccedil;ois Bon, l'un des plus impliqu&eacute;s sur les questions d'&eacute;dition num&eacute;rique, <a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2010"><strong>publie une liste de 21 &quot;points&quot; d&eacute;cryptant le r&eacute;seau social</strong></a>, tout en nuances. <strong>Extraits </strong>: <em>&quot;Twitter est dangereux&nbsp;: on peut remplacer l&rsquo;&eacute;cart n&eacute;cessaire &agrave; la pens&eacute;e par ce robinet d&rsquo;eau ti&egrave;de, comme une radio qu&rsquo;on laisserait allum&eacute;e en continu. Mais qu&rsquo;un &eacute;v&eacute;nement surgisse, [...] et vous suivrez, bien avant les journaux [...] l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement en prise directe avec ses protagonistes.&quot;</em> Ou encore : <em>&quot;Combien de fois on a pu, ces derniers mois, via twitter, litt&eacute;ralement <i>forcer</i> presse ou m&eacute;dias &agrave; faire place &agrave; telle r&eacute;flexion ?&quot; </em></p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">08/02/2010 10:58:33</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>François Bon explique Twitter (Tiers Livre)</title>
      <pubDate>Mon, 08 Feb 2010 10:58:33 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Choc des genres ? Jean-Marc Morandini, animateur multi-casquette (de Direct 8 &agrave; Europe 1 en passant par Direct Soir et son blog) souvent critiqu&eacute; pour son go&ucirc;t du people et des fausses exclusivit&eacute;s, &eacute;tait l'invit&eacute;, dimanche soir, de Fr&eacute;d&eacute;ric Martel, dans l'&eacute;mission &quot;Masse Critique&quot; sur France Culture. Au menu notamment : un &eacute;change avec Pascal Rich&eacute;, autour des liens et des bonnes pratiques de sour&ccedil;age sur le net. La page de l'&eacute;mission est <a href="http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/masse_critique/fiche.php?diffusion_id=80689"><strong>l&agrave;</strong></a>, le MP3 est <a href="http://rf.proxycast.org/m/media/296096201420/c=culture/p=France+Culture+-+Masse+critique_10183/l3=20100207/l4=/http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10183-07.02.2010-ITEMA_20214964-0.mp3"><strong>ici</strong></a>.</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">08/02/2010 08:57:05</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Jean-Marc Morandini sur France Culture</title>
      <pubDate>Mon, 08 Feb 2010 08:57:05 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(visuel : <a href="http://www.flickr.com/photos/booleansplit/3415386127/"><strong>958</strong></a>, par <a href="http://www.flickr.com/photos/booleansplit/"><strong>Robert S. Donovan</strong></a>, licence CC)</span></p>
<p><strong>Monde du handicap d'un c&ocirc;t&eacute;, et des nouvelles technos de l'autre : </strong>Georges Lamy Au Rousseau, jeune cr&eacute;ateur d&rsquo;entreprise, a eu l&rsquo;occasion d&rsquo;explorer les relations entre ces deux sph&egrave;res, qui ne se parlent pas forc&eacute;ment suffisamment &agrave; son go&ucirc;t. <em>&laquo; M&ecirc;me si on commence &agrave; sentir que cela bouge pas mal &hellip; &raquo;</em>, compl&egrave;te-t-il aussit&ocirc;t.<br />
<strong><br />
Apr&egrave;s une formation d&rsquo;ing&eacute;nieur </strong>(HEI Lille), compl&eacute;t&eacute;e d&rsquo;une th&egrave;se de doctorat en physique, ce scientifique a pass&eacute; dix ans dans les tr&egrave;s s&eacute;rieux laboratoires de recherche du minist&egrave;re de la D&eacute;fense. <em>&laquo; Je me suis sp&eacute;cialis&eacute; en vis&eacute;e stellaire, un syst&egrave;me de rep&eacute;rage qui permet de d&eacute;duire la position d&rsquo;un mobile par rapport &agrave; une r&eacute;f&eacute;rence &hellip; dont les satellites, par rapport aux &eacute;toiles &raquo;</em>, explique-t-il.<br />
<strong><br />
A priori, tout cela n&rsquo;a pas grand rapport avec le handicap.</strong> Le d&eacute;clic se produit un peu plus tard : <em>&laquo; En 2006, je cr&eacute;e ma soci&eacute;t&eacute;, pour explorer certains des usages qui me semblaient permis par les recherches que je menais. &raquo;</em> Entre deux commandes traditionnelles (des histoires de routage, de satellites, et de positionnement, toujours), Starnav d&eacute;veloppe <a href="http://www.starnav.fr/produits.html"><strong>Head Pilot</strong></a>. Cette solution permet d'acc&eacute;der &agrave; toutes les fonctionnalit&eacute;s d'un ordinateur, sans aucun contact, gr&acirc;ce &agrave; des mouvements de t&ecirc;te - d&eacute;duits, vous l&rsquo;aviez compris, &agrave; partir de ce fameux principe de vis&eacute;e stellaire. Pas de grand &eacute;quipement sp&eacute;cifique : le tout se pilote &agrave; partir d&rsquo;une cam&eacute;ra et d&rsquo;un bo&icirc;tier branch&eacute; sur un simple port USB. <br />
<strong><br />
Tr&egrave;s rapidement, Georges Lamy Au Rousseau va comprendre l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t</strong> que son projet peut rev&ecirc;tir dans le secteur du handicap, et entame un travail de <em>&laquo; work in progress &raquo;</em> avec des utilisateurs potentiels. Premier constat rapidement effectu&eacute; : l&rsquo;abattement des barri&egrave;res permis par les nouvelles technos. &laquo;<em> Toutes les personnes handicap&eacute;es rencontr&eacute;es nous ont expliqu&eacute; que l&rsquo;un de leur plus grand souhait &eacute;tait de pouvoir utiliser les messageries instantan&eacute;es, qui leur permettent d&rsquo;enlever toute trace de handicap &hellip; pour peu qu&rsquo;elles puissent taper assez vite, par exemple &raquo;</em>, raconte le jeune patron d&rsquo;entreprise. Cons&eacute;quence pratique : Head Pilot int&egrave;gre un logiciel de reconnaissance de texte.<br />
<br />
<strong>Le second enseignement retir&eacute; est quasi-psychologique &hellip;</strong> mais a, lui aussi, des cons&eacute;quences tr&egrave;s pratiques : <em>&laquo; La plupart des logiciels disponibles reposent sur un contr&ocirc;le par les yeux. Mais allez expliquer &agrave; un handicap&eacute; qui dispose totalement de la ma&icirc;trise des mouvements de sa t&ecirc;te, qu&rsquo;il ne doit plus s&rsquo;en servir : il ne voudra surtout pas renoncer &agrave; cette libert&eacute; ! &raquo;</em><br />
<br />
<strong>Oui, mais voil&agrave; :</strong> plut&ocirc;t bien int&eacute;gr&eacute;e dans les r&eacute;seaux classiques de l&rsquo;entreprenariat (subventions d&rsquo;Os&eacute;o, int&eacute;grations aux r&eacute;seaux locaux d&rsquo;entrepreneurs, &hellip;), Starnav, localis&eacute;&nbsp; &agrave; c&ocirc;t&eacute; de Caen, ne va pas particuli&egrave;rement trouver d&rsquo;&eacute;cosyst&egrave;me <em>&laquo; handicap et nouvelles technos &raquo;</em> pr&ecirc;t &agrave; l&rsquo;&eacute;pauler dans sa d&eacute;marche. <em>&laquo; C&rsquo;est d&rsquo;autant plus difficile que, lorsque nous nous pr&eacute;sentions &agrave; des d&eacute;cideurs, les produits n&rsquo;&eacute;taient pas encore tout &agrave; fait achev&eacute;s. C&rsquo;est &agrave; peu pr&egrave;s contraire &agrave; toutes les r&egrave;gles du marketing &hellip; &raquo;</em><br />
<strong><br />
A force de persuasion, Starnav a aujourd&rsquo;hui trouv&eacute; </strong>quelques clients pour son produit. <em>&laquo; L&rsquo;argent n&rsquo;est pas souvent le probl&egrave;me mis en avant par les acheteurs potentiels &raquo;,</em> analyse Georges Lamy Au Rousseau. <em>&laquo; A plusieurs reprises, on nous a oppos&eacute; un probl&egrave;me administratif et d&eacute;cisionnel : notre produit ne trouvait pas forc&eacute;ment sa place dans les achats traditionnels &hellip; &raquo;</em>.</p>
<p><strong>&gt; Pour aller plus loin : </strong></p>
<p><strong>- Starnav pr&eacute;sentera son projet, mercredi 10 f&eacute;vrier, </strong><strong>aux <a href="http://www.microsoft.com/france/mstechdays/">TechDays</a>, organis&eacute;s par Microsoft France (&eacute;diteur de RSLNmag.fr) &agrave; Paris.<br />
</strong></p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/8/handicap-et-nouvelles-technos_un-business-pas-tout-a-fait-comme-les-autres/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/8/handicap-et-nouvelles-technos_un-business-pas-tout-a-fait-comme-les-autres/</link>
      <title>Handicap et nouvelles technos : un business pas tout à fait comme les autres</title>
      <pubDate>Mon, 08 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<div>
    <div>Alexis Mons : Libérons les données publiques !</div>
    <div><i>Cofondateur et directeur délégué général, Groupe Reflect, agence de marketing interactif et relationnel</i></div>
    <div>Si l'enjeu du grand emprunt est de cr&eacute;er de nouveaux gisements de valeur, je crois qu'il faut simplement que l'Etat lib&egrave;re celui sur lequel il est assis : la donn&eacute;e publique.
En ce domaine, il n'a manqu&eacute; ni de rapports ni de brillants esprits pour &eacute;clairer cette opportunit&eacute;. Les &eacute;tudes de cas sont l&eacute;gions, celui de la cartographie est bien connu, sans parler du cas des contenus culturels, et alors que l'on tourne en rond &agrave; chercher des mod&egrave;les de valorisation num&eacute;riques.
Ce serait &eacute;galement l'occasion de travailler vraiment la question des licences alternatives, de lancer de nouveaux mod&egrave;les, sans parler de dynamiser la valorisation de la recherche. La donn&eacute;e publique est un gigantesque gisement de valeur, si tant est qu'on la lib&egrave;re ! Avec le grand emprunt, l'Etat a l'occasion de transformer ses intentions et de changer de si&egrave;cle.
Pour le reste, que l'Etat se dote d'une infrastructure de &quot;cloud&quot; me para&icirc;t une &eacute;vidence. On assiste encore une fois, au travers de cette impulsion attendue, &agrave; un nouvel exemple qui veut que, sans l'Etat, rien ne se passe. Personnellement, je pense que le sujet devrait &ecirc;tre europ&eacute;en, mais l&agrave;, c'est tr&egrave;s tr&egrave;s flou, malheureusement &hellip;</div>
    <br /><br />
</div><div>
    <div>Jean-noël Lafargue : La cartographie et les données publiques</div>
    <div><i>Maître de conférences associé à l'Université Paris 8, enseignant le multimédia dans plusieurs écoles d'art : Le Havre, Rennes, e-Artsup</i></div>
    <div>&Eacute;tait-il utile de contracter un nouvel emprunt ? Une manne financi&egrave;re suffira-t-elle &agrave; r&eacute;gler les probl&egrave;mes d'ordre psychologique dont la France fait preuve dans son rapport aux nouvelles technologies ? Nos &eacute;lites d&eacute;cidantes se sont presque toujours montr&eacute;es complex&eacute;es vis &agrave; vis du monde anglo-saxon, alternant orgueil d&eacute;mesur&eacute; et suivisme timor&eacute; sans oublier un m&eacute;pris aux effets d&eacute;vastateurs pour tout ce qui fonctionne avec un clavier et un &eacute;cran. En &eacute;tant taquin, on pourrait m&ecirc;me faire remarquer que les aides d'&eacute;tat re&ccedil;ues par le domaine des NTIC fran&ccedil;aise ont souvent port&eacute; pr&eacute;judice &agrave; ses acteurs dans le pass&eacute;.
Pourtant la puissance industrielle de la France n'est pas ridicule et sa recherche en informatique a toujours &eacute;t&eacute; tr&egrave;s dynamique. Parmi les domaines qui m&eacute;ritent un coup de pouce et o&ugrave; l'intervention de l'Etat peut &ecirc;tre profitable, je verrais l'investissement dans la recherche informatique sans b&eacute;n&eacute;fices chiffrables, la mise &agrave; disposition libre de certaines bases de donn&eacute;es publiques (cartographie par exemple) ou encore l'&eacute;ducation du public &ndash; de tous &acirc;ges &ndash; &agrave; une approche non-passive des outils informatiques.</div>
    <br /><br />
</div><div>
    <div>Fred Bordage : Le développement durable, oublié du grand emprunt</div>
    <div><i>Expert TIC durables et Green IT, fondateur de GreenIT.fr</i></div>
    <div>Alors que les Technologies de l&rsquo;Information et de la Communication (TIC) permettraient, selon le rapport Smart 2020, de r&eacute;duire les &eacute;missions de CO2 de l&rsquo;humanit&eacute; de 15% d&rsquo;ici 2020, le grand emprunt fait totalement l&rsquo;impasse sur les TIC durables, ou sustainable ICT / Green IT en anglais.
La France et l&rsquo;Europe auraient par exemple tout int&eacute;r&ecirc;t &agrave; d&eacute;velopper le covoiturage. Mais pas un euro du grand emprunt n&rsquo;est consacr&eacute; aux sites web et aux technologies qui soutiennent ce changement profond de comportement des citoyens. Pourtant, sans site web il est impossible d&rsquo;industrialiser le covoiturage. Et on imagine facilement que d&rsquo;ici quelques ann&eacute;es, le leader mondial du covoiturage aura un poids &eacute;conomique tr&egrave;s important.
Le grand emprunt oublie aussi de d&eacute;velopper l&rsquo;&eacute;conomie circulaire et le r&eacute;emploi. Cette pratique consiste &agrave; recycler des d&eacute;chets &eacute;lectroniques pour fabriquer de nouveaux appareils &eacute;lectroniques. Dans un monde aux ressources finies et dont le co&ucirc;t ne cesse d&rsquo;augmenter, la capacit&eacute; &agrave; reconditionner du mat&eacute;riel d&rsquo;occasion ou &agrave; r&eacute;employer des composants sera pourtant un facteur de comp&eacute;titivit&eacute; important.</div>
    <br /><br />
</div><div>
    <div>Eric Legale : Des contenus accessibles</div>
    <div><i>Directeur d’ISSY MEDIA, Société d’Economie Mixte chargée de la communication et des Technologies de l’Information de la ville d’Issy-les-Moulineaux</i></div>
    <div>Pourquoi ne pas nous inspirer des britanniques qui viennent de d&eacute;bloquer 30 millions de livres sterling (environ 34 millions d&rsquo;euros) pour permettre &agrave; un million de personnes d&eacute;favoris&eacute;es d&rsquo;&ecirc;tre connect&eacute;es dans les trois ans. Un appel &agrave; projets a &eacute;t&eacute; lanc&eacute; pour permettre aux collectivit&eacute;s locales, aux biblioth&egrave;ques, aux points d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;Internet, et aux cyberbases de proposer les meilleures solutions pour apprendre &agrave; se servir d&rsquo;Internet. 
Car, avant de demander &agrave; une population d&eacute;munie et peu dipl&ocirc;m&eacute;e de prendre un abonnement &agrave; l&rsquo;Internet, il faut d&rsquo;abord leur apprendre &agrave; se servir d&rsquo;un ordinateur et &agrave; naviguer sur le web. Pour y parvenir, tous les projets devront obligatoirement utiliser &laquo; My Guide &raquo;, une plateforme de contenus p&eacute;dagogiques clairs et simples pour former un public peu &agrave; l&rsquo;aise avec un clavier &agrave; franchir les premi&egrave;res &eacute;tapes d&rsquo;utilisation d&rsquo;un ordinateur et de l&rsquo;Internet. 
Tout le monde est d&rsquo;accord pour dire qu&rsquo;il faut investir dans la num&eacute;risation des contenus culturels, dans la simplification des services publics en ligne ou dans la cr&eacute;ation d&rsquo;un &eacute;cosyst&egrave;me vertueux pour les entreprises innovantes. Investir dans la production de contenus accessibles pour convaincre ceux qui n&rsquo;ont pas encore rejoint le monde num&eacute;rique me semble tout aussi prioritaire. </div>
    <br /><br />
</div><div>
    <div>Elena Pasquinelli : Des contenus capables de franchir les murs</div>
    <div><i>Chercheuse, coordinatrice du groupe Compas</i></div>
    <div>Il est souvent utile de faire des voyages au moins virtuels dans les pays en voie de d&eacute;veloppement, pour voir ce qu&rsquo;ils osent inventer pour amener l&rsquo;alphab&eacute;tisation &ldquo;traditionnelle&rdquo; et celle num&eacute;rique dans leurs &eacute;coles, et non seulement dans les &eacute;coles.

Voici d&eacute;j&agrave; une source d&rsquo;inspiration : penser des contenus qui sont capables de franchir les murs de l&rsquo;&eacute;cole, d&rsquo;avoir leurs usages formels mais aussi informels. Ce sont ces usages qui permettront de r&eacute;aliser l&rsquo;id&eacute;al de l&rsquo;apprentissage toute la vie, un apprentissage qui ne peut pas se laisser contenir par des structures physiques pr&eacute;cises. Donc contenus qui peuvent &ecirc;tre acc&eacute;d&eacute;s en autonomie, formes de tutorat &agrave; distance, logiciels et applications qui facilitent la t&acirc;che de s&rsquo;orienter dans l&rsquo;information, ou de s&rsquo;entrainer, comme les jeux s&eacute;rieux. Le tout confectionn&eacute; &agrave; la fois pour l&rsquo;ordinateur, mais aussi pour des hardwares plus souples, comme les t&eacute;l&eacute;phones portables, qui nous suivent partout et sont toujours &agrave; disposition.

Un exemple : le tutorat en math&eacute;matiques d&eacute;velopp&eacute; par Meraka Institute (R&eacute;publique Sud-africaine) et qui exploite un social network tr&egrave;s aim&eacute; par les jeunes de ce pays : MXit. Ca devient Math on MXit.
&nbsp;</div>
    <br /><br />
</div><div>
    <div>Alain-Marie Bassy : Une ingénierie pédagogique du numérique est nécessaire</div>
    <div><i>Inspecteur général de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche, co-animateur de la cellule TIC des inspections générales</i></div>
    <div>Assez dr&ocirc;le cette lettre au P&egrave;re No&euml;l pour les grands enfants du num&eacute;rique que nous sommes ! Mais allons-y, r&ecirc;vons un peu ! La premi&egrave;re chose &agrave; faire : cesser de raisonner en contenant et contenu, en hard et soft, en tuyau et fluide quand tout nous apprend aujourd&rsquo;hui (et l&rsquo;iPad encore r&eacute;cemment&hellip;) que ces deux l&agrave; ne font plus qu&rsquo;un. 
Les &laquo; contenus &raquo; qu&rsquo;on veut financer seront des dispositifs globaux, des m&eacute;dia-services ou des syst&egrave;mes interactifs associant outil et message, inscription et transmission, savoir et apprentissage, r&eacute;alit&eacute; et virtuel. Mais probl&egrave;me : on ne sait pas faire, du moins dans le syst&egrave;me &eacute;ducatif. Trop souvent, les logiques anciennes pr&eacute;valent encore, tant pour les contenants que pour les contenus num&eacute;riques. La num&eacute;risation des manuels scolaires en dit long sur ce point.&nbsp; 

Alors investissons plut&ocirc;t dans la construction d&rsquo;une v&eacute;ritable ing&eacute;nierie p&eacute;dagogique du num&eacute;rique. Parions sur le &laquo; savoir-faire des savoirs &raquo; plus que sur d&rsquo;improbables contenus. Cela suppose un triple effort financier : pour former &agrave; un m&eacute;tier aussi l&eacute;gitime que celui d&rsquo;enseignant, pour soutenir des projets innovants de R &amp; D, pour aider et accompagner dans sa reconversion progressive le secteur de l&rsquo;&eacute;dition et de la production de ressources p&eacute;dagogiques. Un tel investissement promet quelque retour. L&rsquo;ing&eacute;nierie &eacute;ducative est exportable. Plus que nos anc&ecirc;tres les Gaulois (quoique deux d&rsquo;entre eux.. !).&nbsp; </div>
    <br /><br />
</div><div>
    <div>Marcel Desvergne : Plus qu’un emprunt il s’agit d’un investissement.</div>
    <div><i>Président de l'AEC, Aquitaine Europe Communication, délégué Général de l’Université d’Eté de la Communication de 1980 à 2002.</i></div>
    <div>Quatre enjeux de l&rsquo;&eacute;cosyst&egrave;me num&eacute;rique, sur dix ans,&nbsp; vus depuis un des territoires de la mondialisation, l&rsquo;Aquitaine, motive mon choix.

1 - La num&eacute;risation des savoirs : La num&eacute;risation syst&eacute;matique de toutes les formes&nbsp; de savoirs et leur rangement organis&eacute;, &laquo; gouttelettes &raquo;&nbsp; au sein du nuage num&eacute;rique mondial en expansion.

2 - Les bastides num&eacute;riques : Les lieux de stockages et leur obligatoire s&eacute;curit&eacute;, bastides num&eacute;riques ouvertes &agrave; la &laquo; cueillette &raquo; de proximit&eacute; comme &agrave; celle de pr&eacute;dateurs lointains. 

3 - Les moteurs de recherche : Les gestions crois&eacute;es de ces donn&eacute;es accessibles par le plus grand nombre, donc les futurs moteurs de recherche, clefs du partage des connaissances d&rsquo;hier, d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et de demain.

4 - La conduite du monde num&eacute;rique : La formation de nouveaux &laquo; hussards du num&eacute;rique &raquo; pour la&nbsp; conduite et la maitrise d&rsquo;un monde num&eacute;rique o&ugrave; des liens se tissent alors que d&rsquo;autres sont d&eacute;truits.

Investir dans l&rsquo;avenir c&rsquo;est aussi investir sur des femmes et des hommes qui auront &agrave; aiguiller l&rsquo;&eacute;volution de notre univers immat&eacute;riel. Dans le num&eacute;rique, ne jamais oublier les facteurs humains ! </div>
    <br /><br />
</div><div>
    <div>Charles Simon : Vive les contenus illégaux !</div>
    <div><i>Avocat au Barreau de Paris, collaborateur SCP Duclos Thorne Mollet-Viéville
</i></div>
    <div>Je n&rsquo;ai pas d&rsquo;id&eacute;es pr&eacute;con&ccedil;ues sur les contenus qui doivent b&eacute;n&eacute;ficier des 2 milliards du Grand Emprunt. Mais je sais une chose : certains seront ill&eacute;gaux, surtout parmi ceux qui innovent.
Car, bien souvent, l&rsquo;ill&eacute;galit&eacute; est un passage oblig&eacute;. Oh, pas qu&rsquo;on ait un penchant pervers pour le c&ocirc;t&eacute; obscur mais pour une raison simple : quand on innove, on est seul. Et, en plus du risque &eacute;conomique, il faut souvent supporter le risque juridique.
Personne n&rsquo;a jamais tent&eacute; ce que vous voulez tenter ? D&eacute;brouillez-vous ! Vous ne pouvez pas assurer que votre business sera une machine &agrave; cash ? D&eacute;brouillez-vous ! Mais soyez s&ucirc;r que, si &ccedil;a marche, il sera toujours temps de passer &agrave; la caisse, plus tard, pour r&eacute;gler toutes ces questions qui n&rsquo;int&eacute;ressaient que vous quand vous n&rsquo;&eacute;tiez personne. Je n&rsquo;ai donc pas d&rsquo;id&eacute;es pr&eacute;con&ccedil;ues sur les contenus qui doivent b&eacute;n&eacute;ficier des 2 milliards du Grand Emprunt mais tous mes v&oelig;ux accompagnent ces innovateurs qui se lancent, bille en t&ecirc;te, dans l&rsquo;inconnue et l&rsquo;incertitude.</div>
    <br /><br />
</div><div>
    <div>Christine Balagué : Un réseau social national des entrepreneurs numériques pour soutenir 5.000 projets</div>
    <div><i>Chercheuse à l’Institut Telecom & Management et co-présidente du Think Tank Renaissance Numérique</i></div>
    <div>Les modalit&eacute;s de l&rsquo;innovation dans l&rsquo;industrie num&eacute;rique repose sur la multiplication de prototypes &agrave; g&eacute;n&egrave;se rapide. Nous ne savons pas aujourd&rsquo;hui qui sera le champion de 2015 et encore moins celui de 2020 : il est donc indispensable de d&eacute;multiplier l&rsquo;amor&ccedil;age de projets innovants port&eacute;s par des entrepreneurs.

L&rsquo;un des enjeux du grand emprunt sur le num&eacute;rique concerne la m&eacute;thode. La facilit&eacute; incite la puissance publique &agrave; se tourner vers les institutions, mais il est important que l&rsquo;Etat privil&eacute;gie la d&eacute;centralisation et la micro-&eacute;conomie. La culture du r&eacute;seau est au c&oelig;ur de l&rsquo;&eacute;conomie num&eacute;rique. Internet est un r&eacute;seau, il est aujourd&rsquo;hui plus que jamais social, mobile, en temps r&eacute;el.&nbsp; D&egrave;s lors, qui, mieux que les acteurs de l&rsquo;&eacute;conomie num&eacute;rique, connect&eacute;s sur la Toile, sont en capacit&eacute; de relayer l&rsquo;emploi des fonds publics apport&eacute;s par le Grand Emprunt ?

Constituer un r&eacute;seau social de 250 chefs d&rsquo;entreprise reconnus et respect&eacute;s de l&rsquo;&eacute;conomie num&eacute;rique, dans toutes les r&eacute;gions de France, qui, mobilis&eacute;s dans une d&eacute;marche citoyenne, apporteront leur expertise pour identifier les bons projets &eacute;mergeant en attente de financement, formaliser leur &eacute;valuation et accompagner les jeunes pousses. Ce r&eacute;seau social de proximit&eacute; apporterait un soutien efficace aux administrations centrales et territoriales engag&eacute;es sur le terrain pour d&eacute;ployer les investissements du Grand Emprunt. Il permettra de multiplier les investissements &ndash; de 50.000 &euro; &agrave; 250.000 &euro; - et pourquoi pas, de donner vie &agrave; 5.000 nouvelles entreprise num&eacute;riques et cr&eacute;er, &agrave; l&rsquo;horizon 2015, 100.000 emplois qualifi&eacute;s et une centaine de champions europ&eacute;ens &hellip;</div>
    <br /><br />
</div><div>
    <div>Pierre Gattaz : Infrastructures et contenus sont indissociables !</div>
    <div><i>Président du groupe STIC des Etats-Généraux de l’Industrie et Président de la FIEEC</i></div>
    <div>Le Grand Emprunt et les Etats G&eacute;n&eacute;raux de l&rsquo;Industrie ont identifi&eacute;, &agrave; juste titre, le num&eacute;rique parmi les grands chantiers d&rsquo;investissements strat&eacute;giques pour le futur. En effet, les Services et Technologies de l&rsquo;Information et de la Communication (STIC) sont le fondement de la comp&eacute;titivit&eacute; globale de l&rsquo;ensemble du tissu &eacute;conomique, industriel ou de service, et l&rsquo;un des moteurs puissant d&rsquo;&eacute;volution et de croissance durable de notre soci&eacute;t&eacute;, soucieuse de son impact sur l&rsquo;environnement.
Leur g&eacute;n&eacute;ralisation dans l&rsquo;ensemble des processus (productifs, de contr&ocirc;le, informationnels&hellip;), permet des innovations de rupture pour tous les secteurs, industriels et de service, mais &eacute;galement dans les usages (sant&eacute;, administration, &eacute;ducation&hellip;). Nous sommes aujourd&rsquo;hui &agrave; l&rsquo;aube d&rsquo;une nouvelle rupture qui va conduire de l&rsquo;utilisation d&rsquo;outils de communication (ordinateurs, PDA&hellip;), &agrave; l&rsquo;int&eacute;gration fluide des technologies de l&rsquo;information et de la communication dans tous les objets et processus, voire dans le corps humain. Cette nouvelle r&eacute;volution va rebattre les cartes des pays leaders.
L&rsquo;innovation durable viendra donc du lien r&eacute;ussi, notamment sur un territoire, entre innovation technologique / innovation de service / innovation d&rsquo;usage. Il nous faut travailler sur les trois dimensions en parall&egrave;le pour esp&eacute;rer r&eacute;ussir. C&rsquo;est pourquoi, les projets qui seront financ&eacute;s devront s&rsquo;appuyer sur les forces de la France dans les technologies et permettre le d&eacute;veloppement de services et usages innovants : cloud computing, smart grid, transports et routes intelligentes, s&eacute;curit&eacute;, t&eacute;l&eacute; sant&eacute; et t&eacute;l&eacute; m&eacute;decine&hellip;&nbsp; Infrastructures et contenus du num&eacute;rique sont indissociables : leur d&eacute;veloppement doit &ecirc;tre simultan&eacute;, sous peine de n&rsquo;obtenir qu&rsquo;une partie des potentialit&eacute;s escompt&eacute;es.</div>
    <br /><br />
</div><div>
    <div>Domnique Sciamma : Du contenu, des contenants…</div>
    <div><i>Directeur du département "Systèmes et Objets Interactifs" à Strate Collège Designers (Ecole Supérieure de Design Industriel)</i></div>
    <div>Il y a une tendance naturelle chez l&rsquo;humain &agrave; projeter sur l&rsquo;avenir sa vision du pass&eacute;, et les films de SF des ann&eacute;es 50 o&ugrave; les ordinateurs r&ecirc;v&eacute;s et clignotants de &laquo; l&rsquo;an 2000 &raquo; avalent des cartes perfor&eacute;es nous le rappellent de mani&egrave;re savoureuse. Je ne voudrais pas que cela soit le cas des contenus num&eacute;riques.

Le num&eacute;rique sera la grande affaire du Grand Emprunt, et dans le num&eacute;rique, les fameux contenus en seront la substance. J&rsquo;ai bien peur qu&rsquo;encore une fois les &laquo; d&eacute;cideurs &raquo; ne soient capables de ne financer que ce qu&rsquo;ils connaissent, donc ce qui les rassurent, et ne laissent alors de c&ocirc;t&eacute; ce qui fera les richesses de demain, que d&rsquo;autres moissonneront &agrave; notre place, apr&egrave;s les avoir fait cro&icirc;tre.

Il y a une forme d&rsquo;hypnotisme en mati&egrave;re de contenus &agrave; ne les consid&eacute;rer que comme immat&eacute;riels : Des jeux vid&eacute;o &ndash; qu&rsquo;ils soient s&eacute;rieux ou futiles &ndash; des e-books aux e-shopping, de Second Life &agrave; la r&eacute;alit&eacute; augment&eacute;e&nbsp; - la virtualit&eacute; serait le seul et ultime horizon digital. Nous pensons radicalement, qu&rsquo;au contraire, les enjeux du num&eacute;rique se trouvent dans le monde mat&eacute;riel, dans la corporalit&eacute;, dans la sensualit&eacute;.

La promesse du num&eacute;rique n&rsquo;est pas derri&egrave;re l&rsquo;&eacute;cran, elle est dans l&rsquo;objet. En le r&eacute;investissant, la combinaison &laquo; I.A + T&eacute;l&eacute;com + Nano &raquo; nous permet de r&ecirc;ver un monde d&rsquo;objets intelligents, interconnect&eacute;s, porteurs d&rsquo;exp&eacute;riences autant que de services et de fonctions. Il nous faut donc investir dans ces objets robotis&eacute;s, ces &laquo; Robjets &raquo;, qui seront alors paradoxalement des contenus autant que des contenants. Comme le message &eacute;tait le m&eacute;dium, le contenu sera le contenant.
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    <br /><br />
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    <div>Yacine Aït Kaci : Une industrie relocalisée « à la demande »</div>
    <div><i>Fondateur d'Electronic Shadow</i></div>
    <div>Pourquoi ne pas profiter de cet emprunt exceptionnel pour imaginer un changement de mentalit&eacute; tout aussi exceptionnel en France en favorisant r&eacute;ellement la convergence, pas seulement sur le papier mais en croisant enfin les disciplines du contenu, arts, sciences, technologies. 
Un grand chantier strat&eacute;gique semble &ecirc;tre le passage d&rsquo;une industrie d&eacute;localis&eacute;e de la d&eacute;multiplication &agrave; une industrie relocalis&eacute;e &laquo; &agrave; la demande &raquo;, &agrave; travers notamment l&rsquo;&eacute;mergence et le potentiel du prototypage rapide. La mati&egrave;re premi&egrave;re de l'industrie de demain sera la mati&egrave;re grise.</div>
    <br /><br />
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    <div>Nils Aziosmanoff  :  Misons sur la création numérique ! </div>
    <div><i>Président du CUBE, centre de création numérique, président de NAVIDIS SA</i></div>
    <div>C&rsquo;est toute la soci&eacute;t&eacute; qui se r&eacute;invente sous la pouss&eacute;e du num&eacute;rique : l&rsquo;&eacute;conomie, la culture, l&rsquo;&eacute;ducation, les relations humaines vont s&rsquo;en trouver compl&egrave;tement modifi&eacute;es. Pourtant, un r&eacute;cent rapport sur l&rsquo;innovation montre que la performance des entreprises fran&ccedil;aises se situe au 10&egrave;me rang dans l&rsquo;union europ&eacute;enne, derri&egrave;re les pays scandinaves, l&rsquo;Allemagne et le Royaume-Uni (voir Pour une nouvelle vision de l&rsquo;innovation - avril 2009, Pascal Morand et Delphine Manceau)

Dans le domaine de l&rsquo;&eacute;ducation par exemple, la France arrive en queue du peloton europ&eacute;en, en 24&egrave;me position. Est-ce si &eacute;tonnant, quand on sait que la part de financement affect&eacute;e &agrave; la cr&eacute;ation de contenus p&eacute;dagogiques num&eacute;riques repr&eacute;sente moins de 10% de l&rsquo;investissement en mat&eacute;riel informatique pour les &eacute;coles ? On pose des tuyaux, mais pour favoriser quels contenus, quels usages ? 

L&rsquo;innovation est de plus en plus le fruit de processus cr&eacute;atifs et de valeurs &laquo; non technologiques &raquo;. La cr&eacute;ation num&eacute;rique dans toute sa diversit&eacute; invente de nouvelles formes, explore de nouveaux paradigmes d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la connaissance, de repr&eacute;sentation et d&rsquo;&eacute;change, qui &eacute;largissent nos imaginaires collectifs. A l&rsquo;instar du jeu vid&eacute;o, le partenariat entre la cr&eacute;ation et l&rsquo;innovation stimule l&rsquo;&eacute;closion de nouveaux contenus et usages. Parce qu&rsquo;elle repr&eacute;sente un secteur aujourd&rsquo;hui tr&egrave;s actif qui peut jouer un r&ocirc;le majeur dans la dynamique d&rsquo;innovation, misons sur la cr&eacute;ation num&eacute;rique ! </div>
    <br /><br />
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    <div>Malo Girod de l’Ain : Investir dans l’art numérique </div>
    <div><i>Malo Girod de l’Ain, Digital art international (digitalarti.com), première plate-forme internationale sur l’art numérique.</i></div>
    <div>
Au milieu des nombreuses options pour le Grand Emprunt, pourquoi investir dans l&rsquo;art num&eacute;rique ? 

Pour la diffusion d&rsquo;une culture de l&rsquo;innovation : de tous temps, les artistes ont &eacute;t&eacute;&nbsp; &agrave; l&rsquo;avant-garde des &eacute;volutions de la soci&eacute;t&eacute;. Les artistes num&eacute;riques le sont &eacute;galement mais ajoutent &agrave; cela un travail, un d&eacute;tournement, des cr&eacute;ations avec les technologies d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et de demain. Cette particularit&eacute; permet de diffuser dans les territoires, dans les collectivit&eacute;s, dans les entreprises, dans les universit&eacute;s&hellip; une r&eacute;elle culture de l&rsquo;innovation. Le grand emprunt cherche &agrave; privil&eacute;gier des investissements &agrave; fort levier : c&rsquo;est exactement ce qu&rsquo;apporte un investissement dans l&rsquo;art num&eacute;rique ! 

Pour l&rsquo;imagination au pouvoir : La France n&rsquo;est plus une soci&eacute;t&eacute; agricole ni industrielle mais de service (&agrave; 70% du PIB). Pour cr&eacute;er les services innovants de demain, il faut porter l&rsquo;imagination au pouvoir, ce que font les artistes num&eacute;riques tous les jours. 

Pour affirmer la place de la cr&eacute;ation fran&ccedil;aise dans le monde : les artistes num&eacute;riques fran&ccedil;ais sont nombreux, talentueux, d&eacute;j&agrave; reconnus &agrave; l&rsquo;international. Il leur manque encore la reconnaissance et le soutien &agrave; la diffusion pour leur permettre un large rayonnement international que n&rsquo;ont pas r&eacute;ussi les artistes de la cr&eacute;ation contemporaine &laquo; classique &raquo;.

En conclusion, investir dans l&rsquo;art num&eacute;rique est un volet indispensable de ce Grand Emprunt num&eacute;rique pour pr&eacute;parer la France &agrave; l&rsquo;&eacute;conomie num&eacute;rique de demain.
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    <br /><br />
</div>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/le-debat-rsln/2010/2/8/grand-emprunt-et-numerique_2-milliards-d-euros-pour-les-contenus_mais-lesquels_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/le-debat-rsln/2010/2/8/grand-emprunt-et-numerique_2-milliards-d-euros-pour-les-contenus_mais-lesquels_/</link>
      <title>Grand emprunt et numérique : 2 milliards d euros pour les contenus… mais lesquels  ?</title>
      <pubDate>Mon, 08 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(visuel : &quot;<a href="http://www.flickr.com/photos/christopheducamp/2927056229/"><strong>Dominique Cardon</strong></a>&quot;, par </span><a href="http://www.flickr.com/photos/christopheducamp"><span style="font-size: smaller;">xtof</span></a><span style="font-size: smaller;">, licence CC) </span></p>
<p><em><strong>Dans le cadre de notre </strong><a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2010/1/28/vie-privee_la-premiere-crise-de-conscience-d-internet_/"><strong>carnet de route </strong></a><a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2010/1/28/vie-privee_la-premiere-crise-de-conscience-d-internet_/"><strong>consacr&eacute; au privacy paradox</strong></a>, nous avons rencontr&eacute; cette semaine Dominique Cardon, sociologue au Laboratoire des usages d&rsquo;Orange Labs et chercheur associ&eacute; au Centre d&rsquo;&eacute;tudes des mouvements sociaux (CEMS/EHESS). <strong><br />
</strong></em></p>
<p><em><strong>Sp&eacute;cialiste des comportements sur internet et des r&eacute;seaux sociaux, </strong>il a men&eacute; en 2009 avec la FING (la Fondation Internet Nouvelle G&eacute;n&eacute;ration) et FaberNovel, </em><a href="http://sociogeek.admin-mag.com/resultat/Echantillon.html"><em><strong>l&rsquo;&eacute;tude SocioGeek</strong></em></a><em> qui vise &agrave; mesurer l&rsquo;impudeur des internautes et &agrave; comprendre la fa&ccedil;on dont on choisit ses amis sur les sites sociaux. </em></p>
<p><strong>RSLNmag.fr : Comment analysez-vous le concept du privacy paradox ? </strong></p>
<p><strong>Dominique Cardon :</strong> D&rsquo;abord les internautes ont une certaine conscience de ce qu&rsquo;ils font sur le net. Quand on les interroge, ils laissent entendre clairement qu&rsquo;ils ont peur de voir leurs donn&eacute;es manipul&eacute;es et en m&ecirc;me temps, ils bloguent, publient leurs photos sur internet et s&rsquo;exposent de diff&eacute;rentes fa&ccedil;ons. Il y a un d&eacute;calage entre les pratiques et la repr&eacute;sentation. Certes, ce sont les pratiques qui comptent mais les internautes savent qu&rsquo;aller sur les r&eacute;seaux sociaux peut avoir un impact sur leur identit&eacute;.&nbsp; Par ailleurs, il y a diff&eacute;rentes formes de pratique selon la plateforme utilis&eacute;e. On peut faire une typologie des plateformes relationnelles du web 2.0 qui s&rsquo;organise autour des diff&eacute;rentes dimensions de l&rsquo;identit&eacute; num&eacute;rique et du type de visibilit&eacute; que chaque plateforme conf&egrave;re au profil de ses membres. Sur certains sites comme MySpace ou YouTube, les internautes s&rsquo;exposent beaucoup et partagent volontairement l&rsquo;information. D&rsquo;autres sites sont interm&eacute;diaires entre le totalement priv&eacute; et le totalement public : les participants rendent visibles leur intimit&eacute;, leur quotidien et leur vie sociale, mais ils s&rsquo;adressent principalement &agrave; un r&eacute;seau social de proches et sont difficilement accessibles pour les autres. C&rsquo;est ce que j&rsquo;appelle le clair-obscur.</p>
<p><strong>C&rsquo;est-&agrave;-dire ?</strong></p>
<p>La visibilit&eacute; en clair-obscur est le principe de toutes les plateformes relationnelles qui privil&eacute;gient les &eacute;changes entre petits r&eacute;seaux de proches. Si les personnes se d&eacute;voilent beaucoup, elles ont l&rsquo;impression de ne le faire que devant un petit cercle d&rsquo;amis, souvent connus dans la vie r&eacute;elle. Les autres n&rsquo;acc&egrave;dent que difficilement &agrave; leur fiche, parce que l&rsquo;acc&egrave;s est limit&eacute;. Pour autant, ces plateformes refusent de se fermer compl&egrave;tement dans un entre-soi. Elles restent ouvertes &agrave; la n&eacute;buleuse des amis d&rsquo;amis et des r&eacute;seaux proches qui facilitent la respiration et la circulation dans l&rsquo;environnement que dessine le simple embo&icirc;tement des r&eacute;seaux de contacts de chacun des membres.</p>
<p><strong> Selon vous, il y a deux d&eacute;bats dans le privacy paradox qui appellent &agrave; des r&eacute;ponses diff&eacute;rentes ?</strong></p>
<p>Oui si l&rsquo;on cherche qui peut nous surveiller. Il y a d&rsquo;une part la surveillance institutionnelle qui est celle de l&rsquo;Etat ou des entreprises. C&rsquo;est pour &ccedil;a que l&rsquo;on a cr&eacute;&eacute; la CNIL. On&nbsp; avait peur notamment des fichiers interconnect&eacute;s (administratifs, fiscaux, s&eacute;curit&eacute; sociale&hellip;). Et puis, il y a la surveillance&nbsp; interpersonnelle faite par les amis, les parents, les professeurs&hellip; La premi&egrave;re peut &ecirc;tre r&eacute;gul&eacute;e par&nbsp; le droit &agrave; condition de le faire appliquer. En revanche, il est beaucoup plus difficile d&rsquo;intervenir dans le deuxi&egrave;me d&eacute;bat car les individus s&rsquo;affichent de fa&ccedil;on consentie. Et dans ce cas, je ne pense pas que le droit peut faire grand-chose. Les parents, les institutions souhaitent prot&eacute;ger les individus contre eux-m&ecirc;mes mais c&rsquo;est une attitude de plus en plus difficile dans notre soci&eacute;t&eacute; car les individus pr&eacute;tendent &ecirc;tre autonomes et responsables.</p>
<p><strong>Mais il y a d&eacute;j&agrave; eu des d&eacute;rives dans la manipulation des donn&eacute;es personnelles. Ne peut-on craindre que le ph&eacute;nom&egrave;ne s&rsquo;amplifie ? </strong></p>
<p>A chaque fois qu&rsquo;une technologie introduit quelque chose de nouveau, il y a une panique morale. Certes, il est important de poser le d&eacute;bat car le ph&eacute;nom&egrave;ne est devenu un ph&eacute;nom&egrave;ne de masse. Mais compte tenu du volume consid&eacute;rable de personnes qui s&rsquo;exposent sur Internet, on devrait plut&ocirc;t &ecirc;tre surpris par le faible nombre de probl&egrave;mes. Et puis, il y a des filtres. Ceux qui n&rsquo;auront pas &eacute;t&eacute; accept&eacute;s dans un r&eacute;seau mais qui vont exploiter les informations seront bl&acirc;m&eacute;s, les voyeurs seront stigmatis&eacute;s.&nbsp; Aujourd&rsquo;hui, les DRH commencent &agrave; &ecirc;tre conscients de ce risque.&nbsp;&nbsp;&nbsp; <strong> </strong></p>
<p><strong>Faut-il &eacute;duquer les jeunes aux r&eacute;seaux sociaux ? </strong><br />
<br />
Eduquer est toujours utile. Mais il faut le faire de fa&ccedil;on non paternaliste car cela peut &ecirc;tre contre-productif. Il faut int&eacute;grer les pratiques et les codes culturels des jeunes. Par exemple, les adolescents sont tr&egrave;s sensibles &agrave; la honte. Dans ce cas,&nbsp; il faut leur montrer &agrave; partir de quand &laquo; on a la honte &raquo;.</p>
<p><strong>Comment g&eacute;rer les traces que nous laissons sur Internet ?</strong></p>
<p>Il est possible de d&eacute;truire l&rsquo;essentiel des donn&eacute;es personnelles sur Internet. Mais l&rsquo;utilisateur n&rsquo;a pas forcement envie de les effacer car c&rsquo;est une partie de lui-m&ecirc;me qui dispara&icirc;trait. N&eacute;anmoins, je pense que chaque utilisateur doit savoir ce que les plateformes poss&egrave;dent comme information sur ses donn&eacute;es personnelles. Il doit se rendre mieux compte de qui le voit.</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/5/le-net-en_clair-obscur_entretien-avec-dominique-cardon/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/5/le-net-en_clair-obscur_entretien-avec-dominique-cardon/</link>
      <title>Le net en "clair obscur" : entretien avec Dominique Cardon</title>
      <pubDate>Fri, 05 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><strong>Il a d&eacute;barqu&eacute; </strong><a href="http://mwmgraphics.blogspot.com/2010/01/bonjour-de-paris.html"><strong>le 17 janvier</strong></a><strong> &agrave; Paris sans rien. </strong>Pas de mat&eacute;riel, pas franchement de projet. Depuis, Matt W. Moore, un jeune artiste am&eacute;ricain de 28 ans a peint une fresque sur le mur d'une &eacute;cole du 10e arrondissement (<a href="http://www.bing.com/maps/#JndoZXJlMT0yMTErcnVlK3NhaW50K21hdXIrNzUwMTAmYmI9NTguNjkyMzY2NzkwMTUzMyU3ZTM2Ljg4NTEyNTM5ODUlN2UzNi41MTU4MzUzNzUxODg3JTdlLTMyLjEwOTAxNTIyNjQ5OTk="><strong>ici</strong></a>), et s'appr&ecirc;te &agrave; inaugurer une exposition qui lui est enti&egrave;rement consacr&eacute;e, &agrave; la galerie Since Upian <a href="http://since.upian.com/"><strong>o&ugrave; il exposera jusqu'au 12 mars</strong></a>.</p>
<p><strong>Pourquoi vous parler de ces oeuvres, enti&egrave;rement peintes ... &agrave; la bombe ? </strong>Regardez de plus pr&egrave;s : un design tr&egrave;s net, qui semble presque &ecirc;tre num&eacute;rique, tant ils est pr&eacute;cis. <a href="http://mwmgraphics.blogspot.com/2010/01/paris-exhibition-next-friday.html"><strong>Sur son blog</strong></a>, Matt W. Moore revendique clairement la filiation : c'est <em>&laquo; une tentative honn&ecirc;te et abstraite d&rsquo;atteindre la m&ecirc;me profondeur et la m&ecirc;me g&eacute;om&eacute;trie abstraite que dans style Vectorfunk num&eacute;rique&raquo;,</em> explique-t-il.</p>
<p><strong>&gt; Les aventures parisiennes de Matt W. Moore sont &eacute;galement &agrave; suivre </strong><a href="http://twitter.com/MWM_Graphics"><strong>sur son compte Twitter</strong></a><strong>.</strong></p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/panorama/2010/2/5/matt-w_moore-et-le_quasi-numerique-/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/panorama/2010/2/5/matt-w_moore-et-le_quasi-numerique-/</link>
      <title>Matt W. Moore et le "quasi-numérique"</title>
      <pubDate>Fri, 05 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>PBS a diffus&eacute; hier soir un documentaire de 90 minutes intitul&eacute; &quot;Digital Nation&quot;. Quels sont les effets du num&eacute;rique sur les nouvelles mani&egrave;res de travailler de la g&eacute;n&eacute;ration Y ? Les rencontres en ligne ont-elles un avenir ? Des soldats peuvent-ils appr&eacute;hender diff&eacute;remment leur mani&egrave;re de combattre gr&acirc;ce &agrave; des simulations virtuelles ? Evidemment, tout n'est pas nouveau, mais le s&eacute;quen&ccedil;age rend <a href="http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/digitalnation/view/"><strong>le site internet sur lequel tout le docu est disponible</strong></a> vraiment incontournable.</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">04/02/2010 17:02:27</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Digital Nation (PBS)</title>
      <pubDate>Thu, 04 Feb 2010 17:02:27 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(visuel : &quot;</span><a href="http://www.flickr.com/photos/victoriapeckham/261126130/"><span style="font-size: smaller;"><strong>Panorama newsroom</strong></span></a><span style="font-size: smaller;">&quot;, au <em>Sunday Telegraph</em> par </span><a href="http://www.flickr.com/photos/victoriapeckham/"><span style="font-size: smaller;"><strong>victoriapeckham</strong></span></a><span style="font-size: smaller;">, licence CC)</span></p>
<p><strong>La d&eacute;clinaison fran&ccedil;aise du &laquo; New York Times Lab &raquo; ne sera ni parisienne,</strong> ni adoss&eacute;e &agrave; un seul groupe de presse ou une seule institution. Dans l&rsquo;Hexagone, le pendant de ce <a href="http://nytlabs.com"><strong>laboratoire d&rsquo;id&eacute;es et d&rsquo;exp&eacute;rimentations</strong></a> sur le futur du journalisme <a href="http://www.niemanlab.org/category/themes/nytrnd/"><strong>mondialement</strong></a> <a href="http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&amp;type_item=ART_ARCH_30J&amp;objet_id=1090949"><strong>reconnu</strong></a> pourrait bien voir le jour &agrave; Saint-Etienne, dans la Loire, et r&eacute;unir, &agrave; partir de septembre 2011, les &eacute;tudiants d&rsquo;un master 2 nouvellement cr&eacute;&eacute;, des universitaires, des entreprises sp&eacute;cialis&eacute;es &egrave;s contenus innovants, et quelque 350 journalistes en poste qui y d&eacute;fileraient chaque ann&eacute;e pour respirer le parfum d&rsquo;innovation qui r&egrave;gne sur le web.</p>
<p><strong>Ecrit ainsi, vous allez croire &agrave; une blague. </strong>L&rsquo;association mondiale des journaux (WAN-IFRA), principal regroupement d&rsquo;&eacute;diteurs &agrave; travers le monde, y croit pourtant dur comme fer. Le projet qu&rsquo;elle chapeaute est baptis&eacute; <em>&laquo; p&ocirc;le international de recherche, formation et technologie des m&eacute;dias &raquo;</em>, et est m&ecirc;me d&eacute;sormais relay&eacute; par <a href="http://portail.univ-st-etienne.fr/bienvenue/actualites/rhone-alpes-media-263552.kjsp?RH=compresse"><strong>des communiqu&eacute;s de presse</strong></a> tout ce qu&rsquo;il y a de plus officiels des diff&eacute;rents partenaires du projet &ndash; r&eacute;gion Rh&ocirc;ne-Alpes, conseil g&eacute;n&eacute;ral de la Loire et communaut&eacute; d&rsquo;agglom&eacute;ration de Saint-Etienne du c&ocirc;t&eacute; des bailleurs de fond, universit&eacute;s de Saint-Etienne et de Lyon pour la ma&icirc;trise d&rsquo;ouvrage.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: larger;"><strong>&laquo; Internet n&rsquo;est pas un ennemi des journalistes &raquo;</strong></span></p>
<p><strong>Concr&egrave;tement, de quoi s&rsquo;agit-il ?</strong> Cr&eacute;er, d&rsquo;ici quatorze mois, une <em>&laquo; salle de r&eacute;daction du futur &raquo;</em> : un open-space de 140 m&egrave;tres carr&eacute;s, lui-m&ecirc;me ins&eacute;r&eacute; sur un site plus vaste de 500 m&egrave;tres carr&eacute;s, incluant <em>&laquo; l&rsquo;ensemble des technologies capables de transporter de l&rsquo;information &raquo;</em>, d&eacute;taille Olivier Bourgeois, directeur de la WAN-IFRA pour l&rsquo;Europe du sud-ouest, depuis ses bureaux lyonnais. La philosophie du projet tient en quelques phrases : <em>&laquo; On ne pense pas qu&rsquo;Internet soit un ennemi des journalistes, mais au contraire qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une vraie opportunit&eacute;. Mais il y a des r&eacute;flexes &agrave; acqu&eacute;rir, des r&eacute;flexions &agrave; mener, des formats &agrave; tester&hellip;&raquo;</em></p>
<p><strong>Ce principe a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; &eacute;prouv&eacute; par la WAN-IFRA dans des &laquo; </strong><a href="http://www.ifra.com/website/website.nsf/html/CONT_NP_ABOUT?OpenDocument&amp;NPANP&amp;E&amp;"><strong>Newsplex</strong></a><strong> &raquo;</strong> cr&eacute;&eacute;es aux Etats-Unis, en Caroline du Sud, et &agrave; Darmstadt, en Allemagne. Grande diff&eacute;rence : ces r&eacute;alisations pr&eacute;c&eacute;dentes r&eacute;unissaient nettement moins de partenaires autour de la table, et ne s&rsquo;accompagnaient pas forc&eacute;ment d&rsquo;une formation initiale. A Saint-Etienne&nbsp; la WAN-IFRA signera une convention p&eacute;dagogique et d&rsquo;occupation des locaux, moyennant un loyer annuel de 36.000&euro;.</p>
<p><em><strong>&laquo; Tout est n&eacute; lors des Etats G&eacute;n&eacute;raux de la presse &eacute;crite, </strong>au d&eacute;but de l&rsquo;ann&eacute;e 2009 &raquo;</em>, pr&eacute;cise Olivier Bourgeois. Auditionn&eacute;s dans le cadre du volet formation de cette consultation, pr&eacute;sid&eacute; par l&rsquo;ancien grand patron de Bayard Presse, Bruno Frappat, les repr&eacute;sentants de l&rsquo; association ont sugg&eacute;r&eacute; une reprise en France de ce concept. <em>&laquo; Cela a ensuite &eacute;t&eacute; retenu dans le Livre vert </em>[disponible <a href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/094000017/index.shtml"><strong>ici</strong></a>]<em>. Nous l&rsquo;avons fait savoir &agrave; nos contacts locaux, qui ont &eacute;t&eacute; tr&egrave;s enthousiastes, et n&rsquo;ont pas voulu voir ce projet &eacute;chapper &agrave; la r&eacute;gion &hellip; &raquo;</em>, pr&eacute;cise Olivier Bourgeois.<strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Voici la recommandation formul&eacute;e dans le Livre Vert : </strong><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: center;"><input type="image" align="middle" width="400" src="/Content/Files/fc/image/test/livre_vert.jpg" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="font-size: larger;">Ce qui existe d&eacute;j&agrave; &hellip;</span></strong></p>
<p><strong>Une formation initiale de journalisme de plus a-t-elle une chance</strong> de s&rsquo;imposer, alors que le march&eacute; de l&rsquo;emploi <a href="http://www.strategies.fr/emploi-formation/management/r42872W/les-ecoles-de-journalisme-s-adaptent-au-marche-du-travail.html"><strong>n&rsquo;est pas franchement &agrave; la f&ecirc;te</strong></a> ? <em>&laquo; Si la carte web est jou&eacute;e &agrave; fond, oui ! &raquo;</em>, r&eacute;pond l&rsquo;universitaire Arnaud Mercier. Sp&eacute;cialiste &egrave;s communication politique, <a href="http://www.lcp.cnrs.fr/html/bio/mercier.html"><strong>ce prof de fac</strong></a> s&rsquo;est d&eacute;j&agrave; pench&eacute; sur la cr&eacute;ation de l&rsquo;&eacute;cole de journalisme de Sciences Po Paris et sur la cr&eacute;ation d&rsquo;une licence pro &agrave; Nice, avant de devenir lui-m&ecirc;me &laquo; patron &raquo; d&rsquo;une formation sp&eacute;cialis&eacute;e, la <a href="http://www.univ-metz.fr/formation/nFiche/Coddip/3FJOMEN/V/231/Info/general"><strong>licence professionnelle Activit&eacute;s et techniques de communication - sp&eacute;cialit&eacute; Journalisme et m&eacute;dias num&eacute;riques</strong></a> (bac +3) , &agrave; Metz. <em>&laquo; Dans ma formation, j&rsquo;ai m&ecirc;me accueilli un jeune journaliste, dipl&ocirc;m&eacute; de l&rsquo;IUT de Tours </em>[l&rsquo;une des &eacute;coles &laquo; reconnue par la profession &raquo;, NDLR]<em>, mais qui avait souffert de la non prise en compte du multim&eacute;dia l&agrave;-bas ! &raquo;</em></p>
<p><strong>Du c&ocirc;t&eacute; de la formation continue, </strong>il s&rsquo;agit clairement d&rsquo;une nouvelle mani&egrave;re d&rsquo;aborder ce march&eacute; pour la WAN-IFRA : jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent, elle intervenait principalement dans les locaux m&ecirc;me des entreprises. C&rsquo;est notamment le cas avec L&rsquo;Express-Roularta, groupe aupr&egrave;s duquel elle m&egrave;ne <a href="http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2009/10/22/le-groupe-express-roularta-va-renforcer-la-collaboration-entre-le-web-et-l-imprime_1257407_3236.html "><strong>une vaste mission de formation et conseil</strong></a>, ou du <em>T&eacute;l&eacute;gramme de Brest</em>, dont elle a accompagn&eacute; le basculement vers <a href="http://www.pierrefrance.com/onestmal/2009/02/01/on-saura-toujours-tout-en-lisant-telegramme-de-brest%E2%80%A6/"><strong>un mod&egrave;le de r&eacute;daction &laquo; bi-m&eacute;dia &raquo;</strong></a>. <em>&laquo; Parfois, pour mener &agrave; bien des missions de changement, il est n&eacute;cessaire de prendre un peu de distance. Accueillir des journalistes et des encadrants en s&eacute;minaire &agrave; Saint-Etienne, cela peut-&ecirc;tre une bonne solution &raquo;</em>, se persuade Olivier Bourgeois.</p>
<p><strong>Elle se retrouvera en concurrence directe</strong> avec les d&eacute;partements formation continue des diff&eacute;rentes &eacute;coles de journalisme (<a href="http://www.cfpj.com"><strong>Centre de formation et de perfectionnement des journalistes</strong></a> &agrave; Paris, <a href="http://www.esj-lille.fr/spip.php?rubrique22"><strong>ESJ-M&eacute;dias</strong></a> &agrave; Lille, notamment), qui organisent r&eacute;guli&egrave;rement des formations &laquo; web et journalisme &raquo;. <em>&laquo; L&agrave; encore, je pense qu&rsquo;ils ont une chance : des journalistes en poste qui n&rsquo;ont pas fait de formation initiale peuvent &ecirc;tre tr&egrave;s int&eacute;ress&eacute;s &agrave; l&rsquo;id&eacute;e de valider un bac +5 par la validation des acquis de l&rsquo;exp&eacute;rience &raquo;</em>, analyse Arnaud Mercier.</p>
<p><strong>Le champ universitaire du journalisme et du web, lui n&rsquo;existe pas vraiment : </strong>l&rsquo;IEP de Paris, par exemple, a bien un &laquo; <a href="http://www.sciences-po.fr/recherche/fr/dispositif/medialab.htm"><strong>Medialab</strong></a> &raquo; ainsi qu&rsquo; un permanent charg&eacute; de la prospective au sein de son &eacute;cole de journalisme (Alice Antheaume, qui raconte ses recherches sur un <a href="http://blog.slate.fr/labo-journalisme-sciences-po/about/"><strong>blog</strong></a> fra&icirc;chement lanc&eacute;), mais il ne s&rsquo;agit pas &agrave; proprement parler d&rsquo;un laboratoire de recherche sp&eacute;cialis&eacute; sur &laquo; le journalisme et le web &raquo;. La plupart des travaux universitaires sur la question restent produits par des chercheurs appartenant &agrave; des labos sp&eacute;cialis&eacute;s qui dans l&rsquo;&eacute;conomie (Patrick Le Floch sur le mod&egrave;le &eacute;conomique du web &agrave; l&rsquo;IEP de Rennes et dans le labo <a href="http://ttp://www.everydatalab.com/publications"><strong>Every Data Linked</strong></a>), qui dans la sociologie (Yannick Estienne sur <a href="http://novovision.fr/?Le-journalisme-apres-internet"><em><strong>&laquo; Le journalisme apr&egrave;s Internet &raquo;</strong></em></a>). Sans jamais &ecirc;tre rassembl&eacute;s.</p>
<p><strong>Enfin, l&rsquo;aspect &laquo; p&ocirc;le de comp&eacute;titivit&eacute; &raquo;</strong> est, lui, assez largement in&eacute;dit. Il cherche notamment &agrave; jouer la compl&eacute;mentarit&eacute; avec <a href="http://www.citedudesign.com"><strong>la cit&eacute; du Design de Saint-Etienne</strong></a>, install&eacute;e &agrave; deux pas des futurs locaux du Newsplex &hellip;</p>
<p><strong>Alors, maintenant, </strong>si l'on vous dit que l&rsquo;avenir du journalisme web en France passera sans doute par Saint-Etienne, vous comprenez mieux pourquoi ?</p>
<p><strong>--</strong></p>
<p><strong>Edit, 11 f&eacute;vrier : </strong>Pas <em>&laquo; multim&eacute;dia &raquo;</em>, l'IUT de Tours, comme nous l'expliquait Arnaud Mercier, de l'universit&eacute; de Metz, citant le ressenti de l'un de ses &eacute;tudiants ? Nicolas Sourisce, directeur des &eacute;tudes de <a href="http://iut.univ-tours.fr/TLPJOUR_43/0/fiche___formation/&amp;RH=1181641715931&amp;RF=1179215578363"><strong>cette formation</strong></a> depuis trois ans, pr&eacute;cise la place aujourd'hui d&eacute;di&eacute;e au web : <em>&laquo; Tous nos &eacute;tudiants sont d&eacute;sormais form&eacute;s &agrave; l'&eacute;criture et &agrave; la production de contenus web, dans un enseignement transversal &agrave; toutes les sp&eacute;cialit&eacute;s. Ils font des stages dans les r&eacute;dactions web, que ce soit chez des pure players ou dans des r&eacute;dactions web de titres papier ... et certains ont m&ecirc;me un projet de cr&eacute;ation de site d'info locale ! &raquo;</em></p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/4/l-avenir-du-journalisme-web-en-france-passe-par-saint-etienne/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/4/l-avenir-du-journalisme-web-en-france-passe-par-saint-etienne/</link>
      <title>L avenir du journalisme web en France passe par Saint-Etienne</title>
      <pubDate>Thu, 04 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Rue89 rapporte, <a href="http://www.rue89.com/2010/02/03/des-etudiants-sanctionnes-pour-avoir-buche-sur-facebook-136603"><strong>ce mercredi</strong></a>, la m&eacute;saventure arriv&eacute;e &agrave; des &eacute;tudiants de troisi&egrave;me ann&eacute;e de licence &agrave; l'universit&eacute; d'Avingon, pendant leur cours de &quot;communication par l'image&quot;. Pri&eacute;s de r&eacute;aliser un travail critique d&eacute;cortiquant les expos&eacute;s r&eacute;alis&eacute;s par leurs petits camarades, les &eacute;tudiants ont ouvert <a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=208615923239&amp;ref=search&amp;sid=739440930.2491182830..1"><strong>un groupe Facebook sur lequel ils ont pr&eacute;cis&eacute;ment post&eacute; ... les travaux qui leur &eacute;taient r&eacute;clam&eacute;s</strong></a>. Manque de chance pour eux, leur enseignant a d&eacute;couvert le groupe, et a purement et simplement d&eacute;cid&eacute; d'annuler le travail. Les &eacute;tudiants r&acirc;lent : <em>&laquo; Personne [...] n'a copi&eacute;/coll&eacute; ce que les gens ont post&eacute; ici. Chacun s'est servi des r&eacute;sum&eacute;s des autres pour compl&eacute;ter ses infos &raquo; </em>assure l'une des &eacute;tudiantes. Le prof n'en croit pas un mot : <em>&laquo; </em><em>Nos &eacute;tudiants deviennent tr&egrave;s malins et les enseignants (malins), eux aussi sont sur Facebook (et d'autres r&eacute;seaux sociaux). Ce qui conduit &agrave; des situations cocasses</em><em> &raquo; ...</em></p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">03/02/2010 16:57:39</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Utiliser Facebook, c est tricher ?</title>
      <pubDate>Wed, 03 Feb 2010 16:57:39 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Deux repr&eacute;sentants fran&ccedil;ais sur cinq nomin&eacute;s : la cat&eacute;gorie &quot;court m&eacute;trage d'animation&quot; de la c&eacute;r&eacute;monie des Oscars fait une (tr&egrave;s) belle place &agrave; la cr&eacute;ation anim&eacute;e fran&ccedil;aise. La liste des films qui seront en course le 7 mars prochain <a href="http://oscar.go.com/video/index?playlistId=167478&amp;clipId=249781"><strong>a &eacute;t&eacute; d&eacute;voil&eacute;e le 2 f&eacute;vrier</strong></a>. Nous avions eu le nez plut&ocirc;t creux : <em>Logorama </em>et <em>French Roast</em>, les deux repr&eacute;sentants fran&ccedil;ais, avaient d&eacute;j&agrave; <a href="http://regardsurlenumerique.org/blog/2009/12/9/un-film-d-animation-francais-de-nouveau-aux-oscars_/"><strong>&eacute;t&eacute;</strong></a> <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/panorama/2009/11/18/la-creme-des-films-animes-au-parisfx/"><strong>pr&eacute;sent&eacute;s</strong></a> dans notre rubrique panorama ...</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">03/02/2010 16:09:57</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Les Oscars aiment la création animée française</title>
      <pubDate>Wed, 03 Feb 2010 16:09:57 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(photo : </span><a href="http://www.flickr.com/photos/spacepleb/391612461/"><span style="font-size: smaller;"><strong>if (all_that_glitters != gold)</strong></span></a><span style="font-size: smaller;">, par </span><a href="http://www.flickr.com/photos/spacepleb/"><span style="font-size: smaller;"><strong>spacepleb</strong></span></a><span style="font-size: smaller;">)</span></p>
<p><strong>Des contenus gratuits, et, tant qu&rsquo;&agrave; faire, sans pub :</strong> un internaute fran&ccedil;ais sur deux veut trouver sur le net des contenus pour lesquels il n&rsquo;a pas &agrave; payer, et qui ne comportent aucune forme de r&eacute;clame, selon les r&eacute;sultats d&rsquo;une enqu&ecirc;te r&eacute;alis&eacute;e &agrave; travers dix-sept pays par le groupe GfK pour l&rsquo;&eacute;dition europ&eacute;enne du <em>Wall Street Journal</em>. Le volet europ&eacute;en de cette &eacute;tude avait &eacute;t&eacute; diffus&eacute; <a href="http://www.gfk.com/group/press_information/press_releases/004996/index.en.html"><strong>au mois de d&eacute;cembre dernier</strong></a>, sans autre forme de pr&eacute;cision sur les r&eacute;sultats recueillis aupr&egrave;s des internautes fran&ccedil;ais.<br />
<br />
<strong>Au total, ce sont m&ecirc;me neuf internautes fran&ccedil;ais sur dix</strong> (89%) qui pl&eacute;biscitent le mod&egrave;le gratuit : aux 50% fans du couple &laquo; gratuit-sans pub &raquo; s&rsquo;ajoutent 39% d&rsquo;internautes pr&ecirc;ts &agrave; supporter de la publicit&eacute; pour peu que les contenus restent gratuits.<br />
<br />
<strong>Seuls 8% des internautes fran&ccedil;ais seraient pr&ecirc;ts &agrave; payer contenus et informations sur le net</strong> &hellip; mais pr&egrave;s de 90% d&rsquo;entre eux exigeraient alors la disparition de la pub. Cons&eacute;quence ?&nbsp; <em>&laquo; Les &eacute;diteurs de contenus vont devoir investir &agrave; court terme sur des march&eacute;s incertains, dans l&rsquo;espoir de recouvrir ces investissements au travers d&rsquo;une consommation exponentielle, r&eacute;alis&eacute;e par des internautes de plus en plus dispos&eacute;s &agrave; payer pour la valeur re&ccedil;ue par ces services &raquo;</em>, commente Alexis Helcmanocki, &agrave; la t&ecirc;te du p&ocirc;le &laquo; Telecom et IT &raquo; de l&rsquo;institut de recherche GfK en France.</p>
<p><strong>Voici l'int&eacute;gralit&eacute; des r&eacute;sultats pour les dix-sept pays test&eacute;s par GfK :</strong></p>
<p><img align="middle" width="500" src="/Content/Files/fc/image/test/sondage.jpg" alt="sondage_GfK_contenus_payants" /></p>
<p><strong>Cette &eacute;quation semble avoir &eacute;t&eacute; d&eacute;j&agrave; prise en compte par quelques sites d&rsquo;info, </strong>qui misent d&eacute;sormais &agrave; la marge sur une strat&eacute;gie &laquo; payante &raquo; - et non plus frontalement. Ainsi, LeFigaro.fr s&rsquo;appr&ecirc;te-t-il &agrave; introduire un espace payant sur son site : <a href="http://www.lefigaro.fr/medias/2009/08/11/04002-20090811ARTFIG00221-lefigarofr-lance-l-espace-premium-pour-ses-abonnes-.php"><strong>initialement programm&eacute;e pour voir le jour en janvier</strong></a>, une <em>&laquo; zone premium &raquo;</em>, avec <em>&laquo; des lettres confidentielles tr&egrave;s sp&eacute;cialis&eacute;es sur un certain nombre de sujets &raquo;</em> doit &ecirc;tre lanc&eacute;e dans les prochaines semaines.<br />
<br />
<strong>Autre exemple, au Monde.fr :</strong><em><strong> </strong>&laquo; l&rsquo;&eacute;dition abonn&eacute;s &raquo;</em> du site d&rsquo;info, qui offre des services exclusifs (infographies, r&eacute;cits multim&eacute;dias, acc&egrave;s &agrave; un stock d&rsquo;archives, lettres d&rsquo;informations) p&egrave;se 30% du chiffre d&rsquo;affaires de la soci&eacute;t&eacute; du Monde Interactif. Au total, 1<a href="http://www.youtube.com/watch?v=C375EuF_Tx8"><strong>00.000 internautes feraient&nbsp; partie de ces &laquo; abonn&eacute;s &raquo;</strong></a> d&eacute;boursant 6 euros par mois - m&ecirc;me si certains d&rsquo;entre eux, d&eacute;j&agrave; abonn&eacute;s au quotidien papier, b&eacute;n&eacute;ficient d&rsquo;un acc&egrave;s gratuit aux services compl&eacute;mentaires propos&eacute;s par le site d&rsquo;info.<br />
<strong><br />
L&rsquo;autre grand enseignement de cette &eacute;tude tient &agrave; l&rsquo;image que les internautes Fran&ccedil;ais se font du net :&nbsp;</strong> 54% des Fran&ccedil;ais pensent ainsi qu&rsquo;Internet est une bonne chose pour la soci&eacute;t&eacute; - et 35% sont neutres, estimant que le net n&rsquo;a aucune influence particuli&egrave;re.&nbsp; Au niveau global des dix-sept pays sond&eacute;s par GfK, cette &laquo; bonne influence &raquo; d&rsquo;Internet est un peu moins nette : seuls 51% des sond&eacute;s la partagent.<br />
<strong><br />
Ce point particulier a r&eacute;guli&egrave;rement fait d&eacute;bat en France, </strong>sans forc&eacute;ment parvenir &agrave; cette conclusion, loin de l&agrave; : <a href="http://blogs.lexpress.fr/cgi-bin/mt-search.cgi?tag=internet%20bashing&amp;blog_id=120&amp;IncludeBlogs=120"><strong>sur son blog</strong></a>, le r&eacute;dacteur en chef de L&rsquo;Express.fr, Eric Mettout, recensait, en septembre dernier, toutes ces occasions o&ugrave; le net a &eacute;t&eacute; point&eacute; du doigt comme <em>&laquo; poubelle de l&rsquo;info &hellip; &raquo;</em> . Les d&eacute;fenseurs du net pourront d&eacute;sormais s&rsquo;appuyer sur ce chiffre pour appuyer leur d&eacute;monstration.</p>
<p><strong>&gt; A lire ailleurs : </strong></p>
<p>- &quot;<a href="http://www.rue89.com/node/127553"><strong>Payer pour des contenus ? Pas pour n'importe quoi</strong></a>&quot; : le r&eacute;cit d'un &eacute;tudiant sur Rue89</p>
<p>- &quot;<a href="http://blog.lefigaro.fr/medias/2010/01/contenus-payants-lechelle-des.html"><strong>Contenus payants : l'&eacute;chelle des valeurs des internautes</strong></a>&quot; : sur le blog &quot;Etreintes Digitales&quot;, quelques pistes sur les contenus pour lesquels les internautes seraient pr&ecirc;ts &agrave; payer.</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/2/payer-pour-des-contenus-sur-internet_les-internautes-francais-ne-sont-pas-emballes/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/2/payer-pour-des-contenus-sur-internet_les-internautes-francais-ne-sont-pas-emballes/</link>
      <title>Payer pour des contenus sur Internet ? Les internautes français ne sont pas emballés</title>
      <pubDate>Tue, 02 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><strong><em>&Agrave; nos experts, nous avions pos&eacute; la question suivante : </em></strong>&laquo; Eduquer au num&eacute;rique : qui ? &raquo;<em>. Soyons honn&ecirc;tes : nous ne nous &eacute;tions pas forc&eacute;ment rendu compte de la double lecture possible de notre sollicitation. Nous imaginions parler des </em><strong>acteurs</strong><em> de l&rsquo;&eacute;ducation au num&eacute;rique. Nous avons, pour notre plus grand plaisir, &eacute;t&eacute; challeng&eacute;s par plusieurs contributeurs, qui se sont &eacute;galement pench&eacute;s sur la question des </em><strong>publics</strong><em>.<br />
<strong><br />
Au final, les vingt-trois contributions que nous publions ce lundi </strong>forment donc un v&eacute;ritable petit guide (plut&ocirc;t) complet des enjeux soulev&eacute;s par la question de l&rsquo;&eacute;ducation au num&eacute;rique. Apr&egrave;s nos <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2010/1/14/education-et-numerique_c-est-parti-pour-une-semaine-un-peu-speciale_/"><strong>petites</strong></a> <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2010/1/15/une-journee-au-bett_le-plus-grand-salon-du-numerique-educatif-mondial/"><strong>explorations</strong></a>, notamment <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2010/1/25/innover-a-l-ecole_un-voyage-a-la-new-line-learning-federation_a-maidstone/"><strong>chez nos voisins anglais</strong></a>, et &agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; le minist&egrave;re de l&rsquo;Education <a href="http://www.infobourg.fr/sections/actualite/actualite.php?id=13443"><strong>met sur pied un plan num&eacute;rique qui devrait &ecirc;tre effectif d&egrave;s la rentr&eacute;e 2010</strong></a>, nous avions envie de r&eacute;unir des regards &eacute;clair&eacute;s sur ce th&egrave;me. D'autant que Jean-Michel Fourgous, d&eacute;put&eacute; UMP, doit remettre un rapport d&eacute;taill&eacute; sur la question <a href="http://www.missionfourgous-tice.fr/le-calendrier"><strong>le 15 f&eacute;vrier</strong></a>.<br />
<strong><br />
Nous vous proposons, dans ce billet, un petit &laquo; digest &raquo; de ce d&eacute;bat.</strong> Nous avons pris le parti de le lier avec quelques-unes des contributions que nous avons rep&eacute;r&eacute;es sur le web sur ces enjeux : n&rsquo;h&eacute;sitez pas &agrave; prendre part &agrave; la discussion, &agrave; nous signaler des liens-p&eacute;pites que vous auriez d&eacute;nich&eacute;s et qui nous auraient &eacute;chapp&eacute; &hellip;</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="font-size: larger;">Qui &eacute;duque ?</span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>C&rsquo;est le cri du c&oelig;ur d&rsquo;un acteur de terrain, </strong>qui r&eacute;sonne comme un avertissement &agrave; toute r&eacute;flexion ang&eacute;lique sur l&rsquo;&eacute;ducation et le num&eacute;rique. Non, il n&rsquo;y aura pas, par magie, une g&eacute;n&eacute;ration qui apprendra intuitivement le num&eacute;rique ; oui, parfois, les fameux <em>&laquo; digital natives &raquo;</em> en sont de pi&egrave;tres utilisateurs, au point qu&rsquo;il conviendrait plut&ocirc;t les rebaptiser <em>&laquo; digital naives &raquo;</em>. <br />
<br />
<strong>Ce constat, c&rsquo;est Jean-No&euml;l Lafargue, prof aux Beaux-Arts </strong>et ma&icirc;tre de conf&eacute;rences associ&eacute; &agrave; la fac de Paris-VIII, qui le dresse, <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/le-debat-rsln/2009/12/13/education-au-numerique_qui-doit-s-en-charger_/59/jean-noel-lafargue/"><strong>dans sa contribution au d&eacute;bat RSLN</strong></a> : il r&eacute;sume l&agrave; les observations contenues <a href="http://www.hyperbate.com/dernier/?p=8582"><strong>dans un billet publi&eacute; sur son blog en d&eacute;cembre dernier</strong></a>, qui avait <a href="http://www.aaaliens.com/view/la_generation_post_micro_le_dernier_blog"><strong>largement</strong></a> <a href="http://sirchamallow.tumblr.com/post/342868891/la-g-n-ration-post-micro"><strong>circul&eacute;</strong></a> sur la toile. Il n&rsquo;est pas le seul &agrave; le formuler : Henri Isaac, directeur de <a href="http://www.rouenbs.fr/fr/recherche/presentation"><strong>la recherche de l&rsquo;&eacute;cole de commerce de Rouen</strong></a>, <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/le-debat-rsln/2009/12/13/education-au-numerique_qui-doit-s-en-charger_/60/henri-isaac/"><strong>pointe</strong></a> exactement le m&ecirc;me danger. <em>&laquo; La tentation est grande de penser que la g&eacute;n&eacute;ration des &laquo; digital natives &raquo; n&rsquo;a plus besoin d&rsquo;une formation quelconque aux outils num&eacute;riques, </em>&eacute;crit-il.<em> Las, de nombreux professeurs constatent encore qu&rsquo;une partie des jeunes n&rsquo;acc&egrave;dent pas &agrave; ces usages. &raquo;</em><br />
<strong><br />
Nos deux praticiens de terrain rejoignent l&agrave; en grande partie</strong> les observations d&rsquo;une &eacute;tude belge diffus&eacute;e au mois de d&eacute;cembre 2009, intitul&eacute;e <em>&laquo; Les jeunes off-line et la fracture num&eacute;rique : les risques d&rsquo;in&eacute;galit&eacute;s dans la g&eacute;n&eacute;ration des &ldquo;natifs num&eacute;riques&rdquo; &raquo;</em> qui avait notamment &eacute;t&eacute; rep&eacute;r&eacute;e par Damien Leloup, <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/12/18/l-autre-fracture-numerique-celle-des-16-25-ans_1282850_651865.html"><strong>du c&ocirc;t&eacute; du Monde.fr</strong></a>. <em>&laquo; Des animateurs de maisons de l'emploi nous ont expliqu&eacute; que certains jeunes prenaient peur face &agrave; un formulaire &eacute;lectronique d'inscription, alors qu'ils passent peut-&ecirc;tre dix heures par jour sur le Web &agrave; &eacute;couter de la musique ou &agrave; discuter avec leurs amis &raquo;</em>, d&eacute;taillait alors G&eacute;rard Valenduc, l&rsquo;un des coauteurs de l&rsquo;&eacute;tude, appuyant exactement la d&eacute;monstration de Francis Pisani <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2008/3/4/pour-une_litteratie_numerique_par-francis-pisani/"><strong>dans cette tribune publi&eacute;e par RSLN</strong></a>.<br />
<strong><br />
Dans ces circonstances, le besoin d&rsquo;une &eacute;ducation au num&eacute;rique renforc&eacute;e,</strong> via une &eacute;ducation nationale &eacute;videmment plac&eacute;e au centre d&rsquo;une &eacute;crasante majorit&eacute; des contributions, est encore plus prononc&eacute;. Henri Isaac et Jean-No&euml;l Lafargue tirent d&rsquo;ailleurs une conclusion rigoureusement identique de leurs observations : c&rsquo;est<em> &laquo; &agrave; l&rsquo;&eacute;cole et l&rsquo;universit&eacute; de prendre en charge cette formation au num&eacute;rique &raquo;</em>, &eacute;crit le premier. <em>&laquo; En tant qu&rsquo;enseignant, je consid&egrave;re </em>[cela]<em> comme un devoir &raquo;</em>, revendique le second. <em>&laquo; Pour des raisons d&rsquo;&eacute;galit&eacute; sociale, l&rsquo;&eacute;cole publique (et gratuite) doit fournir le bagage minimum &raquo;</em>,&nbsp; <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/le-debat-rsln/2009/12/13/education-au-numerique_qui-doit-s-en-charger_/71/christine-balague/"><strong>compl&egrave;te</strong></a> Christine Balagu&eacute;, universitaire et <a href="http://www.renaissancenumerique.org/2009/07/christine-balagu%C3%A9.html"><strong>co-pr&eacute;sidente du think-tank Renaissance Num&eacute;rique</strong></a>. <br />
<strong><br />
Probl&egrave;me ? Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;Education nationale se montrerait largement incapable</strong> de mettre en place un enseignement au num&eacute;rique pertinent. <em>&laquo; L&rsquo;&eacute;cole [&hellip;] est encore trop d&eacute;munie pour [&hellip;] pr&eacute;tendre tenir une place importante dans ce projet</em><em> &raquo;</em><em>,</em> <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/le-debat-rsln/2009/12/13/education-au-numerique_qui-doit-s-en-charger_/66/bruno-devauchelle/"><strong>pointe</strong></a> ainsi Bruno Devauchelle, <a href="http://www.brunodevauchelle.com/blog/"><strong>blogueur</strong></a> et chercheur au sein du <a href="http://www.cepec.org/"><strong>Cepec</strong></a>, &agrave; Lyon. Et d&rsquo;esquisser quelques explications :&nbsp; <em>&laquo; Elle est d&eacute;munie [&agrave; cause] de son fonctionnement immuable, de son approche frileuse des TIC, de son incompr&eacute;hension culturelle du ph&eacute;nom&egrave;ne qui se d&eacute;roule sous ses yeux. &raquo;</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="font-size: larger;">&laquo; Les sachants doivent s&rsquo;adapter &raquo;</span></strong></p>
<p><strong>Bruno Latour, directeur <a href="http://medialab.sciences-po.fr/">du M&eacute;diaLab de Sciences Po Paris</a>, </strong>a lui aussi sa petite id&eacute;e sur le pourquoi du d&eacute;calage entre num&eacute;rique et le syst&egrave;me &eacute;ducatif que l&rsquo;on observe aujourd&rsquo;hui : <em>&laquo; Le num&eacute;rique r&eacute;alise le r&ecirc;ve de Mai 68 d&rsquo;effacer la barri&egrave;re entre enseign&eacute;s et enseignants &raquo;</em> et remet en question le <em>&laquo; mod&egrave;le usuel de percolation du savoir &agrave; partir de lieux autoris&eacute;s &raquo;</em>, <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/le-debat-rsln/2009/12/13/education-au-numerique_qui-doit-s-en-charger_/74/bruno-latour/"><strong>&eacute;crit-il</strong></a>. Eh oui, vous avez bien lu : un penseur-prospectiviste, pensionnaire de l&rsquo;un des principaux centres du savoir institutionnalis&eacute; en France, n&rsquo;h&eacute;site pas &agrave; remettre en question jusqu&rsquo;&agrave; la pertinence m&ecirc;me de tels lieux. <em>&laquo; Les sachants doivent s&rsquo;adapter &raquo;</em>, <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/le-debat-rsln/2009/12/13/education-au-numerique_qui-doit-s-en-charger_/70/stephane-hugon/"><strong>r&eacute;sume encore</strong></a> St&eacute;phane Hugon, <a href="http://www.ceaq-sorbonne.org/node.php?id=885&amp;elementid=545"><strong>sociologue et enseignant-chercheur &agrave; la Sorbonne</strong></a>, quand Nils Aziosmanoff, pr&eacute;sident du <a href="http://www.lesiteducube.com/"><strong>Cube</strong></a> et entrepreneur, <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/le-debat-rsln/2009/12/13/education-au-numerique_qui-doit-s-en-charger_/61/nils-aziosmanoff/"><strong>n&rsquo;h&eacute;site pas &agrave; plaider</strong></a> en faveur d&rsquo;une <em>&laquo; &eacute;cole des sorciers &raquo;</em> qui doit <em>&laquo; apprendre &agrave; penser autrement &raquo;.</em><strong><br />
<br />
La tonalit&eacute; employ&eacute;e le philosophe Bernard Stiegler,</strong> patron de l'<a href="http://www.iri.centrepompidou.fr/"><strong>Institut de recherche et d'innovation</strong></a> (IRI) du centre Georges-Pompidou, est tr&egrave;s proche : <em>&laquo; On peut beaucoup apprendre sans passer par des institutions ou des services &raquo;</em>, <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/le-debat-rsln/2009/12/13/education-au-numerique_qui-doit-s-en-charger_/75/bernard-stiegler/"><strong>affirme-t-il</strong></a>. Mais, l&agrave; o&ugrave; Bruno Latour prone des solutions passant <em>&laquo; par la pratique &raquo;</em>, &agrave; l&rsquo;image de nouveaux<em> &laquo; cours sp&eacute;cialis&eacute;s [&hellip;] portant sur des corpus classiques mais compl&egrave;tement renouvel&eacute;s par le num&eacute;rique &raquo;</em>, Bernard Stiegler propose, lui, une solution plus syst&eacute;mique : l&rsquo;<em>&laquo; institution scolaire et universitaire [doit &ecirc;tre] r&eacute;invent&eacute;e &raquo;</em> et doit se donner comme ambition <em>&laquo; de former &eacute;l&egrave;ves et &eacute;tudiants &agrave; l&rsquo;ambivalence [suivante] : les technologies num&eacute;riques sont la pire et la meilleure des choses. &raquo; </em><br />
<br />
<strong>L&rsquo;&eacute;cole chamboul&eacute;e ? </strong>Observateur avis&eacute; de la grande maison de l&rsquo;Education nationale, l&rsquo;inspecteur g&eacute;n&eacute;ral Alain-Marie Bassy est visiblement sur la m&ecirc;me longueur d&rsquo;ondes : <em>&laquo; La &laquo; logique apprenante &raquo; de l&rsquo;Ecole ne saurait s&rsquo;opposer aux nouvelles logiques sociales. [&hellip;] Elle doit [&hellip;] faire sa mue &raquo;</em>, <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/le-debat-rsln/2009/12/13/education-au-numerique_qui-doit-s-en-charger_/62/alain-marie-bassy/"><strong>&eacute;crit-il</strong></a>. <a href="http://www.lix.polytechnique.fr/~dowek/"><strong>Enseignant &agrave; Polytechnique</strong></a>, Gilles Dowek approuve : l&rsquo;&eacute;cole doit assurer <em>&laquo; l'initiation &agrave; une mani&egrave;re de penser radicalement nouvelle &raquo;</em>, <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/le-debat-rsln/2009/12/13/education-au-numerique_qui-doit-s-en-charger_/63/gilles-dowek/"><strong>&eacute;crit-il</strong></a>.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="font-size: larger;">Vivent les e-scouades ?</span></strong></p>
<p><strong>Pour illustrer ce dialogue parfois un peu compliqu&eacute;, </strong>nous avons m&ecirc;me d&eacute;nich&eacute; un mini-scoop. Figurez-vous que Eric Delcroix, blogueur et formateur &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de Lille-III, qui <a href="http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2009/12/09/article_video-twitter-a-la-fac-une-experience-a-lille-iii.shtml?posted=true#forums_reagir_wrapper_posted"><strong>avait eu droit aux honneurs des m&eacute;dias</strong></a> (y compris <a href="http://twitter.com/RSLNmag/status/7157872067"><strong>ici</strong></a>) avec <a href="http://leszed.ed-productions.com/twitter-en-cours-education"><strong>sa tentative d&rsquo;introduction de Twitter dans les cours qu&rsquo;il prodigue &agrave; la fac</strong></a>, s&rsquo;est fait (un peu) taper sur les doigts pour son initiative : <em>&laquo; On m&rsquo;a fait comprendre que j&rsquo;aurais d&ucirc; demander l&rsquo;autorisation avant de mettre en place ce cours ! &raquo;</em>, <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/le-debat-rsln/2009/12/13/education-au-numerique_qui-doit-s-en-charger_/64/eric-delcroix/"><strong>nous d&eacute;voile-t-il dans sa contribution</strong></a>. <br />
<strong><br />
Pour &eacute;viter ce genre de d&eacute;convenues, cr&eacute;ons donc des &laquo; e-corps &raquo;, </strong>sorte de forces d&rsquo;interpositions du num&eacute;rique, qui iraient, en mobilit&eacute;, l&agrave; o&ugrave; on les demande, sugg&egrave;rent (presque) &agrave; l&rsquo;unission Divina Frau-Meigs, professeur &agrave; Paris-III et <a href="http://mediasmatrices.wordpress.com/"><strong>blogueuse</strong></a>, et Elena Pasquinelli, du groupe Compas. Ces<em> &laquo; e-scouades &raquo;</em>, <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/le-debat-rsln/2009/12/13/education-au-numerique_qui-doit-s-en-charger_/56/divina-frau-meigs/"><strong>selon l&rsquo;expression de Divina Frau-Meigs</strong></a>, seraient <em>&laquo; arm&eacute;es d&rsquo;outils, savoirs et savoir-faire, peuvent accueillir des publics assez diff&eacute;rents en &acirc;ge et en alphab&eacute;tisation num&eacute;rique pour leur fournir des menus &agrave; la carte d&rsquo;&eacute;ducation aux technologies &raquo;</em>, <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/le-debat-rsln/2009/12/13/education-au-numerique_qui-doit-s-en-charger_/57/elena-pasquinelli/"><strong>esp&egrave;re Elena Pasquinelli</strong></a>. <em>&laquo; L&rsquo;internet en fait bien trop pour qu&rsquo;un seul acteur puisse &ecirc;tre d&eacute;sign&eacute; comme LE responsable en charge de son &eacute;ducation &raquo;</em>, <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/le-debat-rsln/2009/12/13/education-au-numerique_qui-doit-s-en-charger_/68/laurent-benzoni/"><strong>semble justifier Laurent Benzoni</strong></a>.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="font-size: larger;">Que reste-t-il &agrave; l&rsquo;Education nationale et aux pouvoirs publics ?</span></strong></p>
<p><strong>Repens&eacute;s voire contest&eacute;s,</strong> lieux de savoirs en particulier et pouvoirs publics plus g&eacute;n&eacute;ralement ne doivent pas pour autant oublier un certain nombre de missions fondamentales &agrave; l&rsquo;&egrave;re num&eacute;rique. <em>&laquo; Il faut &laquo; civiliser Internet &raquo; en multipliant les lieux de savoir authentifi&eacute;s, avec une labellisation claire &raquo;</em>, <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/le-debat-rsln/2009/12/13/education-au-numerique_qui-doit-s-en-charger_/73/emmanuel-hoog/"><strong>plaide ainsi Emmanuel Hoog</strong></a>, &agrave; la t&ecirc;te de l&rsquo;INA. <br />
<strong><br />
A mi-chemin entre missions de labellisation et de certification,</strong> Jean-Christophe Prunet, le pr&eacute;sident de la FIEEC en charge de l&rsquo;attractivit&eacute; des m&eacute;tiers, <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/le-debat-rsln/2009/12/13/education-au-numerique_qui-doit-s-en-charger_/54/jean-christophe-prunet/"><strong>r&eacute;clame</strong></a>, lui, un premier pas tr&egrave;s concret : <em>&laquo; Un module de connaissances de base de l&rsquo;&eacute;lectronique et du num&eacute;rique devrait &ecirc;tre obligatoire pour tous les &eacute;l&egrave;ves du coll&egrave;ge. &raquo;</em><br />
<strong><br />
Ces missions de base d&rsquo;une Education nationale &laquo; num&eacute;rico-compatible &raquo;, cela ne vous rappelle rien ?</strong><strong> </strong><em>&laquo; Les enjeux de l&rsquo;&eacute;ducation ne changent pas parce que le monde se num&eacute;rise, mais la num&eacute;risation doit permettre de les relever plus efficacement, plus massivement [&hellip;] &raquo;</em>, <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/le-debat-rsln/2009/12/13/education-au-numerique_qui-doit-s-en-charger_/55/domnique-sciamma/"><strong>sugg&egrave;re</strong></a> Dominique Sciamma, directeur du d&eacute;partement &laquo; Syst&egrave;me et objets interactifs &raquo; <a href="http://www.stratecollege.eu/Web_TV/Enseignants/ecole_de_design_Dominique_Sciamma___communication__suivi_de_diplome.html"><strong>&agrave; l&rsquo;&eacute;cole sup&eacute;rieure de design industriel</strong></a>.</p>
<p><strong><em>&laquo; Se comporter convenablement sur la Toile s&rsquo;apprend,</em></strong><em> comme la politesse, le respect d&rsquo;autrui ou les r&egrave;gles &eacute;l&eacute;mentaires de protection de soi-m&ecirc;me et de ses proches [&hellip;]. L&rsquo;important, c&rsquo;est d&rsquo;int&eacute;grer les sp&eacute;cificit&eacute;s du num&eacute;rique dans l&rsquo;&eacute;ducation &raquo;</em>, <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/le-debat-rsln/2009/12/13/education-au-numerique_qui-doit-s-en-charger_/53/anne-marie-bardi/"><strong>compl&egrave;te Anne-Marie Bardi</strong></a>, ancienne inspectrice de l&rsquo;Education nationale. <em>&laquo; Les nouvelles socialibilit&eacute;s g&eacute;n&eacute;r&eacute;es par les r&eacute;seaux sociaux permettent d&rsquo;aborder avec les &eacute;l&egrave;ves l&rsquo;&eacute;ducation &agrave; la citoyennet&eacute;, via des notions comme la libert&eacute;, le respect de l&rsquo;autre &raquo;</em>, <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/le-debat-rsln/2009/12/13/education-au-numerique_qui-doit-s-en-charger_/52/isabelle-falque-pierrotin/"><strong>abonde Isabelle Falque-Pierrotin</strong></a>, pr&eacute;sidente du <a href="http://www.foruminternet.org/"><strong>Forum des droits sur l&rsquo;internet</strong></a>.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="font-size: larger;">Qui &eacute;duquer ?, ou &laquo;&nbsp; la vie en b&ecirc;ta perp&eacute;tuelle &raquo;</span></strong></p>
<p><strong>On vous l&rsquo;avait promis, </strong>nos experts se sont &eacute;galement pench&eacute;s sur la question des publics. <em>&laquo; Imaginer que cette &eacute;ducation ne s&rsquo;adresse qu&rsquo;aux &eacute;l&egrave;ves, coll&eacute;giens et lyc&eacute;ens est une vision d&eacute;pass&eacute;e, ang&eacute;lique de la formation contemporaine &raquo;</em>, <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/le-debat-rsln/2009/12/13/education-au-numerique_qui-doit-s-en-charger_/65/marcel-desvergne/"><strong>souligne</strong></a> Marcel Desvergne, qui, avant d&rsquo;&ecirc;tre le fondateur de l&rsquo;Universit&eacute; de la communication d&rsquo;Hourtin, fut &eacute;galement instituteur. <br />
<strong><em><br />
&laquo; Il est essentiel d&rsquo;assurer &agrave; chacun d&rsquo;entre nous, </em></strong><em>enfants, parents, grands-parents, &eacute;ducateurs, une &eacute;ducation permanente au num&eacute;rique </em>[car]<em> le num&eacute;rique impacte tout &agrave; la fois la socialisation et l&rsquo;&eacute;ducation de l&rsquo;enfant comme les relations au sein des familles &raquo;</em>, <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/le-debat-rsln/2009/12/13/education-au-numerique_qui-doit-s-en-charger_/69/olivier-gerard/"><strong>pr&eacute;cise</strong></a> Olivier G&eacute;rard, charg&eacute; des m&eacute;dias et usages num&eacute;riques au sein de l&rsquo;UNAF, l&rsquo;Union nationale des associations familiales.<br />
<strong><br />
Le num&eacute;rique, c&rsquo;est &laquo; la vie en b&ecirc;ta perp&eacute;tuelle &raquo;</strong> <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/le-debat-rsln/2009/12/13/education-au-numerique_qui-doit-s-en-charger_/67/dominique-piotet/"><strong>conclut</strong></a> Dominique Piotet, pr&eacute;sident de <a href="http://www.rebellionlab.com/"><strong>Rebellion Lab</strong></a>, d&rsquo;apr&egrave;s la formule qu&rsquo;il a d&eacute;velopp&eacute;e dans l&rsquo;ouvrage <a href="http://www.alchimiedesmultitudes.atelier.fr/"><strong>&laquo; L&rsquo;alchimie des multitudes &raquo;</strong></a>, &eacute;crit &agrave; quatre mains avec <a href="http://pisani.blog.lemonde.fr/2009/07/27/la-vie-en-beta-perpetuelle/"><strong>Francis Pisani</strong></a>. Cons&eacute;quence ? <em>&laquo; Nous devons nous mettre en sitution d&rsquo;apprentissage permanent, absorber le fonctionnement de nouveaux outils pas si intuitifs que &ccedil;a [&hellip;]. C&rsquo;est notre affaire en tant qu&rsquo;individus, mais c&rsquo;est aussi l&rsquo;affaire des entreprises qui nous emploient, des vendeurs qui veulent nous vendre leurs produits &hellip; &raquo;</em> Avant de conclure, plut&ocirc;t r&eacute;aliste : <em>&laquo; Plus facile &agrave; &eacute;crire qu'&agrave; mettre en oeuvre ... &raquo;</em> On en reparlera assur&eacute;ment dans ces colonnes.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: larger;"><strong>&gt;&gt; Et ailleurs sur la toile ...</strong></span></p>
<p>- <em>&laquo; Jusqu&rsquo;ici les initiatives &eacute;taient le fait de &laquo; pr&eacute;curseurs &raquo; ou de &laquo; financeurs &raquo; qui permettaient &agrave; des projets de voir le jour &ccedil;&agrave; et l&agrave; sans v&eacute;ritable coh&eacute;rence ni communication. &raquo; ; il convient d&eacute;sormais d'en avoir un &laquo; usage raisonn&eacute; plut&ocirc;t que par la contrainte &raquo;</em> : <a href="http:// http://www.missionfourgous-tice.fr/theme-3#forum10"><strong>t&eacute;moignage d'un enseignant sur le site de la mission du d&eacute;put&eacute; Jean-Michel Fourgous</strong></a>.<br />
<br />
- <em>&laquo; En physique, on explique comment marchent une pile et une lampe, ce qui est indispensable pour comprendre tout ce qui est &eacute;lectrique ; en informatique, on pourrait aussi bien expliquer comment deux t&eacute;l&eacute;phones portables restent connect&eacute;s m&ecirc;me lorsqu&rsquo;on se d&eacute;place en voiture ou en train, chose qui repose sur des concepts num&eacute;riques fondamentaux qu&rsquo;il est possible d&rsquo;expliquer simplement &raquo;</em> G&eacute;rard Berry, <a href="http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/inn_tec2007/lecon_inaugurale_.jsp"><strong>dans sa le&ccedil;on inaugurale du coll&egrave;ge de France</strong></a> (2008). (lire aussi sur le sujet : <a href="http:// http://internetetopinion.wordpress.com/2008/01/19/le-bon-sens-informatique-de-gerard-berry-entre-au-college-de-france/"><strong>Le bon sens informatique de G&eacute;rard Berry entre au Coll&egrave;ge de France</strong></a>, sur <em>Internet et opinion</em>)</p>
<p>-&nbsp;<em>&laquo; J</em><em>'ai d&eacute;cid&eacute; pour cette ann&eacute;e scolaire de mener une exp&eacute;rience de micro blogging : Twitter, avec une classe de terminale bac pro commerce. Dans ce blog, je d&eacute;cris jour apr&egrave;s jour la mise en place et l'application de cette exp&eacute;rience. Je pr&eacute;c&egrave;de mes &eacute;l&egrave;ves d'un petit mois dans ma connaissance en Twitter </em><em>&raquo;</em> <a href="http://frompennylane.blogspace.fr/p/profil/"><strong>Carnet de bord passionnant d'une enseignante, &agrave; d&eacute;couvrir ici</strong></a>.&nbsp;</p>
<p>- <a href="http://apprendre2point0.ning.com"><strong>Apprendre2point0.ning.com</strong></a> : sur un r&eacute;seau collaboratif construit notamment autour de <a href="http://apprendre2point0.ning.com/profile/fmeichel"><strong>Florence Meichel</strong></a> et <a href="http://apprendre2point0.ning.com/profile/OlivierAuber"><strong>Olivier Auber</strong></a> notamment,&nbsp; <a href="http://apprendre2point0.ning.com/profiles/blog/list?q=TIC"><strong>de nombreuses ressources sur les TIC</strong></a>.</p>
<p>- <em>&laquo; </em><em>Le mod&egrave;le p&eacute;dagogique dominant, celui du cours &laquo; une heure, un groupe, un programme &agrave; transmettre, un prof, une classe, une salle &raquo; est encore consid&eacute;r&eacute; comme universel, &eacute;ternel, indiscutable, incontournable. Les TIC ne sont utilis&eacute;es que dans le cadre de ce mod&egrave;le pour le conforter et pour aider le professeur dans son travail de transmetteur. On peut l&rsquo;utiliser pour illustrer une affirmation, pour multiplier les exercices d&rsquo;application, pour faire plus joli, pour fournir du travail hors cours (devoirs, exercices de rem&eacute;diation m&ecirc;me &eacute;ventuellement de ce qui n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; &laquo; m&eacute;di&eacute; &raquo;), mais pas pour transformer en profondeur l&rsquo;acte p&eacute;dagogique</em><em> &raquo; </em><a href="http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2009/Frack_obstaclesauDeveloppementTIC.aspx"><strong><em>Les obstacles au d&eacute;veloppement des TIC &agrave; l&rsquo;&eacute;cole</em></strong></a><em>, </em>par Pierre Frackowiak, Co-auteur avec Philippe Meirieu de &quot;L'&eacute;ducation peut-elle &ecirc;tre encore au coeur d'un projet de soci&eacute;t&eacute;?&quot; (Editions de l'Aube. Mai 2008. R&eacute;&eacute;dition octobre 2009), sur <a href="http://www.cafepedagogique.net/"><strong>Le Caf&eacute; P&eacute;dagogique</strong></a>.</p>
<p>- <a href="http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2008/99_QuestionCultureNumerique.aspx"><strong>Informatique, TIC, soci&eacute;t&eacute; et syst&egrave;me &eacute;ducatif : La question de la culture num&eacute;rique d&eacute;passe celle de la culture informatique</strong></a>, un dossier du <em>Caf&eacute; P&eacute;dagogique</em>.</p>
<p><strong>- Edit du 4 f&eacute;vrer : </strong>un commentateur nous signale <a href="http://skhole.fr/penser-l-%C3%A9cole-%C3%A0-l-%C3%A8re-du-num%C3%A9rique"><strong>le dossier </strong><em><strong>Penser l'&eacute;cole &agrave; l'&egrave;re du num&eacute;rique</strong></em></a>, publi&eacute; sur le ste skhole.fr. Compte-rendus de conf&eacute;rences ou tribunes : les lectures y sont stimulantes.</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/1/eduquer-au-numerique_comment-on-fait_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/2/1/eduquer-au-numerique_comment-on-fait_/</link>
      <title>Eduquer au numérique : comment on fait ?</title>
      <pubDate>Mon, 01 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<div>
    <div>Emmanuel Hoog : Donner des repères</div>
    <div><i>Président-directeur général de l’Ina (Institut national de l’audiovisuel) </i></div>
    <div>La question de l&rsquo;&eacute;ducation au num&eacute;rique nous place aujourd&rsquo;hui face &agrave; un paradoxe apparent : les jeunes sont souvent bien plus pointus dans ce domaine que les adultes, au point qu&rsquo;on pourrait se demander si ce ne sont pas plut&ocirc;t eux qui devraient nous &eacute;duquer !

En r&eacute;alit&eacute;, l&rsquo;enjeu principal est donc moins d&rsquo;enseigner le maniement technique des nouveaux outils num&eacute;riques que de donner des rep&egrave;res pour une utilisation critique et raisonn&eacute;e de ces technologies, et tout particuli&egrave;rement d&rsquo;Internet. Les digital natives sont comme des poissons dans l&rsquo;eau sur le Web, mais ils manquent de recul et de discernement face &agrave; cette masse d&rsquo;information foisonnante, o&ugrave; tout semble se valoir.

Pourquoi telle page appara&icirc;t-elle en t&ecirc;te de ma requ&ecirc;te sur Google ? Puis-je faire confiance &agrave; Wikipedia ? Comment distinguer les donn&eacute;es fiables des autres ? Telles sont, parmi beaucoup d&rsquo;autres, les questions auxquelles une v&eacute;ritable &eacute;ducation au num&eacute;rique doit r&eacute;pondre.

C&rsquo;est bien s&ucirc;r l&rsquo;affaire des parents et des enseignants, et plus largement des pouvoirs publics : il faut en effet &laquo; civiliser &raquo; Internet, en multipliant les lieux de savoir authentifi&eacute;s, avec une labellisation claire.</div>
    <br /><br />
</div><div>
    <div>Bruno Latour : La barrière entre enseignés et enseignants est tombée</div>
    <div><i>Directeur scientifique, directeur du médialab de Sciences Po Paris</i></div>
    <div>Le num&eacute;rique a ceci de particulier qu&rsquo;il r&eacute;alise le r&ecirc;ve de Mai 68 d&rsquo;effacer la barri&egrave;re entre &laquo; enseign&eacute;s et enseignants &raquo;, comme on disait alors : les enfants apprennent aux parents, les techniciens aux ing&eacute;nieurs, les usagers aux d&eacute;panneurs, les artistes aux scientifiques, les actionnaires aux entrepreneurs.

Cette distribution inhabituelle &eacute;chappe tout &agrave; fait au mod&egrave;le usuel de percolation du savoir &agrave; partir de ces lieux autoris&eacute;s. Et en m&ecirc;me temps, chacun de ces apprentissages, &agrave; cause m&ecirc;me de sa dispersion, se fait au hasard et laisse partout d&rsquo;&eacute;normes lacunes. Il faut donc inventer de nouveaux modes par la pratique.

A Sciences Po, nous le faisons par des cours sp&eacute;cialis&eacute;s &ndash;de cartographie de controverses- qui portent sur des objets num&eacute;riques nouveaux int&eacute;gr&eacute;s aux corpus classiques mais compl&egrave;tement renouvel&eacute;s par le num&eacute;rique. Cela nous permet de prendre en compte le foisonnement d&rsquo;innovations qui est particulier au num&eacute;rique et en m&ecirc;me temps respecter le rythme et les habitudes de l&rsquo;apprentissage universitaire toujours n&eacute;cessaire.</div>
    <br /><br />
</div><div>
    <div>Bernard Stiegler :  Apprendre sans passer par des institutions ou des services</div>
    <div><i>Directeur de l’Institut de recherche et d’innovation</i></div>
    <div>Platon cr&eacute;a l&rsquo;Acad&eacute;mie pour lutter contre les sophistes qui utilisaient l&rsquo;&eacute;criture comme technologie de persuasion, et contre les savoirs. L&rsquo;&eacute;criture est &agrave; l&rsquo;origine de notre soci&eacute;t&eacute;, et la condition du droit aussi bien que des savoirs rationnels. Mais elle est aussi un poison.

Quant aux technologies num&eacute;riques, elles constituent un gigantesque transfert de comp&eacute;tences techniques qui semble renverser l&rsquo;extr&ecirc;me sp&eacute;cialisation du travail qu&rsquo;avait engendr&eacute;e l&rsquo;industrialisation. Les fonctions de recherche documentaire qui &eacute;taient une haute sp&eacute;cialit&eacute; professionnelle il y a &agrave; peine vingt ans sont &agrave; pr&eacute;sent mises en &oelig;uvre par les enfants et les personnes &acirc;g&eacute;es. Les appareils de capture et de post-production audiovisuelle sont accessibles &agrave; tous. On peut beaucoup apprendre sans passer par des institutions ou des services, en allant sur le r&eacute;seau ou en faisant l&rsquo;acquisition d&rsquo;appareils.

Pourtant, tout comme l&rsquo;&eacute;criture aux yeux de Platon, les technologies num&eacute;riques sont la pire et la meilleure des choses. Et ce devrait &ecirc;tre la fonction d&rsquo;une institution scolaire et universitaire r&eacute;invent&eacute;e que de former les &eacute;l&egrave;ves et les &eacute;tudiants &agrave; cette ambivalence.</div>
    <br /><br />
</div><div>
    <div>Isabelle Falque-Pierrotin : Redimensionner ce qui fait du sens</div>
    <div><i>Présidente du Forum des droits sur l'internet </i></div>
    <div>Je pense que l&rsquo;&eacute;ducation au et par le num&eacute;rique est devenue une cause d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t national. Cette &eacute;ducation, qui est l&rsquo;affaire de tous, doit relever d&rsquo;une exigence collective et politique. L&rsquo;Education nationale a bien s&ucirc;r un r&ocirc;le privil&eacute;gi&eacute; &agrave; jouer. Le virtuel est d&eacute;sormais notre quotidien et&nbsp; n&eacute;cessite d&rsquo;&ecirc;tre appr&eacute;hend&eacute;, ma&icirc;tris&eacute; pour &ecirc;tre utilis&eacute; par tous. Il faut &eacute;duquer &agrave; l&rsquo;internet, il faut &eacute;duquer par l&rsquo;internet ! 
L&rsquo;&eacute;ducation par le num&eacute;rique, c&rsquo;est-&agrave;-dire en s&rsquo;appuyant sur internet, doit irriguer toutes les disciplines, et en particulier l&rsquo;&eacute;ducation civique. Par exemple, les nouvelles sociabilit&eacute;s g&eacute;n&eacute;r&eacute;es par les r&eacute;seaux sociaux permettent d&rsquo;aborder avec les &eacute;l&egrave;ves l&rsquo;&eacute;ducation &agrave; la citoyennet&eacute; via des notions comme la libert&eacute;, le respect de l&rsquo;autre. Autre exemple avec l&rsquo;apprentissage de la notion de libert&eacute; : Internet appara&icirc;t comme un espace de libert&eacute; d&rsquo;expression o&ugrave; il est facile de tout dire. 
Mais est-ce que la libert&eacute; consiste &agrave; tout dire en soci&eacute;t&eacute; ? Le nouveau territoire d&eacute;limit&eacute; par internet, ces nouvelles r&eacute;alit&eacute;s, nous obligent &agrave; revisiter nos concepts, &agrave; redimensionner ce qui fait pour nous du sens. C&rsquo;est en cela qu&rsquo;internet n&eacute;cessite une &eacute;ducation.

Quoiqu&rsquo;il en soit, l&rsquo;&eacute;ducation au et par le num&eacute;rique est indispensable. Cette probl&eacute;matique s&rsquo;appr&eacute;hende des deux c&ocirc;t&eacute;s : sectoriel via les disciplines &eacute;tudi&eacute;es par les &eacute;l&egrave;ves et transversal avec la ma&icirc;trise des nouveaux usages qui y sont li&eacute;s.
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    <div>Anne-Marie Bardi : Se comporter convenablement sur la Toile s’apprend comme la politesse</div>
    <div><i>Ancienne inspectrice de l’Education nationale</i></div>
    <div>&Eacute;duquer au num&eacute;rique &hellip; Il faudrait tout d&rsquo;abord d&eacute;finir &laquo; le num&eacute;rique &raquo; en 2010. Selon le regard port&eacute; on dira que le num&eacute;rique c&rsquo;est : des technologies de plus en plus complexes ; une science en pleine expansion ; une nouvelle organisation du travail et de la soci&eacute;t&eacute; ;&nbsp; des bouleversements de l&rsquo;expression d&eacute;mocratique, de la communication interpersonnelle, des modes de loisirs, de la cr&eacute;ation artistique ; de nouvelles questions de soci&eacute;t&eacute; : &eacute;thiques, juridiques et politiques ;&nbsp; &hellip; Le num&eacute;rique est &agrave; la fois un domaine en soi et un agent de transformation sociale. 

&Eacute;duquer au num&eacute;rique rel&egrave;ve donc de la responsabilit&eacute; de tous : parents, &eacute;cole et soci&eacute;t&eacute; dans son ensemble. Se comporter convenablement sur la Toile s&rsquo;apprend comme la politesse, le respect d&rsquo;autrui ou les r&egrave;gles &eacute;l&eacute;mentaires de protection de soi-m&ecirc;me et de ses proches, et ce d&egrave;s l&rsquo;enfance. Les savoirs constitu&eacute;s se structurent &agrave; l&rsquo;&eacute;cole et s&rsquo;approfondissent dans l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur ; le recours aux mat&eacute;riels et aux logiciels se fait peu &agrave; peu, au travers d&rsquo;apprentissages formels comme non formels et les questions &eacute;thiques se posent et se r&eacute;fl&eacute;chissent en classe comme en soci&eacute;t&eacute;.&nbsp; 

L&rsquo;important n&rsquo;est pas de d&eacute;signer un responsable de l&rsquo;&eacute;ducation au num&eacute;rique mais d&rsquo;int&eacute;grer les sp&eacute;cificit&eacute;s du num&eacute;rique dans l&rsquo;&eacute;ducation et la formation de tous les membres de notre soci&eacute;t&eacute;.</div>
    <br /><br />
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    <div>Jean-Christophe Prunet  : Une collaboration étroite</div>
    <div><i>Président de la FIEEC en charge de l’attractivité des métiers et Président de Rohde Schwarz France</i></div>
    <div>L&rsquo;&eacute;ducation de demain sera, pour tout ou partie num&eacute;rique. Pour que son d&eacute;veloppement soit harmonieux et se produise sans heurts, une collaboration &eacute;troite entre les industriels, les enseignants et l&rsquo;Education nationale est primordiale.

La premi&egrave;re condition&nbsp; sine qua non de cette r&eacute;volution r&eacute;side dans la capacit&eacute; de notre pays &agrave; se doter d&rsquo;infrastructures num&eacute;riques et &eacute;lectriques performantes et s&eacute;curis&eacute;es : un acc&egrave;s &eacute;lectrique fiable ainsi qu&rsquo;un r&eacute;seau de Tr&egrave;s Haut D&eacute;bit sont des pr&eacute;-requis.

L&rsquo;&eacute;ducation est une pr&eacute;rogative r&eacute;galienne, il est donc indispensable que l&rsquo;Etat et les enseignants s&rsquo;approprient les nouvelles techniques, les assimilent, les mettent en &oelig;uvre, depuis les infrastructures scolaires jusqu&rsquo;&agrave; la p&eacute;dagogie en passant par la conception des programmes.

Les entreprises priv&eacute;es, elles, d&eacute;tiennent la comp&eacute;tence technique et/ou d&eacute;veloppent les outils, les produits ou les services. Leurs solutions doivent &ecirc;tre adapt&eacute;es au besoin : un dialogue permanent est n&eacute;cessaire.

Enfin&nbsp; il est indispensable pour tous les citoyens que les outils technologiques de base soient maitris&eacute;s et compris. A ce titre, un module de connaissances de base de l&rsquo;&eacute;lectronique et du num&eacute;rique devrait &ecirc;tre obligatoire pour tous les &eacute;l&egrave;ves du coll&egrave;ge - l&rsquo;&eacute;ducation nationale a d&eacute;j&agrave; commenc&eacute; &agrave; travailler sur la question.
&nbsp;</div>
    <br /><br />
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    <div>Domnique Sciamma : Numérisons l’éducation</div>
    <div><i>Directeur du département "Systèmes et Objets Interactifs" à Strate Collège Designers (Ecole Supérieure de Design Industriel)</i></div>
    <div>Education au num&eacute;rique ! La question semble si simple&hellip; Mais de quoi parle-t-on ? Et de qui parle-t-on ? &laquo; Num&eacute;rique &raquo; est devenu un mot passe-partout et &agrave; ce titre d&eacute;testable. Parle-t-on d&rsquo;une mati&egrave;re faite&nbsp; de 0 et de 1 ? Parle-t-on d&rsquo;outils, mais si divers, entre un environnement de programmation, un logiciel de CAO, et un traitement de texte, que l&rsquo;on voit mal comment en parler de mani&egrave;re universelle ? Parle-t-on d&rsquo;applications, (avec le m&ecirc;me commentaire) ? O&ugrave; ne s&rsquo;agit-il pas plut&ocirc;t d&rsquo;enjeux, &eacute;thiques, soci&eacute;taux, &eacute;conomiques et politiques !

Et qui doit-on &eacute;duquer ? Une jeunesse quotidiennement au contact des objets num&eacute;riques, ou des Paby Boomers r&eacute;guli&egrave;rement d&eacute;phas&eacute;s ? Les &laquo; gens &raquo;, ou une classe politique dont la pens&eacute;e, la pratique, les tics (sans jeu de mots) sont encore ancr&eacute;s dans le si&egrave;cle dernier, quand ce n&rsquo;est pas dans le pr&eacute;c&eacute;dent ?

Avant l&rsquo;&eacute;ducation au &laquo; num&eacute;rique &raquo;, c&rsquo;est la question de l&rsquo;&eacute;ducation tout court qui est d&rsquo;une brulante actualit&eacute;, et dans cette perspective, l&rsquo;usage massif des outils num&eacute;riques pour satisfaire cette ardente n&eacute;cessit&eacute;. Les enjeux de l&rsquo;&eacute;ducation ne changent pas parce que le monde se num&eacute;rise, mais la num&eacute;risation doit permettre de les relever plus efficacement,&nbsp; plus massivement, plus cr&eacute;ativement. Avant d'&eacute;duquer au num&eacute;rique, il nous faut num&eacute;riser l'&eacute;ducation.
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    <br /><br />
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    <div>Divina Frau Meigs : Un e-corps, financé par un e-rate</div>
    <div><i>Professeur, sociologue des médias, Université Sorbonne  nouvelle</i></div>
    <div>Avant tout, l&rsquo;&eacute;ducation au num&eacute;rique est partie de l&rsquo;&eacute;ducation aux m&eacute;dias, avec ses 6 Comp&eacute;tences de base : Compr&eacute;hension, Critique, non sur les contenus mais Cr&eacute;ativit&eacute;, Consommation, Citoyennet&eacute; et Communication interculturelle. S&rsquo;y ajoute une &laquo; e-comp&eacute;tence &raquo;, qui porte sur l&rsquo;outillage mental et cognitif n&eacute;cessaire pour les produire et les diffuser. Il faut &ecirc;tre capable de : naviguer, charger et t&eacute;l&eacute;charger, jouer, utiliser des espaces en immersion et en simulation, mixer et remixer, &eacute;chantillonner, agr&eacute;ger des donn&eacute;es, contribuer &agrave; des r&eacute;seaux sociaux, n&eacute;gocier plusieurs identit&eacute;s (avatars).

Cette e-comp&eacute;tence semble acquise par les jeunes, qui utilisent les r&eacute;seaux intuitivement mais elle n&rsquo;est pas pens&eacute;e par eux et donc pas ma&icirc;tris&eacute;e de mani&egrave;re cognitive et raisonn&eacute;e. C&rsquo;est aux adultes de s&rsquo;en charger, en relation avec les jeunes eux-m&ecirc;mes.

Face &agrave; l&rsquo;urgence et &agrave; l&rsquo;immensit&eacute; des besoins, il faut donc penser &agrave; l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un &laquo; e-corps &raquo;, (comme on dit &laquo; peace corps &raquo;), une sorte d&rsquo; &laquo; e-scouade &raquo; de volontaires, form&eacute;s en acc&eacute;l&eacute;r&eacute;, de tous &acirc;ges, pouvant aller en mobilit&eacute; l&agrave; o&ugrave; on les demande. Il est important que ce soit &agrave; la demande des &eacute;tablissements ou des associations pour que la transmission ait lieu. Comment le financer ? Par le &laquo; e-rate &raquo;, une taxe tr&egrave;s minime (0.05%) &agrave; pr&eacute;lever sur les entreprises num&eacute;riques qui b&eacute;n&eacute;ficient de l&rsquo;usage sans jamais rien reverser &agrave; l&rsquo;usager&hellip; Elles s&rsquo;y refusent encore en Europe, mais c&rsquo;est d&eacute;j&agrave; le cas aux Etats-Unis. Qu&rsquo;attendons-nous ? 
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    <div>Elena Pasquinelli : Des corps, armés d'outils, savoirs, et savoir faire</div>
    <div><i>Chercheuse, coordinatrice du groupe Compas</i></div>
    <div>Faisons un tour en Afrique, dans les pays les plus concern&eacute;s par le ph&eacute;nom&egrave;ne du digital divide. Nous y trouvons : Geekcorps, une ONG qui envoie des experts en technologie pour aider les populations et les organisations locales &agrave; d&eacute;velopper des entreprises priv&eacute;es fond&eacute;es sur l&rsquo;utilisation des TIC .
Autre exemple : depuis des ann&eacute;es, Mitchel Resnick, chef du Lifelong Kindergarten du MIT,&nbsp; impulse des actions pour favoriser la cr&eacute;ativit&eacute; dans l&rsquo;apprentissage via la technologie. Dont Scratch, une communaut&eacute; en ligne o&ugrave; les enfants peuvent programmer et partager des histoires interactives ; ou Computer clubhouse, des endroits o&ugrave; les jeunes des communaut&eacute;s peuvent d&eacute;velopper leurs capacit&eacute;s avec l&rsquo;aide de tuteurs et des TIC.

La technologie seule n&rsquo;est pas suffisante. Il faut cr&eacute;er des environnements o&ugrave; les jeunes utilisateurs peuvent apprendre &agrave; utiliser les TIC de mani&egrave;re cr&eacute;ative. Cela peut &ecirc;tre &agrave; l&rsquo;&eacute;cole, mais aussi via&nbsp; des structures qui entrent dans l&rsquo;&eacute;cole. Comme les Geekcorps, qui d&eacute;barquent l&agrave; o&ugrave; il y a besoin. 

Ces &lsquo;Corps&rsquo; arm&eacute;s d&rsquo;outils, savoirs et savoir faire, peuvent aussi accueillir des publics assez diff&eacute;rents en &acirc;ge et en alphab&eacute;tisation num&eacute;rique pour leur fournir des menus &agrave; la carte d&rsquo;&eacute;ducation aux technologies. Ce seront alors, des centres&nbsp; (c&rsquo;est le cas du Cube &agrave; Issy) qui desservent un territoire et qui incarnent le refrain du Life-long Learning et de l&rsquo;apprentissage pour tous. Favoriser leur d&eacute;veloppement, me semble un ingr&eacute;dient crucial de l&rsquo;&eacute;ducation aux technologies.</div>
    <br /><br />
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    <div>Yacine Aït Kaci : Faire une différence entre utiliser et créer</div>
    <div><i>Fondateur d'Electronic Shadow</i></div>
    <div>Tout d&rsquo;abord il faut bien s&rsquo;entendre sur ce qu&rsquo;on appelle l&rsquo;&eacute;ducation au num&eacute;rique, car pour simplifier il y en aurait au moins deux, l&rsquo;&eacute;ducation aux usages du num&eacute;rique et l&rsquo;&eacute;ducation au d&eacute;veloppement, &agrave; la cr&eacute;ation num&eacute;rique en g&eacute;n&eacute;ral. En ce qui concerne les usages, ce n&rsquo;est pas forc&eacute;ment aux plus jeunes que cette &eacute;ducation s&rsquo;adresse. En effet les g&eacute;n&eacute;rations qui sont n&eacute;es avec le num&eacute;rique n&rsquo;en font plus une analogie d&rsquo;un monde non num&eacute;rique et ce serait plut&ocirc;t elles qui pourraient &eacute;duquer leurs parents aux nouveaux usages et &agrave; leurs effets, en d&eacute;veloppant du m&ecirc;me coup leurs propres r&eacute;f&eacute;rences.

Par contre, il faut bien faire la diff&eacute;rence entre utiliser et cr&eacute;er et c&rsquo;est dans cette deuxi&egrave;me vocation que l&rsquo;&eacute;ducation au num&eacute;rique prend tout son sens et o&ugrave; les enjeux sont les plus importants. C&rsquo;est probablement &agrave; l&rsquo;Ecole, tout au long du cursus et dans une logique transversale, que doivent &ecirc;tre acquis les fondamentaux qui permettront d&rsquo;entrer dans le cycle perp&eacute;tuel d&rsquo;auto-&eacute;ducation et d&rsquo;&eacute;change d&rsquo;informations dans un univers num&eacute;rique par essence cognitif et en r&eacute;seau.

Car si j&rsquo;ai parl&eacute; de deux &eacute;ducations au num&eacute;rique, il en est &eacute;videmment une troisi&egrave;me, c&rsquo;est l&rsquo;&eacute;ducation par le num&eacute;rique.</div>
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    <div>Jean-noël Lafargue : Une génération post-micro</div>
    <div><i>Maître de conférences associé à l'Université Paris 8, enseignant le multimédia dans plusieurs écoles d'art : Le Havre, Rennes, e-Artsup</i></div>
    <div>On qualifie les adolescents actuels de &quot;digital natives&quot;, car pour eux l'ordinateur personnel, la console de jeu et le t&eacute;l&eacute;phone mobile ne sont pas des conqu&ecirc;tes technologiques mais des objets aussi familiers que l'automobile, le t&eacute;l&eacute;viseur ou la fourchette.

L'attitude qu'ils ont vis-&agrave;-vis de leur environnement num&eacute;rique me semble parfois passive. Les &quot;digital natives&quot; m&eacute;ritent peut-&ecirc;tre d'&ecirc;tre appel&eacute;s &quot;digital naives&quot;. Ils pratiquent les r&eacute;seaux sociaux plusieurs heures chaque jour et sont capables d'&eacute;crire un message en quelques secondes en n'utilisant que leur pouce mais peuvent pourtant souffrir de lacunes &eacute;tonnantes. Il m'arrive &agrave; pr&eacute;sent de devoir renseigner des &eacute;tudiants vingtenaires sur la marche &agrave; suivre pour ouvrir ou enregistrer un fichier informatique. Les terminaux num&eacute;riques ne sont-ils pas en train de devenir une nouvelle forme de t&eacute;l&eacute;vision dont la mati&egrave;re serait constitu&eacute;e par ses propres utilisateurs ?

En tant qu'enseignant, je consid&egrave;re comme un devoir de faire comprendre &agrave; mes &eacute;tudiants &agrave; quel point l'ordinateur peut &ecirc;tre un outil de cr&eacute;ation et d'&eacute;mancipation. Je le fais en leur apprenant la programmation, ce qui me semble un des meilleurs moyen pour avoir une prise sur son environnement num&eacute;rique. J'essaie aussi d'inscrire leur appr&eacute;hension des &quot;nouveaux&quot; m&eacute;dias dans une perspective historique, de leur expliquer qu'il a exist&eacute; une &eacute;poque o&ugrave; l'on ne pouvait utiliser un ordinateur sans &ecirc;tre un peu programmeur soi-m&ecirc;me et o&ugrave; Space Invaders n'existait pas... &laquo; C'est quoi, Space Invaders, monsieur ? &raquo;.</div>
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    <div>Henri Isaac : Une partie des jeunes n’accèdent pas aux usages</div>
    <div><i>Directeur de la recherche à Rouen Business School</i></div>
    <div>Alors m&ecirc;me que de nombreux usages du num&eacute;rique se d&eacute;veloppent dans la sph&egrave;re priv&eacute;e d&egrave;s le plus jeune &acirc;ge (jeu vid&eacute;o, jeux en ligne, photo num&eacute;rique, t&eacute;l&eacute;phonie mobile, messagerie instantan&eacute;e, etc.), la tentation est grande de penser que la g&eacute;n&eacute;ration des &laquo; digital natives &raquo; n&rsquo;a plus besoin d&rsquo;une formation quelconque aux outils num&eacute;riques.
Las, de nombreux professeurs constatent encore qu&rsquo;une partie des jeunes n&rsquo;acc&egrave;dent pas &agrave; ces usages. Pire, la compr&eacute;hension et la ma&icirc;trise des outils num&eacute;riques est beaucoup trop limit&eacute;e pour en d&eacute;velopper une r&eacute;elle appropriation, gage d&rsquo;usages professionnels, vecteur d&rsquo;une insertion &eacute;conomique et sociale dans la soci&eacute;t&eacute; de la connaissance. Il est donc imp&eacute;ratif que l&rsquo;&eacute;cole continue de jouer son r&ocirc;le en formant les &eacute;l&egrave;ves et les &eacute;tudiants aux usages du num&eacute;rique afin que les futures g&eacute;n&eacute;rations acc&egrave;dent &agrave; la citoyennet&eacute; num&eacute;rique pleine et enti&egrave;re.  
D&egrave;s lors, il ne fait nul doute que l&rsquo;&eacute;cole et l&rsquo;universit&eacute; doivent &ecirc;tre en charge de cette formation au num&eacute;rique. Cependant deux conditions pr&eacute;alables sont absolument n&eacute;cessaires. La premi&egrave;re est que les institutions que sont l&rsquo;&eacute;cole et l&rsquo;universit&eacute; se repositionnent s&eacute;rieusement dans un monde o&ugrave; l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;information et la connaissance a radicalement chang&eacute;. La seconde est que l&rsquo;on modifie en cons&eacute;quence la formation des professeurs et que l&rsquo;on y int&egrave;gre la p&eacute;dagogie num&eacute;rique comme &eacute;l&eacute;ment central dans leur formation. Pas s&ucirc;r &agrave; cet &eacute;gard que la r&eacute;forme actuelle du master ait r&eacute;ellement int&eacute;gr&eacute; cette probl&eacute;matique.
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    <br /><br />
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    <div>Nils Aziosmanoff  : L’école des sorciers </div>
    <div><i>Président du CUBE, centre de création numérique, président de NAVIDIS SA</i></div>
    <div>Il y a un si&egrave;cle, pour r&eacute;aliser une simple photographie il fallait ma&icirc;triser des techniques complexes. Aujourd&rsquo;hui, les appareils num&eacute;riques sont si sophistiqu&eacute;s qu&rsquo;ils peuvent repr&eacute;senter en temps r&eacute;el la vision du photographe. 

Telle la baguette magique d&rsquo;Harry Potter, la technique s&rsquo;est effac&eacute;e au profit de l&rsquo;usage. Pr&eacute;sent dans tous les domaines de la vie, le num&eacute;rique constitue un moyen fantastique dont les potentialit&eacute;s d&eacute;fient notre imagination.&nbsp; 

Mais comme Harry &agrave; Poudlard, il nous faut d&rsquo;abord apprendre &agrave; penser autrement. Education vient de &laquo; instruire &raquo;, mais aussi de &laquo; faire sortir &raquo;. La soci&eacute;t&eacute; num&eacute;rique bouleverse les sch&eacute;mas &eacute;tablis et nous pousse &agrave; changer notre vision du monde.&nbsp; 

L&rsquo;&eacute;ducation doit &ecirc;tre aux avant postes, investir la sph&egrave;re virtuelle et r&eacute;inventer les liens avec les mondes de la cr&eacute;ation et de l&rsquo;innovation, en repla&ccedil;ant l&rsquo;humain au c&oelig;ur des enjeux soci&eacute;taux. A l&rsquo;&eacute;cole des sorciers, la baguette ne fait pas le magicien. Pour le devenir, il faut changer son regard.&nbsp; 
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    <div>Alain-Marie Bassy : L'École doit faire sa mue</div>
    <div><i>Inspecteur général de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche, co-animateur de la cellule TIC des inspections générales</i></div>
    <div>L&rsquo;ambigu&iuml;t&eacute; est dans les mots. Que recouvre &laquo; num&eacute;rique &raquo; ? Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo; &laquo; &eacute;duquer &raquo; ? Le mot &laquo; num&eacute;rique &raquo; remplace aujourd&rsquo;hui les termes qui furent employ&eacute;s successivement dans les quinze derni&egrave;res ann&eacute;es du si&egrave;cle pr&eacute;c&eacute;dent (informatique, NTIC, multim&eacute;dia &eacute;ducatif, TICE).  
On passe de l&rsquo;outil technique &agrave; une nouvelle dimension de l&rsquo;espace social, qui traverse les objets d&rsquo;information, leur appropriation et leurs usages. On ne voit pas assez que la r&eacute;volution du num&eacute;rique correspond aujourd&rsquo;hui &agrave; un changement de logique (de logiciel ?) : statut des ressources, mod&egrave;les de communication et d&rsquo;apprentissage, relations entre les acteurs.&nbsp; 

&Eacute;duquer au num&eacute;rique, c&rsquo;est aider la soci&eacute;t&eacute; tout enti&egrave;re &agrave; passer d&rsquo;une logique &agrave; une autre. La fracture ne se situe pas forc&eacute;ment o&ugrave; l&rsquo;on croit. La responsabilit&eacute; de l&rsquo;&Eacute;cole est engag&eacute;e : sa &laquo; logique apprenante &raquo; ne saurait s&rsquo;opposer aux nouvelles logiques sociales. Mais il ne s&rsquo;agit pas que d&rsquo;une acculturation &agrave; l&rsquo;outil, d&rsquo;un d&eacute;veloppement des habilet&eacute;s ou d&rsquo;une&nbsp; formation aux comp&eacute;tences techniques requises dans l&rsquo;univers professionnel. C&rsquo;est aider &agrave; d&eacute;finir, reconna&icirc;tre et s&rsquo;approprier les nouvelles r&egrave;gles et logiques &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre dans le monde num&eacute;rique : apporter ma&icirc;trise, conscience et distance.&nbsp; 

L&rsquo;&Eacute;cole seule ne suffira pas &agrave; la t&acirc;che. Elle doit, elle aussi, faire sa mue. La conduite du changement concerne la soci&eacute;t&eacute;, dans toutes ses composantes de formation et d&rsquo;apprentissage, et au sein m&ecirc;me de la famille.&nbsp;</div>
    <br /><br />
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    <div> Gilles Dowek : Trois étapes, et une unité</div>
    <div><i>Professeur à l'école Polytechnique </i></div>
    <div>Comme tout projet ambitieux, l'&eacute;ducation au num&eacute;rique doit mobiliser de nombreux acteurs : &agrave; l'&Eacute;ducation Nationale revient de transmettre un socle de connaissances fondamentales, sur lequel la formation professionnelle construira des cursus plus finalis&eacute;s.&nbsp; 
Ces connaissances fondamentales s'organisent elles-m&ecirc;mes naturellement en trois &eacute;tapes. &Agrave; l'&eacute;cole et au coll&egrave;ge, l'apprentissage de l'utilisation des logiciels qui nous entourent permet d'introduire les premiers concepts de l'informatique. Au lyc&eacute;e, apprendre &agrave; &eacute;crire soi m&ecirc;me de petits programmes, permet de comprendre que tous ces logiciels sont &eacute;crits avec des constructions &eacute;tonnamment simples et peu nombreuses. &Agrave; l'Universit&eacute; enfin, l'informatique appara&icirc;t comme une science avec son foisonnement de th&eacute;ories (la compilation, la s&eacute;curit&eacute;,
les r&eacute;seaux, ...).&nbsp;
Ce projet a toutefois son unit&eacute; : l'initiation &agrave; une mani&egrave;re de penser radicalement nouvelle, car il a sans doute fallu
attendre l'informatique pour comprendre la difficult&eacute; de la question : comment trouver un cercle dans une image ?</div>
    <br /><br />
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    <div>Eric Delcroix : Ce n'est pas la faute aux enseignants</div>
    <div><i>Maître de conférence associé, Lille-III, et expert web temps réel</i></div>
    <div>&Eacute;videmment, lorsque l&rsquo;on &eacute;voque l&rsquo;&eacute;ducation au num&eacute;rique, le premier r&eacute;flexe est de penser aux &eacute;coles, aux coll&egrave;ges, aux lyc&eacute;es. Et d&eacute;j&agrave; les premiers probl&egrave;mes se posent : qui doit &eacute;duquer nos enfants ? Les professeurs ? Mais, ils ne sont pas form&eacute;s &agrave; cela. Aucune mati&egrave;re n&rsquo;est d&eacute;di&eacute;e &agrave; cela. Tout le monde en fait, mais personne n&rsquo;en fait. Conclusion, notre jeunesse, n&rsquo;est toujours pas form&eacute;e. La faute aux enseignants ? Non. Ils n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; form&eacute; &agrave; cela et le paravent du &laquo; B2I &raquo; donne l&rsquo;illusion qu&rsquo;ils peuvent instruire le num&eacute;rique, quand eux-m&ecirc;mes ne savent pas l&rsquo;utiliser ou mal.

A l&rsquo;universit&eacute;, on parle souvent num&eacute;rique. L&agrave;, outre la m&eacute;connaissance des nouveaux outils, les enseignants se prot&egrave;gent derri&egrave;re une logique depuis longtemps d&eacute;pass&eacute;e : ils ne d&eacute;tiennent plus seul le savoir et l&rsquo;ouverture aux autres fait peur ! Dans le cadre de l&rsquo;exp&eacute;rience que j&rsquo;ai men&eacute;e avec Twitter en cours, on m&rsquo;a fait comprendre que j&rsquo;aurais d&ucirc; demander l&rsquo;autorisation avant de mettre en place ce cours ! 

Reste une cat&eacute;gorie de la population dans tout cela : les parents, qui appartiennent eux-m&ecirc;mes &agrave; la plus vaste cat&eacute;gorie des salari&eacute;s et professionnels. Si aucune politique d&rsquo;entreprise n&rsquo;est mise en place, les personnes ne sont pas &eacute;duqu&eacute;es au num&eacute;rique.</div>
    <br /><br />
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    <div> Marcel Desvergne : L'éducation ne s'adresse pas qu'aux élèves, collégiens ou lycéens</div>
    <div><i>Président de l'AEC, Aquitaine Europe Communication, délégué Général de l’Université d’Eté de la Communication de 1980 à 2002</i></div>
    <div>Le m&eacute;decin, la journaliste, le politique, l&rsquo;enseignante, le maire, la banqui&egrave;re, le responsable associatif, l&rsquo;entrepreneuse&hellip; la liste est longue chacun &eacute;tant confront&eacute; aux &eacute;volutions du seigneur num&eacute;rique. Une journaliste form&eacute;e &agrave; &eacute;crire ne doit-elle pas aller chercher des lecteurs sur les r&eacute;seaux sociaux avec textes, vid&eacute;os, commentaires ? Un m&eacute;decin ne doit-il pas savoir utiliser les sites de diagnostic pour recevoir ses patients, eux, ayant pris le temps de les consulter ?

Imaginer que cette &eacute;ducation ne s&rsquo;adresse qu&rsquo;aux &eacute;l&egrave;ves, coll&eacute;giens et lyc&eacute;ens est une vision d&eacute;pass&eacute;e, ang&eacute;lique de la formation contemporaine. C&rsquo;est une vision citoyenne de l&rsquo;&eacute;ducation au num&eacute;rique qui se pose aux responsables de chaque secteur de la soci&eacute;t&eacute;. Des entreprises ne m&eacute;gotent pas sur ces formations car elles sont pragmatiques.
Les instances de concertation des politiques devraient s&rsquo;en inspirer, sans renier leur r&ocirc;le. Les structures associatives qui ont accompagn&eacute;es, dans les ann&eacute;es 50 du si&egrave;cle dernier,&nbsp; les glissements de population de la campagne vers les villes, en cr&eacute;ant des animateurs sociaux culturels, devraient s&rsquo;emparer de cette fonction citoyenne.

Les acteurs producteurs diffuseurs du num&eacute;rique pourraient eux aussi investir dans la formation de notre soci&eacute;t&eacute; en r&eacute;seau au moment o&ugrave; moteurs de recherche et&nbsp; terminaux mobiles bousculent les &laquo; lieux &raquo; de formation.
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    <br /><br />
</div><div>
    <div> Bruno Devauchelle : L'école est encore trop démunie</div>
    <div><i>Formateur chercheur, Centre d'Etudes Pédagogiques pour l'Expérimentation et le Conseil</i></div>
    <div>Question pr&eacute;tentieuse, mais &ocirc; combien importante. Si &eacute;ducation au num&eacute;rique il doit y avoir, elle ne doit surtout &ecirc;tre un accompagnement. Les technologies num&eacute;riques font subir au quotidien des transformations que l&rsquo;on est encore en train de d&eacute;couvrir ; alors que l&rsquo;&eacute;ducation, c&rsquo;est justement la capacit&eacute; &agrave; se sortir de ce tourbillon de l&rsquo;instant pour permettre d&rsquo;aller vers la compr&eacute;hension.

Une approche plus globale, et donc une v&eacute;ritable &eacute;ducation, ne pourra s&rsquo;op&eacute;rer que lorsque le num&eacute;rique aura pris sa place dans la culture - ce qui, pour l&rsquo;&eacute;crit, a pris 5000 ans, et pour le livre 500 ans. On peut penser que, pour le num&eacute;rique, cela prendra au moins 50 ans.

L&rsquo;&eacute;cole, haut lieu d&rsquo;une part de l&rsquo;&eacute;ducation, est encore trop d&eacute;munie pour pouvoir pr&eacute;tendre tenir une place importante dans ce projet. D&eacute;munie pour de multiples raisons : son fonctionnement immuable, son approche frileuse des TIC, son incompr&eacute;hension culturelle du ph&eacute;nom&egrave;ne qui se d&eacute;roule sous ses yeux.

Les jeunes, les familles, ont engag&eacute; tellement de modifications du fait du num&eacute;rique que c&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;est en train de se forger une v&eacute;ritable &eacute;ducation informelle.</div>
    <br /><br />
</div><div>
    <div>Dominique Piotet : Education numérique : la sérieuse affaire de tous</div>
    <div><i>Président de RebellionLab</i></div>
    <div>Les technologies nous donnent acc&egrave;s &agrave; un univers de possibles (informations, biens et services, interactions sociales, cr&eacute;ativit&eacute;, productivit&eacute; personnelle..) d&eacute;multipli&eacute;.

Tout va de plus en plus vite et il est de plus en plus difficile de suivre. Nous devons nous mettre en situation d&rsquo;apprentissage permanent, absorber le fonctionnement de nouveaux outils pas si intuitifs que &ccedil;a (apprendre &agrave; utiliser Facebook, &agrave; t&eacute;l&eacute;charger de la musique sur iTunes, &agrave; utiliser un iPhone&hellip;), de nouveaux usages (suivre nos amis sur Twitter&hellip;), ne serait-ce que pour pouvoir garder le contact, &eacute;changer, s&rsquo;informer&hellip;bref : &ecirc;tre dans la vie ! C&rsquo;est ce que Francis Pisani et moi appelons la vie en Beta&nbsp; perp&eacute;tuelle. Et c&rsquo;est notre vie en tant qu&rsquo;employ&eacute;, ami, parent, enfant, &eacute;tudiant, consommateur&hellip;

Il est temps de lancer un appel &agrave;&nbsp; la lutte contre l&rsquo;ill&eacute;ttrisme digital, qui semble &ecirc;tre un des dangers qui nous guette, en tant qu'individus, en tant que &laquo; forces de production &raquo;, en tant que citoyens. Il nous faut changer d&rsquo;attitude face aux technologies, et se mettre en &eacute;tat de formation permanente. Cette &laquo; litt&eacute;ratie digitale &raquo; est un des crit&egrave;res cl&eacute; pour construire une soci&eacute;t&eacute; plus ouverte, plus juste et &eacute;viter que la fracture num&eacute;rique ne divise le monde en sachant (les aristocrates du web) et ignorant.
C&rsquo;est donc notre affaire, en tant qu&rsquo;individus, mais c&rsquo;est aussi l&rsquo;affaire des entreprises qui nous emploient, des vendeurs qui veulent nous vendre leurs produits, bien sur et toujours de l&rsquo;&eacute;cole et de l&rsquo;Etat, mais aussi de la famille et des amis. Bref : c&rsquo;est l&rsquo;affaire de tous, et en permanence. Plus facile &agrave; &eacute;crire qu&rsquo;&agrave; mettre en &oelig;uvre.&nbsp;</div>
    <br /><br />
</div><div>
    <div>Laurent Benzoni : Il n'y pas UN responsable</div>
    <div><i>Professeur d’économie à l’Université Paris 2, fondateur TERA Consultants (expertise économique) </i></div>
    <div>L&rsquo;&eacute;ducation englobe l&rsquo;ensemble des moyens de transmission et d&rsquo;apprentissage des valeurs et des savoirs indispensables &agrave; la bonne int&eacute;gration des individus dans la soci&eacute;t&eacute;. Famille, environnement social et &eacute;cole se situaient au centre du dispositif &eacute;ducatif. Mais la pratique individuelle a toujours constitu&eacute; un axe primordial de l&rsquo;&eacute;ducation &agrave; travers la lecture (livres, journaux), puis par le biais des m&eacute;dias (radio, t&eacute;l&eacute;vision), et d&eacute;sormais par l&rsquo;Internet. L&rsquo;Internet est communication, divertissement, information, socialisation : il est donc&hellip; &eacute;ducation.
L&rsquo;Internet en fait bien trop pour qu&rsquo;un seul acteur puisse &ecirc;tre d&eacute;sign&eacute; comme LE responsable en charge de son &eacute;ducation. L&rsquo;&eacute;ducation nationale, qu&rsquo;il vaudrait mieux de nouveau appeler &laquo; l&rsquo;instruction nationale &raquo; pour bien rappeler la sph&egrave;re qu&rsquo;il est raisonnable de lui attribuer, pourra se charger de rappeler ou d&rsquo;appendre les &laquo; codes &raquo; et leur raison d&rsquo;&ecirc;tre. La famille et l&rsquo;environnement social doivent eux inculquer ses codes et leur respect dans les sph&egrave;res priv&eacute;es ou publiques.  
L&rsquo;Etat ajoutera ses actions de pr&eacute;vention et appliquera les sanctions quand elles s&rsquo;imposent. Les acteurs de l&rsquo;offre (Logiciels, FAI, fournisseurs de services et de contenus, etc.) participeront &agrave; l&rsquo;effort collectif en d&eacute;livrant constamment modes d&rsquo;emploi et bons usages ainsi que les outils correctifs n&eacute;cessaires.</div>
    <br /><br />
</div><div>
    <div>Olivier Gérard : Il ne s'agit pas seulement d'éduquer au numérique les enfants</div>
    <div><i>Chargé des médias et des usages numériques à l'Union nationale des associations familiales (UNAF)</i></div>
    <div>Dans un contexte d'&eacute;volution permanente des technologies, des pratiques et des usages num&eacute;riques, l&rsquo;enjeu est la mise en &oelig;uvre d&rsquo;une &eacute;ducation au num&eacute;rique pour tous, tout au long de la vie.
Car il ne s&rsquo;agit pas seulement d&rsquo;&eacute;duquer au num&eacute;rique les enfants. Faut-il le rappeler mais le num&eacute;rique est aussi au c&oelig;ur de la vie familiale et impacte tout &agrave; la fois, la socialisation et l&rsquo;&eacute;ducation de l&rsquo;enfant, comme les relations au sein des familles. C&rsquo;est pourquoi il est essentiel d&rsquo;assurer &agrave; chacun d&rsquo;entre nous, enfants, parents, grands-parents, &eacute;ducateurs une &eacute;ducation permanente au num&eacute;rique, garante de sa maitrise technique et culturelle.
Cette ambition ne peut donc &ecirc;tre l&rsquo;apanage d&rsquo;un seul acteur mais doit &ecirc;tre l&rsquo;affaire de tous. Elle ne pourra donc se r&eacute;aliser pleinement que par la mobilisation de l&rsquo;ensemble des parties prenantes autour de grands principes et d&rsquo;objectifs partag&eacute;s : les pouvoirs publics et les collectivit&eacute;s territoriales, les professionnels de l&rsquo;internet, des m&eacute;dias et du num&eacute;rique, le monde de l&rsquo;&eacute;ducation et la soci&eacute;t&eacute; civile en particulier les associations familiales.</div>
    <br /><br />
</div><div>
    <div>Stéphane Hugon : Le numérique bouscule les organisations</div>
    <div><i>Sociologue, enseignant et chercheur au Ceaq-Sorbonne, cofondateur de l’institut Eranos. </i></div>
    <div>Qui &eacute;duquera qui ? Parler d&rsquo;&eacute;ducation au num&eacute;rique, c&rsquo;est &eacute;tablir que la comp&eacute;tence n&eacute;cessaire pour &eacute;voluer dans les environnements num&eacute;riques est d&eacute;sormais centrale et qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas partag&eacute;e de mani&egrave;re optimale. C&rsquo;est un fait. Reste &agrave; d&eacute;terminer qui pourrait apprendre &agrave; qui ? Et sur quel mode ? Notre tradition &eacute;ducative s&rsquo;est longtemps fond&eacute;e sur une nette diff&eacute;renciation du sachant et de l&rsquo;apprenant. Avec une distinction de pouvoir, de l&eacute;gitimit&eacute; et de place (dans l&rsquo;entreprise, dans la soci&eacute;t&eacute;, dans la famille&hellip;).&nbsp; 

Le num&eacute;rique bouscule les organisations. Or, ce que r&eacute;v&egrave;le le num&eacute;rique, c&rsquo;est que justement, il est le signe d&rsquo;une mutation forte &agrave; la fois sociologique, technologique et organisationnelle, qui vient bouleverser nos structures, nos traditions de formation et nos organigrammes. C&rsquo;est toutes les expertises et les autorit&eacute;s habituelles dans l&rsquo;&eacute;conomie de nos connaissances qui s&rsquo;en trouvent modifi&eacute;es. Les acteurs classiques de l&rsquo;&eacute;ducation sont donc questionn&eacute;s dans leur l&eacute;gitimit&eacute; par des sources sinon nouvelles, au moins inhabituelles (jeune, consommateur, utilisateur final, collaborateur en aval&hellip;) 

Vers de nouvelles valorisations. Si le num&eacute;rique permet des modes de collaborations et de circulation des compr&eacute;tences diff&eacute;rents, il appartient aux &laquo; sachants &raquo; des entreprises et des organisations &agrave; se rendre disponibles aux nouveaux lieux, personnes et circuits de valorisation de la comp&eacute;tence. La question est donc culturelle de prime abord, m&ecirc;me si elle devient imm&eacute;diatement technologique. 
&nbsp;</div>
    <br /><br />
</div><div>
    <div>Christine Balagué  : Le coût exorbitant des équipements, frein majeur</div>
    <div><i>Chercheuse à l’Institut Telecom & Management et co-présidente du Think Tank Renaissance Numérique</i></div>
    <div>L&rsquo;&eacute;ducation au num&eacute;rique touche des cibles tellement diverses ! Qui doit s&rsquo;en charger ? Une constellation d&rsquo;acteurs multiples&hellip; A commencer par l&rsquo;&eacute;cole : pour des raisons d&rsquo;&eacute;galit&eacute; sociale, l&rsquo;&eacute;cole publique (et gratuite) doit fournir le bagage minimum, du CP &agrave; la terminale, mais avec un B2i s&eacute;rieusement adapt&eacute; et &eacute;volutif, et des formations plus pouss&eacute;es de la seconde &agrave; la terminale. 
Les soci&eacute;t&eacute;s priv&eacute;es ont aussi leur r&ocirc;le, via du e-learning et des acc&egrave;s &agrave; distance. Serious games, int&eacute;gration du num&eacute;rique et du Web dans les diff&eacute;rentes mati&egrave;res et dans les &eacute;valuations, tout pas en avant fait avancer l&rsquo;&eacute;ducation sur ces sujets, ce qui suppose de repenser plus largement la p&eacute;dagogie. La famille, l&rsquo;environnement, les amis, les internautes inconnus, les r&eacute;seaux sociaux,&nbsp; sont devenus des &eacute;ducateurs au num&eacute;rique. En facult&eacute;, les &eacute;tudiants doivent recevoir des formations adapt&eacute;es &agrave; leur cursus. De profonds changements sont &agrave; pr&eacute;voir, notamment un nouveau rapport professeur-&eacute;l&egrave;ves, plus transversaux que hi&eacute;rarchiques, des apprentissages diff&eacute;rents. 
Tout ceci est cependant frein&eacute; par le co&ucirc;t exorbitant des &eacute;quipements, en regard du syst&egrave;me &eacute;ducatif &hellip; Le r&ocirc;le des soci&eacute;t&eacute;s priv&eacute;es est majeur: elles ont un r&ocirc;le de responsabilit&eacute; sociale et doivent r&eacute;fl&eacute;chir &agrave; des mod&egrave;les &eacute;conomiques pertinents d&rsquo;&eacute;quipement massif acceptable pour une &eacute;ducation au num&eacute;rique acc&eacute;l&eacute;r&eacute;e &hellip; ou non ma&icirc;tris&eacute;e. 
&nbsp;</div>
    <br /><br />
</div>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/le-debat-rsln/2010/2/1/education-au-numerique_qui-doit-s-en-charger_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/le-debat-rsln/2010/2/1/education-au-numerique_qui-doit-s-en-charger_/</link>
      <title>Éducation au numérique : qui doit s en charger ?</title>
      <pubDate>Mon, 01 Feb 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Ce 28 janvier, c'est la troisi&egrave;me &quot;<a href="http://dpd.eun.org/web/guest/home"><strong>journ&eacute;e de la protection des donn&eacute;es et de la vie priv&eacute;e</strong></a>&quot;. L'initiative n'est pas encore reconnue partout &agrave; travers le monde : pour l'instant, seuls les Etats-Unis, le Canada et l'Europe y participent r&eacute;ellement ... </p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">28/01/2010 09:43:55</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Un journée pour les données</title>
      <pubDate>Thu, 28 Jan 2010 09:43:55 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(illustration : </span><span style="font-size: smaller;">capture d'&eacute;cran d'un clip r&eacute;alis&eacute; par la CNIL, visible <a href="http://www.jeunes.cnil.fr/"><strong>ici</strong></a>)</span></p>
<p><em>&laquo; Carnet de route &raquo;, c&rsquo;est une nouvelle fa&ccedil;on pour nous d&rsquo;aborder une probl&eacute;matique en profondeur, en suivant semaine apr&egrave;s semaine, la grande enqu&ecirc;te d&rsquo;un journaliste de </em>Regards sur le num&eacute;rique<em>. A l&rsquo;agenda jusqu&rsquo;en mars : le </em>Privacy Paradox<em>. </em></p>
<p><strong>Depuis quelques mois, </strong>on assiste &agrave; une multiplication des r&eacute;actions autour d&rsquo;un nouveau couple &laquo; vie priv&eacute;e et Internet &raquo;. Au point que <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2009/12/3/_je-veux-disparaitre-du-net_/"><strong>m&ecirc;me les politiques se sont empar&eacute;s du sujet</strong></a>, et que, ce jeudi &eacute;tait consacr&eacute;e <a href="http://dpd.eun.org/web/guest/home"><strong>troisi&egrave;me journ&eacute;e de la protection des donn&eacute;es et de la vie priv&eacute;e</strong></a>. Question cruciale s&rsquo;il en est : &agrave; partir du moment o&ugrave; quelqu&rsquo;un se met &agrave; nu sur la toile et o&ugrave; le r&eacute;seau des r&eacute;seaux se transforme en espace de m&eacute;moire et d&rsquo;exposition perp&eacute;tuelle, que devient cette partie secr&egrave;te, intime, amn&eacute;sique qui permet &agrave; l&rsquo;homme de se construire tout au long de son existence ?<br />
<br />
<strong>Les Am&eacute;ricains d&eacute;signent ce ph&eacute;nom&egrave;ne par le terme de </strong><em><strong>Privacy Paradox</strong></em>, le paradoxe qui consiste &agrave; &eacute;taler aupr&egrave;s de certains (amis, tribus, famille) tous les actes de sa vie m&ecirc;me les plus secrets tout en revendiquant aupr&egrave;s d&rsquo;autres (autorit&eacute;s politiques, parentales, administratives&hellip;) le droit de prot&eacute;ger une partie de ses informations personnelles.<br />
<strong><br />
Les enjeux de ce paradoxe sont &eacute;normes : </strong>enjeux &eacute;thiques car ils donnent &agrave; s&rsquo;interroger sur les nouveaux contours de la vie priv&eacute;e, sociaux (o&ugrave; sont les limites ?), culturels (il n&rsquo;y a plus de fronti&egrave;res ni g&eacute;ographiques ni temporelles) mais aussi financiers (jusqu&rsquo;o&ugrave; est-on pr&ecirc;t &agrave; troquer des informations sur nous-m&ecirc;mes en &eacute;change de services online).<br />
<br />
<strong>Dans ce contexte, nous irons &agrave; la rencontre</strong> de chercheurs, de juristes, d&rsquo;&eacute;lus, autant d&rsquo;acteurs de ce d&eacute;bat qui tentent d&rsquo;&eacute;laborer les nouvelles contours pos&eacute;s par internet.<br />
<br />
<strong>Avec nous, ils tenteront d&rsquo;apporter des r&eacute;ponses &agrave; :</strong> qu&rsquo;en est-il des nouvelles pratiques des <em>digital natives</em> ? Qu&rsquo;appelle-t-on l&rsquo;identit&eacute; num&eacute;rique ? Comment la g&eacute;rer &agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; l&rsquo;oubli devient un effort et&nbsp; je ne suis plus le seul gestionnaire de ces donn&eacute;es ? Sur le terrain politique, quelle r&eacute;ponse est en train d&rsquo;&eacute;merger entre &eacute;ducation, contr&ocirc;le et sanction ? Jusqu&rsquo;o&ugrave; sommes-nous pr&ecirc;t &agrave; aller dans la cession de nos donn&eacute;es personnelles en &eacute;change de services ?<br />
<br />
<strong>Nous vous relaterons ici ces rencontres, les unes apr&egrave;s les autres : </strong>&agrave; travers elles, nous esp&eacute;rons lever le voile sur ce paysage des donn&eacute;es et de la vie priv&eacute;e sur le net.<br />
<br />
<strong>&gt; En attendant, nous d&eacute;butons cette s&eacute;rie en vous livrant quelques lectures qui ont stimul&eacute; la r&eacute;daction de cette enqu&ecirc;te :</strong></p>
<p>- <a href="http://www.globalsecuritymag.fr/Etude-ESOMAR-La-protection-des,20090327,8189"><strong>La protection des donn&eacute;es personnelles sur Internet per&ccedil;ue par les fran&ccedil;ais</strong></a> (enqu&ecirc;te Esomar Harris interactive)</p>
<p>- <a href="http://sociogeek.admin-mag.com/resultat/Analyse.html "><strong>Premi&egrave;re enqu&ecirc;te sociologique sur l&rsquo;exposition de soi sur le web 2.0 en France</strong></a> (Enqu&ecirc;te Fing, Orange Lab)<br />
<br />
<strong>&nbsp;&gt; Quelques articles parus sur Le Monde.fr : </strong><br />
<br />
<em>- &laquo; <a href="http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2009/11/23/ne-montrez-pas-vos-fesses-sur-le-net/"><strong>Ne montrez pas vos fesses sur le net</strong></a> &raquo;,</em> par Jean-Marc Manach</p>
<p>- <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/11/12/comment-proteger-sa-vie-privee-sur-internet_1266460_651865.html#ens_id=1244271 "><strong>Comment prot&eacute;ger sa vie priv&eacute;e sur Internet</strong></a> ?</p>
<p>- <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/11/13/la-galere-pour-effacer-des-donnees-personnelles-d-un-site-web_1266605_651865.html#ens_id=1244271 "><strong>La gal&egrave;re pour effacer des donn&eacute;es personnelles d'un site web</strong></a><br />
<strong><br />
&gt; La </strong><a href="http://www.privacyconference2009.org/privacyconf2009/program/index-idfr-idweb.html."><strong>Conf&eacute;rence internationale de Madrid</strong></a><strong> r&eacute;unissant les Commissaires Vie Priv&eacute;e (novembre 2009)</strong></p>
<p><strong>&gt; Quand Barack Obama donne des conseils aux &eacute;coliers pour utiliser Facebook (</strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=si1gNXqH7iw&amp;feature=player_embedded"><strong>vid&eacute;o</strong></a><strong>)</strong><br />
<br />
<strong>&gt; La position de Me Olivier It&eacute;anu</strong> <a href="http://blog.iteanu.com/index.php?2009/10/14/29-eduquer-cest-aussi-regulerVotre navigateur ne g&egrave;re peut-&ecirc;tre pas l'affichage de cette image. A lire :"><strong>sur son blog</strong></a><span style="font-size: larger;"><br />
</span></p>
<p><span style="font-size: larger;"><strong>&gt; Et vous, qu&rsquo;en pensez-vous ? Avez-vous des lectures ou des rencontres &agrave; nous recommander ?</strong></span></p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/1/28/vie-privee_la-premiere-crise-de-conscience-d-internet_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/1/28/vie-privee_la-premiere-crise-de-conscience-d-internet_/</link>
      <title>Vie privée : la première crise de conscience d Internet ? </title>
      <pubDate>Thu, 28 Jan 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><strong>C'est l'heure de vous lever, et vous avez envie de vous faire un th&eacute;. </strong>Vous remplissez la bouilloire d'eau, vous la mettez en marche ... et l&agrave;, vous &ecirc;tes pris d'un doute : quel est l'&eacute;tat de vos r&eacute;serves en th&eacute; vert de Chine, ce fameux Long Jin <a href="http://www.maitre-eolas.fr/post/2008/03/25/909-que-faire-quand-on-recoit-un-courrier-d-avocat"><strong>qui-doit-&ecirc;tre-infus&eacute;-dans-une-eau-&agrave;-85 &deg;C-mais-pas-plus</strong></a> ? Tapotez donc &quot;th&eacute;&quot; sur votre tablette virtuelle, et vous aurez la r&eacute;ponse ...</p>
<p><strong>Cette histoire, c'est un peu le sc&eacute;nario de base que </strong><a href="http://keiichimatsuda.com/"><strong>Keiichi Matsuda</strong></a><strong>, </strong>en bon londonien, a choisi pour concevoir un petit film d'animation d'un peu moins de deux minutes, mettant en sc&egrave;ne des objets intelligents et communiquants, dans une cuisine peut-&ecirc;tre pas si futuriste que cela.</p>
<p><strong>Le tout est enti&egrave;rement film&eacute; en cam&eacute;ra subjective, </strong>ce qui renforce encore l'aspect bluffant de son projet :</p>
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<p><strong>Keiichi Matsuda</strong><strong> est encore &eacute;tudiant &agrave; l'&eacute;cole d'architecture Bartlett, </strong>&agrave; Londres. Il fait partie d'un groupe de travail intitul&eacute; &quot;<a href="http://www.bartlett.ucl.ac.uk/architecture/programmes/units/unit15.htm"><strong>Nic Clear's Unit 15</strong></a>&quot;, qui utilise toutes les possibilit&eacute;s du num&eacute;rique pour s'interroger sur les nouveaux espaces architecturaux, et les usages qu'ils permettront.</p>]]></description>
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      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/panorama/2010/1/27/realite-augmentee-en-cuisine/</link>
      <title>Réalité augmentée en cuisine</title>
      <pubDate>Wed, 27 Jan 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><strong>C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un projet de fin d&rsquo;&eacute;tudes </strong>port&eacute; par quelques &eacute;tudiants de l&rsquo;Ecole nationale du jeu et des m&eacute;dias interactifs num&eacute;riques (<a href="http://www.enjmin.fr"><strong>ENJMIN</strong></a>) d&rsquo;Angoul&ecirc;me, et qui devrait emmener quelques uns d&rsquo;entre eux &hellip; directement &agrave; San Francisco, dans quelques semaines, au d&eacute;but du mois de mars, lors du douzi&egrave;me &laquo; <a href="http://www.igf.com/"><strong>Independent Games Festival</strong></a> &raquo;. Avant, peut-&ecirc;tre, de trouver un partenariat avec une grande entreprise.<br />
<br />
<strong>Mais d'abord, les pr&eacute;sentations. </strong>Le pitch du jeu &laquo; Puddle &raquo;, un jeu de plateforme gratuit, est simple : r&eacute;incarn&eacute; en liquide, vous devrer traverser plusieurs niveaux, repr&eacute;sentatifs de plusieurs univers diff&eacute;rents. A l&rsquo;int&eacute;rieur du corps humain, dans une navette spatiale en apesanteur, et ainsi de suite : &eacute;videmment, les propri&eacute;t&eacute;s du liquide vont avoir des cons&eacute;quences, notamment sur la vitesse &agrave; laquelle le liquide va s&rsquo;&eacute;couler, etc.<br />
<strong><br />
Regardez &agrave; quoi ressemble le jeu, t&eacute;l&eacute;chargeable gratuitement </strong><a href="http://puddle-game.com"><strong>ici</strong></a><strong> :</strong><br />
<br />
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<p><em><strong>&laquo; C'est la vue romanc&eacute;e d'une paillasse de l</strong><strong>aborantin</strong></em><em> </em><strong><em>&raquo;</em></strong><em><strong>,</strong></em><strong>&nbsp;</strong> raconte Pierre Lemasson, l'un des &eacute;tudiants impliqu&eacute;s dans le projet. <em>&laquo; Ce n'est pas tout &agrave; fait un jeu s&eacute;rieux, parce que nous n'apprenons rien au joueur </em><em>en terme de r&eacute;actions chimiques, d'&eacute;quation bilan, etc.</em><em>&raquo;</em></p>
<p><strong><em>&laquo; Ce projet a &eacute;t&eacute; exclusivement d&eacute;velopp&eacute; lors des mini-projets de l'ENJMIN </em></strong><em>destin&eacute;s aux &eacute;l&egrave;ves de fin de premi&egrave;re ann&eacute;e de master &raquo;</em>, compl&egrave;te Martial Potron, un autre &eacute;tudiant impliqu&eacute; dans le projet. <em>&laquo; La consigne &eacute;tait simple : cr&eacute;er, en &eacute;quipe et en trois mois, un jeu jouable enti&egrave;rement en 10 minutes, par une personne n'ayant jamais jou&eacute; &agrave; un jeu vid&eacute;o de sa vie. &raquo;</em><br />
<strong><br />
M&eacute;daille aux Etats-Unis ou non, </strong>le jeu pourrait m&ecirc;me avoir un avenir assez &quot;grand public&quot; : <em>&laquo; </em><em>Nous sommes actuellement en pourparlers avec une entreprise pour poursuivre le d&eacute;veloppement de Puddle apr&egrave;s la fin de nos &eacute;tudes et de le distribuer</em> <em>&raquo;, </em>r&eacute;v&egrave;le Pierre Lemasson.</p>
<p><strong>Il faut dire que Puddle a d&eacute;j&agrave; une jolie histoire : </strong>l&rsquo;&eacute;quipe n&rsquo;en est pas &agrave; sa premi&egrave;re r&eacute;compense. <em>&laquo; </em><em>Nous avons particip&eacute; <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/panorama/2009/11/29/l-animation-chainee_ca-vous-parle_/"><strong>aux eMagiciens</strong></a> de 2009, festival o&ugrave; nous &eacute;tions nomin&eacute;s dans toutes les cat&eacute;gories (gamedesign, graphisme, technologie, son), et o&ugrave; nous avons gagn&eacute; le prix ubisoft du meilleur gamedesign.&raquo;</em><br />
<strong><br />
&gt; Pour aller plus loin : </strong></p>
<p>- Une partie de l'&eacute;quipe travaille sur un nouveau projet, baptis&eacute; <a href="http://paperplane.blog.lemonde.fr/"><strong>Paperlane</strong></a>. Nouveau succ&egrave;s en perspective ?<br />
- <em>&laquo; <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2009/1/3/angouleme-dynamise-la-creation-animee/"><strong>Quand Angoul&ecirc;me dynamise la cr&eacute;ation num&eacute;rique</strong></a> &raquo;</em>, un article publi&eacute; dans Regards sur le num&eacute;rique, d&eacute;but 2009.<br />
- Tous les articles publi&eacute;s sur RSLNmag.fr avec le tag &laquo; <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/tags/serious-gaming/"><strong>serious gaming </strong></a>&raquo;</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/1/26/quand-des-etudiants-francais-vont-defendre-un-jeu_plutot_serieux-a-san-francisco/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/1/26/quand-des-etudiants-francais-vont-defendre-un-jeu_plutot_serieux-a-san-francisco/</link>
      <title>Quand des étudiants français vont défendre un jeu (plutôt) sérieux à San Francisco</title>
      <pubDate>Tue, 26 Jan 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><strong>Comparer <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/panorama/2010/1/19/dons-a-haiti_l-echelle_avatar-/">l'aide internationale en Ha&iuml;ti en &quot;minutes Avatar&quot;</a>, </strong>c'est bien gentil, mais &ccedil;a ne fait pas forc&eacute;ment tr&egrave;s s&eacute;rieux. Le blogueur Jer Thorp, sp&eacute;cialiste &egrave;s dataviz auteur du tr&egrave;s respect&eacute; blog <a href="http://blog.blprnt.com/"><strong>blprnt</strong></a>,&nbsp; <a href="http://blog.blprnt.com/blog/blprnt/haiti-avatar-updates"><strong>reprend la plume et la tablette</strong></a> une semaine apr&egrave;s avoir diffus&eacute; sa tr&egrave;s remarqu&eacute;e &quot;&eacute;chelle Avatar&quot; des dons &agrave; Ha&iuml;ti.</p>
<p><strong>Outre une pr&eacute;cision m&eacute;thodologique de taille</strong> - ces calculs tenaient compte de la population des pays concern&eacute;s et &eacute;taient l'&eacute;quivalent du co&ucirc;t moyen d'une place de cin&eacute;ma, explique-t-il notament -, c'est notamment pour lui l'occasion de tenter de &quot;comparer des milliards&quot;.</p>
<p><strong>Le montant total d&eacute;bloqu&eacute;,</strong> jusqu'&agrave; pr&eacute;sent apr&egrave;s le tremblement de terre &agrave; Ha&iuml;ti est de 1,75 milliards de dollars.</p>
<p><strong>Sur la repr&eacute;sentation ci-dessous, il les compare successivement : </strong></p>
<p>- &agrave; la recette totale du film Avatar (1,843 milliards de dollars) ;</p>
<p>- aux 3,4 milliards du budget annuel du Canada dans son volet &quot;aide internationale&quot; ; <br />
<br />
- aux 700 milliards de la dette financi&egrave;re am&eacute;ricaine.</p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(source du visuel : </span><a href="http://www.flickr.com/photos/blprnt/4305363471/"><span style="font-size: smaller;"><strong>Comparing Billions</strong></span></a><span style="font-size: smaller;">, licence CC)</span></p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/panorama/2010/1/26/haiti_histoires-de-milliards/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/panorama/2010/1/26/haiti_histoires-de-milliards/</link>
      <title>Haïti : histoires de milliards</title>
      <pubDate>Tue, 26 Jan 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><strong>En 2009, Nicholas Felton a distribu&eacute; 1761 cartes de visites,</strong> d&eacute;jeuner ou d&icirc;ner dans 255 restaurants, fr&eacute;quent&eacute; 160 bars o&ugrave; il a bu 135 bi&egrave;res, dont une grande majorit&eacute; de Stella Artois, le tout en sillonnant neuf Etats am&eacute;ricains (Californie, Maine, Massachussetts, New Jersey, New York, Oklahoma, Texas, Vermont, Virginie) et deux pays &eacute;trangers (Hong-Kong et Irlande du Nord).<br />
<br />
<strong>Comment le sait-on ?</strong> Parce qu&rsquo;il le raconte, tout simplement, <a href="http://feltron.com/index.php?/content/2009_annual_report/"><strong>dans son &laquo; rapport d&rsquo;activit&eacute; &raquo; 2009 calqu&eacute; sur le mod&egrave;le des rapports d&rsquo;activit&eacute; des grandes entreprises</strong></a>. Mais attention, Nicholas Felton, designer de son &eacute;tat, y met les formes. Son &laquo; Felton report 2009 &raquo; n&rsquo;est pas une simple compilation de donn&eacute;es : toutes ont &eacute;t&eacute; trait&eacute;es graphiquement. Et le designer, qui vit &agrave; New York, sait tr&egrave;s bien sortir de la monotonie des quantit&eacute;s et des chiffres, en racontant par exemple &hellip; que l&rsquo;une de ses rencontres de l&rsquo;ann&eacute;e a eu lieu dans une limousine.<br />
<br />
<strong>Le rapport annuel 2009 innove d'ailleurs sur un point, capital : </strong>jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent, les donn&eacute;es venaient de Nicholas Felton. Il en va d&eacute;sormais autrement : <a href="http://feltron.tumblr.com/post/309952226/2009-data-set"><strong>ce sont d&eacute;sormais les personnes qu&rsquo;il rencontre qui sont invit&eacute;es &agrave; remplir un mini-questionnaire</strong></a> concernant les conditions de la rencontre. Histoire de renverser le regard sur une ann&eacute;e.<br />
&nbsp;</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/panorama/2010/1/26/une-annee-dans-la-vie-de-nicholas-felton/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/panorama/2010/1/26/une-annee-dans-la-vie-de-nicholas-felton/</link>
      <title>Une année dans la vie de Nicholas Felton</title>
      <pubDate>Tue, 26 Jan 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Toute chose &eacute;gale par ailleurs, c'est comme si le <em>New York Time</em><em>s</em> commentait l'incontournable discours sur l'&eacute;tat de l'Union (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/State_of_the_Union_address"><strong>State of the Union Adress</strong></a>) de Barack Obama dans des fen&ecirc;tres pop-up incrust&eacute;es dans la vid&eacute;o int&eacute;grale du discours. Un quotidien de Saint-Louis, dans le Missouri, a profit&eacute; du discours sur &quot;l'&eacute;tat de l'Etat&quot; (<a href="http://www.mo.gov/"><strong>State of the State adress</strong></a>) du gouverneur local, le d&eacute;mocrate Jay Nixon, pour tester une nouvelle forme de journalisme : <a href="http://www.stltoday.com/blogzone/political-fix/political-fix/2010/01/state-of-the-state-pop-up-edition/"><strong>l'incrustation de &quot;pop-up&quot; de commentaires sur la version vid&eacute;o du discours</strong></a>. Souvent pertinent, mais parfois un peu kitsch (on vous laisse trouver les petits chiens du gouverneur).</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">25/01/2010 16:02:14</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Le journalisme version pop-up (SaintLouisToday)</title>
      <pubDate>Mon, 25 Jan 2010 16:02:14 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Avez-vous d&eacute;j&agrave; entendu parler du &quot;nombre de Dunbar&quot; ? <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Dunbar%27s_number"><strong>Cette th&eacute;orie</strong></a>, mise &agrave; jour en 1992 par Robin Dunbar, professeur &agrave; Oxford, affirme que le cerveau ne peut d&eacute;cemment pas supporter les contacts induits par plus de 150 relations d'amiti&eacute;. Tr&egrave;s bien, mais Facebook, et ces personnes avec 5.000 amis y change-t-il quelque chose ? A priori, non, r&eacute;pond le chercheur, <a href="http://technology.timesonline.co.uk/tol/news/tech_and_web/the_web/article6999879.ece"><strong>dans un court entretien avec le quotidien britannique Times</strong></a>. Le prof d'Oxfort doit publier une &eacute;tude sur la question dans le courant de l'ann&eacute;e.</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">25/01/2010 10:25:05</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Facebook n y change rien: 150 amis, c est un max !</title>
      <pubDate>Mon, 25 Jan 2010 10:25:05 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><strong>A premi&egrave;re vue, la </strong><a href="http://www.newlinelearning.com/"><strong>New Line Learning Federation</strong></a><strong> </strong>de Maidstone, ville du Kent&nbsp; de 150.000 habitants  <a href="http://www.bing.com/maps/#JndoZXJlMT1tYWlkc3RvbmUmc3M9eXAubWFpZHN0b25lJTdlc3N0LjElN2VwZy4xJmJiPTU4LjM4MjcyMjMxMzgyNjYlN2UzNi44ODUxMjUzOTg1JTdlMzYuOTkxMTY0MDIzMTA1MSU3ZS0zMi4xMDkwMTUyMjY0OTk5"><strong>&agrave; une petite heure de Londres </strong></a> est une &eacute;cole tout ce qu&rsquo;il y a de plus ordinaire. A vrai dire, elle est m&ecirc;me franchement un peu moins glamour que la moyenne : dans la cour de r&eacute;cr&eacute;ation, plusieurs pr&eacute;fabriqu&eacute;s passablement d&eacute;prim&eacute;s assurent l&rsquo;accueil des quelque 1.000 &eacute;l&egrave;ves accueillis sur le site, en compl&eacute;ment de b&acirc;timents en dur des ann&eacute;es 60 dont les couloirs sont tristes comme un jour de brouillard anglais. On remarque bien, au loin, un peu derri&egrave;re, sur la colline, que des tractopelles s&rsquo;activent autour de la construction d&rsquo;un&nbsp; nouveau b&acirc;timent, qui sera op&eacute;rationnel &agrave; la rentr&eacute;e 2010.</p>
<p><strong>Mais l&rsquo;important n&rsquo;est pas l&agrave; : </strong>le chantier p&eacute;dagogique, cela fait quelques ann&eacute;es maintenant qu&rsquo;il est activ&eacute;, au quotidien, dans les nouvelles pratiques exp&eacute;riment&eacute;es par cet &eacute;tablissement de 2.500 &eacute;l&egrave;ves de 11 &agrave; 19 ans, r&eacute;partis sur trois sites.</p>
<p><strong><span style="font-size: larger;">Une r&eacute;forme en 3D </span></strong></p>
<p><strong><em>&laquo; Programmes, architecture int&eacute;rieure des salles de classe, place des nouvelles techno</em></strong><em>. Notre r&eacute;forme repose sur ces trois aspects&nbsp; &raquo;</em>, explique Chris Gerry, le patron des lieux depuis 2006, et qui, en France, porterait le titre de &laquo; principal &raquo; de l&rsquo;&eacute;tablissement.</p>
<p><strong>Lui est un peu plus que cela : </strong>c&rsquo;est lui qui est &agrave; l&rsquo;origine du rapprochement de trois &eacute;tablissements aux publics tr&egrave;s diff&eacute;rents de Maidstone au sein du projet New Line Learning Federation : l&rsquo;un &eacute;tait r&eacute;put&eacute; &laquo; bon coll&egrave;ge &raquo; quand les deux autres obtenaient des r&eacute;sultats tr&egrave;s en-de&ccedil;a des moyennes nationales &agrave; l&rsquo;examen national du &laquo; <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/General_Certificate_of_Secondary_Education"><strong>General Certificate of Secondary Education</strong></a> &raquo; (GCSE).</p>
<p><em><strong>&laquo; J&rsquo;ai la responsabilit&eacute; de l&rsquo;&eacute;tablissement du d&eacute;but &agrave; la fin, j</strong>e le g&egrave;re comme un business, et je rends des comptes aux autorit&eacute;s sur les performances, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;argent ou de r&eacute;sultats scolaires &raquo;</em>, raconte-t-il ce jour-l&agrave; &agrave; une d&eacute;l&eacute;gation de profs et de pros de l&rsquo;&eacute;ducation venus des quatre coins du monde observer la recette exp&eacute;riment&eacute;e &agrave; Maidstone, et que RSLNmag.fr a accompagn&eacute; dans sa visite des lieux.</p>
<p><span style="font-size: larger;"><strong>Alors, &agrave; quoi &ccedil;a ressemble, une &eacute;cole innovante ?</strong></span></p>
<p><strong>Imaginez une arm&eacute;e de consultants,</strong> travaillant de mani&egrave;re autonome, en mode projets, devant un ordinateur portable, le tout sous la houlette d&rsquo;un chef de projet qui les &eacute;value r&eacute;guli&egrave;rement sur des crit&egrave;res arr&ecirc;t&eacute;s ensemble. Vous croyez la sc&egrave;ne r&eacute;serv&eacute;e &agrave; la vie d&rsquo;entreprise ? Perdu : un cours &agrave; la New Line Federation, c&rsquo;est &agrave; cela que &ccedil;a ressemble. &laquo;<em> Nous avons un objectif de conduire&nbsp; deux projets toutes les six semaines&raquo;</em>, raconte Carol Mullaney, une jeune prof de maths aux airs d&rsquo;executive woman. <em>&laquo; Toutes les six semaines, je fais le point avec mes &eacute;l&egrave;ves, et leur assigne des objectifs nouveaux d&rsquo;acquisition de comp&eacute;tences &raquo;</em>, raconte-t-elle encore.<br />
<br />
<strong>Autre r&eacute;volution : celle de l&rsquo;am&eacute;nagement des lieux. </strong>A la New Line Learning Federation, les salles de classes avec tableau blanc et &eacute;l&egrave;ves assis &agrave; leurs tables, cela n&rsquo;existe pas. Chris Gerry est ainsi tr&egrave;s fier de pr&eacute;senter sa &laquo; plaza &raquo;, v&eacute;ritable alternative aux salles de cours. Quatre professeurs y accueillent jusqu&rsquo;&agrave; 90 &eacute;l&egrave;ves en m&ecirc;me temps. <strong> </strong></p>
<p><strong> Le choc est grand, tant on est loin des tables que nous avons tous fr&eacute;quent&eacute;es : </strong>dans la plaza, il y a des tables isol&eacute;es o&ugrave; les &eacute;l&egrave;ves peuvent &eacute;tudier en groupe, mais aussi une grande &laquo; banane &raquo; centrale, version banc d&rsquo;amphith&eacute;&acirc;tre sans pupitre. Le tout modulable. Les &eacute;l&egrave;ves sont encourag&eacute;s &agrave; se d&eacute;placer, &agrave; se parler. Et, sur certains enjeux &eacute;ducatifs, Chris Gerry n&rsquo;h&eacute;site pas &agrave; bousculer des questions a priori une fois pour toutes tranch&eacute;es : <em>&laquo; Diminuer le nombre d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves par classe ? S&ucirc;rement pas ! Au contraire, plus il y a de personnes &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du m&ecirc;me espace, plus les comportements d&eacute;viants vont &ecirc;tre limit&eacute;s, par exemple, gr&acirc;ce &agrave; la forme d&rsquo;auto-r&eacute;gulation sociale qui na&icirc;t de la taille du groupe&hellip; &raquo;</em>, assure Chris Gerry.</p>
<p><strong>Regardez une pr&eacute;sentation de l&rsquo;une des deux plaza</strong> actuellement utilis&eacute;es &agrave; Maidstone :</p>
<object height="344" width="425">
<param value="http://www.youtube.com/v/PRIMQsZ4Uz8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" name="movie" />
<param value="true" name="allowFullScreen" />
<param value="always" name="allowscriptaccess" /><embed height="344" width="425" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/PRIMQsZ4Uz8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"></embed></object>
<p><strong><span style="font-size: larger;">Les datas &agrave; l'aide des profs</span></strong></p>
<p><strong>Dernier axe de l&rsquo;exp&eacute;rimentation men&eacute;e : </strong>l&rsquo;usage des nouvelles technologies. Presque tous les &eacute;l&egrave;ves ont &agrave; leur disposition un ordinateur portable, et toutes les plaza sont &eacute;quip&eacute;es d&rsquo;une grosse trentaine de postes fixes. Mais l&rsquo;important est moins dans le taux d&rsquo;&eacute;quipement, que dans la mani&egrave;re dont son usage va compl&eacute;ter, voire amender, les pratiques de la communaut&eacute; &eacute;ducative. Avec leurs netbooks, les &eacute;l&egrave;ves <em>&laquo; peuvent ramener un peu de l&rsquo;&eacute;cole chez eux &raquo;</em>, et r&eacute;ciproquement, comme le souligne la jeune prof&nbsp; Carol Mullaney.</p>
<p><strong>Mais les enseignants, eux aussi, sont mis &agrave; contribution :</strong> l&rsquo;administration a mis en place des mod&egrave;les statistiques, permettant d&rsquo;&eacute;tablir un profil type de &laquo; risques &raquo; pour chaque &eacute;l&egrave;ve : a-t-il &eacute;t&eacute; souvent absent &agrave; l&rsquo;&eacute;cole primaire ? A-t-il des fr&egrave;res et s&oelig;urs qui r&eacute;ussissent, scolairement parlant, ou qui, &agrave; l&rsquo;inverse, sont en situation d&rsquo;&eacute;chec ? Cette utilisation strat&eacute;gique des &laquo; datas &raquo; (donn&eacute;es) pour accompagner le changement, et mettre en place les attentions adapt&eacute;es et personnalis&eacute;es &agrave; chaque &eacute;l&egrave;ve est aujourd&rsquo;hui, largement in&eacute;dite.</p>
<p><strong>La prochaine &eacute;tape, c&rsquo;est bien &eacute;videmment d&eacute;sormais la construction </strong>du b&acirc;timent central de la nouvelle acad&eacute;mie, qui sera donc &laquo;<em> 100% exp&eacute;rimentale &raquo;</em>, jusque dans l&rsquo;architecture ext&eacute;rieure des lieux. <em>&laquo; On fera sans doute &eacute;voluer certains aspects, cette acad&eacute;mie est &eacute;galement un &laquo; work in progress &raquo; permanent &raquo;</em>, lance&nbsp; Chris Gerry, en raccompagnant ses visiteurs d&rsquo;un jour &agrave; la porte de son &eacute;tablissement. Comptez-sur nous pour aller voir &agrave; quoi cela ressemblera &hellip;</p>
<p><em>Pr&eacute;cision : la New Line Learning Federation est membre du programme &laquo; Partners in Learning &raquo; de Microsoft, &eacute;diteur de RSLNmag.fr. Elle, a ce titre, fait partie d&rsquo;un r&eacute;seau international de r&eacute;flexion sur l&rsquo;accompagnement du changement en milieu scolaire.</em><br />
<br />
<strong>&gt; Pour aller plus loin : </strong></p>
<p>- <em>&laquo; Des cours sans murs : &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de l&rsquo;&eacute;cole du futur &raquo;</em>, <a href="http://www.independent.co.uk/news/education/schools/lessons-without-walls-inside-the-school-of-the-future-1049793.html"><strong>article du quotidien The Independent</strong></a>, <br />
- <em>&laquo; L&rsquo;&eacute;cole du futur &raquo;</em>, un dossier de Regards sur le num&eacute;rique, en 2008 : ce num&eacute;ro peut &ecirc;tre t&eacute;l&eacute;charg&eacute; <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/Content/Files/ff/UERGLzdTUGdpcU50YnZyRWd0ZS5wZGY="><strong>ici</strong></a>, au format PDF, et <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/dossier/l-ecole-du-futur/"><strong>le dossier est &eacute;galement en ligne</strong></a>.</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/1/25/innover-a-l-ecole_un-voyage-a-la-new-line-learning-federation_a-maidstone/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/1/25/innover-a-l-ecole_un-voyage-a-la-new-line-learning-federation_a-maidstone/</link>
      <title>Innover à l école : un voyage à la New Line Learning Federation, à Maidstone</title>
      <pubDate>Mon, 25 Jan 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><strong>Allez, on commence par un petit test. </strong>En l'espace de dix minutes, combien de photographies sont-elles prises sur Trafalgar Square, la quatri&egrave;me attraction touristique du monde ? Autrement dit : &agrave; combien de reprises des individus vont-ils capturer un instant de la vie se d&eacute;roulant dans cet espace &eacute;minemment public, sur leurs bobines ou leurs cartes m&eacute;moire num&eacute;riquement, d&eacute;finitivement priv&eacute;es ?</p>
<p><strong>Choy Ka Fai, un artiste originaire de Singapour, </strong>a d&eacute;cid&eacute; de visualiser les frictions entre ces deux espaces de mani&egrave;re tr&egrave;s simple : sur cette vid&eacute;o, il repr&eacute;sente tr&egrave;s pr&eacute;cis&eacute;ment le champ photographi&eacute; par tous les appareils photos rep&eacute;r&eacute;s, pendant un laps de temps de dix minutes, en plein apr&egrave;s-midi :</p>
<object height="300" width="400">
<param value="true" name="allowfullscreen" />
<param value="always" name="allowscriptaccess" />
<param value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=7918122&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" name="movie" /><embed height="300" width="400" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" type="application/x-shockwave-flash" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=7918122&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1"></embed></object>
<p><strong>Fort de cette visualiation, Choy Ka Fai</strong> e<strong>n a profit&eacute; pour &eacute;quiper </strong><a href="http://www.interaction.rca.ac.uk/kafai-choy/crossing-borders"><strong>un appareil photo tout ce qu'il y a de plus ordinaire de pointeurs lasers</strong></a> permettant de projeter et visualiser directement le champ photographique. Vous imaginez un peu votre suprise si, dans la rue, vous vous trouviez soudain emprisonn&eacute; dans le c&ocirc;ne de capture d'un appareil photo, alors que vous n'avez rien demand&eacute; ?</p>
<p><strong>Cette mani&egrave;re largement in&eacute;dite de s'interroger </strong>sur les fronti&egrave;res entre espaces publics et priv&eacute;s au moyen de la r&eacute;alit&eacute; augment&eacute;e a &eacute;t&eacute; rep&eacute;r&eacute;e par les designers de l'agence londonienne Berg <a href="http://berglondon.com/blog/2010/01/24/everting-a-r-crossing-borders-by-choy-ka-fai/"><strong>sur leur blog</strong></a>.</p>
<p><strong>Ah, au fait :</strong> on a compt&eacute; plusieurs centaines de photos prises. Et vous ?</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/panorama/2010/1/25/photographie-et-espace-public/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/panorama/2010/1/25/photographie-et-espace-public/</link>
      <title>Photographie et espace public</title>
      <pubDate>Mon, 25 Jan 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><em>&quot;Ils nous ont donn&eacute; les Beatles, on leur a donn&eacute; data.gov&quot;</em> : le patron du web dans l'adminisration Obama, Vivek Kundra, salue, <a href="http://www.whitehouse.gov/blog/2010/01/21/they-gave-us-beatles-we-gave-then-datagov"><strong>sur le blog officiel de la Maison Blanche</strong></a>, la naissance du site britannique de partage des donn&eacute;es, lanc&eacute; jeudi 21 janvier.</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">22/01/2010 09:48:39</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Beatles versus Data.gov (White House Blog)</title>
      <pubDate>Fri, 22 Jan 2010 09:48:39 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: left;"><em><strong>C'est un colloque aux formes un peu particuli&egrave;res</strong> auquel nous avons assist&eacute;, vendredi, &agrave; l'universit&eacute; Paris Dauphine. L'Isoc France avait d&eacute;cid&eacute; de d&eacute;battre de l'utilisation d'Internet sur le lieu de travail, et notamment en terme de vie priv&eacute;e / vie publique, </em><a href="http://isoc.fr/wordpress/"><em><strong>en organisant le vrai-faux comit&eacute; d'entreprise d'une soci&eacute;t&eacute; fictive, baptis&eacute;e &quot;Privacy Inc&quot;</strong></em></a><em>.</em></p>
<p><em><strong>Le sc&eacute;nario de d&eacute;part &eacute;tait tr&egrave;s simple : </strong>confront&eacute; &agrave; une baisse de productivit&eacute;, qu'elle attribue &agrave; une utilisation d&eacute;raisonnable d'Internet, l'entreprise s'est tr&egrave;s s&eacute;rieusement pos&eacute;e la question de couper l'acc&egrave;s &agrave; Internet de ses salari&eacute;s. Voici quelques uns des &eacute;changes qui s'y sont d&eacute;roul&eacute;s.<br />
</em></p>
<p><span style="font-size: larger;"><strong>Premier point &agrave; l'ordre du jour : Internet fait-il prendre le bouillon &agrave; la productivit&eacute; des salari&eacute;s ? </strong></span></p>
<p>&laquo; <em><strong>Nous avons constat&eacute; une corr&eacute;lation</strong> entre le taux d'appels entrants non r&eacute;pondus, et la consommation de bande passante, notamment le matin, entre 9h30 et 10h</em> &raquo; : directeur des syst&egrave;mes d'informations de Privacy Inc pour un jour (et DSI &eacute;galement dans la vraie vie), Yves Miezan Ezo a des chiffres, et veut agir. Sa recommandation est simple : il conviendrait, selon lui, d'am&eacute;nager un certain nombre de plages horaires, pendant lesquelles les salari&eacute;s peuvent consulter leur messagerie et certains sites ext&eacute;rieurs.</p>
<p><strong>Dominique Cardon </strong>(consultant aupr&egrave;s de la direction du groupe pour l'occasion, et sociologue au sein du <em>Orange Lab</em> en civil) prend tout de suite un peu de hauteur : le lieu de travail est souvent loin d'&ecirc;tre unique, souligne-t-il. Il cite l'&eacute;tude de l'un de ses coll&egrave;gues, <a href="http://www.cso.edu/fiche_rencontre.asp?renc_id=190"><strong>Alexandre Mallard</strong></a>, qui a &eacute;tablit que seuls 52 % des salari&eacute;s, en France, ne travaillent que d'un lieu unique. Les autres se partagent entre travail en mobilit&eacute; permanente, travail depuis leur domicile, ... .</p>
<p><strong>Mais, couper Internet, ce serait aussi risquer de perdre des march&eacute;s !, </strong>s'insurge le service marketing de l'entreprise. Evidemment, l'argument fait mouche aupr&egrave;s de la pr&eacute;sidente de <em>Privacy Inc</em>, Odile Ambry.</p>
<p><strong>Faut-il alors mettre en place des syst&egrave;mes &agrave; double vitesse, </strong>o&ugrave; certains services seraient clairment autoris&eacute;s &agrave; b&eacute;n&eacute;ficier d'un web &quot;sans limite&quot; ? Yves Mizean Ezo, le DSI, n'a pas vraiment l'air enthousiaste : <em>&laquo; Au nom de quoi une caste, celle des salari&eacute;s des services du marketing et de la communication, aurait le droit d'utiliser Facebook pour leur travail, et d'autres non ? &raquo;</em></p>
<p><span style="font-size: larger;"><strong>Second point &agrave; l'ordre du jour : et si on interdisait les smartphones en entreprise ?<br />
</strong></span></p>
<p><strong><span style="font-size: larger;"><span style="font-size: smaller;">N'en jetez plus, la coupe est pleine :</span></span></strong><span style="font-size: larger;"><span style="font-size: smaller;"> les smartphones personnels, quand ils sont utilis&eacute;s dans l'entreprise, font chuter la productivit&eacute;, ils posent un gros probl&egrave;me de s&eacute;curit&eacute;. Sans parler des risques en terme de sant&eacute; et d'exposition aux ondes. <em>Privacy Inc</em> va-t-il d&eacute;cider de les bannir &agrave; tout jamais ?</span></span></p>
<p><strong><span style="font-size: larger;"><span style="font-size: smaller;">Le repr&eacute;sentant du personnel, </span></span></strong><span style="font-size: larger;"><span style="font-size: smaller;"><a href="http://www.cfdt.fr/rewrite/article/20331/zoom-sur/jean-paul-bouchet-nouveau-secretaire-general-de-la-cfdt-cadres..htm?idRubrique=6926"><strong>Jean-Paul Bouchet</strong></a><strong>,</strong> secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la CFDT cadre, s'insurge (un peu) : l'un des probl&egrave;mes, ce serait plut&ocirc;t la tentation de l'employeur de joindre ses salari&eacute;s &agrave; longueur de temps, notamment sur des t&eacute;l&eacute;phones pro. </span></span><em>&laquo; Vous ne pouvez pas interdire &agrave; vos salari&eacute;s d'&ecirc;tre appelant ou appel&eacute;s sur leurs t&eacute;l&eacute;phones personnels, et exiger d'eux la possibilit&eacute; de pouvoir les joindre &agrave; tout moment. C'est aussi de droit &agrave; la d&eacute;connexion &raquo;,</em> qu'il est ici question, souligne-t-il.<em><br />
</em></p>
<p><strong>Scoop ! Il y a, autout de la table, un accord entre patrons et syndicalistes</strong> : deux des patrons du jour, le directeur des ressources humaines et le directeur des syst&egrave;mes d'information, abondent<em>. &laquo; J'ai le devoir de d&eacute;connecter &agrave; un moment, m&ecirc;me si mon employeur m'a donn&eacute; un Blackberry ! &raquo;, </em>assure<em> </em>Yves Mizean Ezo, le DSI, rejoint par Christian Guet, DRH chez Lagard&egrave;re, et qui occupe le m&ecirc;me poste aujourd'hui.</p>
<p><strong>Tr&egrave;s bien, mais si, malgr&eacute; tout, le salari&eacute; refuse</strong> le smartphone que son employeur souhaite qu'il utilise ? <em>&laquo; Si c'est en lien direct avec la r&eacute;alisation de la mission d&eacute;finie dans le contrat de travail, on va avoir un probl&egrave;me &raquo;</em>, l&acirc;che Christian Guet, avec sa casquette de DRH.</p>
<p><span style="font-size: larger;"><strong>Troisi&egrave;me point &agrave; l'ordre du jour : &agrave; qui appartiennent les r&eacute;seaux internes ?</strong></span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong> </strong></span><strong><em>&laquo; </em><em>Notre intranet a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; &agrave; des fins professionnelles,</em></strong><em> dans lequel il n'y a pas de place pour des &eacute;changes non cadr&eacute;s. </em><em>Il n'y aura pas de trolls sur notre Intranet </em><em> </em><em>&raquo;</em> : <span style="font-size: larger;"><strong><a href="http://twitter.com/fano"><span style="font-size: smaller;">St&eacute;phane Distinguin</span></a><span style="font-size: smaller;">, </span></strong></span>de<span style="font-size: larger;"><strong><span style="font-size: smaller;"> </span><a href="http://www.fabernovel.com/fr"><span style="font-size: smaller;">FaberNovel</span></a></strong></span><span style="font-size: smaller;"> </span>a, pour l'apr&egrave;s-midi, endoss&eacute; les habits du boss de<em> Privacy Inc</em>. Les syndicats pourraient avoir un peu de mal &agrave; dig&eacute;rer le discours de leur patron : ils revendiquent un espace d&eacute;di&eacute; sur l'intranet.</p>
<p><strong>Evidemment, &ccedil;a n'a pas manqu&eacute;.</strong> <em>&laquo; </em><em>L'outil de l'Intranet peut nous permettre de rentrer en contact avec l'ensemble des salari&eacute;s</em><em> &raquo;</em>, plaide l'un des repr&eacute;sentants syndicalistes du jour, Eric Peres (secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de FO-cadres, dans le civil), qui a emmen&eacute; avec lui un expert, Alain Garnier (&agrave; la t&ecirc;te de <a href="http://www.jamespot.com/"><strong>Jamespot</strong></a> dans la vraie vie).</p>
<p><strong>Les &eacute;changes parlent bande passante,</strong> profils utilisateurs, sans vraiment permettre de d&eacute;gager un point d'accord. <em>&laquo; Bon, au final, je vais tomber le masque : je suis plut&ocirc;t d'accord avec les syndicalistes ... &raquo;</em>, finit par conclure St&eacute;phane Distinguin, abandonnant quelques secondes ses habits de grand patron<span style="font-style: italic;">. </span><em><br />
</em></p>
<p><span style="font-size: larger;"><strong>Quatri&egrave;me point &agrave; l'ordre du jour : jusqu'o&ugrave; est-il possible de suivre les salari&eacute;s &agrave; la trace ?<br />
</strong></span></p>
<p><strong>Et si Privacy Inc se dotait d'un dispositif biom&eacute;trique, </strong>qui permettrait notamment de g&eacute;rer l'acc&egrave;s aux locaux de l'entreprise ? C'est le dernier d&eacute;bat de la journ&eacute;e.</p>
<p><strong>Plus de comit&eacute; d'entreprise sans manifestation de salari&eacute;s en col&egrave;re ! </strong>Des employ&eacute;s (&agrave; savoir les membres de l'Isoc France ...) d&eacute;cident de s'imposer de mani&egrave;re directe dans le d&eacute;bat : <strong> </strong><em>&laquo; Non au flicage biom&eacute;trique !</em><em> &raquo;</em>, r&eacute;clament-ils, squattant les micros.</p>
<p><strong><em>&laquo; Mais nous n'avons aucune volont&eacute; de devenir Big Brother, </em></strong><em>nous souhaitons simplement pouvoir g&eacute;olocaliser une partie de notre force commerciale </em><em>&raquo;,</em><em> </em>se d&eacute;fend le patron de <em>Privacy Inc</em>.</p>
<p><strong>Un repr&eacute;sentant de la Commission nationale informatique et libert&eacute;s, qui a rejoint les d&eacute;bats, pr&eacute;cise un peu les enjeux :</strong><em><strong> </strong>&laquo; Quand la CNIL examine un syst&egrave;me, elle se base sur trois points : la transparence du dispositif, le respect de l'obligation de d&eacute;claration, et celle de la proportionnalit&eacute; &raquo;.&nbsp;</em>En l'occurence, <em> </em><em>&laquo; </em><em>la CNIL est g&eacute;n&eacute;ralement plut&ocirc;t d&eacute;favorable &agrave; la constitution de dispositifs biom&eacute;triques, telles que les empreintes digitales, si elle donne lieu &agrave; la constitution d'une base de donn&eacute;es. </em><em>&raquo;</em></p>
<p><span style="font-size: larger;"><strong>Et alors, au final ?</strong></span><strong> </strong></p>
<p><strong>Jug&eacute; &agrave; l'aune du nombre de d&eacute;cisions arr&ecirc;t&eacute;es</strong>, le comit&eacute; d'entreprise de Privacy Inc aurait de quoi inqui&eacute;ter : au final, aucune d&eacute;cision n'a r&eacute;ellemment &eacute;t&eacute; prise. Mais, soyons tr&egrave;s clair, ce n'est pas pour cela que nous &eacute;tions venus. Au final, la sc&eacute;narisation des d&eacute;bats autour de cette formule permet de renouveler quelque peu la tr&egrave;s &eacute;cul&eacute;e formule du d&eacute;bat. Et rien que pour cela, cette journ&eacute;e de l'Isoc est un beau succ&egrave;s.</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/1/22/faut-il-couper-internet-au-travail_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/1/22/faut-il-couper-internet-au-travail_/</link>
      <title>Faut-il couper Internet au travail ?</title>
      <pubDate>Fri, 22 Jan 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(visuel : &quot;</span><a href="http://www.flickr.com/photos/itolabs/4046976636/in/set-72157622542739701"><span style="font-size: smaller;"><strong>GovData2.024</strong></span></a><span style="font-size: smaller;">&quot;, par </span><b><a href="http://www.flickr.com/photos/itolabs/" title="Lien vers la galerie de photos de Ito Labs" rel="dc:creator cc:attributionURL"><span style="font-size: smaller;"><b property="foaf:name">Ito Labs</b></span></a></b><span style="font-size: smaller;">, licence CC)</span></p>
<p><strong>Ce sont des &eacute;tudes qui, </strong>habituellement, prennent la poussi&egrave;re sur les &eacute;tag&egrave;res des administrations : le gouvernement britannique a mis en ligne, ce jeudi, le site <a href="http://data.gov.uk/"><strong>Data.gov.uk</strong></a>, qui va recenser plusieurs milliers de donn&eacute;es publiques. Le site est le r&eacute;sultat d'un brainstorm notamment conduit par Tim Berners-Lee, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tim_Berners-Lee"><strong>l'un des inventeurs du web</strong></a>.</p>
<p><strong>2.879 &quot;datasets&quot; sont d'ores et d&eacute;j&agrave; </strong><a href="http://data.gov.uk/data/all"><strong>disponibles</strong></a><strong> :</strong> du nombre d'avortements enregistr&eacute;s en Ecosse en 2008 (<a href="http://data.gov.uk/dataset/abortions_statistics"><strong>ici</strong></a>) en passant par le nombre d'accidents de la route provoqu&eacute;s par l'alcool au Pays de Galles (<a href="http://data.gov.uk/dataset/road_casualties_-_drinking_and_driving_in_wales"><strong>l&agrave;</strong></a>) : les th&egrave;mes abord&eacute;s sont vari&eacute;s, l'accent a &eacute;t&eacute; mis notamment sur les transports et la sant&eacute;.</p>
<p><strong>L'objectif premier, &eacute;videmment, </strong>est bien de d&eacute;velopper la transparence, raconte Tim Berners-Lee, <a href="http://www.guardian.co.uk/news/datablog/2010/jan/21/timbernerslee-government-data"><strong>dans une tribune publi&eacute;e par le </strong><em><strong>Guardian</strong></em></a> : les internautes peuvent consulter des donn&eacute;es, qui abordent des th&eacute;matiques comme la performance des &eacute;tablissements scolaires ou le taux de criminalit&eacute; dans certains comt&eacute;s. Ils sont &eacute;galement largement invit&eacute;s &agrave; les diffuser, &agrave; les publier, ... .</p>
<p><strong>Mais l'enjeu citoyen n'est pas le seul </strong>qui a conduit &agrave; cette mise en ligne : <em>&laquo; <em>Publier ces donn&eacute;es, c'est l'occasion de cr&eacute;er de nouvelles opportunit&eacute;s de business, </em></em><a href="http://nds.coi.gov.uk/content/detail.aspx?NewsAreaId=2&amp;ReleaseID=410458&amp;SubjectId=2"><strong>assure Stephen Timms</strong></a>, le ministre britannique du Num&eacute;rique.<em> L'industrie va pouvoir utiliser ces don&eacute;nes de mani&egrave;re cr&eacute;ative, pour d&eacute;velopper de nouveaux services et en retirer une valeur &eacute;conomique.&raquo;</em></p>
<p><strong>La soci&eacute;t&eacute; ITO World, qui avait particip&eacute; &agrave; plusieurs tests organis&eacute;s par le gouvernement britannique,</strong> en a profit&eacute; pour construire plusieurs repr&eacute;sentations du trafic routier sur les routes britanniques ces derni&egrave;res ann&eacute;es : on voit &eacute;videmment l'importance strat&eacute;gique de telles donn&eacute;es pour des entreprises.</p>
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<p><strong>Le sp&eacute;cialiste &egrave;s data du </strong><em><strong>Guardian</strong></em>, Simon Rogers, <a href="http://www.guardian.co.uk/technology/datablog/2010/jan/21/government-data-website-launched"><strong>le rappelle utilement sur son blog</strong></a> : la Grande-Bretagne n'est pas le premier pays &agrave; investir massivement dans la diffusion des donn&eacute;es publiques. Les Etats-Unis, notamment, ont d&eacute;j&agrave; tent&eacute; l'exp&eacute;rience, avec le site <a href="http://www.data.gov/"><strong>Data.gov</strong></a>, rendu public en mai dernier.</p>
<p><strong>En France, le sujet a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; abord&eacute;,</strong> et la secr&eacute;taire d'Etat &agrave; l'&eacute;conomie num&eacute;rique, Nathalie Kosciusko-Morizet, est&nbsp; <a href="http://www.challenges.fr/magazine/encouverture/0174.023058/"><strong>r&eacute;guli&egrave;rement</strong></a> interrog&eacute;e sur la question dans les m&eacute;dias. Sur le site de l&rsquo;Agence du patrimoine immat&eacute;riel de l&rsquo;&Eacute;tat, charg&eacute;e de la conception de ce portail unique d'acc&egrave;s aux donn&eacute;es publiques, <a href="https://www.apiefrance.com/sections/actualites/vers_un_portail_uniq/"><strong>une date est m&ecirc;me &eacute;voqu&eacute;e</strong></a> : le &laquo;Data.gouv.fr&raquo; fran&ccedil;ais pourrait ouvrir <em>&laquo; &agrave; la fin de l&rsquo;ann&eacute;e 2010&raquo;</em> <em>.</em></p>
<p><strong>&gt; Pour aller plus loin : </strong>le Guardian publie &eacute;galement le <a href="http://www.guardian.co.uk/news/datablog/gallery/2010/jan/20/official-government-data-sites"><strong>une gallerie photo de 16 sites officiels</strong></a> offrant un acc&egrave;s &agrave; des donn&eacute;es.</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/1/21/data-gov-uk_des-donnees-par-milliers-en-ligne/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/1/21/data-gov-uk_des-donnees-par-milliers-en-ligne/</link>
      <title>Data.gov.uk : des données par milliers en ligne</title>
      <pubDate>Thu, 21 Jan 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>La premi&egrave;re &quot;Newsplex&quot; fran&ccedil;aise ouvrira-t-elle &agrave; Saint-Etienne, fin 2010-d&eacute;but 2011 ? D'apr&egrave;s le Journal d'Annonces L&eacute;gales de Rh&ocirc;ne-Alpes, <a href="http://www.forumeco.com/articles/article.php?idA=618"><strong>repris par le site forumeco.com</strong></a>, la premi&egrave;re d&eacute;clinaison de cette exp&eacute;rience, qui vise &agrave; construire une &quot;salle de r&eacute;daction du futur&quot; pour y dispenser la formation initiale et continue des journalistes, devrait voir le jour dans la pr&eacute;fecture de la Loire. Pour l'heure, seuls les Etats-Unis et l'Allemagne disposent d'un tel centre. </p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">19/01/2010 10:10:19</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>La Loire, avenir du journalisme ? (forumeco.com)</title>
      <pubDate>Tue, 19 Jan 2010 10:10:19 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Une r&eacute;affirmation de l'attention particuli&egrave;re qui sera donn&eacute;e au &quot;cloud computing&quot; c&ocirc;t&eacute; contenus, des annonces sur le d&eacute;ploiement de la fibre optique et la volont&eacute; de cr&eacute;er un &quot;abonnement &agrave; tarif social&quot; : voici les principales annonces faites par le Premier ministre Fran&ccedil;ois Fillon, hier, lors d'un discours sur le fl&eacute;chage du grand emprunt. L'int&eacute;gralit&eacute; du discours est disponible <a href="http://henriverdier.blogspot.com/2010/01/francois-fillon-precise-le-contenu-du.html"><strong>sur le blog d'Henri Verdier</strong></a>.</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">19/01/2010 09:38:32</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Grand emprunt et numérique : le discours de Fillon</title>
      <pubDate>Tue, 19 Jan 2010 09:38:32 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(visuel: </span><a href="http://www.flickr.com/photos/37913760@N03/4274634444/"><span style="font-size: smaller;"><strong>Haiti Earthquake</strong></span></a><span style="font-size: smaller;">, par </span><b><a href="http://www.flickr.com/photos/37913760@N03/" title="Lien vers la galerie de photos de United Nations Development Programme" rel="dc:creator cc:attributionURL"><span style="font-size: smaller;"><b property="foaf:name">United Nations Development Programme</b></span></a></b><span style="font-size: smaller;"><b>,</b> licence CC)</span></p>
<p><strong>Les premiers chiffres sont formels. </strong>Apr&egrave;s le tremblement de terre qui a ravag&eacute; Ha&iuml;ti, mardi 12 janvier, les Fran&ccedil;ais donnent, massivement, et utilisent &eacute;norm&eacute;ment Internet pour faire parvenir leurs dons aux ONG&nbsp;: les sommes re&ccedil;ues sur le web repr&eacute;sentent m&ecirc;me <a href="http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2010-01-18/catastrophe-quinze-millions-d-euros-de-dons-pour-haiti-recus-par-les-ong/924/0/414529"><strong>plus de la moiti&eacute; du total de l&rsquo;argent re&ccedil;u par la Fondation de France, la Croix Rouge, ou le Secours catholique</strong></a>.</p>
<p><em>&laquo; Au total, on estime que, comme lors du Tsunami en Asie, un Fran&ccedil;ais sur dix pourrait donner pour la premi&egrave;re fois apr&egrave;s le s&eacute;isme &agrave; Ha&iuml;ti. Parmi ces nouveaux donateurs&nbsp; beaucoup l&rsquo;auront fait sur Internet &raquo;</em>, estime Jacques Malet, pr&eacute;sident et fondateur de <a href="http://www.recherches-solidarites.org"><strong>Recherches et Solidarit&eacute;s</strong></a>, qui produit tous les ans un <a href="http://www.recherches-solidarites.org/thematiques/dons-et-mecenat"><strong>rapport sur la g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; des Fran&ccedil;ais</strong></a>. Nous lui avons demand&eacute; de caract&eacute;riser un peu ce don en ligne, et les principales raisons de son succ&egrave;s.</p>
<p><strong>RSLNmag.fr : La g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; des Fran&ccedil;ais passe d&rsquo;abord par le don en ligne, apr&egrave;s le s&eacute;isme qui a frapp&eacute; Ha&iuml;ti. Pourquoi ?</strong></p>
<p><strong>Jacques Malet :</strong> La premi&egrave;re raison est temporelle. Internet permet, lors d&rsquo;un tel &eacute;v&egrave;nement, de r&eacute;duire le temps de latence entre &laquo; le coup de c&oelig;ur &raquo; et sa concr&eacute;tisation. Je suis dans mon salon, devant la t&eacute;l&eacute;, je suis touch&eacute;, je d&eacute;cide de donner : pas besoin de noter un code postal, de trouver mon carnet de ch&egrave;ques &hellip; : je prends l&rsquo;ordinateur et j&rsquo;en ai pour une seconde.</p>
<p>Le nombre d&rsquo;actes g&eacute;n&eacute;reux perdus &agrave; jamais dans la nature se r&eacute;duit gr&acirc;ce &agrave; cela : il peut donc y avoir un accroissement global des dons.</p>
<p>Cette importance de la rapidit&eacute; de la transformation entre coup de c&oelig;ur et don effectif est d&rsquo;autant plus forte que les primo-donateurs sont tr&egrave;s nombreux &agrave; se mobiliser lors de ce genre d&rsquo;&eacute;v&egrave;nements : vraisemblablement, comme lors du Tsunami en Asie en 2004, un Fran&ccedil;ais sur dix va donner pour la premi&egrave;re fois pour Ha&iuml;ti. Ces personnes ne sont pas dans les circuits habituels du don, n&rsquo;ont pas un pense-b&ecirc;te avec les coordonn&eacute;es d&rsquo;une association &agrave; laquelle donner &agrave; c&ocirc;t&eacute; d&rsquo;eux.</p>
<p><strong>RSLNmag.fr : Les publics qui donnent en ligne sont-ils diff&eacute;rents des donateurs plus traditionnels ?<br />
</strong></p>
<p><strong>Jacques Malet : </strong>Selon moi, Internet est une formidable chance pour les ONG d&rsquo;adapter la forme de leurs sollicitations aux jeunes g&eacute;n&eacute;rations, dont elles ont, globalement, peu la culture. Traditionnellement, les campagnes de recrutement de donateurs sont tr&egrave;s ax&eacute;es sur les personnes &acirc;g&eacute;es, les ONG ayant trop tendance &agrave; croire selon moi que la g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; augmente avec l&rsquo;&acirc;ge. Le succ&egrave;s des campagnes par SMS, o&ugrave; l&rsquo;on donne par coup de 1&euro;, en est l&rsquo;illustration.</p>
<p><strong>RSLNmag.fr : De mani&egrave;re plus g&eacute;n&eacute;rale, Internet peut-il contribuer &agrave; changer le sens du don ?</strong></p>
<p><strong>Jacques Malet : </strong>Nos &eacute;tudes mettent en &eacute;vidence un changement structurel dans le sens que l&rsquo;on attribue au don. Que l&rsquo;on donne de l&rsquo;argent ou du temps, il y a d&eacute;sormais un souci d&rsquo;efficacit&eacute; qui est clairement affich&eacute; : on passe d&rsquo;un don &agrave; la premi&egrave;re personne &ndash; <em>&laquo; je donne &raquo;</em>, &agrave; un don plus exigeant &ndash; <em>&laquo; tu re&ccedil;ois &raquo;</em>. Nous parlons m&ecirc;me parfois d&eacute;sormais de <em>&laquo; donacteurs &raquo;</em>, pour exprimer ce changement.</p>
<p>Internet peut r&eacute;volutionner la g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; des Fran&ccedil;ais sur ces questions : il a la formidable capacit&eacute; de faire en sorte que ces donateurs d&rsquo;un nouveau genre et les ONG se parlent, poursuivent leurs dialogues.</p>
<p><strong>&gt; Pour aller plus loin :&nbsp; </strong></p>
<p>- Retrouvez l'article RSLN : <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2008/9/3/quand-internet-reinvente-l-action-humanitaire"><strong>Quand Internet r&eacute;invente l'action humanitaire</strong></a></p>
<p>- Des infos pratiques sur Youphil : <a href="http://www.youphil.com/fr/article/01477-haiti-gare-aux-arnaques-au-don?ypcli=ano"><strong>Ha&iuml;ti, gare aux arnaques aux dons !</strong></a><br />
&nbsp;</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/1/19/haiti-et-le-don-en-ligne_pourquoi-ca-marche_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/1/19/haiti-et-le-don-en-ligne_pourquoi-ca-marche_/</link>
      <title>Haïti et le don en ligne : pourquoi ça marche ?</title>
      <pubDate>Tue, 19 Jan 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><strong>Parfois, la dataviz fait regarder les Beatles d'un autre oeil.</strong></p>
<p><strong>Et si les Beatles, finalement, </strong>avaient men&eacute; une vie plut&ocirc;t p&eacute;p&egrave;re et organis&eacute;e, loin de l'image de d&eacute;bauche qui semblait leur coller &agrave; la peau ?</p>
<p><strong>Plusieurs passionn&eacute;s des quatre de Liverpool </strong>se sont lanc&eacute;s dans un pari un peu fou : repr&eacute;senter, sous formes de graphiques, les donn&eacute;es issues de l'activit&eacute; des Beatles ; ils y parviennent tant et si bien que leur travail &eacute;claire la vie du groupe d'un nouveau jour.</p>
<p><strong>Sur l'exemple ci-dessous, <a href="http://www.flickr.com/photos/44927243@N05/4264626676/sizes/l/in/pool-1245660@N25/">extrait de cette image</a>, </strong>c'est le calendrier de production qui se trouve repr&eacute;sent&eacute;. Regardez bien les ann&eacute;es 1964 et 1965. Vous ne remarquez rien de particulier ? Et si : ces deux ann&eacute;es l&agrave;, l'emploi du temps des Fab Four a &eacute;t&eacute; quasiment identique : deux albums, sorti en d&eacute;cembre et pendant l'&eacute;t&eacute;, et une tourn&eacute;e ; un film, tourn&eacute; au printemps et sorti avant l'&eacute;t&eacute; ; et des dates de tourn&eacute;es assez similaires.</p>
<p><strong>Autrement dit, </strong>n'en d&eacute;plaise &agrave; l'image qui leur tra&icirc;ne &agrave; la peau - et qui leur plaisait finalement - leur vie en tant que groupe &eacute;tait peut-&ecirc;tre somme toute relativement organis&eacute;e ... ?</p>
<p><strong>Plus d'infos sur le groupe : </strong>&quot;<a href="http://www.flickr.com/groups/chartingthebeatles/"><strong>Charting the Beatles</strong></a>&quot;.</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/panorama/2010/1/19/mettre-les-beatles-en-barres_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/panorama/2010/1/19/mettre-les-beatles-en-barres_/</link>
      <title>Mettre les Beatles en barres ...</title>
      <pubDate>Tue, 19 Jan 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><strong>Comment repr&eacute;senter les diff&eacute;rents montants d&eacute;bloqu&eacute;s </strong>par les grands pays pour aider Ha&iuml;ti ? A partir de <a href="http://www.guardian.co.uk/news/datablog/2010/jan/14/haiti-quake-aid-pledges-country-donations"><strong>donn&eacute;es</strong></a> publi&eacute;es par le site internet du <em>Guardian</em>, <a href="http://blog.blprnt.com/about"><strong>Jer Thorp</strong></a>, un artiste canadien qui publie ses travaux sur le tr&egrave;s respect&eacute; blog &quot;<a href="http://blog.blprnt.com"><strong>blprnt</strong></a>&quot;, a eu l'id&eacute;e de construire une &eacute;chelle Avatar.</p>
<p><strong>Explications :</strong> <strike><span>Jer Thorp a utilis&eacute; le montant des dons, et l'a compar&eacute; au montant de production du film Avatar</span></strike><span>. </span>Jer Thorp a utilis&eacute; le montant total des dons par un Etat, l'a rapport&eacute; &agrave; la population du pays concern&eacute;, puis l'a compar&eacute; au co&ucirc;t d'une place pour le film Avatar. Le r&eacute;sultat est saisissant : nous vous conseillons tr&egrave;s fortement <a href="http://blog.blprnt.com/blog/blprnt/finding-perspective-haiti-earthquake-aid-in-avatar-minutes"><strong>la lecture int&eacute;grale du billet pr&eacute;sentant ces travaux</strong></a>.<em> &quot;Le Canada, par exemple, peut payer &agrave; peu pr&egrave;s trois minutes de film, &agrave; peine de quoi d&eacute;passer le g&eacute;n&eacute;rique&quot;</em>, rel&egrave;ve Jer Thorp.</p>
<p style="text-align: left;">(visuel : <a href="http://www.flickr.com/photos/blprnt/4283731163/"><strong>Haiti Earthqauke Aid by Nation - In Avatar Minutes</strong></a>, par <a href="http://www.flickr.com/photos/blprnt/4283731163/"><strong>blprnt_van</strong></a>, licence CC)</p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">[billet &eacute;dit&eacute; le 26 janvier, apr&egrave;s la publication d'un </span><a href="http://blog.blprnt.com/blog/blprnt/haiti-avatar-updates"><span style="font-size: smaller;"><strong>billet</strong></span></a><span style="font-size: smaller;"> de pr&eacute;cision m&eacute;thodologique sur blprnt.]</span></p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/panorama/2010/1/19/dons-a-haiti_l-echelle_avatar-/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/panorama/2010/1/19/dons-a-haiti_l-echelle_avatar-/</link>
      <title>Dons à Haïti : l échelle "Avatar"</title>
      <pubDate>Tue, 19 Jan 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Mod&egrave;le &eacute;conomique des sites d'infos en ligne, suite : <a href="http://nymag.com/daily/intel/2010/01/new_york_times_set_to_mimic_ws.html"><strong>d'apr&egrave;s le New York Mag</strong></a>, le New York Times devrait annoncer, dans les jours &agrave; venir, le basculement du site vers un mod&egrave;le mixant contenus gratuits et payants. </p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">18/01/2010 08:43:48</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Le site web du NYT payant ? (New York Mag)</title>
      <pubDate>Mon, 18 Jan 2010 08:43:48 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Fran&ccedil;ois Fillon pourrait annoncer, ce lundi, la cr&eacute;ation d'un &quot;tarif social&quot; pour l'acc&egrave;s aux offres triple play d'abonnement Internet &agrave; haut d&eacute;bit, <a href="http://www.lesechos.fr/info/hightec/020315402669-le-gouvernement-veut-creer-un-tarif-social-pour-l-adsl.htm"><strong>croient savoir les journalistes des Echos</strong></a>. Le premier ministre doit prononcer un discours sur le num&eacute;rique, lors d'un d&eacute;placement &agrave; V&eacute;lizy, ce lundi, &agrave; 16h45. On en reparlera ici, &eacute;videmment.</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">18/01/2010 08:35:30</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Un "tarif social" pour l ADSL ? (Les Echos)</title>
      <pubDate>Mon, 18 Jan 2010 08:35:30 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><strong>C&rsquo;est le genre d&rsquo;&eacute;v&eacute;nement qui, </strong>par sa taille, ferait passer la rencontre <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2009/12/9/quand-leweb-experimente-le_real-time-web_/"><strong><em>LeWeb</em> de Lo&iuml;c Le Meur</strong></a> pour l&rsquo;aimable foire commerciale d&rsquo;une sous-pr&eacute;fecture un peu perdue. Le <a href="http://www.bettshow.com"><strong>salon BETT</strong></a> - pour <em>British Education and Training Technology</em> -, qui se tient depuis 26 ans &agrave; Londres mi-janvier, cultive la d&eacute;mesure : des kilom&egrave;tres d&rsquo;all&eacute;es &agrave; arpenter, 700 exposants, et plus de 30.000 visiteurs, en quatre jours. <br />
<br />
<strong>Il n&rsquo;y a pas de secret :</strong> si les acteurs internationaux du num&eacute;rique &eacute;ducatif convergent ainsi vers la capitale britannique, c&rsquo;est parce que le Royaume-Uni a quelques longueurs d&rsquo;avance sur la question. <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2008/3/7/bsf_la-revolution-britannique/"><strong>Programmes &laquo; d&rsquo;&eacute;coles innovantes &raquo;</strong></a>, agence gouvernementale charg&eacute;e de promouvoir les pratiques num&eacute;riques, culture de l&rsquo;exp&eacute;rimentation qui irrigue les all&eacute;es du salon : &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, ces &eacute;l&eacute;ments font mouche, et expliquent la pr&eacute;sence de d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s australiens, ouzb&egrave;ques ou p&eacute;ruviens.<br />
<br />
<strong>Au d&eacute;part, l&rsquo;ambiance peut surprendre le visiteur fran&ccedil;ais. </strong>Le salon ne dissimule en rien l&rsquo;aspect <em>business</em> du march&eacute; de l&rsquo;&eacute;ducation num&eacute;rique : les visiteurs sont en majorit&eacute; des professeurs ou des encadrants charg&eacute;s des nouvelles technos ; ils sont courtis&eacute;s en tant que clients ; et se comportent en tant que tels.<br />
<strong><br />
Mais r&eacute;sumer le salon &agrave; un tr&egrave;s caricatural tandem zapping consum&eacute;riste et pitchs commerciaux</strong>, ce serait faire une croix sur l&rsquo;un des aspects les plus stimulants d&rsquo;un tel rassemblement : de stand en stand, on r&eacute;fl&eacute;chit &agrave; voix haute ; on d&eacute;briefe des exp&eacute;rimentations ; on se raconte les erreurs &agrave; ne pas commettre. Bref, on &eacute;change autour de l&rsquo;&eacute;cole de demain.</p>
<p><span style="font-size: larger;"><strong>Renforcer le lien entre l'&eacute;cole et les parents</strong></span><br />
<br />
<strong>Prenez, par exemple, Christine Terrey, </strong>qui intervenait devant plusieurs enseignants sur le stand de l&rsquo;agence gouvernementale charg&eacute;e des technologies &eacute;ducatives - le <a href="http://www.becta.org.uk"><strong>Becta</strong></a>. Directrice <a href="http://www.graysschool.co.uk"><strong>d&rsquo;une cr&ecirc;che</strong></a> de 250 enfants &agrave; Newhaven, <a href="http://www.bing.com/maps/#JndoZXJlMT1uZXdoYXZlbiZiYj01NC45NDI5Nzc0NDk5MjglN2UxMC4xNzMzMzk4NDM3NSU3ZTQ3LjgwMjE1MjQwNzQ0OTUlN2UtMTAuMTczMzM5ODQzNzU="><strong>dans le sud-est de l'Angleterre</strong></a>, <em>&laquo; dans un contexte social tr&egrave;s d&eacute;favoris&eacute; &raquo;</em> selon elle, elle tente de mettre en place des activit&eacute;s li&eacute;es au num&eacute;rique permettant un renforcement des liens entre les parents d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves et la communaut&eacute; &eacute;ducative.<br />
<strong><br />
Principale iniative : dans sa cr&ecirc;che, chaque enfant est dot&eacute; d&rsquo;un notebook</strong> simplifi&eacute; &agrave; l&rsquo;extr&ecirc;me. Outil de travail, &eacute;videmment, l&rsquo;ordinateur se r&eacute;v&egrave;le &eacute;galement le plus efficace des carnets de liaison, assure Christine : <em>&laquo; Nous notons dans un espace sp&eacute;cifique les progr&egrave;s r&eacute;alis&eacute;s par les bambins, et nous invitons les parents &agrave; le consulter le plus fr&eacute;quemment possible. Le jour o&ugrave; untel r&eacute;ussit &agrave; faire ses lacets, le jour o&ugrave; il devient propre, &hellip;: tout cela, chaque parent peut le savoir le jour m&ecirc;me, et non plus une fois par trimestre. &raquo;</em> Et selon elle, <em>&laquo; avec leur notebook, les gamins ram&egrave;nent un peu d&rsquo;&eacute;cole &agrave; la maison, et r&eacute;ciproquement &raquo;</em> : ainsi, les parents d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves se voient-t-ils proposer de participer, dans les murs de son &eacute;tablissement, &agrave; des activit&eacute;s autour de ces fameux notebooks : <em>&laquo; Clairement, nous nous servons de l&rsquo;ordinateur de l&rsquo;enfant comme d&rsquo;un pr&eacute;texte pour faire venir les parents &agrave; l&rsquo;&eacute;cole &hellip; et d&eacute;velopper leurs comp&eacute;tences num&eacute;riques.Vous savez, les parents de mes &eacute;l&egrave;ves sont souvent peu dipl&ocirc;m&eacute;s, ou carr&eacute;ment en rupture ! &raquo; </em><br />
<br />
<strong>Ah oui, et n&rsquo;esp&eacute;rez surtout pas la coincer</strong> en l&rsquo;interrogeant sur le co&ucirc;t d&rsquo;une telle op&eacute;ration : <em>&laquo; Bien s&ucirc;r, j&rsquo;ai eu une aide, mais cela n&rsquo;aurait pas suffi. Je suis surtout tr&egrave;s fi&egrave;re d&rsquo;avoir mis mes parents d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves dans le coup. Vous voyez, les kermesses et autres ? Eh bien on r&eacute;colte 2.000 &pound; ainsi chaque ann&eacute;e, cela finance un tiers environ du mat&eacute;riel n&eacute;cessaire&hellip; &raquo;</em></p>
<p><span style="font-size: larger;"><strong>Amener les ados &agrave; questionner leur pratique du web 2.0</strong></span></p>
<p><strong>Un peu plus loin, il y a encore Stuart Porter, responsable du d&eacute;veloppement du portail </strong><a href="http://www.truetube.co.uk/"><strong>TrueTube.co.uk</strong></a><strong>.</strong> Le site ressemble &agrave; n&rsquo;importe quelle plateforme de partage vid&eacute;o, &agrave; quelques&nbsp; diff&eacute;rences pr&egrave;s : <em>&laquo; Tous le contenu est mod&eacute;r&eacute; a priori, et garanti &agrave; vocation 100% &eacute;ducative. Surtout, la plateforme doit permettre d&rsquo;engager le d&eacute;bat sur les mani&egrave;res dont ces </em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Natif_num%C3%A9rique"><strong>digital native</strong></a><em> consomment et pratiquent le web 2.0 et le </em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Contenu_g%C3%A9n%C3%A9r%C3%A9_par_les_utilisateurs"><strong>user generated content</strong></a><em>. &raquo;</em> Au pr&eacute;texte de cr&eacute;er et d&rsquo;animer un portail de vid&eacute;os &agrave; vocation &eacute;ducative produites &agrave; la fois par des &eacute;l&egrave;ves et des professionnels, TrueTube se veut surtout un agitateur de d&eacute;bats dans les salles de classes. <br />
<strong><br />
</strong><em><strong>&laquo; Nous leur apprenons ce que le </strong></em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Digital_storytelling"><strong>digital storytelling</strong></a><em><strong> signifie, </strong>comment ils peuvent &eacute;ventuellement se faire manipuler, comment ils peuvent l&rsquo;utiliser &hellip; &raquo;,</em> poursuit Stuart. <em>&laquo; Bref, nous sommes l&agrave; pour amener ces ados &agrave; questionner leur pratique du web 2.0 : se rendent-ils comptent, par exemple, que, pour utiliser leur chanson pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e sur la piste son de leur super vid&eacute;o, il va y avoir des droits &agrave; g&eacute;rer ? &raquo;</em><br />
<br />
<strong>Financ&eacute; par une fondation priv&eacute;e, la <a href="http://www.ctvc.co.uk/">CTVC</a></strong>, TrueTube est 100% gratuit. Il compte d&eacute;j&agrave; une base de donn&eacute;es de 5.000 enseignants, apr&egrave;s six mois d&rsquo;exp&eacute;rimentation. Et vous pourriez entendre parler d&rsquo;eux tr&egrave;s prochainement : ce n&rsquo;est sans doute pas pour rien que le tr&egrave;s s&eacute;rieux Guardian vient de leur consacrer <a href="http://www.guardian.co.uk/resource/creativity-in-schools"><strong>un long article, sacr&eacute;ment &eacute;logieux</strong></a>.<br />
<strong><span style="font-size: larger;"><br />
Le temps du serious gaming est venu ...</span></strong></p>
<p><strong><em>&laquo; Vous &ecirc;tes Fran&ccedil;ais ? Mais vous voulez devenir les champions du serious gaming, non ? &raquo;</em> </strong>Mikkel Lucas Oberby a beau &ecirc;tre Danois, il n&rsquo;en conna&icirc;t pas moins les ambitions fran&ccedil;aises en mati&egrave;re de serious gaming. Responsable commercial de la soci&eacute;t&eacute; &laquo; <a href="http://www.seriousgames.dk"><strong>Serious Games Interactive</strong></a> &raquo;, il est persuad&eacute; que le temps de l&rsquo;apprentissage par le jeu est venu. <br />
<em><strong><br />
&laquo; Nous sommes sur ce secteur depuis 2006.</strong> Au d&eacute;but, tout le monde nous regardait avec un gentil sourire, l&rsquo;air de penser : &quot;ils sont un peu fous, ceux-l&agrave;&quot;. D&eacute;sormais, nous sommes quand m&ecirc;me nettement plus cr&eacute;dibles. Mais c&rsquo;est surtout vrai dans les pays nordiques, ailleurs, l&rsquo;&eacute;volution tarde un peu &agrave; venir &hellip;&raquo;</em><br />
<strong><br />
Aux enseignants auxquels il pr&eacute;sente &laquo; <a href="http://www.seriousgames.dk/node/389">Palestine</a> &raquo;</strong>, la derni&egrave;re livraison de son studio, Mikkel Lucas Oberby met en avant l&rsquo;autonomie qu&rsquo;acqui&egrave;rent les &eacute;l&egrave;ves dans leur apprentissage, au fur et &agrave; mesure de leur utilisation du jeu. Et aux profs inquiets lui objectant qu&rsquo;un apprentissage solitaire sur des enjeux si lourds peut &ecirc;tre risqu&eacute;, il l&acirc;che : <em>&laquo; Le seul risque, c&rsquo;est que ce soit bient&ocirc;t votre &eacute;l&egrave;ve qui vous apprennent des choses &hellip; &raquo;.</em><br />
<strong><br />
Ah oui : si tout se passe bien pour eux,</strong> ils sortiront, en juin, un nouveau jeu. Son th&egrave;me ? <em>&laquo; La r&eacute;volution fran&ccedil;aise &hellip; &raquo;</em> Tout un programme.<br />
<span style="font-size: larger;"><strong><br />
Et les Fran&ccedil;ais, dans tout cela, ils font quoi ? </strong></span><br />
<br />
<strong>Plusieurs entreprises exposaient sous leurs propres couleurs, </strong>lors de ce BETT 2010. D&rsquo;autres, en revanche, <a href="http://www.capdigital.com/cap-digital-au-bett-2010-2/"><strong>avaient fait le voyage group&eacute;</strong></a> : sous la houlette du p&ocirc;le de comp&eacute;titivit&eacute; Cap Digital, de la chambre de commerce de Paris, et d&rsquo;un cabinet de conseil sp&eacute;cialis&eacute;, onze entreprises sont venues pr&eacute;senter au march&eacute; international leurs derni&egrave;res productions ou innovations.<br />
<br />
<strong>L&rsquo;initiative a &eacute;t&eacute; salu&eacute;e par le ministre de l&rsquo;Education nationale en personne,</strong> jeudi soir. A quelques jours de la remise <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2010/1/14/education-et-numerique_c-est-parti-pour-une-semaine-un-peu-speciale_/"><strong>du rapport de Jean-Michel Fourgous sur l&rsquo;usage des TICE</strong></a>, Luc Chatel a r&eacute;p&eacute;t&eacute; que le gouvernement planchait en ce moment, sur <em>&laquo; un grand plan num&eacute;rique &raquo;</em>, qui, financ&eacute; par une partie de <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2010/1/13/grand-emprunt-et-numerique_la-france-est-elle-en-retard-par-rapport-a-ses-voisins_/"><strong>l&rsquo;enveloppe destin&eacute;e au num&eacute;rique dans les fonds du grand emprunt</strong></a>, devrait permettre rien de moins qu&rsquo;un <em>&laquo; changement de si&egrave;cle &raquo;</em> &agrave; l&rsquo;&eacute;cole, selon la formule de Luc Chatel.</p>
<p><em><strong>&laquo; L&rsquo;id&eacute;al serait de parvenir &agrave; un double objectif : </strong>renouveller des pratiques p&eacute;dagogiques, tout en permettant la cr&eacute;ation d&rsquo;une fili&egrave;re du num&eacute;rique &eacute;ducatif &raquo;</em>, a-t-il expliqu&eacute; aux entreprises fran&ccedil;aises ayant fait le d&eacute;placement londonien, leur garantissant que <em>&laquo; le gouvernement sera &agrave; leurs c&ocirc;t&eacute;s &raquo;. </em>Ech&eacute;ance &eacute;voqu&eacute;e, pour ce grand plan num&eacute;rique &eacute;ducatif ? <em>&laquo; Le premier semestre de l&rsquo;ann&eacute;e &raquo;</em>, pour <em>&laquo; une application &agrave; la rentr&eacute;e 2010 &raquo;</em>. <strong><br />
</strong></p>
<p><strong>&gt;&gt; Vous l&rsquo;imaginez, le dossier sera suivi de pr&egrave;s, par ici.</strong></p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/1/15/une-journee-au-bett_le-plus-grand-salon-du-numerique-educatif-mondial/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/1/15/une-journee-au-bett_le-plus-grand-salon-du-numerique-educatif-mondial/</link>
      <title>Une journée au BETT, le plus grand salon du numérique éducatif mondial</title>
      <pubDate>Fri, 15 Jan 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(visuel : <a href="http://www.flickr.com/photos/hanspoldoja/2188092593/"><strong>BETT 2008</strong></a>, par </span><a href="http://www.flickr.com/photos/hanspoldoja/" title="Lien vers la galerie de photos de hanspoldoja" rel="dc:creator cc:attributionURL"><span style="font-size: smaller;"><b property="foaf:name">hanspoldoja</b></span></a><span style="font-size: smaller;">, licence CC)</span></p>
<p><strong>Allez, une petite devinette pour d&eacute;buter.</strong> Parmi les pays europ&eacute;ens, &agrave; quel rang se classe la France, en ce qui concerne l&rsquo;usage des nouvelles technos dans un contexte p&eacute;dagogique ? La r&eacute;ponse surprend toujours : l&rsquo;Hexagone ne pointe en effet le nez qu&rsquo;&agrave; la 24&egrave; place, loin derri&egrave;re l&rsquo;Angleterre, l&rsquo;Espagne, l&rsquo;Italie, l&rsquo;Allemagne ou encore la Finlande.<br />
<strong><br />
Ce constat choc est mis en exergue par le d&eacute;put&eacute; (UMP) Jean-Michel Fourgous, </strong>dans <a href="http://www.missionfourgous-tice.fr"><strong>la pr&eacute;sentation </strong></a>de la mission de r&eacute;flexion sur l&rsquo;int&eacute;gration des outils num&eacute;riques par le monde de l&rsquo;&eacute;ducation que cet ancien ing&eacute;nieur CNRS &agrave; l&acute;&Eacute;ducation nationale <a href="http://www.missionfourgous-tice.fr/le-calendrier"><strong>concluera le 21 janvier</strong></a>. Les recommandations de cette mission, remises au Premier ministre, doivent ensuite servir de trame &agrave; un nouveau plan num&eacute;rique &agrave; l&rsquo;&eacute;cole, annonc&eacute; &agrave; la rentr&eacute;e 2009 par Luc Chatel. Pr&eacute;sent&eacute; comme <em>&laquo; sans pr&eacute;c&eacute;dent &raquo;</em> par le ministre de l&rsquo;Education nationale, il a pour objectif d&rsquo;&ecirc;tre op&eacute;rationnel d&egrave;s la rentr&eacute;e 2010. <br />
<br />
<strong>Quelques chiffres esquissent des d&eacute;buts d&rsquo;explication</strong> aux relatives mauvaises performances fran&ccedil;aises : le dernier grand plan d&rsquo;envergure d&eacute;velopp&eacute; par l&rsquo;Education nationale, intitul&eacute; &laquo; <a href="http://www.educnet.education.fr/primaire/ecole-numerique-rurale"><strong>Ecole num&eacute;rique rurale</strong></a> &raquo;, concernait 6.700 &eacute;coles, pour un montant total de 67 millions d&rsquo;euros. Pendant ce temps, le Portugal y consacrait &hellip; six fois plus, avec son plan <em>Magellan e-Escola</em>, <a href="http://www.xbitlabs.com/news/mobile/display/20080731204111_Portugal_Plans_to_Acquire_Half_a_Million_of_Classmate_PCs.html"><strong>qui touche 500.000 &eacute;l&egrave;ves</strong></a>. <br />
<br />
<strong>Ces quelques &eacute;l&eacute;ments nous ont pouss&eacute;,</strong> chez RSLNmag.fr, &agrave; vouloir mettre le nez dans ce passionnant d&eacute;bat - sur lequel nous avions d&eacute;j&agrave; planch&eacute;, dans la version papier de Regards sur le num&eacute;rique, autour d&rsquo;un dossier intitul&eacute; : <em>&laquo; L&rsquo;&eacute;cole du futur </em>&raquo;, et pour lequel <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2008/3/8/trois-questions-a_jean-michel-fourgous/"><strong>nous avions d&rsquo;ailleurs rencontr&eacute; un certain ... Jean-Michel Fourgous</strong></a> (vous pouvez toujours t&eacute;l&eacute;charger ce num&eacute;ro, <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/Content/Files/ff/UERGLzdTUGdpcU50YnZyRWd0ZS5wZGY="><strong>ici</strong></a>, au format PDF, ou le <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/dossier/l-ecole-du-futur/"><strong>lire le dossier en ligne</strong></a>)<br />
<br />
<strong>Voici le menu des jours &agrave; venir :</strong></p>
<p style="margin-left: 40px;">- <strong>Tout va d&eacute;buter &agrave; Londres, ce jeudi,</strong> <a href="http://www.bettshow.com/"><strong>lors du salon BETT</strong></a> : nous irons rep&eacute;rer les derni&egrave;res tendances dans les usages des TICE. Les premi&egrave;res impressions seront &agrave; d&eacute;couvrir ici, d&egrave;s jeudi soir, et &eacute;galement sur notre compte Twitter [http://www.twitter.com/rslnmag] au fil de la journ&eacute;e. <br />
<br />
<strong>-&nbsp; Un peu en marge de cette r&eacute;flexion,</strong> nous irons &eacute;galement rencontrer quelques-uns des exposants fran&ccedil;ais, <a href="http://www.capdigital.com/cap-digital-au-bett-2010-2/"><strong>&eacute;paul&eacute;s par Cap Digital</strong></a> dans leur tentative de s&eacute;duction des nouveaux march&eacute;s. Comment faire, lorsque l&rsquo;on est une entreprise fran&ccedil;aise sp&eacute;cialis&eacute;e dans les nouvelles technos, pour s&eacute;duire &agrave; l&rsquo;international ? Nous gl&acirc;nerons quelques pistes.<br />
<br />
<strong>-&nbsp; Vendredi, nous pousserons les portes de la </strong>&laquo; <a href="http://www.newlinelearning.com/nllAcademy/about-us/view/35/About-Us"><strong>New Line Learning Academy</strong></a> &raquo; de Maidstone, dans le Kent : 160 professeurs y encadrent 2500 &eacute;l&egrave;ves, de 11 &agrave; 18 ans, et exp&eacute;rimentent de nouvelles pratiques p&eacute;dagogiques faisant la part belle au num&eacute;rique.<br />
<br />
<strong>- La semaine prochaine, nous suivrons &eacute;videmment la remise du rapport Fourgous :</strong> quelles orientations seront retenues par la France dans ce d&eacute;fi du num&eacute;rique &agrave; l&rsquo;&eacute;cole ? RSLNmag.fr vous proposera une lecture d&eacute;taill&eacute;e de ce rapport. <br />
<br />
<strong>- Enfin, vous d&eacute;couvrirez les r&eacute;ponses de nos &laquo; experts &raquo;</strong> auxquels nous avons demand&eacute; de plancher, <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2009/12/13/education-au-numerique_qui-doit-s-en-charger_/"><strong>pour le second d&eacute;bat RSLN</strong></a>, sur la question suivante : &laquo; Eduquer au num&eacute;rique : qui ? &raquo;.<br />
&nbsp;</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/1/14/education-et-numerique_c-est-parti-pour-une-semaine-un-peu-speciale_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/1/14/education-et-numerique_c-est-parti-pour-une-semaine-un-peu-speciale_/</link>
      <title>Education et numérique : c est parti pour une semaine un peu spéciale … </title>
      <pubDate>Thu, 14 Jan 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>&quot;J'ai expliqu&eacute; &agrave; mes &eacute;l&egrave;ves [...] que ce sont eux les &eacute;ducateurs de l'internet.&quot; Une professeur d'histoire-g&eacute;ographie m&egrave;ne une exp&eacute;rience assez in&eacute;dite avec l'une de ses classes : utiliser Twitter, pendant un an, comme outil p&eacute;dagogique. <a href="http://frompennylane.blogspace.fr/1998929/Twitter-education-aux-medias-bloquer-n-est-pas-jouer/"><strong>Dans cette note publi&eacute;e mardi</strong></a>, elle t&eacute;moigne de la gestion des sites interdits dans son lyc&eacute;e. &quot;Bloquer n'est pas jouer&quot;, dit-elle notamment.</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">13/01/2010 13:32:17</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Quels sites interdire au lycée? (Ma dixième année)</title>
      <pubDate>Wed, 13 Jan 2010 13:32:17 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>La loi de 1981 sur le prix unique du livre doit-elle s'appliquer &eacute;galement aux livres num&eacute;riques ? Pas tout de suite, recommande l'Autorit&eacute; de la concurrence, <a href="http://www.autoritedelaconcurrence.fr/pdf/avis/09a56.pdf"><strong>dans un avis rendu lundi</strong></a> (PDF, 32 pages).</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">13/01/2010 12:11:59</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Prix unique et livres numériques</title>
      <pubDate>Wed, 13 Jan 2010 12:11:59 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(photo : aper&ccedil;u de l'album&quot;</span><a href="http://www.flickr.com/photos/nk_m/sets/72157622100566319/"><span style="font-size: smaller;"><strong>Point presse sur le s&eacute;minaire num&eacute;rique</strong></span></a><span style="font-size: smaller;">&quot;, le 2 septembre 2009, par NKM)</span></p>
<p><strong>C&rsquo;&eacute;tait le 14 d&eacute;cembre dernier.</strong> Apr&egrave;s plusieurs mois de d&eacute;bats, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique d&eacute;voilait <a href="http://www.elysee.fr/documents/index.php?lang=fr&amp;mode=view&amp;cat_id=8&amp;press_id=3186"><strong>les diff&eacute;rents montants retenus dans le cadre du &laquo; grand emprunt &raquo;</strong></a>. Avec 4,5 milliards d&rsquo;euros sur une enveloppe totale de 35 milliards, le num&eacute;rique se taille une part non n&eacute;gligeable &ndash; se payant m&ecirc;me le luxe d&rsquo;&ecirc;tre l&rsquo;un des rares champs en progression par rapport aux recommandations formul&eacute;es par le groupe de travail sur le grand emprunt d&rsquo;Alain Jupp&eacute; et Michel Rocard quelques semaines plus t&ocirc;t, qui lui allouaient une enveloppe de 4 milliards.<br />
<br />
<strong>Cette enveloppe n&rsquo;arrive pas <em>ex nihilo</em> : </strong>Eric Besson, pr&eacute;d&eacute;cesseur de NKM, avait d&eacute;velopp&eacute; un plan intitul&eacute; &laquo;France Num&eacute;rique 2012 &raquo;, <a href="http://francenumerique2012.fr/pdf/081020_FRANCE_NUMERIQUE_2012.pdf"><strong>catalogue de 150 mesures</strong></a> qui devaient faire de la France <em>&laquo; une puissance num&eacute;rique &agrave; l'&eacute;gal des &eacute;conomies les plus dynamiques de notre plan&egrave;te &raquo;</em>.<br />
<br />
<strong><span style="font-size: larger;">Comment vont se r&eacute;partir les 4,5 milliards ?</span></strong><br />
<br />
<strong>Concr&egrave;tement, </strong>l&rsquo;&Eacute;tat va investir les sommes issues de l&rsquo;emprunt dans un &laquo; fonds national pour la soci&eacute;t&eacute; num&eacute;rique &raquo;, nouvellement cr&eacute;&eacute;. Celui-ci rel&egrave;vera du Premier ministre, via le secr&eacute;tariat d&rsquo;&Eacute;tat charg&eacute; de l&rsquo;Economie num&eacute;rique de Nathalie Kosciusko-Morizet. <br />
<br />
<strong>Deux axes sont d&eacute;velopp&eacute;s : </strong>celui des &laquo; tuyaux &raquo; (l&rsquo;investissement pour le tr&egrave;s haut d&eacute;bit), pour deux milliards d&rsquo;euros, et celui des contenus et des usages, pour 2,5 milliards d&rsquo;euros. Le premier point est assorti d&rsquo;un objectif chiffr&eacute; : atteindre en dix ans une couverture en tr&egrave;s haut d&eacute;bit de 70% de la population &ndash; le tr&egrave;s haut d&eacute;bit correspondant &agrave; des d&eacute;bits d&rsquo;environ 100 m&eacute;gabits/seconde, voire davantage, avec un minimum de 50 Mbps. Le second, lui, ne comporte pas d&rsquo;objectif chiffr&eacute;, mais &eacute;graine plusieurs th&eacute;matiques : cloud-computing et investissement <em>&laquo; dans de grandes centrales num&eacute;riques de calcul et de stockage &raquo;</em> ; d&eacute;veloppement de <em>&laquo; logiciels innovants &raquo;</em> ;&nbsp; <em>&laquo; num&eacute;risation des contenus culturels &raquo;</em> - pour un montant de 750 millions d&rsquo;euros ; conclusion de&nbsp; <em>&laquo; partenariats public-priv&eacute; de recherche et d&eacute;veloppement sur la ma&icirc;trise des technologies de base du num&eacute;rique&nbsp;&raquo;</em>.<br />
<br />
<strong>Ce volet contenus et usages semble une esquisse de r&eacute;ponse</strong> <a href="http://ec.europa.eu/information_society/eeurope/i2010/docs/annual_report/2009/sec_2009_1060_vol_2.pdf"><strong>au dernier audit annuel de la Commission europ&eacute;enne sur la soci&eacute;t&eacute; num&eacute;rique, r&eacute;dig&eacute; en juillet 2009</strong></a>. Certes, la Commission europ&eacute;enne y adressait un satisfecit g&eacute;n&eacute;ral &agrave; la France, la qualifiant, aux c&ocirc;t&eacute;s de l&rsquo;Allemagne, de la Grande Bretagne, ou de la Norv&egrave;ge, dans un groupe de pr&eacute;curseurs europ&eacute;ens. <br />
<br />
<strong>Mais Bruxelles pointe &eacute;galement du doigt les mauvaises performances fran&ccedil;aises </strong>en ce qui concerne les aspects &laquo; recherche&nbsp;&raquo; ou &laquo; formation &raquo;. <em>&laquo; Les entreprises fran&ccedil;aises n&rsquo;ont pas l&rsquo;air de tirer profit du taux d&rsquo;&eacute;quipement plut&ocirc;t bon pour booster le e-commerce &raquo;</em>, regrettaient ainsi les experts bruxellois. <em>&laquo; On pourrait attendre mieux, &eacute;galement, sur les comp&eacute;tences professionnelles li&eacute;es aux TIC &raquo;</em>, &eacute;crit encore la Commission.<br />
<span style="font-size: larger;"><strong><br />
Et en dehors de l&rsquo;Hexagone ?</strong></span><br />
<strong><br />
&laquo; </strong><a href="http://www.culture.gov.uk/what_we_do/broadcasting/6216.aspx"><strong>Digital Britain</strong></a><strong> &raquo;, &laquo; </strong><a href="http://breitbandinitiative.de"><strong>Breitbandstrategie</strong></a><strong> &raquo;, &hellip; : </strong>sous des noms diff&eacute;rents, plusieurs grands pays europ&eacute;ens ont d&eacute;j&agrave; lanc&eacute; des grands plans d&rsquo;investissement dans le num&eacute;rique. On y retrouve souvent le m&ecirc;me mix entre &eacute;quipements et contenus, avec quelques ambitions particuli&egrave;res.<br />
<br />
<strong>C&ocirc;t&eacute; haut-d&eacute;bit, la Grande-Bretagne, par exemple, est plut&ocirc;t ambitieuse : </strong>via le plan <em>Digital Britain</em>, elle s&rsquo;est fix&eacute;e l&rsquo;objectif de permettre &agrave; tous les foyers d&rsquo;&ecirc;tre raccord&eacute;s &agrave; Internet &agrave; une vitesse minimum de 2Mbps (lire <a href="http://www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm09_049.htm"><strong>un r&eacute;sum&eacute;</strong></a> sur le site du service &laquo; Science et Technologie &raquo; de l&rsquo;ambassade de France au Royaume-Uni). Pour y parvenir, elle mobilisera &agrave; la fois des ressources publiques et priv&eacute;es, sans s&rsquo;interdire le recours &agrave; l&rsquo;imp&ocirc;t, via une taxe de 50 pence mensuelle. <br />
<br />
<strong>En parall&egrave;le, d&eacute;but janvier, les services de Peter Mandelson,</strong> le ministre du commerce, ont d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave; apport&eacute; un milliard de livres au fonds qui sera destin&eacute; au financement de projet de couvertures haut d&eacute;bit en zones rurales. <em>&laquo; Le march&eacute; assure une couverture &agrave; 50 Mbps de la moiti&eacute; du pays, mais impossible d&rsquo;&ecirc;tre certain qu&rsquo;il couvrira ceux qui aujourd&rsquo;hui n&rsquo;y ont pas acc&egrave;s. Nous allons aider un peu le march&eacute; &hellip;&nbsp;&raquo;</em>, <a href="http://nds.coi.gov.uk/clientmicrosite/content/Detail.aspx?ReleaseID=410168&amp;NewsAreaID=2&amp;ClientID=431"><strong>justifie Peter Mandelson</strong></a>. Le ministre du commerce est sans doute d&eacute;sireux de mettre &agrave; profit les calculs de la commissaire europ&eacute;enne &agrave; la soci&eacute;t&eacute; de l&rsquo;information, Viviane Reding : <a href="http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=SPEECH/09/336&amp;format=HTML&amp;aged=0&amp;language=EN&amp;guiLanguage=fr"><strong>dans un discours de juillet 2009</strong></a>, elle estimait <em>&laquo; qu&rsquo;une augmentation de 10% du taux de p&eacute;n&eacute;tration du haut d&eacute;bit peut am&eacute;liorer de 1,3% le taux de croissance&nbsp;&raquo;</em> d&rsquo;un pays. <br />
<br />
<strong>L&rsquo;Espagne joue, elle, la carte du global : </strong>son <em>&laquo; <a href="http://www.planavanza.es/InformacionGeneral/Executive/Documents/The%20Information%20Society%20in%20Spain%202.pdf"><strong>Avanza Plan</strong></a> &raquo;</em>, dot&eacute; de pr&egrave;s de 1,5 milliards d&rsquo;euros par an depuis 2005, s&rsquo;int&eacute;resse lui aussi &agrave; l&rsquo;&eacute;quipement des foyers espagnols en haut d&eacute;bit, via l&rsquo;octroi de pr&ecirc;ts &agrave; taux z&eacute;ros, par exemple. Mais pas uniquement : ce plan soutient &eacute;galement les initiatives de cr&eacute;ation de contenus, et en assure la promotion dans <a href="http://www.ficod2009.es/ficod/english/index.html"><strong>un salon d&eacute;di&eacute; rassemblant plus de 15.000 personnes chaque ann&eacute;e</strong></a>. Le raisonnement de la puissance publique espagnole est simple : l&rsquo;Espagne se doit d&rsquo;&ecirc;tre performante sur ce secteur, pour tirer profit de la force de la langue espagnole, parl&eacute;e par 450 millions de personnes &agrave; travers le monde. <br />
<strong><br />
M&ecirc;me ligne directrice en Irlande :</strong> le dernier <a href="http://www.dcenr.gov.ie/NR/rdonlyres/26C23436-E6B3-4842-95B3-20BD2AF104D6/0/FinalVersionTechnologyActionsReportFinal210709.doc"><strong>plan strat&eacute;gique sur la soci&eacute;t&eacute; de l&rsquo;information</strong></a>, publi&eacute; en juillet 2009, mentionne ainsi, en bonne place, la cr&eacute;ation d&rsquo;un <em>&laquo; centre des contenus digitaux &raquo;</em> (films, jeux, musique, animation &hellip;), pour donner une visibilit&eacute; aux <em>&laquo; mille entreprises du secteur, souvent handicap&eacute;es par leur petite taille, avec 1 &agrave; 10 salari&eacute;s &raquo;</em>, avec un potentiel estim&eacute; de <em>&laquo; 10.000 emplois sur cinq ans &raquo;</em>. (page 4)<br />
<br />
<span style="font-size: larger;"><strong>Rendez-vous le 20 janvier &hellip;</strong></span><br />
<br />
<strong>Le dossier ne fait que d&eacute;buter : </strong>des r&eacute;ponses plus pr&eacute;cises devraient se dessiner tr&egrave;s prochainement. Nathalie Kosciusko-Morizet a ainsi annonc&eacute; il y a une semaine, <a href="http://twitter.com/nk_m/status/7361669844"><strong>sur Twitter</strong></a>, que <em>&laquo; les premiers arbitrages </em>[li&eacute;s au grand emprunt]<em> &eacute;taient en cours, pour examen en collectif budg&eacute;taire le 20 janvier en conseil des ministres &raquo;</em>.</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/1/13/grand-emprunt-et-numerique_la-france-est-elle-en-retard-par-rapport-a-ses-voisins_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/1/13/grand-emprunt-et-numerique_la-france-est-elle-en-retard-par-rapport-a-ses-voisins_/</link>
      <title>Grand emprunt et numérique : la France est-elle en retard par rapport à ses voisins ?</title>
      <pubDate>Wed, 13 Jan 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><em>&quot;Certes, la vie priv&eacute;e au sens de papa, c&rsquo;est fini. Mais nous aimons aussi jouer avec des sph&egrave;res s&eacute;par&eacute;es, c&rsquo;est la base m&ecirc;me du pouvoir en soci&eacute;t&eacute;&quot;</em>. Alexis Mons, qui a particip&eacute; au premier d&eacute;bat organis&eacute; par RSLN, <a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/2010/01/la-vie-privee-nest-pas-ce-que-lon-croit.html?parole_d_expert"><strong>prend la plume sur son blog</strong></a>, dans un billet intitul&eacute; &quot;<em>La vie priv&eacute;e n'est pas ce que l'on croit</em>&quot;. Objectif : r&eacute;pondre <a href="http://www.ustream.tv/recorded/3848950"><strong>aux d&eacute;clarations de Marc Zuckerberg</strong></a>, le patron de Facebook, pour qui la &quot;norme&quot;, sur la toile, serait d&eacute;sormais d'afficher sa vie priv&eacute;e.</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">12/01/2010 17:18:17</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>La vie privée au sens de papa ... (Alexis Mons) </title>
      <pubDate>Tue, 12 Jan 2010 17:18:17 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(visuel : </span><a href="http://www.flickr.com/photos/21195539@N04/3193073325/"><span style="font-size: smaller;"><strong>Rencontres d'Autrans 09</strong></span></a><span style="font-size: smaller;">)</span></p>
<p><em><strong>&laquo; Il y a de la neige et du soleil, c&rsquo;est un vrai paysage de carte postale &raquo;</strong></em><strong> :</strong> tout en peaufinant les derniers d&eacute;tails de l&rsquo;organisation <a href="http://www.autrans.net/spip/"><strong>des 14e rencontres d&rsquo;Autrans</strong></a> qui r&eacute;uniront quelque 250 acteurs du paysage de l&rsquo;internet fran&ccedil;ais <a href="http://www.bing.com/maps/#JndoZXJlMT1BdXRyYW5zJmJiPTU4LjczODAwNzczMzk0ODclN2UzNi44ODUxMjUzOTg1JTdlMzYuNDQ1MTY2MTE0NzM3JTdlLTMyLjEwOTAxNTIyNjQ5OTk="><strong>dans ce petit village de l&rsquo;Is&egrave;re</strong></a> de mercredi &agrave; vendredi, Yannick Landais, d&eacute;l&eacute;gu&eacute; g&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;<a href="http://www.artesi-idf.com/"><strong>Artesi</strong></a> et chef d&rsquo;orchestre de ces rencontres, a pris le temps pour RSLNmag, de faire un tour d&rsquo;horizon du programme de l&rsquo;ann&eacute;e. Mot d&rsquo;ordre ? <em>&laquo; Du concret ! &raquo;</em></p>
<p><strong>RSLNmag.fr :</strong> <strong>L&rsquo;accent est mis sur la mobilit&eacute; cette ann&eacute;e. Quels aspects seront particuli&egrave;rement abord&eacute;s ? Comment articulez-vous cette r&eacute;flexion avec l&rsquo;appel &agrave; projet </strong><a href="http://www.proximamobile.fr/"><strong>&laquo; Proxima Mobile &raquo; de la D&eacute;l&eacute;gation aux usages de l&rsquo;Internet</strong></a><strong> ?</strong></p>
<p><strong>Yannick Landais : </strong>La multiplication des t&eacute;l&eacute;phones intelligents et des applications qui leur sont d&eacute;di&eacute;s est une vraie r&eacute;volution, sur le plan des usages : avant, les t&eacute;l&eacute;phones les plus perfectionn&eacute;s &eacute;taient surtout pens&eacute;s comme des extensions de l&rsquo;ordinateur, avec les mails, etc. ; maintenant, ils deviennent des compagnons dans la vie de tous les jours, via ces applications.</p>
<p>Le noyau dur des participants aux rencontres d&rsquo;Autrans vient des collectivit&eacute;s territoriales : nous allons donc r&eacute;fl&eacute;chir, ensemble, &agrave; la pertinence du recours &agrave; telle ou telle application, mais surtout, aux cons&eacute;quences que cela peut avoir en terme de gouvernance : quelles donn&eacute;es, dont disposent les collectivit&eacute;s locales, doivent pouvoir &ecirc;tre mobilis&eacute;es dans une application mobile, par exemple ? C&rsquo;est ce genre de th&eacute;matiques dont nous allons discuter dans nos ateliers.</p>
<p>Nous nous situons donc en &laquo; accompagnement &raquo; de l&rsquo;appel &agrave; projet &laquo; Proxima Mobile &raquo; : celui-ci &eacute;tait d&rsquo;abord destin&eacute; &agrave; la conception pure d&rsquo;application, c&ocirc;t&eacute; d&eacute;veloppeurs. Dans nos ateliers, nous nous inscrirons dans une d&eacute;marche de r&eacute;flexion, c&ocirc;t&eacute; collectivit&eacute;s.</p>
<p><strong>RSLNmag.fr : Vous comptez lancer </strong><a href="http://www.intercoop.info/index.php/Appel_d'Autrans_sur_les_monnaies_compl&eacute;mentaires"><strong>un appel sur les &laquo; monnaies compl&eacute;mentaires &raquo;</strong></a><strong>, une version moderne du troc. Quelle place occupe Internet dans ce projet ?</strong></p>
<p><strong>Yannick Landais : </strong>Se rendre des services g&eacute;n&egrave;re une vraie valeur ajout&eacute;e, mais pas forc&eacute;ment mon&eacute;taire : si j&rsquo;apporte une comp&eacute;tence particuli&egrave;re &agrave; quelqu&rsquo;un, je dois pouvoir en retirer un &eacute;quivalent me permettant, &agrave; mon tour, d&rsquo;acqu&eacute;rir un autre service. Voil&agrave; le principe directeur qui est derri&egrave;re ce th&egrave;me des monnaies compl&eacute;mentaires. Tous les domaines peuvent potentiellement &ecirc;tre concern&eacute;s : cela va du secteur de la formation, &agrave; celui du d&eacute;veloppement informatique.</p>
<p>L&rsquo;apport du net est d&eacute;cisif dans la g&eacute;n&eacute;ralisation et l&rsquo;extension de ces syst&egrave;mes, o&ugrave; la constitution de communaut&eacute;s est un pr&eacute;alable. Sans le net, ces &eacute;changes restent limit&eacute;s, g&eacute;ographiquement, &agrave; l&rsquo;image des &laquo; <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_d%27%C3%A9change_local"><strong>Syst&egrave;mes d&rsquo;&eacute;changes locaux</strong></a> &raquo; par exemple. La r&eacute;volution num&eacute;rique permet &eacute;galement de construire des &eacute;quivalents aux &laquo; outils de paiement &raquo; de plus en plus perfectionn&eacute;s.</p>
<p>L&rsquo;appel que nous lancerons, vendredi, en cl&ocirc;ture des rencontres, ce sera un peu la synth&egrave;se de nos ateliers et le r&eacute;sultat d&rsquo;un vrai work in progress : pour l&rsquo;instant, rien n&rsquo;est &eacute;crit. Seule certitude : il y aura du concret !<strong><br />
</strong></p>
<p><strong>RSLNmag.fr : Les publics qui participent aux rencontres d&rsquo;Autrans sont majoritairement tr&egrave;s connect&eacute;s et &eacute;changent d&eacute;j&agrave; en ligne. Vous-m&ecirc;me vous proposez des formes de travail collaboratif, avec un </strong><a href="http://www.intercoop.info/index.php/Autrans_2010_:_Internet%2C_source_d%27innovations_pour_nos_territoires"><strong>wiki</strong></a><strong> et </strong><a href="http://lists.autrans.net/mailman/listinfo"><strong>des listes de diffusion</strong></a><strong>. Ces rencontres &laquo; en vrai &raquo; ont-elles encore un int&eacute;r&ecirc;t ? </strong></p>
<p><strong>Yannick Landais : </strong>Est-ce que les rencontres perdureront physiquement ? Parfois, on veut se poser la question. Il y a de vrais &eacute;changes en ligne, riches, d&rsquo;autant que la plupart des participants aux rencontres d&rsquo;Autrans se connaissent d&eacute;j&agrave; : nous ne sommes donc pas non plus un simple lieu de r&eacute;seautage. Mais nous nous sommes fix&eacute;s une ambition : pendant les rencontres d&rsquo;Autrans, les participants sont invit&eacute;s &agrave; sortir de leur environnement quotidien, et nous partons du postulat que tout le monde est au m&ecirc;me niveau. Il n&rsquo;y a pas quelqu&rsquo;un &laquo; qui sait &raquo;, et d&rsquo;autres &laquo; qui sont l&agrave; pour apprendre &raquo;. Nous pensons que cette particularit&eacute; favorise le passage &agrave; l&rsquo;action. Recr&eacute;er cette atmosph&egrave;re en ligne peut s&rsquo;envisager ; mais ce n&rsquo;est pas encore vrai pour toutes les g&eacute;n&eacute;rations &hellip;&nbsp;</p>
<p><strong>&gt; Pour aller plus loin :  </strong></p>
<p>- Suivre les Rencontres d&rsquo;Autrans sur le web : <a href="http://www.artesi.artesi-idf.com/x/autrans2010/"><strong>c&rsquo;est ici</strong></a><strong> </strong>que cela se passera.<strong><br />
</strong></p>
<p>- Sur Twitter, les participants, sur place ou int&eacute;ress&eacute;s, sont invit&eacute;s &agrave; utiliser le mot clef<strong> &laquo; </strong><a href="http://search.twitter.com/search?q=%23autrans10"><strong>#autrans10</strong></a><strong> </strong>&raquo; dans leurs messages, pour &ecirc;tre rep&eacute;r&eacute;s. Le compte officiel, <a href="http://twitter.com/autrans2010"><strong>@autrans2010</strong></a>, sera tenu par des &eacute;tudiants de l'IAE de Paris.<br />
&nbsp;</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/1/12/mobilite-et-monnaies-complementaires_bienvenue-a-autrans-2010/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/1/12/mobilite-et-monnaies-complementaires_bienvenue-a-autrans-2010/</link>
      <title>Mobilité et monnaies complémentaires : bienvenue à Autrans 2010</title>
      <pubDate>Tue, 12 Jan 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Sur son blog, h&eacute;berg&eacute; par Le Monde.fr, Jean Marc Manach, journaliste ind&eacute;pendant sp&eacute;cialiste des questions de vie priv&eacute;e &agrave; l'heure num&eacute;rique, <a href="http:// http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2010/01/11/les-petits-cons-parlent-aux-vieux-cons-la-version-courte/"><strong>vient de diffuser une version raccourcie de son excellent article &quot;Les petits cons parlent aux vieux cons&quot;</strong></a>. Son objectif ? Que sa note raccourcie soit imprim&eacute;e, distribu&eacute;e par ses lecteurs &agrave; leurs familles, ... . Pour favoriser dialogues et &eacute;changes entre publics n&eacute;ophytes et initi&eacute;s aux questions num&eacute;riques, on ne peut gu&egrave;re imaginer mieux.</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">11/01/2010 15:12:45</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Petits cons, vieux cons (Jean-Marc Manach)</title>
      <pubDate>Mon, 11 Jan 2010 15:12:45 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>&quot;Comment Internet a chang&eacute; la mani&egrave;re dont vous pensez ?&quot; - Pour sa question annuelle, <a href="http://www.edge.org/q2010/q10_index.html"><strong>Edge.org a recueilli plus de cent contributions</strong></a>. RSLNmag.fr va prendre le temps de les dig&eacute;rer, et vous en reparlera.</p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">11/01/2010 13:02:30</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Avec le web, vous pensez différemment ? (Edge.org)</title>
      <pubDate>Mon, 11 Jan 2010 13:02:30 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Evgeny Morozov, universitaire am&eacute;ricain, est persuad&eacute; que les d&eacute;bats fran&ccedil;ais sur le droit &agrave; l'oubli <a href="http://neteffect.foreignpolicy.com/posts/2010/01/10/france_wants_to_forget_facebook_doesnt"><strong>vont renvoyer la France ... &agrave; l'&egrave;re du Minitel</strong></a>.</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">11/01/2010 10:05:45</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Droit à l oubli et ... minitel (Foreign Policy)</title>
      <pubDate>Mon, 11 Jan 2010 10:05:45 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Xavier de La Porte, animateur de l'&eacute;mission Place de la toile, sur France Culture, <a href="http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/place_toile/index.php?emission_id=130060155"><strong>questionne plusieurs journalistes sur leur pratique de leur m&eacute;tier</strong></a>, &agrave; l'heure du num&eacute;rique. Des r&egrave;gles existent-t-elles encore dans ce m&eacute;tier ? Comment les nouveaux outils bousculent les agendas ? </p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">08/01/2010 15:00:50</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>C est quoi, une info ? (France Culture)</title>
      <pubDate>Fri, 08 Jan 2010 15:00:50 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Le cabinet d'&eacute;tude Forester a pass&eacute; &agrave; la loupe les pratiques num&eacute;riques des ados europ&eacute;ens. Verdict ? Les petits Fran&ccedil;ais se distinguent, notamment par leur forte &quot;multi-consommation&quot; num&eacute;rique, <a href="http://monecranradar.blogspot.com/2010/01/nos-cheres-tetes-blondes-sont-daffreux.html"><strong>raconte Jean Claude Feraud, des<em> Echos</em>, sur son blog</strong></a><strong>.</strong></p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">08/01/2010 14:32:28</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Des ados très numérique (Ecran Radar)</title>
      <pubDate>Fri, 08 Jan 2010 14:32:28 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><strong>Philippe Seguin est le p&egrave;re de &quot;la d&eacute;mocratie &eacute;lectronique&quot; et &quot;l'homme d'Etat le plus interactif de France&quot; : </strong>en avril 1995, le magazine &quot;Univers Interactif&quot; (<a href="http://www.liberation.fr/medias/0101130389-univers-interactif-le-magazine-des-technos-branches"><strong>voir une pr&eacute;sentation</strong></a>) consacrait une pleine page &agrave; celui qui &eacute;tait alors pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale, sous ce titre. Explication : depuis son &quot;perchoir&quot; du Palais Bourbon, Philippe Seguin a impos&eacute; la g&eacute;n&eacute;ralisation du vote &eacute;lectronique pour les d&eacute;put&eacute;s. <a href="http://www.hyperbate.com/dernier/?p=9181"><strong>Jean-no&euml;l Lafargue publie sur son blog une copie de cet article</strong></a>. </p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">08/01/2010 10:53:37</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Philippe Seguin &amp; edemocratie (Univers Interactif)</title>
      <pubDate>Fri, 08 Jan 2010 10:53:37 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(visuel : copyright Twentieth Century Fox France)</span></p>
<p><strong>Un ancien marine parapl&eacute;gique envoy&eacute; sur une plan&egrave;te lointaine</strong> o&ugrave;, en qu&ecirc;te de r&eacute;demption, il va livrer un combat h&eacute;ro&iuml;que pour sauver rien moins que toute une civilisation &hellip; : bien s&ucirc;r, le sc&eacute;nario d&rsquo;Avatar peut sembler un chouilla faiblard aux inconditionnels des s&eacute;ances labellis&eacute;es art et essai.</p>
<p><strong>Peu importe : </strong>ce n&rsquo;est pas sous cet angle que RSLNmag.fr a choisi d&rsquo;aborder la derni&egrave;re production de James Cameron. Nous avons en effet d&eacute;cid&eacute; de nous pencher sur les regards port&eacute;s par les sp&eacute;cialistes de l&rsquo;animation et les cin&eacute;philes sur l&rsquo;usage d&rsquo;une technologie innovante.</p>
<p><strong>Mais d&rsquo;abord, petite (re)plong&eacute;e dans le film, </strong>avec sa bande-annonce :</p>
<div><object height="389" width="480">
<param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xbd68m&amp;related=0" />
<param name="allowFullScreen" value="true" />
<param name="allowScriptAccess" value="always" /><embed height="389" width="480" src="http://www.dailymotion.com/swf/xbd68m&amp;related=0" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><i><a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/shortfilms"><br />
</a></i><br />
<strong>Sp&eacute;cialiste des effets sp&eacute;ciaux, </strong>Alain Bielik <a href="http://www.pixelcreation.fr/3d-video/animation-3d-vfx/avatar/"><strong>signe la critique du film pour le site sp&eacute;cialis&eacute; </strong><em><strong>Pixelcreation.fr</strong></em></a>. Il a fait les comptes : il y a, dans Avatar, <em>&laquo; 117 minutes de pures cr&eacute;ations infographiques, sur un film de 160 minutes. &raquo;</em> Bielik voit dans le film <em>&laquo; un vrai bouleversement du processus d&rsquo;animation 3D &raquo; : &laquo; On ne sent pas de transition palpable entre les images r&eacute;elles </em>[&hellip;] <em>et les images virtuelles </em>[&hellip;]<em>. Les images infographiques atteignent un r&eacute;alisme jamais vu dans le genre. Une fois encore, Cameron a repouss&eacute; les limites de la technologie vers de nouvelles fronti&egrave;res. &raquo;</em><br />
<strong> </strong></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><strong> Alain Bielik s&rsquo;arr&ecirc;te &eacute;galement sur la principale innovation</strong> utilis&eacute;e par le r&eacute;alisateur am&eacute;ricain : &laquo; <em>Lorsque James Cameron </em>[tourne]<em> une sc&egrave;ne, il importe le d&eacute;cor 3D dans sa cam&eacute;ra virtuelle. D&egrave;s lors </em>[&hellip;] <em>le r&eacute;alisateur a sous les yeux les acteurs </em>[&hellip;] <em>en train de jouer la sc&egrave;ne, et en m&ecirc;me temps, l&rsquo;animation en temps r&eacute;el des personnages 3D dans le d&eacute;cor. Il peut non seulement visionner le jeu des com&eacute;diens dans le contexte du d&eacute;cor, mais aussi cadrer l&rsquo;action en direct. Comme sur un tournage traditionnel. &raquo;</em></div>
<div><strong><span style="font-size: larger;"><br />
</span></strong>
<div><strong><span style="font-size: larger;">Fond et forme : l'oeuf et la poule ...</span></strong></div>
</div>
<div>&nbsp;</div>
<div><strong>Vincent Alzieu, l&rsquo;un des fondateurs de </strong><a href="http://Lesnumeriques.com"><strong>Lesnumeriques.com</strong></a><strong>, </strong>est un peu plus mesur&eacute; : <em>&laquo; Le bilan, c'est un risque non n&eacute;gligeable de petit mal de t&ecirc;te &agrave; la sortie &raquo;</em>, <a href="http://www.lesnumeriques.com/news_id-12060.html"><strong>&eacute;crit-il</strong></a>, notamment parce que, selon lui, <em>&laquo;les r&eacute;alisateurs tendent &agrave; rendre l'action principale nette, et le reste des plans flous &raquo;</em>. R&eacute;sultat : <em>&laquo; la fluidit&eacute; des mouvements est imparfaite. Ca saccade ! Difficile de ne pas le noter au d&eacute;part, m&ecirc;me si apr&egrave;s l'histoire nous embarque et qu'on l'oublie. &raquo;</em></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><strong>Les critiques g&eacute;n&eacute;ralistes, eux, sont divis&eacute;s : </strong>Olivier S&eacute;guret, dans <em>Lib&eacute;ration</em>, <a href="http://www.liberation.fr/cinema/0101608738-avatar-nouvelle-dimension"><strong>raccroche fond et forme</strong></a> : <em>&laquo; Les technologies m&eacute;lang&eacute;es de la motion capture et de l&rsquo;image num&eacute;rique, [&hellip;] donnent la cr&eacute;dibilit&eacute; n&eacute;cessaire &agrave; cette pure projection mentale qu&rsquo;est, par d&eacute;finition, un alien &raquo;,</em> &eacute;crit-il, jugeant m&ecirc;me que <em>&laquo; la question du relief s&rsquo;av&egrave;re presque futile. &raquo;</em><br />
<strong> </strong></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><strong> Non, la forme n&rsquo;est pas qu&rsquo;accessoire, </strong>s&rsquo;insurgent <em>Les Inrocks</em>. Avatar est <em>&laquo; le prototype d&rsquo;un spectacle audiovisuel qui s&rsquo;invente sous nos yeux </em>&raquo;, <a href="http://www.lesinrocks.com/cine/cinema-article/article/avatar-1/"><strong>&eacute;crit Jean-Marc Lallane</strong></a>. Mais le critique, qui a eu du mal &agrave; <em>&laquo; s&rsquo;accommoder de ces grosses lunettes [&hellip;] qui, par moments, donnent un peu mal &agrave; la t&ecirc;te &raquo;</em>, regrette que ce soit <em>&laquo;&nbsp; pr&eacute;cis&eacute;ment de ce point de vue que le film convain[</em>que] <em>le moins &raquo;</em>. <br />
&nbsp;</div>
<div><strong>Andr&eacute; Gunthert, universitaire sp&eacute;cialiste de l&rsquo;image, </strong>s&rsquo;arr&ecirc;te lui aussi sur ces fameuses lunettes. Mais relativise largement leur caract&egrave;re &laquo; novateur &raquo; : <em>&laquo; les lunettes en carton sont aussi vieilles que les drive-in. L&rsquo;industrie les ressort &agrave; chaque fois que les recettes flageolent .. &raquo;</em> <a href="http://culturevisuelle.org/totem/284"><strong>s&rsquo;amusait-il</strong></a>, quelques jours avant la sortie du film.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div><strong>Son jugement sur le film est en finesse : </strong>Tout en reconnaissant le r&ocirc;le important de la forme &ndash; <em>&laquo; la 3D est de bonne qualit&eacute;, et certaines sc&egrave;nes du film l&rsquo;exploitent avec &agrave;-propos &raquo;</em>, &eacute;crit-il -, <a href="http://culturevisuelle.org/icones/305"><strong>il la relativise aussit&ocirc;t</strong></a> : &laquo;<em> Plut&ocirc;t qu&rsquo;un film en 3D, parlons de moments 3D du film, ceux o&ugrave; cette technologie se rend visible parce qu&rsquo;elle sert le r&eacute;cit </em>[dans des]<em> sc&egrave;nes</em> [&hellip;]<em> o&ugrave; l&rsquo;on peut se laisser aller au toboggan du plaisir visuel. &raquo;</em></div>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/1/8/avatar_et-si-on-parlait-un-peu-technique_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/1/8/avatar_et-si-on-parlait-un-peu-technique_/</link>
      <title>Avatar : et si on parlait un peu technique ?</title>
      <pubDate>Fri, 08 Jan 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Musique, cin&eacute;ma, livres : la &quot;mission Zelnik&quot;, du nom du PDG de la maison de disques Na&iuml;ve, Patrick Zelnik, charg&eacute; par le gouvernement, d&eacute;but septembre, d'une mission d'&eacute;tude sur l'avenir de la cr&eacute;ation sur Internet, avec l'ancien ministre Jacques Toubon et le PDG de Sotheby's France, Guillaume Cerutti, a remis, mercredi, vingt-deux propositions concr&egrave;tes au ministre de la Culture sur l'avenir du secteur. Dans le d&eacute;tail, la liste des propositions est disponible &agrave; la page 20 du PDF du rapport, <a target="_blank" href="http://www.culture.gouv.fr/mcc/Espace-Presse/Dossiers-de-presse/Rapport-Creation-et-Internet"><strong>diffus&eacute; sur le site du minist&egrave;re de la Culture</strong></a>.<br />
&nbsp; </p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">07/01/2010 11:16:19</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Les 22 propositions de la mission Zelnik</title>
      <pubDate>Thu, 07 Jan 2010 11:16:19 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Une &eacute;tude am&eacute;ricaine a calcul&eacute; que, chaque jour, les Etats-Unis consommaient 3,6 zettaoctets de donn&eacute;es (un zetta octet repr&eacute;sentant 10 octets, &agrave; la puissance 21). Cela ne nous parle pas ? Rob Vargas, un artiste am&eacute;ricain, a repr&eacute;sent&eacute; cela &agrave; l'&eacute;chelle individuelle, dans une infographie <a href="http://www.good.is/post/how-much-data-do-americans-consume-each-day"><strong>rep&eacute;r&eacute;e notamment par le site Good</strong></a>.</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">07/01/2010 10:59:02</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>3,6 zettaoctets de données, ça fait ... ? (Good)</title>
      <pubDate>Thu, 07 Jan 2010 10:59:02 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(visuel : La r&eacute;volte des mannequins, par Royal de Luxe, &quot;<a href="http://www.flickr.com/photos/st3f4n/2244096053/in/set-72157603840989033"><strong>Jour 4, Le casse</strong></a>&quot;, par <a href="http://www.flickr.com/photos/st3f4n/"><strong>St&eacute;fan</strong></a>, licence CC)&nbsp;</span></p>
<p><strong>Quel rapport y a-t-il entre la distribution d&rsquo;argent avort&eacute;e</strong> qu&rsquo;un site en mal de notori&eacute;t&eacute; a tent&eacute; d&rsquo;organiser &agrave; Paris, mi-novembre, et des achats solidaires ? Aucun, a priori. A y regarder de plus pr&egrave;s, pourtant, une &laquo; technique &raquo;, issue du marketing des dix derni&egrave;res ann&eacute;es, peut les rapprocher : le &laquo; cashback &raquo;. RSLNmag.fr vous explique de quoi il retourne<br />
<br />
<span style="font-size: larger;"><strong>D&rsquo;o&ugrave; &ccedil;a vient ?</strong></span><br />
<br />
<strong>Le cashback n&rsquo;est pas n&eacute; sur le web.&nbsp;</strong> Ce principe, que l&rsquo;on peut traduire par la proposition : <em>&laquo; Gagnez (un peu) d&rsquo;argent quand vous en d&eacute;pensez &raquo;</em> a fait ses premiers pas dans le syst&egrave;me bancaire : plusieurs cartes bancaires, apparues au d&eacute;but des ann&eacute;es 2000, vous promettaient ainsi d'&ecirc;tre &laquo; rembours&eacute;s &raquo;, <a href="http://www.atelier.fr/banque-assurance/10/24032003/detenteurs-carte-egg-partagent-12-millions-euros-cash-back-1801-.html"><strong>&agrave; hauteur de 1 %, du montant total annuel des achats effectu&eacute;s avec la carte en question</strong></a>.<br />
<br />
<strong>Le principe a ensuite &eacute;t&eacute; d&eacute;clin&eacute; au e-commerce : </strong>selon le m&ecirc;me principe, moyennant une &laquo; identification &raquo; et l&rsquo;achat aupr&egrave;s de certains sites partenaires, plusieurs sp&eacute;cialistes du &laquo; cash-back &raquo; ont commenc&eacute; &agrave; s&rsquo;engouffrer dans la br&egrave;che.<br />
<br />
<span style="font-size: larger;"><strong>Comment &ccedil;a marche ?</strong></span></p>
<p><strong>Attention, m&ecirc;me les pros le reconnaissent : </strong><em>&laquo; La promesse est difficile &agrave; comprendre et n&eacute;cessite une bonne dose de &quot; r&eacute;assurance &quot; et de p&eacute;dagogie &raquo;</em>, confesse Catherine Barba, fondatrice de Cashstore, un des sites pionniers, <a href="http://www.lsa-conso.fr/le-cash-back-fait-des-emules-en-france,108334"><strong>interrog&eacute;e par le site sp&eacute;cialis&eacute; LSA</strong></a>. <br />
<br />
<strong>Soit le cas concret : </strong>apr&egrave;s m&rsquo;&ecirc;tre inscrit sur un site sp&eacute;cialis&eacute; dans le cashback, j&rsquo;ach&egrave;te un disque sur le site de la Fnac. Pour remercier le site de lui avoir apport&eacute; un client, la FNAC va lui verser une commission qui, pour partie, me reviendra. Au final, tout cela est donc &hellip; un tr&egrave;s traditionnel rabais : <em>&laquo; Il y a plusieurs fa&ccedil;on de faire des promotions. On peut baisser les prix &hellip; mais [le cashback] est une fa&ccedil;on suppl&eacute;mentaire de donner envie aux gens d&rsquo;acheter sur internet &raquo;</em>, reconnait la m&ecirc;me Catherine Barba, <a href="http://www.dailymotion.com/video/xb77s6_comment-le-buzz-du-cash-a-franchi_news"><strong>sur le plateau d&rsquo;Arr&ecirc;t sur Images</strong></a>, en novembre dernier (&agrave; partir de 4&rsquo;24).<br />
<br />
<strong><span style="font-size: larger;">Qui y gagne ?</span></strong><br />
<strong><br />
Evidemment, le client n&rsquo;est pas le seul gagnant de l&rsquo;affaire : </strong>certains n&rsquo;h&eacute;sitent pas &agrave; parler du <a href="http://www.journaldunet.com/expert/34085/les-raisons-de-l-explosion-du-marche-du-cashback-dans-le-monde.shtml"><strong>&laquo; cercle vertueux &raquo;</strong></a> du cash-back : pour le site marchand, c&rsquo;est une mani&egrave;re, comme une autre, de fid&eacute;liser son client, assur&eacute;ment &agrave; moindre co&ucirc;t : il n&rsquo;engage une d&eacute;pense que pour des ventes effectives ; pour l&rsquo;&eacute;diteur du service de cash-back, aupr&egrave;s duquel l&rsquo;internaute s&rsquo;est d&ucirc;ment enregistr&eacute;, c&rsquo;est l&rsquo;assurance de toucher une commission du site marchand, et la possibilit&eacute; de constituer une large communaut&eacute;.<br />
<strong><span style="font-size: larger;"><br />
A quoi &ccedil;a peut servir d&rsquo;autres ?</span></strong><br />
<br />
<strong>Des tr&egrave;s g&eacute;n&eacute;ralistes <a href="http://www.soliland.fr">Soliland</a></strong> et <a href="http://www.soliland.fr"><strong>Solidarshop</strong></a>, en passant par des initiatives cibl&eacute;es avec certaines associations pr&eacute;cises, telle celle <a href="http://www.bingsolidaire.com"><strong>men&eacute;e par le moteur de recherche Bing avec la Fondation Abb&eacute; Pierre</strong></a> : au cercle vertueux d&eacute;crit au-dessus, ces acteurs ont d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;ajouter une dimension suppl&eacute;mentaire.</p>
<p><strong>Tous ces sites d&eacute;clinent en effet la notion de &laquo; cash back &raquo; sur un mode solidaire.</strong> Comprenez par l&agrave; que, au lieu d&rsquo;&ecirc;tre revers&eacute; &agrave; l&rsquo;acheteur, le fameux &laquo; retour d&rsquo;argent &raquo; se trouve en fait donn&eacute;, par un choix de l&rsquo;internaute, &agrave; une association. Et l&agrave;, tout de suite, on est nettement plus loin des distributions sauvages d&rsquo;argents dans la rue pour faire parler de soi.<br />
<br />
<strong>Plusieurs &eacute;tudes soulignent d&rsquo;ailleurs le r&ocirc;le clef des nouvelles technologies </strong>dans le rapport au &laquo; don &raquo; : ainsi, la fondation Recherches Solidarit&eacute;s souligne-t-elle, dans son barom&egrave;tre 2009 sur La g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; des Fran&ccedil;ais (<a href="http://www.recherches-solidarites.org/media/library/la_generosite_des_francais_2009.pdf"><strong>PDF</strong></a>), que les nouvelles technologies ont un r&ocirc;le clef &agrave; jouer dans les appels aux dons destin&eacute;s aux jeunes g&eacute;n&eacute;rations : <em>&laquo; Chaque g&eacute;n&eacute;ration est particuli&egrave;rement sensible &agrave; des formes particuli&egrave;res d&rsquo;appel au don [&hellip;]. Une r&eacute;flexion serait utile pour mobiliser plus encore les nouvelles technologies, dans un objectif de conqu&ecirc;te des jeunes g&eacute;n&eacute;rations&hellip; &raquo;</em>, &eacute;crivent notamment C&eacute;cile Bazin et Jacques Malet, les auteurs de l&rsquo;&eacute;tude.</p>
<p><strong>&gt; Pour aller plus loin : </strong></p>
<p>- Retrouvez sur RSLN l'article <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2008/9/3/quand-internet-reinvente-l-action-humanitaire"><strong>&quot;Quand Internet r&eacute;invente l'action humanitaire&quot;</strong></a></p>
<p>- <a href="http://www.youphil.com/fr/article/0831-le-web-solidaire-a-deja-son-top-50"><strong>Le web solidaire a d&eacute;j&agrave; son Top 50,</strong></a> sur YouPhil</p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/1/7/les-differents-visages-du_cash-back_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/1/7/les-differents-visages-du_cash-back_/</link>
      <title>Les différents visages du   cash-back  </title>
      <pubDate>Thu, 07 Jan 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><strong>A mi-chemin entre la repr&eacute;sentation de donn&eacute;es et la composition musicale. </strong>Jonas Friedemann Heuer, un jeune &eacute;tudiant allemand <a href="http://www.jonasheuer.de/index.php/profile/"><strong>encore &agrave; l&rsquo;&acirc;ge des stages</strong></a>, donne une le&ccedil;on d&rsquo;innovation assez spectaculaire : il a mis au point, au d&eacute;but de l&rsquo;ann&eacute;e 2009, un syst&egrave;me de<em> &laquo; visualisation de la musique &raquo;</em>.</p>
<p><strong>Explications : </strong>son clavier, tout ce qu&rsquo;il y a de plus classique avec ses 88 touches, int&egrave;gre un dispositif permettant de visualiser, en temps r&eacute;el, les notes jou&eacute;es par le pianiste. <br />
<br />
<strong>Regardez-plut&ocirc;t :</strong></p>
<object height="300" width="400">
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<param value="always" name="allowscriptaccess" />
<param value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=8012159&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" name="movie" /><embed height="300" width="400" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" type="application/x-shockwave-flash" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=8012159&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1"></embed></object>
<p><strong><em>&laquo; Chaque note jou&eacute;e appara&icirc;t sous la forme d&rsquo;une bande </em></strong><em>qui, dans ses dimensions, dans sa position, dans sa couleur, rel&egrave;ve la mani&egrave;re dont chaque touche a &eacute;t&eacute; jou&eacute;e &raquo;</em>, <a href="http://www.jonasheuer.de/index.php/clavilux-2000/"><strong>explique Jonas Friedmann Heuer sur son site internet</strong></a>. Grande diff&eacute;rence avec la plupart des projets de visualisation de donn&eacute;es musicales ? <em>&laquo; Clavilux 2000 ne fait pas dispara&icirc;tre les couleurs une fois lemorceau termin&eacute; : il reste donc une sorte de &laquo; r&eacute;sum&eacute; &raquo; de la musique, qui sera unique, notamment &agrave; cause de l&rsquo;interpr&eacute;tation du pianiste ! &raquo;</em>, s&rsquo;enthousiasme le jeune &eacute;tudiant.</p>
<p>(<a href="http://www.jonasheuer.de/wp-content/uploads/clavilux1.jpg"><strong>visuel original</strong></a>)</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/panorama/2010/1/5/apres-la-visualisation-de-donnees_la-visualisation-de-la-musique/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/panorama/2010/1/5/apres-la-visualisation-de-donnees_la-visualisation-de-la-musique/</link>
      <title>Après la visualisation de données, la visualisation de la musique</title>
      <pubDate>Tue, 05 Jan 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>O&ugrave; se trouvent les coll&egrave;ges du Cantal ? Les maisons de retraites ? A quoi ressemble le d&eacute;partement vu du ciel ? ... A mi-chemin entre l'acc&egrave;s aux donn&eacute;es publiques et la cartographie, le site <a href="http://www.geocantal.fr"><strong>Geocantal</strong></a> vient de faire peau neuve, et propose de visualiser ces donn&eacute;es sur une carte du d&eacute;partement modifiable &agrave; l'envi par l'utilisateur. Initiative remarquable : le site permet aussi aux communes du d&eacute;partement d'utiliser l'outil pour leurs besoins propres, en y int&eacute;grant leurs donn&eacute;es.</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">04/01/2010 12:07:41</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Explorez le Cantal ... </title>
      <pubDate>Mon, 04 Jan 2010 12:07:41 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>L'universit&eacute; Carnegie Mellon (15 prix Nobels, Pittsburgh, USA) introduit des modules de formation sans prof, sans classe ... et les r&eacute;sultats de ces programmes ne sont pas moins bons que les cours traditionnels, <a href="http://www.insidehighered.com/news/2009/12/28/carnegie"><strong>raconte le site Inside Higher Ed</strong></a> (article en anglais).</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">04/01/2010 09:13:08</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Apprendre sans prof ? (Inside Higher Ed)</title>
      <pubDate>Mon, 04 Jan 2010 09:13:08 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(visuel : &quot;<a href="http://www.flickr.com/photos/jaycross/2839188066/"><strong>Cloud Computing</strong></a>&quot;, par <a href="http://www.flickr.com/photos/jaycross/"><strong>Jaycross</strong></a>, licence CC)</span></p>
<p><em><strong>Cloud computing</strong></em><strong> ou informatique dans les nuages (36%), Twitter (18%) et Hadopi (15%) : </strong>voici le podium gagnant du premier sondage RSLNmag, dans lequel nous vous avons propos&eacute; de voter pour votre mot num&eacute;rique de l&rsquo;ann&eacute;e 2009, et auquel vous avez &eacute;t&eacute; un peu plus de 200 &agrave; r&eacute;pondre.</p>
<p><strong>Compl&egrave;tent ce classement la fameuse </strong><a href="http://www.rue89.com/2009/11/17/desamicaliser-sur-facebook-mot-de-lannee-jai-mieux-126321"><strong>s&eacute;rendipit&eacute;</strong></a><strong> (11%) </strong>le <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/tags/droit-a-l-oubli/"><strong>droit &agrave; l'oubli </strong></a><strong>(7%),</strong> et la t&eacute;l&eacute;vision num&eacute;rique terrestre, qui commence &agrave; se d&eacute;ployer en France. La <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Coop%C3%A9tition"><strong>coop&eacute;tition</strong></a>, ch&egrave;re aux p&ocirc;les de comp&eacute;titivit&eacute; fran&ccedil;ais (5%). Enfin, 4% d'entre vous n'ont pas trouv&eacute; leur bonheur parmi nos suggestions.</p>
<p><strong>Les enjeux soulev&eacute;s par vos choix sont aussi vari&eacute;s </strong>que les th&egrave;mes que nous souhaitons aborder sur ce site : le <em>cloud </em>interroge - notamment - les notions de localisation des donn&eacute;es, quand Twitter chamboule les mani&egrave;res d&rsquo;acc&eacute;der &agrave; l&rsquo;information. Hadopi, enfin, offre notamment l&rsquo;occasion de se poser la question de l&rsquo;adaptation des lois aux &eacute;volutions technologiques, d&eacute;bat que nous ne manquerons pas d&rsquo;observer ici.</p>
<p><strong>---</strong></p>
<p><strong>A l'heure des bilans,</strong> RSLNmag.fr ne se risquera pas au tr&egrave;s d&eacute;licat exercice des &quot;pr&eacute;dictions 2010&quot; et autres r&eacute;capitulatifs de l&rsquo;ann&eacute;e &eacute;coul&eacute;e : d&rsquo;autres, en ligne, l&rsquo;ont tr&egrave;s bien fait. Voici une petite s&eacute;lection de lectures utiles :</p>
<p><strong>- <em>&laquo; Qu&rsquo;est-ce qui a chang&eacute; pendant l&rsquo;ann&eacute;e 2009</em></strong><em>, sur le front du num&eacute;rique ? <em>&raquo;</em></em>, <a href="http://pisani.blog.lemonde.fr/2010/01/02/quest-ce-qui-change/"><strong>se demande Francis Pisani</strong></a>. Le journaliste y parle aussi bien politique que &laquo; mobiquit&eacute; &raquo; ou r&eacute;seaux sociaux. <strong> </strong></p>
<p><strong> - Double crise des fonds de capital risque</strong>, effets du grand emprunt, &hellip; : <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/2009/mta-prdictions-pour-2010/"><strong>quelques &laquo; m&eacute;ta-pr&eacute;dictions &raquo;, notamment sur l&rsquo;&eacute;conomie num&eacute;rique, sous la plume d&rsquo;Olivier Ezratty</strong></a>.</p>
<p><strong>- A la fronti&egrave;re du web, de l&rsquo;information, de la communication, </strong>le cabinet de conseil canadien Sysomos pr&eacute;dit que 2010 sera &laquo; l&rsquo;ann&eacute;e du community manager &raquo; (<a href="http://blog.sysomos.com/2009/12/28/2010-the-year-of-the-community-manager"><strong>article original en anglais</strong></a> ; une <a href="http://www.marine-landre.fr/2009/12/2010-annee-du-community-management"><strong>traduction</strong></a>)</p>
<p><strong>- Fred Cavazza, enfin,</strong> <a href="http://www.fredcavazza.net/2009/12/10/mes-10-predictions-pour-2010/"><strong>table</strong></a> sur le croisement de deux genres de jeux : les serious games (jeux &laquo; s&eacute;rieux), et les jeux &laquo; sociaux &raquo; classiques, ceux que l&rsquo;on trouve notamment sur Facebook.<span style="font-size: larger;"><strong> </strong></span></p>
<p><span style="font-size: larger;"><strong> Et vous, quels &eacute;l&eacute;ments de prospectives ou de bilans, vous ont particuli&egrave;rement marqu&eacute;s ?</strong></span><br />
&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: smaller;">[edit : billet mis &agrave; jour le 6 janvier, apr&egrave;s cloture effective du sondage]</span></p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/1/4/et-votre-mot-numerique-de-l-annee-2009-est_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/1/4/et-votre-mot-numerique-de-l-annee-2009-est_/</link>
      <title>Et votre mot numérique de l année 2009 est …</title>
      <pubDate>Mon, 04 Jan 2010 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><em>&laquo; Au cours d&rsquo;une discussion r&eacute;cente entre enseignants en arts concern&eacute;s par les nouveaux m&eacute;dias, un constat inattendu s&rsquo;est d&eacute;gag&eacute;&nbsp;: </em>[...] <em>une nouvelle vague d&rsquo;&eacute;tudiants arrive en &eacute;coles d&rsquo;art, des &eacute;tudiants &laquo;&nbsp;post-micro-informatique&nbsp;&raquo;, relativement malhabiles face aux logiciels bureautiques ou de cr&eacute;ation, auxquels ils ont pourtant eu acc&egrave;s au coll&egrave;ge &raquo;</em> <a href="http://www.hyperbate.com/dernier/?p=8582"><strong>Sur son blog, Jean-No&euml;l Lafargue,</strong></a> ma&icirc;tre de conf&eacute;rences associ&eacute; &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; Paris&nbsp;8, professeur &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole Sup&eacute;rieure d&rsquo;Arts du Havre, valide le constat fait par <a href="http://www.mi-is.be/be_fr/05/digitale%20kloof/content/Les%20jeunes%20off-line%20et%20la%20fracture%20num%C3%A9rique.pdf"><strong>l'&eacute;tude</strong></a><span style="font-style: italic;"> </span>(PDF)<em> Les jeunes off-line et la fracture numérique,</em><em> </em>d&eacute;j&agrave; signal&eacute;e ici.<em><br />
</em></p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">03/01/2010 15:15:12</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>La génération "post-micro" (Le dernier des blogs)</title>
      <pubDate>Sun, 03 Jan 2010 15:15:12 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Les billets se suivent et se pr&eacute;cisent, <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2009/12/31/l-independance-des-pure-players-de-l-info-est-elle-soluble-dans-les-aides-d-etat_/"><strong>apr&egrave;s l'annonce de l'attribution des premi&egrave;res subventions d'Etat aux sites d'info</strong></a> : la question de l'ind&eacute;pendance des sites d'infos est moins en jeu que la prise en main du web de l'info par des professionnels, <a href="http://www.novovision.fr/?Comment-les-pros-de-l-info-tentent"><strong>analyse Narvic, sur Novovision</strong></a>. Thierry Crouzet, de son c&ocirc;t&eacute;, semble regretter que son billet ait &eacute;t&eacute; lu : &quot;<a href="http://blog.tcrouzet.com/2010/01/01/etat-spolie-les-blogueurs-le-remake/"><strong>Ce billet n&rsquo;&eacute;tait qu&rsquo;un pi&egrave;ge. Vous auriez d&ucirc; l&rsquo;ignorer.</strong></a>&quot;</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">03/01/2010 14:03:59</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Subventions aux sites d infos : le débat continue</title>
      <pubDate>Sun, 03 Jan 2010 14:03:59 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="line-height: normal; text-align: right;" class="MsoNormal"><span style="font-size: smaller;">(Visuel : <a href="http://www.dailymotion.com/video/x1wg5g_rue89mo1"><strong>Les d&eacute;buts de Rue89</strong></a> dans le salon de Pierre Haski, au premier semestre 2007)</span></p>
<p style="line-height: normal;" class="MsoNormal"><b>Un dossier de dix-sept pages, contre une subvention de 200.000 euros&nbsp;: </b>courant novembre, les<span>&nbsp; </span>sites internet <i>Slate</i>, <i>Rue89</i> et <i>Mediapart</i>, qui comptent tous trois d&rsquo;anciens cadres de la presse &eacute;crite traditionnelle parmi leurs fondateurs (respectivement Jean-Marie Colombani, Pierre Haski, et Edwy Plenel), se sont acquitt&eacute;s d&rsquo;un (petit) effort de paperasse, en remplissant un<span> formulaire <i>&laquo;&nbsp;de demande d&rsquo;aide&nbsp;&raquo;</i> (<a href="http://www.ddm.gouv.fr/IMG/doc/Form_SPEL_projet_col-2.doc"><strong>voir au format .doc</strong></a><wbr></wbr>), adress&eacute; au nouvellement cr&eacute;&eacute; <i>&laquo;&nbsp;fonds d&rsquo;aide au d&eacute;veloppement des services de presse en ligne&nbsp;&raquo;</i> (SPEL).</span></p>
<p style="line-height: normal;" class="MsoNormal"><b><span>Leurs efforts ont &eacute;t&eacute; r&eacute;compens&eacute;s&nbsp;:</span></b><span> </span><span>lundi 21 d&eacute;cembre</span><span>, la premi&egrave;re session du </span><span>comit&eacute; d&rsquo;orientation du SPEL</span><span>, r&eacute;unissant huit fonctionnaires et sept <i>&laquo;&nbsp;</i></span><i><span>repr&eacute;sentants des &eacute;diteurs de services de presse en ligne&nbsp;&raquo;</span></i><span> <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;">- </span></span><a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000021496644"><strong>sa composition d&eacute;taill&eacute;e a &eacute;t&eacute; publi&eacute;e au JO -</strong></a> a d&eacute;cid&eacute; de verser plusieurs subventions cons&eacute;quentes &agrave; ces <em>pure players</em> de l&rsquo;info en ligne. Comme l&rsquo;a r&eacute;v&eacute;l&eacute; <a href="http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2009/12/30/les-editeurs-de-presse-en-ligne-se-repartissent-20-millions-d-euros-d-aides_1285932_3236.html"><strong>un article publi&eacute; mardi 30 d&eacute;cembre sur Le Monde.fr</strong></a>, par Xavier Ternisien, le journaliste couvrant les secteurs de la presse &eacute;crite et internet au sein du service &eacute;conomie du quotidien, </span><span><em>Rue89</em> touchera 249 000 euros, <em>Mediapart </em>200 000 euros, et<em> Slate.fr</em> 199 000 euros. <i>&laquo; </i></span><strong><i><a target="_blank" href="http://www.satellifax.com/">Satellifax</a></i></strong><i>, lettre sp&eacute;cialis&eacute;e dans l'audiovisuel, et <a target="_blank" href="http://www.yagg.com/"><strong>Yagg</strong></a>, un site homosexuel, devraient &eacute;galement recevoir une aide&nbsp;&raquo;,</i> croit encore savoir Xavier Ternisien.</p>
<p style="line-height: normal;" class="MsoNormal"><b><span>Les crit&egrave;res qui ont pr&eacute;sid&eacute; &agrave; l&rsquo;attribution des aides</span></b><span> sont fix&eacute;s dans le d&eacute;cret instituant le SPEL (<a href="http://www.ddm.gouv.fr/IMG/pdf/decret_SPEL_fonds.pdf"><strong>PDF</strong></a>) : </span></p>
<p style="margin-left: 35.45pt; line-height: normal;" class="MsoNormal"><span style="font-size: smaller;">a) situation &eacute;conomique de l&rsquo;entreprise, au regard notamment des comptes de r&eacute;sultats des trois derniers exercices clos et de ses liens capitalistiques ;<br />
b) Le caract&egrave;re innovant du projet appr&eacute;ci&eacute; au regard des mod&egrave;les &eacute;conomiques mis en place et des techniques utilis&eacute;es pour la confection et la diffusion du service de presse en ligne ;<br />
c) L&rsquo;effet du projet sur l&rsquo;emploi en France ou dans l&rsquo;un des Etats membres de l&rsquo;Union europ&eacute;enne ou parties &agrave; l&rsquo;Espace &eacute;conomique europ&eacute;en ou sur la modernisation des organisations et l&rsquo;int&eacute;gration de nouvelles comp&eacute;tences et exp&eacute;riences ;<br />
d) L&rsquo;ensemble des aides publiques dont elle est susceptible de b&eacute;n&eacute;ficier ;<br />
e) La fiabilit&eacute; des informations pr&eacute;sent&eacute;es, et notamment des devis fournis</span></p>
<p style="line-height: normal;" class="MsoNormal"><b><span>Ces dispositions sont l&rsquo;un des r&eacute;sultats des &laquo;&nbsp;Etats G&eacute;n&eacute;raux de la presse &eacute;crite&nbsp;&raquo;, </span></b><span>tenus en janvier &agrave; l&rsquo;initiative de l&rsquo;Elys&eacute;e : le <em>&laquo;&nbsp;livre vert&nbsp;&raquo;</em> (<a href="http://www.etatsgenerauxdelapresseecrite.fr/download/?lang=fr&amp;mode=lenjeu&amp;lenjeu_id=58"><strong>PDF</strong></a>) r&eacute;dig&eacute; dans la foul&eacute;e de ces r&eacute;unions pr&eacute;voyait ainsi la cr&eacute;ation de ce nouveau fonds d&rsquo;aide, permettant aux sites qui ne sont pas adoss&eacute;s &agrave; un m&eacute;dia traditionnel de b&eacute;n&eacute;ficier des aides de l&rsquo;Etat &agrave; la presse. Vers&eacute;es au nom du <em>&laquo;&nbsp;pluralisme&nbsp;&raquo;</em> et de <em>&laquo; l&rsquo;information du citoyen&nbsp;&raquo;</em>, ces subventions repr&eacute;sentent un montant global de plus d'un milliard d&rsquo;euros par an (282 millions d&rsquo;aides directes en 2007, ainsi que des avantages fiscaux et postaux), dont 20 millions sont d&eacute;sormais affect&eacute;s aux entreprises de presse en ligne.</span></p>
<p style="line-height: normal;" class="MsoNormal"><span style="font-size: larger;"><strong>Les journalistes, des artisans high-tech ?</strong></span></p>
<p style="line-height: normal;" class="MsoNormal"><b><span>La nouvelle a aussit&ocirc;t &eacute;t&eacute; largement comment&eacute;e en ligne,</span></b><span> autour de deux grands th&egrave;mes&nbsp;: Qui doit b&eacute;n&eacute;ficier de ces aides ? Et, au-del&agrave;, en acceptant ces aides, les <i>pure players</i> de l&rsquo;info ne mettent-ils pas en danger, sinon leur ind&eacute;pendance, au moins l&rsquo;originalit&eacute; du mod&egrave;le qu&rsquo;ils avaient jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent d&eacute;velopp&eacute;&nbsp;?</span></p>
<p style="line-height: normal;" class="MsoNormal"><b><span>Le blogueur Thierry Crouzet est l&rsquo;un des premiers &agrave; avoir d&eacute;gain&eacute;&nbsp;:</span></b><span> <i>&laquo;&nbsp;</i></span><i>Pourquoi nous autres blogueurs qui &eacute;crivons presque tous les jours et donc participons bien &agrave; la presse en ligne ne recevons-nous rien ?&nbsp;&raquo;</i>, <a href="http://blog.tcrouzet.com/2009/12/30/l%E2%80%99etat-spolie-les-blogueurs/"><strong>lance-t-il</strong></a>, volontairement provocateur. <span>&nbsp;</span>Il critique surtout l&rsquo;un des trois crit&egrave;res ayant pr&eacute;sid&eacute; &agrave; la reconnaissance du statut <i>&laquo;&nbsp;d&rsquo;&eacute;diteur en ligne&nbsp;&raquo;</i>, condition <i>sine qua non</i> de l&rsquo;attribution de ces subventions&nbsp;: l&rsquo;obligation faite aux publications en ligne <i>&laquo;&nbsp;d&rsquo;employer des journalistes professionnels&nbsp;&raquo;</i>, titulaires d&rsquo;une carte de presse : <i>&laquo; Pour faire ce travail, pour bien le faire, pas besoin d&rsquo;&ecirc;tre employ&eacute; par une entreprise [&hellip;]. Au contraire, il faut &ecirc;tre libre.<span> </span>Les journalistes deviennent des artisans high-tech&nbsp;&raquo;, </i>revendique-t-il.</p>
<p style="line-height: normal;" class="MsoNormal"><b>Toute l&rsquo;originalit&eacute; d&rsquo;un mod&egrave;le reposant sur la coproduction entre pros de l&rsquo;info et amateurs </b>se trouve mise &agrave; mal par le versement de ces aides d&rsquo;Etat, <a href="http://novovision.fr/?Subventions-a-la-presse-en-ligne"><strong>d&eacute;plore de son c&ocirc;t&eacute; Narvic</strong></a>, observateur &quot;historique&quot; des mutations du paysage de l&rsquo;info en ligne.</p>
<p style="line-height: normal;" class="MsoNormal"><strong><i>Arr&ecirc;t sur images</i>, le site internet de Daniel Schneidermann,</strong> fonctionnant sur une logique d&rsquo;abonnement payant, avait de son c&ocirc;t&eacute; annonc&eacute;, <a href="http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2486"><strong>d&egrave;s le 11 novembre</strong></a>, renoncer au d&eacute;p&ocirc;t de toute demande de subvention : <em>&laquo; Nous ne voyons pas tr&egrave;s bien pourquoi le contribuable nous aiderait. Vous me direz : il aide d&eacute;j&agrave; la vieille presse, &agrave; pleins seaux. Ce n'est &eacute;videmment pas une raison. Ce n'est pas parce que cette presse est incapable de se moderniser, et de conserver ses lecteurs, que nous devons, jeunes m&eacute;dias prometteurs qui souhaitons changer les pratiques, reproduire ce syst&egrave;me pervers. &raquo;</em></p>
<p style="line-height: normal;" class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: larger;">&laquo; Prestation technique &raquo; et &laquo; d&eacute;veloppement technologique &raquo; ?</span></strong></p>
<p style="line-height: normal;" class="MsoNormal"><b><i>&laquo;&nbsp;Dans un monde id&eacute;al, </i>[les aides] <i>ne devraient pas exister&nbsp;</i></b><i>&raquo;</i>, conc&egrave;de&nbsp;Pierre Haski, fondateur de Rue89, <a href="http://www.rue89.com/making-of/2009/12/30/letat-decide-de-financements-aux-sites-dinformation-en-ligne-131784"><strong>dans un article publi&eacute; mardi sur le site</strong></a>. Mais il justifie la d&eacute;marche entreprise par son site&nbsp;: <i>&laquo;&nbsp;Nous &eacute;tions d'abord demandeurs d'&eacute;quit&eacute;, &eacute;tant entendu que les aides attribu&eacute;es aux sites des m&eacute;dias traditionnels constituaient des distorsions de concurrence dans ce nouveau secteur de l'information en ligne&nbsp;&raquo;</i>. Selon lui, cette aide permettra au site d&rsquo;information, <a href="http://eco.rue89.com/2009/11/26/le-monde-interactif-dement-la-vente-du-postfr-127642"><strong>dont l&rsquo;audience est estim&eacute;e par Nielsen-M&eacute;diam&eacute;trie &agrave; 1,5 million de visiteurs uniques mensuels</strong></a>, <i>&laquo;&nbsp;d'offrir &agrave; ses lecteurs une meilleure qualit&eacute; de prestation technique dans quelques mois, dans le respect de son engagement &agrave; proposer une information ind&eacute;pendante, participative et de qualit&eacute;.&nbsp;&raquo;</i></p>
<p style="line-height: normal;" class="MsoNormal"><em><b><span>&laquo;&nbsp;Evidemment mon id&eacute;al serait de ne pas toucher un seul centime de l&rsquo;Etat&nbsp;</span></b></em><em><b><span style="font-style: normal;">&raquo;,</span></b></em><em><span style="font-style: normal;"> <a href="http://www.marianne2.fr/Net-l-argent-de-l-etat-seme-la-zizanie_a183310.html"><strong>rench&eacute;rit sur Marianne2.fr</strong></a> Edwy Plenel, le fondateur de </span></em><span style="font-style: normal;"><em>Mediapart</em></span><em><span style="font-style: normal;">,</span></em><em><span> </span></em><a href="http://www.dailymotion.com/video/x76bu0_francois-bonnet-quitte-les-etats-ge_news"><strong><em><span style="font-style: normal;">dont le site avait boycott&eacute; les Etats g&eacute;n&eacute;raux de la presse &eacute;crite</span></em></strong></a><em><span>. &laquo;&nbsp;Mais nous ne sommes pas masochistes non plus. Il s&rsquo;invente une presse nouvelle qui a prouv&eacute; qu&rsquo;elle n&rsquo;avait pas de fil &agrave; la patte. Comme pour la presse traditionnelle, l&rsquo;Etat garantit le pluralisme de la presse par le versement de ces subventions. Nous r&eacute;clamons simplement une &eacute;galit&eacute; de traitement&nbsp;&raquo;</span></em>. Et, comme Pierre Haski, Plenel promet que les sommes touch&eacute;es concerneront d&rsquo;abord <i>&laquo; le d&eacute;veloppement technologique du site&nbsp;&raquo;</i>.</p>
<p style="line-height: normal;" class="MsoNormal"><b>La question de la &laquo;&nbsp;transparence dans l'attribution des aides&nbsp;&raquo;,</b> qui rejaillit &agrave; l&rsquo;occasion de ces d&eacute;bats, est l&rsquo;un des chevaux de bataille du <em>&laquo;&nbsp;Syndicat de la presse ind&eacute;pendante d'information en ligne&nbsp;&raquo;</em> (<a href="http://www.spiil.org/20091128/compte-rendu-de-lassemblee-generale-du-spiil-du-26-novembre-2009"><strong>le Spiil</strong></a>, dont <em>Rue89</em> et <em>M&eacute;diapart </em>notamment, sont membres). Ce syndicat avait pr&eacute;cis&eacute;ment plaid&eacute; cette cause aupr&egrave;s du fonds d&rsquo;aide &agrave; la presse en ligne, o&ugrave; il est repr&eacute;sent&eacute;. De l&agrave; &agrave; imaginer que, l&eacute;g&egrave;rement agac&eacute;s par la fin de non-recevoir oppos&eacute;e par le SPEL, les <i>pure players</i> ont d&eacute;cid&eacute; eux-m&ecirc;mes de cr&eacute;er le d&eacute;bat en ligne&hellip;</p>
<p style="line-height: normal;" class="MsoNormal"><strong>&gt; RSLNmag.fr poursuivra la semaine prochaine son exploration de ces d&eacute;bats. D'ici l&agrave;, toute l'&eacute;quipe vous pr&eacute;sente ses meilleurs voeux, et une ann&eacute;e 2010 r&eacute;solument num&eacute;rique. <br />
</strong></p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2009/12/31/l-independance-des-pure-players-de-l-info-est-elle-soluble-dans-les-aides-d-etat_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2009/12/31/l-independance-des-pure-players-de-l-info-est-elle-soluble-dans-les-aides-d-etat_/</link>
      <title>L indépendance des pure players de l info est-elle soluble dans les aides d Etat ?</title>
      <pubDate>Thu, 31 Dec 2009 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>L'&eacute;mission &quot;Service Public&quot;, sur France Inter, traitait, mercredi matin, de la question des zones blanches, pour mieux s'interroger sur les mani&egrave;res de r&eacute;duire la fracture num&eacute;rique. <a href="http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/servicepublic/index.php"><strong>A r&eacute;&eacute;couter sur le site internet de la radio</strong></a>.</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">30/12/2009 18:50:34</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Zones blanches &amp; fracture numérique (France Inter)</title>
      <pubDate>Wed, 30 Dec 2009 18:50:34 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(visuel : </span><a href="http://www.flickr.com/photos/jesuspresley/384080245/"><span style="font-size: smaller;"><strong>Cockpit Poser</strong></span></a><span style="font-size: smaller;">, par  </span><a rel="dc:creator cc:attributionURL" title="Lien vers la galerie de photos de PresleyJesus" href="http://www.flickr.com/photos/jesuspresley/"><span style="font-size: smaller;"><b property="foaf:name">PresleyJesus</b></span></a><span style="font-size: smaller;">, licence CC)</span></p>
<p><strong>C&rsquo;est un petit chiffre qui en dit long sur les changements </strong>en cours dans le monde de l&rsquo;entreprise. A l&rsquo;horizon<em> &laquo; plus cinq ans &raquo;</em>, 90% des emplois n&eacute;cessiteront la ma&icirc;trise des nouvelles technologies, &agrave; un degr&eacute; plus ou moins avanc&eacute;, selon les pr&eacute;dictions de 1.372 employeurs europ&eacute;ens interrog&eacute;s par le cabinet IDC dans le cadre d&rsquo;une &eacute;tude&nbsp; intitul&eacute;e <em>&laquo; eSkills et employabilit&eacute; : la nouvelle &eacute;conomie &raquo;</em>, (<a href="http://download.microsoft.com/download/D/D/4/DD466A9A-CA29-448A-BF2C-125D438A0200/Mariann%20Kolding%20Presentation.ppt"><strong>pr&eacute;sentation au format .ppt</strong></a>), financ&eacute;e par Microsoft (&eacute;diteur de RSLNmag.fr)<br />
<br />
<strong>A titre de comparaison, </strong>selon ces m&ecirc;mes employeurs, aujourd&rsquo;hui, 14% des emplois ne font appel &agrave; aucune comp&eacute;tence particuli&egrave;re en mati&egrave;re de nouvelles technologies.<br />
<br />
<span style="font-size: larger;"><strong>La crise n&rsquo;est pas responsable &hellip;</strong></span><br />
<br />
<strong>Dans le d&eacute;tail, l&rsquo;&eacute;tude du cabinet IDC </strong>passe &agrave; la loupe quatre niveaux de ma&icirc;trise des nouvelles technologies diff&eacute;rents, et montre que les attentes des employeurs seront &eacute;galement qualitatives : si la proportion d&rsquo;emplois n&eacute;cessitant connaissance ou ma&icirc;trise basique des nouvelles technologies devrait rester stable, &agrave; pr&egrave;s de 60%, ceux n&eacute;cessitant leur utilisation <em>&laquo; avanc&eacute;e &raquo;</em> ou <em>&laquo; experte &raquo;</em> grimpera de cinq points (27% &agrave; 32%).<strong><br />
<br />
Et attention : pas question de tout mettre sur le dos de la crise.</strong> Evidemment, celle-ci a conduit &agrave; repousser un certain nombre d&rsquo;embauches, et, par cons&eacute;quent, &agrave; augmenter le niveau de qualification requis pour chaque attribution de poste. Mais les conclusions de l&rsquo;&eacute;tude sont claires : plus de 60% des employeurs interrog&eacute;s pensent que le cycle g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;innovation technologique explique l&rsquo;augmentation des attentes des recruteurs en la mati&egrave;re, non le contexte de sortie de crise &eacute;conomique.</p>
<p><strong>Les enjeux soulev&eacute;s par ce constat sont principalement</strong> concentr&eacute;s autour des questions d'&eacute;ducation : jusqu'&agrave; quel le syst&egrave;me scolaire peut-il, et doit-il, s'adapter aux besoins exprim&eacute;s par le monde de l'entreprise ? Quelle formation continue peut contribuer &agrave; apporter une r&eacute;ponse &agrave; ces nouvelles r&eacute;alit&eacute;s ? Le d&eacute;bat est ouvert.</p>
<p><strong>&gt; Pour aller plus loin :</strong><br />
<br />
<strong>Le White Paper </strong>(<a href="http://pressmedia.microsoft.at/GetDocument.ashx?ID=fdd9d70e-96eb-4f00-8b7f-fc10e1d3fb7f"><strong>PDF</strong></a>), intitul&eacute; <em>&laquo; Post Crisis : eSkills are Needed to drive Europe&rsquo;s Innovation Society &raquo;</em> et r&eacute;dig&eacute; par IDC, s&rsquo;interroge sur les cons&eacute;quences de cette mont&eacute;e en fl&egrave;che des &laquo; eSkills &raquo;, notamment sur le syst&egrave;me &eacute;ducatif.</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2009/12/30/en-2014_neuf-emplois-sur-dix-feront-appel-aux-nouvelles-technos/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2009/12/30/en-2014_neuf-emplois-sur-dix-feront-appel-aux-nouvelles-technos/</link>
      <title>En 2014, neuf emplois sur dix feront appel aux nouvelles technos</title>
      <pubDate>Wed, 30 Dec 2009 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><span class="status-body"><span class="entry-content">A l'universit&eacute; de Lille 3,&nbsp; </span></span>l'UFR IDIST (Information documentation &ndash; information scientifique et technique<span class="status-body"><span class="entry-content">) utilise Twitter pendant des pr&eacute;sentations d'expos&eacute;s. <a href="http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2009/12/09/article_video-twitter-a-la-fac-une-experience-a-lille-iii.shtml"><strong>La Voix du Nord est all&eacute; filmer la sc&egrave;ne</strong></a>.&nbsp;</span></span></p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">29/12/2009 16:08:19</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Twitter à la fac, ça sert à .. ? (La Voix du Nord)</title>
      <pubDate>Tue, 29 Dec 2009 16:08:19 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(visuel : </span><a href="http://www.flickr.com/photos/loimere/101374443/"><strong><span style="font-size: smaller;">Loimere</span></strong></a><span style="font-size: smaller;">, licence CC)</span></p>
<p><strong>Dans les recoins du labyrinthe d&rsquo;un jeu de r&ocirc;le, </strong>vous tombez nez &agrave; nez avec un dragon de cuivre. Pour le faire dispara&icirc;tre, vous avez &agrave; votre disposition plusieurs fioles : du vinaigre, de l&rsquo;acide sulfurique, de l&rsquo;azote. Laquelle choisir ?</p>
<p><strong>Des &eacute;nigmes comme celles-ci,</strong> le jeu Donjons &amp; Radon, encore en d&eacute;veloppement par le studio <a href="http://www.ad-invaders.com/fr/blog/%C2%AB-donjonsradon-%C2%BB-retenu-par-le-comite-de-selection-de-l%E2%80%99appel-a-projet-%C2%AB-serious-game-%C2%BB/"><strong>AD Invaders</strong></a>, soutenu par le rectorat de Cr&eacute;teil, le think-tank <a href="http://iens-compas.org/laboratoire.aspx"><strong>Compas</strong></a>, le laboratoire d&rsquo;information de l&rsquo;universit&eacute; Paris 6 et Microsoft (&eacute;diteur de RSLNmag.fr), en fourmillera.</p>
<p><strong>Objectif de ce &laquo; jeu s&eacute;rieux &raquo;,</strong> inspir&eacute; du cultissime <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Donjons_et_dragons"><strong>Donjons &amp; Dragons</strong></a>&nbsp; et qui a &eacute;t&eacute; retenu dans le cadre <a href="http://www.dailymotion.com/video/xayt8m_resultats-des-appels-a-projets-web_news"><strong>de l&rsquo;appel &agrave; projets gouvernemental sur le &laquo; serious gaming &raquo; </strong></a>: que chaque &eacute;l&egrave;ve mobilise ses connaissances scolaires pour mettre au point une strat&eacute;gie gagnante &agrave; partir des connaissances apprises en classe. Et, &agrave; terme, mieux <em>&laquo; sensibiliser</em> [les jeunes] <em>aux sciences &raquo;</em>.</p>
<p><strong>L&rsquo;univers fantastique virtuel</strong> permet <em>&laquo; d&rsquo;exploiter pleinement la nature immersive du jeu vid&eacute;o &raquo;</em>, revendiquent les cr&eacute;ateurs du jeu, qui misent une immersion de l&rsquo;&eacute;l&egrave;ve dans le jeu &laquo; en autonomie, voire en dehors du cadre scolaire &raquo;.</p>
<p><strong>La relation &eacute;l&egrave;ve-enseignant est &eacute;galement au c&oelig;ur des enjeux : </strong><em>&laquo; un module d'analyse des traces, qui pourrait prendre la forme d'un historique du parcours de l'avatar, permettra de savoir selon les types de qu&ecirc;tes ou de monstres achev&eacute;s quels sont les points forts et les faiblesses &raquo;</em> de l&rsquo;&eacute;l&egrave;ve, raconte Julien Llanas, enseignant du secondaire qui participe au projet, <a href="http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/10/01JulienLlanas.aspx"><strong>interrog&eacute; par Le Caf&eacute; p&eacute;dagogique</strong></a>.</p>
<p><strong>Oh, et au fait : </strong>c&rsquo;est la fiole d&rsquo;acide sulfurique qu&rsquo;il fallait choisir&hellip;<br />
&nbsp;</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2009/12/29/des-sciences-physiques-a-la-sauce-heroic-fantasy/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2009/12/29/des-sciences-physiques-a-la-sauce-heroic-fantasy/</link>
      <title>Des sciences physiques à la sauce heroic fantasy</title>
      <pubDate>Tue, 29 Dec 2009 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>&quot;Internet et la soci&eacute;t&eacute; de contr&ocirc;le : le pi&egrave;ge ?&quot; <a href="http://droitdecites1.free.fr/spip.php?article153"><strong>Dans sa livraison n&deg;39</strong></a>, la revue <em>Cit&eacute;s </em>croise les regards, des plus alarmistes aux plus optimistes, sur la question. Dans la seconde cat&eacute;gorie, Paul Mathias, philosophe, d&eacute;veloppe notamment le concept de &quot;pseudonymat&quot;. Le Monde propose &eacute;galement <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/12/19/du-bon-usage-des-secretions-numeriques_1283128_651865.html"><strong>une fiche de lecture de ce dossier</strong></a>.</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">28/12/2009 17:20:58</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Vive le pseudonymat ? (Cités)</title>
      <pubDate>Mon, 28 Dec 2009 17:20:58 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Certains r&eacute;alisateurs de films, en marge des r&eacute;seaux de distribution traditionnels, pr&eacute;f&egrave;rent diffuser leurs films gratuitement sur le net, et misent, c&ocirc;t&eacute; gros sous, sur les &agrave;-c&ocirc;t&eacute;s des films, <a href="http://www.time.com/time/arts/article/0,8599,1950005,00.html"><strong>raconte Time.com</strong></a>.</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">28/12/2009 11:19:21</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>La gratuité au secours du cinéma indé ? (Time)</title>
      <pubDate>Mon, 28 Dec 2009 11:19:21 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><strong>Visualiser un empire maritime, sa croissance,</strong> puis son inexorable d&eacute;clin avec ... des bulles : Pedro M Cruz, un jeune &eacute;tudiant portugais, <a href="http://mondeguinho.com/master/visual-experimentations/visualizing-empires"><strong>a men&eacute; l'exp&eacute;rience</strong></a>, et a ainsi r&eacute;sum&eacute; deux si&egrave;cles d'influences diverses sur les eaux du globe en une petite vid&eacute;o de trois minutes.</p>
<object height="300" width="400">
<param value="true" name="allowfullscreen" />
<param value="always" name="allowscriptaccess" />
<param value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=6437816&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" name="movie" /><embed height="300" width="400" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" type="application/x-shockwave-flash" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=6437816&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1"></embed></object>
<p><strong>&quot;Au d&eacute;part, l'id&eacute;e c'&eacute;tait de visualiser la chute des plus grands empires,&nbsp; </strong>&eacute;crit-il. Mais ensuite, je me suis dit que l'on pouvait y ajouter d'autres &eacute;l&eacute;ments, moins importants, mais qui pourraient entrainer des &quot;dissolutions&quot; int&eacute;ressantes&quot;.</p>
<p><strong>Pour ouvrir le d&eacute;bat, Pedro M Cruz revendique pleinement </strong>le c&ocirc;t&eacute; ludique de l'exp&eacute;rience, et ne pr&eacute;tend pas vraiment avoir fait oeuvre &quot;artistique&quot; ; ses commentateurs lui sugg&egrave;rent parfois un peu moins de modestie...</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/panorama/2009/12/28/la-chute-des-empires-maritimes-en-trois-minutes/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/panorama/2009/12/28/la-chute-des-empires-maritimes-en-trois-minutes/</link>
      <title>La chute des empires maritimes en trois minutes</title>
      <pubDate>Mon, 28 Dec 2009 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(visuel : </span><a href="http://www.flickr.com/photos/revolweb/3984351827/"><span style="font-size: smaller;"><strong>Silicon Valley</strong></span></a><span style="font-size: smaller;">, par  </span><a href="http://www.flickr.com/photos/revolweb/" title="Link to Revolweb's photostream" rel="dc:creator cc:attributionURL"><span style="font-size: smaller;"><b property="foaf:name">Revolweb</b></span></a><span style="font-size: smaller;">, licence CC)</span></p>
<p><em>Ils sont &eacute;conomistes, sociologues, industriels, cr&eacute;ateurs de start-up, capital-risqueurs&hellip;. Les experts sollicit&eacute;s par RSLNmag.fr pour r&eacute;pondre &agrave; son premier d&eacute;bat, intitul&eacute; &laquo; <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2009/12/14/une-silicon-valley-en-europe_arlesienne_mirage-ou-objectif-a-court-terme_/"><strong>Une Silicon Valley en Europe : Arl&eacute;sienne, mirage ou objectif &agrave; court terme ?</strong></a> &raquo; ont crois&eacute; le fer des arguments, l&rsquo;enrichissant de leurs points de vues.<br />
<br />
Cr&eacute;er une Valley physique &agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; beaucoup ont la t&ecirc;te dans les nuages du cloud computing a-t-il un sens ? La France et l&rsquo;Europe ont-elles une culture compatible avec l&rsquo;esprit de la Valley originelle ? Voici les deux grands&nbsp; th&egrave;mes qui se sont d&eacute;gag&eacute;s de leurs contributions.</em></p>
<p><strong><span style="font-size: larger;">Dans les nuages ou bien r&eacute;elle ?</span></strong></p>
<p><strong>&laquo; Cloud &raquo;, le &laquo; nuage &raquo; :</strong> le terme est pr&eacute;sent &agrave; cinq reprises dans les contributions des experts sollicit&eacute;s par RSLNmag.fr. <strong>Patrick Bertrand</strong>, pr&eacute;sident de <a href="http://www.afdel.fr/"><strong>l&rsquo;AFDEL</strong></a>, <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2009/12/14/une-silicon-valley-en-europe_arlesienne_mirage-ou-objectif-a-court-terme_/43/yacine-ait-kaci/"><strong>Yacine A&iuml;t-Kaci</strong></a>, co-fondateur d&rsquo;<a href="http://www.electronicshadow.com/whatis/index3.htm"><strong>Electronic Shadow</strong></a>, <strong>Nils Aziosmanoff</strong>, pr&eacute;sident du <a href="http://www.lesiteducube.com/"><strong>Cube</strong></a> et de <a href="http://www.terres-interactives.com/index.php?page=intervenants"><strong>Navidis</strong></a>, ou&nbsp; <strong>Marcel Desvergne</strong>, pr&eacute;sident d&rsquo;<a href="http://www.aecom.org/index.php"><strong>Aquitaine Europe Communication</strong></a> : tous pensent que la Silicon Valley version europ&eacute;enne sera <em>&laquo; dans les nuages &raquo;</em>, d&eacute;mat&eacute;rialis&eacute;e.<br />
<br />
<strong>Evidemment, il y a des nuances : </strong>pour Patrick Bertrand, <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2009/12/14/une-silicon-valley-en-europe_arlesienne_mirage-ou-objectif-a-court-terme_/42/patrick-bertrand/"><strong>le cloud sera surtout un catalyseur</strong></a>, capable de faire se rapprocher industriels, universitaires, autour d&rsquo;un m&ecirc;me objectif industriel ; alors que Marcel Desvergne revient surtout sur ses usages : avec la d&eacute;mat&eacute;rialisation, en route pour les <em>&laquo; partages, m&ecirc;me si les acteurs ne sont pas physiquement voisins ! &raquo;</em>, <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2009/12/14/une-silicon-valley-en-europe_arlesienne_mirage-ou-objectif-a-court-terme_/36/marcel-desvergne/"><strong>s&rsquo;exclame-t-il</strong></a>. Nils Aziosmanoff, enfin, appelle &agrave; une <em>&laquo; conqu&ecirc;te &raquo;</em> de l&rsquo;homme <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2009/12/14/une-silicon-valley-en-europe_arlesienne_mirage-ou-objectif-a-court-terme_/40/nils-aziosmanoff/"><strong>sur ces espaces d&eacute;mat&eacute;rialis&eacute;s</strong></a> &hellip;<br />
<strong><br />
Tonalit&eacute; radicalement diff&eacute;rente</strong> pour les contributeurs RSLNmag.fr partisans de lieux <em>&laquo; physiques &raquo;</em> : <strong>Fran&ccedil;ois Bourdoncle</strong>, <a href="http://bourdoncle.net/"><strong>co-fondateur d'Exalead</strong></a> plaide ainsi <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2009/12/14/une-silicon-valley-en-europe_arlesienne_mirage-ou-objectif-a-court-terme_/29/francois-bourdoncle/"><strong>pour la cr&eacute;ation de lieux <em>&laquo; bien identifi&eacute;s et market&eacute;s &raquo;</em></strong></a> - sans qu&rsquo;il s&rsquo;agisse n&eacute;cessairement d&rsquo;un lieu unique, et <strong>Christine Balagu&eacute;</strong>, co-pr&eacute;sidente du think-tank <a href="http://renaissancenumerique.typepad.fr/"><strong>Renaissance Num&eacute;rique</strong></a> fait de la cr&eacute;ation d&rsquo;un <em>&laquo; environnement g&eacute;ographique similaire &agrave; la Silicon Valley</em> [...]<em> <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2009/12/14/une-silicon-valley-en-europe_arlesienne_mirage-ou-objectif-a-court-terme_/38/christine-balague/"><strong>l&rsquo;une des trois conditions indispensables</strong></a> &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;une Valley europ&eacute;enne</em><em> &raquo;, </em>aux c&ocirc;t&eacute;s de la r&eacute;duction des &eacute;carts de r&eacute;mun&eacute;ration entre Europe et USA.<br />
<br />
<strong>Emmanuel Leprince, du Comit&eacute; Richelieu </strong>est plus pr&eacute;cis : <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2009/12/14/une-silicon-valley-en-europe_arlesienne_mirage-ou-objectif-a-court-terme_/35/emmanuel-leprince/"><strong>il &eacute;voque</strong></a> des <em>&laquo; clusters de p&ocirc;les, bas&eacute;s sur les structures collaboratives cr&eacute;&eacute;es localement &raquo;</em> - un peu comme le faisait <strong>Francis Pisani</strong>, il y a quelques temps, <a href="http://pisani.blog.lemonde.fr/2007/12/24/clusters-et-microclusters-dans-la-silicon-valley/"><strong>dans une note sur les microclusters publi&eacute;e sur </strong><em><strong>Transnets</strong></em></a>, dans laquelle il appelait <em>&laquo; ceux qui s&rsquo;int&eacute;ressent au mod&egrave;le d&rsquo;innovation qu&rsquo;on trouve &agrave; Silicon Valley et dans la r&eacute;gion </em>[&agrave;]<em> regarder dans le d&eacute;tail de la dynamique sociale &raquo; </em>: l&agrave;-bas, selon lui, les &quot;<span>regroupements en sous r&eacute;gions</span>&quot; existent.<em> </em><em>&laquo; Les fabricants de hardware au sud de la Baie, autour de San Jose et de Santa Clara. Le marketing et le design se font &agrave; San Francisco. Le reste tend &agrave; &ecirc;tre r&eacute;parti entre les deux .. &raquo;</em><br />
<br />
<strong>Et ailleurs sur la toile, quels sont les termes du d&eacute;bat ?</strong> Une Silicon Valley europ&eacute;enne virtuelle serait d&rsquo;abord <em>&laquo; la r&eacute;ponse du compromis &raquo;</em>, &eacute;crivait de son c&ocirc;t&eacute; Olivier Ezratty, consultant en strat&eacute;gies de l&rsquo;innovation ind&eacute;pendant, dans les commentaires de <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/2007/back-from-the-silicon-valley-1/"><strong>deux longs</strong></a> et <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/2007/back-from-the-silicon-valley-2/"><strong>tr&egrave;s fouill&eacute;s</strong></a><strong> </strong>billets consacr&eacute;s au d&eacute;briefing d&rsquo;un voyage d&rsquo;&eacute;tudes dans la Silicon Valley. Selon lui, <em>&laquo; l&rsquo;exp&eacute;rience de la Silicon Valley montre que la concentration physique des ressources est indispensable &raquo;</em>.<br />
<br />
<strong>Des lieux physiques, d&rsquo;accord, mais pour quoi faire ?</strong>, semble lui r&eacute;pondre <strong>H&eacute;l&egrave;ne Perrin-Boulonn</strong>e. Responsable de la prospective &eacute;conomique et sectorielle au sein du p&ocirc;le de politique &eacute;conomique et financi&egrave;re &agrave; la Chambre de commerce de Paris, <a href="http://www.friedland.ccip.fr/1940_trois-questions-cles-pour-la-reussite-du-plateau-de-saclay-2/"><strong>elle diss&egrave;que le &laquo; cas &raquo; du plateau de Saclay</strong></a>, sur le blog de son institution&nbsp; <em>&laquo; La route est encore longue pour faire &eacute;clore une Silicon Valley sur le plateau de Saclay &raquo;</em>, &eacute;crit-elle : selon elle, sans interaction entre tous les acteurs impliqu&eacute;s, le plateau de Saclay restera une coquille vide !</p>
<p><strong>Tout en s'incluant dans une logique de territoire, quatre &eacute;conomistes du Cepremap</strong>, <a href="http://www.cepremap.ens.fr/version/accuei/index.php"><strong>labo de recherche en &eacute;conomie de Normale Sup</strong></a>, concluaient, en 2008, leur stimulant <em>Les p&ocirc;les de comp&eacute;titivit&eacute;, que peut-on en attendre ?</em> (<a href="http://www.cepremap.ens.fr/depot/opus/OPUS10.pdf"><strong>PDF, 84 pages</strong></a>) sur un appel &agrave; la puissance publique &agrave; se situer dans la lev&eacute;e des obstacles concrets aux regroupement d&rsquo;entreprises d&rsquo;un m&ecirc;me secteur, plut&ocirc;t qu&agrave; la multiplication sans fin des subventions. <em>&laquo; Mettre en place des biens publics, des r&eacute;glementations sur l&rsquo;utilisation des terrains, etc., est assur&eacute;ment moins excitant que de tenter de cr&eacute;er un </em>cluster <em>en biotechnologie ou une nouvelle Silicon Valley, mais certainement plus raisonnable ! &raquo;, </em>&eacute;crivaient-ils ainsi.</p>
<p><span style="font-size: larger;"><b>Une question culturelle &hellip;</b></span><br />
<br />
<strong>C&rsquo;est l&rsquo;autre pan du d&eacute;bat soulev&eacute; par les experts que nous avons sollicit&eacute;s.</strong> De <strong>Daniel Kaplan</strong>, d&eacute;l&eacute;gu&eacute; g&eacute;n&eacute;ral de la <a href="http://fing.org/"><strong>FING</strong></a>, qui veut <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2009/12/14/une-silicon-valley-en-europe_arlesienne_mirage-ou-objectif-a-court-terme_/26/daniel-kaplan/"><em><strong>&laquo; disperser les souches &raquo;</strong></em> </a>de la Silicon Valley en Europe pour sortir les syst&egrave;mes d&rsquo;innovation d&rsquo;un <em>&laquo; ghetto dor&eacute; pour technologues &raquo;</em>, &agrave; <strong>St&eacute;phane Distinguin</strong>, de FaberNovel, qui aimerait que l&rsquo;innovation devienne <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2009/12/14/une-silicon-valley-en-europe_arlesienne_mirage-ou-objectif-a-court-terme_/30/stephane-distinguin/"><strong>une &laquo; culture populaire &raquo;</strong></a>, en passant par <strong>Jean-Louis Fr&eacute;chin </strong>(NoDesign) et <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2009/12/14/une-silicon-valley-en-europe_arlesienne_mirage-ou-objectif-a-court-terme_/48/jean-louis-frechin/"><strong>ses <em>&laquo; salons &raquo;</em></strong></a> ou <strong>Alexis Mons</strong> (Groupe Reflect) et <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2009/12/14/une-silicon-valley-en-europe_arlesienne_mirage-ou-objectif-a-court-terme_/34/alexis-mons/"><strong>ses <em>&laquo; r&eacute;seaux &raquo;</em></strong></a> fa&ccedil;on <a href="http://leweb.net"><strong>LeWeb</strong></a> ou <a href="http://www.liftconference.com"><strong>Lift </strong></a>: tous invoquent un esprit siliconien, qui, pr&eacute;cis&eacute;ment, nous ferait un peu d&eacute;faut, en France et en Europe.<br />
<br />
<strong>Culture, mais aussi contre-culture : </strong>il ne faut pas oublier que la Valley a &eacute;t&eacute; la terre d&rsquo;&eacute;lection des <em>&laquo; paradis artificiels &raquo;</em>, <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2009/12/14/une-silicon-valley-en-europe_arlesienne_mirage-ou-objectif-a-court-terme_/37/denis-tersen/"><strong>souligne</strong></a> <strong>Denis Tersen</strong>, de l&rsquo;<a href="http://www.paris-region.com/"><strong>Agence de d&eacute;veloppement de Paris Ile-de-France</strong></a>, tr&egrave;s proche de <strong>Dominique Piotet</strong> (<a href="http://rebellionlab.com/"><strong>RebellionLab</strong></a>) qui <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2009/12/14/une-silicon-valley-en-europe_arlesienne_mirage-ou-objectif-a-court-terme_/27/dominique-piotet/"><strong>rappelle</strong></a> que la Valley a d&rsquo;abord &eacute;t&eacute; <em>&laquo; un savant mix de contre-culture hippie et d&rsquo;une approche originale du monde des affaires et de la collaboration &raquo;</em>. Alors, que de son c&ocirc;t&eacute;, <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2009/12/14/une-silicon-valley-en-europe_arlesienne_mirage-ou-objectif-a-court-terme_/32/youssef-hamadi/"><strong>la France porte le poids d&rsquo;un h&eacute;ritage Jacobin</strong></a> dans ses politiques publiques insiste<strong> Youssef Hamadi</strong> chercheur associ&eacute; au CNRS.<br />
<strong><br />
Bref, les Europ&eacute;ens seraient-ils un peu trop prisonniers de leurs lectures keyn&eacute;siennes </strong>quand la mentalit&eacute; am&eacute;ricaine a su retenir ce qu&rsquo;il y a de meilleur chez Schumpeter, <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2009/12/14/une-silicon-valley-en-europe_arlesienne_mirage-ou-objectif-a-court-terme_/34/alexis-mons/"><strong>comme le r&eacute;sume</strong></a> <strong>Alexis Mons</strong> : avouez, que vous soyez ou non d&rsquo;accord avec cette conclusion forc&eacute;ment r&eacute;ductrice, le d&eacute;bat RSLNmag.fr est all&eacute; (un peu) loin que la <a href="http://www.20minutes.fr/article/281546/High-Tech-Loic-Le-Meur-defend-la-joie-de-vivre-francaise-face-aux-Americains.php"><strong>fameuse</strong></a> <a href="http://www.lexpansion.com/economie/actualite-high-tech/leweb-08-degenere-en-affrontement-entre-l-europe-et-les-etats-unis_170110.html"><strong>passe d&rsquo;armes</strong></a> qui, en d&eacute;cembre 2008, avait oppos&eacute; <strong>Lo&iuml;c Le Meur</strong> et <strong>Micha&euml;l Arrington</strong> (Techcrunch) : en marge de LeWeb, ils avaient bataill&eacute; par <a href="http://www.techcrunch.com/2008/12/13/joie-de-vivre-the-europeans-are-out-to-lunch/?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed%3A+Techcrunch+%28TechCrunch%29"><strong>blogs </strong></a><a href="http://www.loiclemeur.com/english/2008/12/should-michael.html"><strong>interpos&eacute;s</strong></a> sur &hellip; le temps pass&eacute; par les Europ&eacute;ens au restaurant !<br />
<br />
<strong><span style="font-size: larger;">Et en attendant, on fait quoi ?</span></strong><br />
<br />
<strong>Fran&ccedil;ais (et Europ&eacute;ens), oubliez vos r&ecirc;ves de recr&eacute;ation ex-nihilo de la Silicon Valley,</strong> et contentez-vous, d&eacute;j&agrave;, de faire en sorte que vos entreprises acqui&egrave;rent un d&eacute;but de cr&eacute;dibilit&eacute; dans la Valley originale : c&rsquo;est, en substance, le message, forc&eacute;ment provocateur, d&eacute;livr&eacute;, depuis Paolo Alto, par <strong>Jean-Louis Gass&eacute;e</strong>, aujourd&rsquo;hui associ&eacute; d&rsquo;un fonds de capital risque, sp&eacute;cialis&eacute; dans ce domaine.<br />
<br />
<strong>Dans </strong><a href="http://www.mondaynote.com/2009/12/07/resolving-the-french-other-paradox/"><strong>l&rsquo;une de ses toute r&eacute;cente &laquo; Monday note &raquo;</strong></a><strong>, </strong>celui qui fut patron d&rsquo;Apple France estime que c&rsquo;est&nbsp; l&agrave;-bas que, pour l&rsquo;instant, les innovateurs fran&ccedil;ais doivent regarder, s&rsquo;ils esp&egrave;rent lever des fonds en cons&eacute;quence - moins du c&ocirc;t&eacute; d&rsquo;un hypoth&eacute;tique cluster franco-europ&eacute;en&hellip; . Sur RSLNmag.fr, <strong>Henri Isaac</strong>, directeur de la recherche &agrave; Rouen Business School, <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2009/12/14/une-silicon-valley-en-europe_arlesienne_mirage-ou-objectif-a-court-terme_/31/henri-isaac/"><strong>pose lui aussi le d&eacute;bat en ces termes</strong></a> : <em>&laquo; Est-ce un regroupement territorial de type cluster ou p&ocirc;le de comp&eacute;titivit&eacute; mondiale qui donnera plus de chances de r&eacute;ussite &agrave; nos start-ups ? Il vaudrait mieux s&rsquo;int&eacute;resser aux freins ou obstacles qui emp&ecirc;chent nos innovations de s&rsquo;imposer sur la sc&egrave;ne mondiale ... &raquo;</em><br />
<br />
<strong>Conclusion d&eacute;finitive&nbsp; &hellip; ou temporaire ?</strong><br />
<strong><span style="font-size: larger;"><br />
D&rsquo;accord, pas d&rsquo;accord ? Pour faire avancer le d&eacute;bat, nous attendons avec impatience de raconter ce que vous en pensez : toutes les contributions de nos experts sont ouvertes au d&eacute;bat, profitez-en !</span></strong><br />
&nbsp;</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2009/12/24/une-silicon-valley-en-europe_le-debat-ne-fait-que-commencer_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2009/12/24/une-silicon-valley-en-europe_le-debat-ne-fait-que-commencer_/</link>
      <title>Une Silicon Valley en Europe ?  Le débat ne fait que commencer …</title>
      <pubDate>Thu, 24 Dec 2009 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(photo : &quot;Le S&eacute;nat&quot;, <a href="http://www.flickr.com/photos/cgo2/2960211487/"><strong>par CG02</strong></a>, licence CC) </span></p>
<p><strong>La</strong> <a href="http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000021490974"><strong>loi n&deg; 2009-1572 du 17 d&eacute;cembre 2009</strong></a>, <em>&laquo; relative &agrave; la lutte contre la fracture num&eacute;rique &raquo;</em>, dont la proposition avait &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e au S&eacute;nat le 12 mai 2009, par Xavier Pintat (UMP, Gironde), a &eacute;t&eacute; adopt&eacute;e en deuxi&egrave;me lecture par la chambre haute, jeudi 10 d&eacute;cembre 2009.</p>
<p><strong>Deux champs principaux </strong>sont abord&eacute;s par le texte : la <strong>transition vers la t&eacute;l&eacute;vision num&eacute;rique terrestre (TNT)</strong>, et la question de<strong> l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; tous au tr&egrave;s haut d&eacute;bit</strong>.&nbsp; <br />
<br />
<strong>Dans le premier domaine, </strong>la loi pr&eacute;voit notamment la cr&eacute;ation d&rsquo;<em>&laquo; un fonds d'aide [&hellip;] destin&eacute; &agrave; contribuer &agrave; la continuit&eacute; de la r&eacute;ception de la t&eacute;l&eacute;vision en clair </em>[dans] <em>les zones d&rsquo;ombre &raquo;</em>. Ce fonds&nbsp; sera dot&eacute; de <em>&laquo; 96 millions d&rsquo;euros &raquo;</em>, selon&nbsp; la secr&eacute;taire d'Etat au D&eacute;veloppement de l'&eacute;conomie num&eacute;rique, Nathalie Kosciusko-Morizet, cit&eacute;e par l&rsquo;<a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/12/10/01011-20091210FILWWW00713-250-euros-pour-passer-a-la-tnt.php"><strong>AFP</strong></a> : il sera distribu&eacute; sous la base d&rsquo;un <em>&laquo; forfait &raquo;</em>, correspondant au <em>&laquo; prix de base de l'achat et de l'installation d'une parabole &raquo;</em>, soit <em>&laquo; 250 euros &raquo;</em>, pr&eacute;cise-t-elle.<br />
<br />
<strong>Dans son second volet,</strong> le texte pr&eacute;voit la cr&eacute;ation d&rsquo;une autre aide, destin&eacute;e cette fois aux collectivit&eacute;s locales r&eacute;alisant des travaux de d&eacute;ploiement de fibres optiques.<br />
<br />
<strong>Cette loi est diversement accueillie : </strong>si l&rsquo;ARCEP, autorit&eacute; de r&eacute;gulation des communications &eacute;lectroniques et des postes, r&eacute;agissant notamment au second volet de la loi, se <em>&laquo; </em><a href="http://www.arcep.fr/index.php?id=8571&amp;tx_gsactualite_pi1[uid]=1236&amp;tx_gsactualite_pi1[annee]=&amp;tx_gsactualite_pi1[theme]=&amp;tx_gsactualite_pi1[motscle]=&amp;tx_gsactualite_pi1[backID]=26&amp;cHash=5db1b711bb"><em><strong>f&eacute;licite</strong></em></a><em> &raquo;</em> de la publication de cette loi, qui <em>&laquo; conforte [&hellip;] les pouvoirs dont dispose l&rsquo;ARCEP pour favoriser le d&eacute;ploiement de la fibre optique sur l&rsquo;ensemble du territoire &raquo;</em>, le think-tank Renaissance Num&eacute;rique (regroupant des dirigeants d&rsquo;entreprises et des enseignants-chercheurs) <a href="http://www.renaissancenumerique.org/2009/12/fracture-num%C3%A9rique-on-se-trompe-de-d%C3%A9bat.html"><strong>estime</strong></a>, lui, <em>&laquo; qu&rsquo;on se trompe de d&eacute;bat &raquo;</em>.<br />
<br />
<strong>&laquo; La proposition de loi ne traite pas de fracture num&eacute;rique,</strong> mais principalement du passage de la t&eacute;l&eacute;vision analogique &agrave; la TNT &raquo;, regrette ainsi Renaissance Num&eacute;rique. <em>&laquo; Pour r&eacute;duire la fracture num&eacute;rique, il faut &eacute;quiper, former et accompagner les cibles touch&eacute;es par ce ph&eacute;nom&egrave;ne : les seniors, les foyers d&eacute;favoris&eacute;s, les TPE/PME &raquo;</em>, juge notamment Christine Balagu&eacute;, co-pr&eacute;sidente du think-tank.<br />
<br />
<strong>Cette loi est assortie d&rsquo;une &laquo; commande &raquo; ferme du Parlement au gouvernement : </strong><em>&laquo; dans les six mois &raquo;</em>, l&rsquo;ex&eacute;cutif devra remettre aux parlementaires <em>&laquo; un rapport sur le foss&eacute; num&eacute;rique &raquo;</em>, dont le sommaire est arr&ecirc;t&eacute;. Il s&rsquo;agira d&rsquo;apporter <em>&laquo;des pr&eacute;cisions quant aux diff&eacute;rentes cat&eacute;gories de la population n'ayant ni &eacute;quipement informatique, ni acc&egrave;s &agrave; internet dans leur foyer &raquo;</em>, de d&eacute;gager des pistes d&rsquo;analyses sur <em>&laquo; le rapport qu'entretiennent les natifs du num&eacute;rique</em><em> avec internet &raquo;</em>, ou d&rsquo;&eacute;tudier les <em>&laquo; cons&eacute;quences, sur le travail scolaire notamment, de l'usage d'internet &raquo;</em>. <em>&laquo; Actions de formation [&hellip;], identification des acteurs associatifs &oelig;uvrant pour la r&eacute;duction du foss&eacute; num&eacute;rique, conditions de mise en service d'abonnements internet &agrave; tarif social &raquo;</em> devront &eacute;galement y figurer.</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2009/12/23/une-loi-pour_lutter-contre-la-fracture-numerique_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2009/12/23/une-loi-pour_lutter-contre-la-fracture-numerique_/</link>
      <title>Une loi pour   lutter contre la fracture numérique  </title>
      <pubDate>Wed, 23 Dec 2009 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>La Knight Foundation<a href="http://www.knightfoundation.org/news/press_room/knight_press_releases/detail.dot?id=354905"><strong> a d&eacute;cid&eacute; d'apporter, aujourd'hui, une bourse de 200.000 dollars au Huffington Post</strong></a>, site internet am&eacute;ricain cr&eacute;&eacute; en 2005, qui fonctionne avec 11 permanents et un budget annuel de 2 millions de dollars. &quot;Le Huffington Post est un partenaire id&eacute;al pour nous : ils ont l'esprit entrepreneurial, et se soucient, de mani&egrave;re permanente, de satisfaire les besoins d'informations de leurs communaut&eacute;s&quot;, justifie le &quot;patron&quot; de la Knight Foundation.</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">22/12/2009 18:01:43</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>La Knight Foundation aide le Huffington Post</title>
      <pubDate>Tue, 22 Dec 2009 18:01:43 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Le site internet Digup.tv propose <a href="http://www.digup.tv/index.php?rub=videos&amp;item=70"><strong>une passionnante interview de Manuel Lima, &quot;designer d'interaction&quot;, &quot;architecte d'information&quot; et &quot;chercheur en&nbsp;design&quot;, pour Nokia, &agrave; Londres</strong></a>. Dans cette vid&eacute;o r&eacute;alis&eacute;e en juin 2009, Manuel Lima explique que, selon lui, la visualisation de donn&eacute;es, &quot;l'un des grands enjeux du XXIe si&egrave;cle&quot;, &quot;est l'un des domaines o&ugrave; l'art et la science se retrouvent de mani&egrave;re harmonieuse.&quot;</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">22/12/2009 15:50:32</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Mais au fait, c est quoi la dataviz ? (Digup.tv)</title>
      <pubDate>Tue, 22 Dec 2009 15:50:32 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(visuel : Agence nouvelle des solidarit&eacute;s actives)</span></p>
<p><strong>RSLNmag.fr vous avait annonc&eacute;, </strong><a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2009/12/14/tic-actives_coup-d-envoi-d-une-deuxieme-annee-de-projets/"><strong>la semaine derni&egrave;re</strong></a>, la tenue d&rsquo;un &laquo; barcamp &raquo; des solidarit&eacute;s num&eacute;riques, &agrave; l&rsquo;occasion du lancement de la deuxi&egrave;me ann&eacute;e d&rsquo;exp&eacute;rimentations de projets r&eacute;alis&eacute;s dans le cadre du programme TIC&rsquo;Actives, de l&rsquo;Agence nouvelle des solidarit&eacute;s actives (ANSA).<br />
<br />
<strong>Nous vous proposons de d&eacute;couvrir plus en d&eacute;tail les cinq projets</strong> qui ont &eacute;t&eacute; s&eacute;lectionn&eacute;s par les diff&eacute;rents jurys, et qui b&eacute;n&eacute;ficieront d&rsquo;un accompagnement comprenant tout &agrave; la fois un soutien en conception de projets, un soutien financier et un soutien humain ou mat&eacute;riel, tout au long de l&rsquo;ann&eacute;e 2010.</p>
<p><strong>Tous reposent sur une politique d&rsquo;exp&eacute;rimentation sociale, dont l'objectif est la lutte contre la fracture sociale : </strong>initi&eacute; dans un premier temps &agrave; petite &eacute;chelle, ils pourront, en cas de succ&egrave;s, &ecirc;tre g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;s.</p>
<p><strong><span style="font-size: larger;">A Marseille, Toulon et Aix-en-Provence</span></strong></p>
<p><strong>Le CLIP</strong>, pour <a href="http://thi.pham.perso.sfr.fr/pres.html#quoi"><strong>Club Informatique P&eacute;nitentiaire</strong></a>, va mettre en place, au sein de trois &eacute;tablissements p&eacute;nitentiaires, des ateliers proposant <em>&laquo; une approche ludique pour une initiation &agrave; la robotique &raquo;</em>, en se reposant sur la mise &agrave; disposition d&rsquo;un logiciel de programmation.</p>
<p><strong>Objectif imm&eacute;diat ?</strong> Que les jeunes d&eacute;tenus suivant le programme atteignent une r&eacute;ussite globale de 35 % au Brevet informatique et internet (<a href="http://www.educnet.education.fr/formation/certifications/b2i"><strong>B2i</strong></a>)</p>
<p><strong><span style="font-size: larger;">Dans le &laquo; pays &raquo; Sud Charente</span></strong></p>
<p><a href="http://www.ajmontmoreau.fr/"><strong>L&rsquo; Amicale de la Jeunesse de Montmoreau</strong></a> compte am&eacute;nager un v&eacute;hicule d&rsquo;un genre particulier : un &laquo; EPN mobile &raquo;. Comprenez par l&agrave; un &laquo; espace public num&eacute;rique &raquo;, &eacute;quip&eacute; de dix postes de travail, qui sillonnera les routes du territoire. Au programme ? Animations et formations certifiantes (PIM, B2iadultes) &agrave; des tarifs les plus bas possibles, un acc&egrave;s aux services de la CAF, de l&rsquo;ANPE, etc., sur leur lieu de vie et les aiguiller dans leurs recherches, &hellip; .</p>
<p><strong><span style="font-size: larger;">Dans le d&eacute;partement du Nord </span></strong></p>
<p><strong>Recode </strong>propose la cr&eacute;ation d&rsquo;une <em>&laquo; prestation sociale de reconversion professionnelle rapide &raquo;</em>, &agrave; des salari&eacute;s du secteur industriel, pour les former &agrave; des t&acirc;ches de num&eacute;risation principalement.<br />
<br />
<strong><span style="font-size: larger;">En Ile-de-France </span></strong></p>
<p><strong>L&rsquo;Association des Cit&eacute;s du Secours Catholique (</strong><a href="http://www.acsc.asso.fr/"><strong>ACSC</strong></a>) souhaite proposer, au public de sans domicile fixe accueillis dans ses huit &eacute;tablissements d&rsquo;accueil qu&rsquo;elle g&egrave;re dans la r&eacute;gion, un <em>&laquo; espace num&eacute;rique intercit&eacute;s &raquo;</em>. Concr&egrave;tement, via une premi&egrave;re sensibilisation informatique, l&rsquo;ACSC entend proposer un parcours de formation aussi ludique que possible, capable de mobiliser vers l&rsquo;emploi.<br />
<br />
<strong><span style="font-size: larger;">A Toulouse </span></strong></p>
<p><strong>La mission locale </strong>souhaite cr&eacute;er une <em>&laquo; plateforme multi-partenariale d&rsquo;acc&egrave;s aux TIC &raquo;</em>, pour <em>&laquo; mettre en place un parcours d&rsquo;accompagnement de jeunes ayant un projet li&eacute;s aux TIC &raquo;</em>, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une &laquo; simple &raquo; initiation &agrave; des actions de formation aux m&eacute;tiers li&eacute;s aux nouvelles technologies &raquo;.</p>
<p><strong>&gt; RSLNmag.fr reviendra sur ces diff&eacute;rents projets, au cours de l&rsquo;ann&eacute;e 2010.</strong><br />
&nbsp;</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2009/12/22/decouvrez-les-cinq-projets_tic-actives_qui-seront-experimentes-en-2010/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2009/12/22/decouvrez-les-cinq-projets_tic-actives_qui-seront-experimentes-en-2010/</link>
      <title>Découvrez les cinq projets   TIC Actives   qui seront expérimentés en 2010</title>
      <pubDate>Tue, 22 Dec 2009 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>Pour Diderot, gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;<em>Encyclop&eacute;die,</em> &laquo;&nbsp;il se forme des liaisons entre tous les points habit&eacute;s de l&rsquo;espace et de la dur&eacute;e&nbsp;&raquo; : s'il n&rsquo;a pas invent&eacute; le Web, l'&eacute;crivain fran&ccedil;ais a propos&eacute; des images du savoir, une forme de savoir, une utopie du savoir qui entrent en r&eacute;sonance avec lui, <a href="http://rde.revues.org/index13.html"><strong>affirme un article de Jean-Fran&ccedil;ois</strong></a><strong><span class="smallcaps"><a href="http://rde.revues.org/index13.html"> Bianco publi&eacute; sur Revues.org</a></span></strong><span class="smallcaps"><strong>.</strong><br />
</span></p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">21/12/2009 16:00:46</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Diderot a-t-il inventé le Web ? (Revues.org)</title>
      <pubDate>Mon, 21 Dec 2009 16:00:46 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><strong>Mettre en place des moyens pour d&eacute;tecter les copier-coller abusifs dans les travaux d'&eacute;tudiants ne sert pas qu'&agrave; la r&eacute;pression :</strong> <a href="http://evidencenet.pbworks.com/f/Badge_Scott_plagiarism.pdf"><strong>une &eacute;tude universitaire britannique</strong></a> (PDF, anglais) relay&eacute;e par Le Caf&eacute; P&eacute;dagogique <a href="http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/12/21122009Accueil.aspx"><strong>lundi matin</strong></a>, affirme que les copies des &eacute;tudiants citent mieux leurs sources lorsqu'un syst&egrave;me de d&eacute;tection du plagiat num&eacute;rique existe.</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">21/12/2009 09:38:05</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Double effet de la traque au copier-coller (étude)</title>
      <pubDate>Mon, 21 Dec 2009 09:38:05 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><b>Le constat est imparable.</b> Le document final dont la s&eacute;ance pl&eacute;ni&egrave;re finale de la conf&eacute;rence sur le climat de l&rsquo;ONU a <em>&laquo; pris note &raquo;</em>, samedi, depuis <span class="il">Copenhague</span>, ne comporte aucune r&eacute;f&eacute;rence aux <em>&laquo; cleantechs &raquo;</em>, <em>&laquo; greentechs &raquo;</em>, et autres <em>&laquo; green IT &raquo;</em> - toutes ces solutions qui font des nouvelles technologies l&rsquo;une des r&eacute;ponses au r&eacute;chauffement climatique.<br />
<br />
<b>Les trois pages de ce document </b>(<a href="http://unfccc.int/files/meetings/cop_15/application/pdf/cop15_cph_auv.pdf"><strong>&agrave; lire au format PDF, en anglais</strong></a>) esquissent le cadre institutionnel de <i>&laquo; l'apr&egrave;s Kyoto &raquo;</i> ; s&rsquo;accordent sur l&rsquo;indispensable <i>&laquo; lutte contre le r&eacute;chauffement climatique &raquo;</i> ; mentionnent en toutes lettres la promesse de <i>&laquo; baisses des &eacute;missions concernant l'ensemble des activit&eacute;s &eacute;conomiques des pays d&eacute;velopp&eacute;s d&rsquo;ici 2020 &raquo;</i> ; mais ne consacrent pas un mot aux <i>&laquo; technologies vertes &raquo;</i>.<br />
<br />
<b>Les effets positifs des TIC sur l&rsquo;environnement sont pourtant gigantesques :</b> les solutions bas&eacute;es sur les nouvelles technos, allant de la multiplication des r&eacute;unions virtuelles &agrave; l&rsquo;efficacit&eacute; &eacute;nerg&eacute;tique des b&acirc;timents, pourraient, en 2020, permettre d&rsquo;&eacute;viter plus d&rsquo;&eacute;missions de carbone &hellip; que toutes celles actuellement produites par les Etats-Unis, <a href="http://www.mckinsey.com/clientservice/ccsi/pdf/how_it_can_cut_carbon_missions.pdf"><strong>selon une &eacute;tude r&eacute;alis&eacute;e par le cabinet am&eacute;ricain McKinsey</strong></a>. <br />
<b><br />
Les cleantechs n&rsquo;ont d&rsquo;ailleurs pas &eacute;t&eacute; compl&egrave;tement oubli&eacute;es &agrave; <span class="il">Copenhague</span> : </b>d&egrave;s le 4 d&eacute;cembre, Hamadoun Tour&eacute;, Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Union internationale des t&eacute;l&eacute;communications (ITU, agence sp&eacute;cialis&eacute;e de l&rsquo;ONU), adressait d&rsquo;ailleurs un plaidoyer soulignant que les <i>&laquo; <a href="http://www.itu.int/newsroom/press_releases/2009/55-fr.html"><strong>TIC doivent imp&eacute;rativement &ecirc;tre un &eacute;l&eacute;ment de la solution de <span class="il">Copenhague</span></strong></a> &raquo;</i>. <br />
<br />
<b>Pendant le sommet,</b> une <em>&laquo; discussion parall&egrave;le &raquo; </em>a &eacute;galement &eacute;t&eacute; tenue sur ce th&egrave;me, le 10 d&eacute;cembre, r&eacute;unissant notamment des repr&eacute;sentants de l&rsquo;Organisation mondiale du travail et de l&rsquo;Organisation m&eacute;t&eacute;orologique mondiale &ndash;&nbsp; <a href="http://www1.cop15.meta-fusion.com/kongresse/cop15/templ/play.php?id_kongressmain=1&amp;theme=unfccc&amp;id_kongresssession=2409"><strong>la vid&eacute;o int&eacute;rale (1h20) est disponible en ligne</strong></a>.<br />
<br />
<b>Alors, l&rsquo;absence de r&eacute;f&eacute;rence aux &laquo; green IT &raquo; dans l&rsquo;accord final de <span class="il">Copenhague</span> est-elle d&eacute;sesp&eacute;rante ?</b> Absolument pas, r&eacute;pondent certains sp&eacute;cialistes. Le groupe de recherche <i>&laquo; Cleantech Group &raquo;</i> avait ainsi pris les devants, d&egrave;s le d&eacute;but du mois de novembre, en publiant une &eacute;tude au titre proph&eacute;tique : <i>&laquo; <a href="http://www.cleantech.com/news/5262/cleantech-copenhagen-15-doesnt-matter"><strong>Cop 15 doesn&rsquo;t matter</strong></a> &raquo;</i>.  <i>&laquo; Des fonds priv&eacute;s seront l&agrave;, en 2010, qu&rsquo;il y ait un accord global &agrave; <span class="il">Copenhague</span> ou non ! , </i>pronostique ainsi Dallas Kachan, l&rsquo;un des experts du site. Selon lui, <i>&laquo; le centre de gravit&eacute; des actions les plus efficaces en mati&egrave;re de cleantechs ne tourne pas autour de l&rsquo;ONU, tr&egrave;s bureaucratique. Il se situe davantage au niveau du G20, des relations bilat&eacute;rales, ou des Etats &raquo;</i>.<br />
<b><br />
&gt; Pour aller plus loin : </b><br />
<br />
<strong>- <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2009/12/14/quand-les-start-up-font-avancer-la-lutte-contre-le-rechauffement-climatique/">Quand les start-up font avancer la lutte contre le r&eacute;chauffement climatique</a></strong> (sur RSLNmag.fr) <br />
<br />
- <a href="http://www.alternatives-economiques.fr/la-france-et-les--cleantech-_fr_art_884_45871.html"><strong>La France tr&egrave;s en retard sur les &quot;technologies propores&quot;</strong></a>, d&rsquo;apr&egrave;s Guillaume Sainteny, ma&icirc;tre de conf&eacute;rence &agrave; Polytechnique (sur Alternatives &eacute;conomiques)<br />
<br />
- <a href="http://regardsurlenumerique.fr/blog/dossier/la-fureur-verte/"><strong>Dossier : la fureur verte</strong></a> (sur RSLNmag.fr)</p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2009/12/21/les-cleantechs_ces-oubliees-de-copenhague/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2009/12/21/les-cleantechs_ces-oubliees-de-copenhague/</link>
      <title>Les cleantechs, ces oubliées de Copenhague</title>
      <pubDate>Mon, 21 Dec 2009 00:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><strong>&quot;Certains jeunes prennent peur face &agrave; un formulaire &eacute;lectronique d'inscription, alors qu'ils passent dix heures par jour sur le Web &agrave; &eacute;couter de la musique ou &agrave; discuter avec leurs amis&quot;</strong> :&nbsp; G&eacute;rard Valenduc, coauteur de <a href="http://www.mi-is.be/be_fr/05/digitale%20kloof/content/Les%20jeunes%20off-line%20et%20la%20fracture%20num%C3%A9rique.pdf"><strong>l'&eacute;tude</strong></a><span style="font-style: italic;"> </span>(PDF)<em> Les jeunes off-line et la fracture numérique, </em>en Belgique, <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/12/18/l-autre-fracture-numerique-celle-des-16-25-ans_1282850_651865.html#ens_id=1278946"><strong>interrog&eacute; par LeMonde.fr</strong></a>.<br />
<span style="font-style: italic;"><br />
</span></p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">20/12/2009 14:10:09</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>L autre fracture numérique (LeMonde.fr)</title>
      <pubDate>Sun, 20 Dec 2009 14:10:09 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p><span class="status-body"><span class="entry-content">Pas assez de soutiens publics, une comp&eacute;tence sur des domaines &quot;dat&eacute;s&quot; : pour Guillaume Sainteny, ma&icirc;tre de conf&eacute;rence &agrave; Polytechnique, la France serait tr&egrave;s en retard sur les &quot;technologies propores&quot;. Il l'explique <a href="http://www.alternatives-economiques.fr/la-france-et-les--cleantech-_fr_art_884_45871.html"><strong>dans une tribune parue dans le num&eacute;ro de d&eacute;cembre d'Alternatives &eacute;conomiques</strong></a>.<br />
</span></span></p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">17/12/2009 12:23:35</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>Cleantechs : la France en retard ? (Alter éco)</title>
      <pubDate>Thu, 17 Dec 2009 12:23:35 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p>&quot;L&rsquo;&eacute;quipe du Post travaille autour d&rsquo;une sorte de grande table rectangulaire. Cinq ordis d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, cinq de l&rsquo;autre se faisant face &agrave; face, plus un pour faire bonne mesure en bout de table&quot; : le journaliste Francis Pisani a rendu une petite visite &agrave; la r&eacute;daction du site internet LePost.fr. <a href="http://pisani.blog.lemonde.fr/2009/12/17/lepostfr1-%E2%80%93-lesprit-de-lequipe/"><strong>R&eacute;cit sur son blog</strong></a>.</p>]]></description>
      <guid isPermaLink="false">17/12/2009 10:19:39</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/vu-sur-le-web</link>
      <title>LePost.fr, comment ça marche ? (Transnets)</title>
      <pubDate>Thu, 17 Dec 2009 10:19:39 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(visuel : &copy; G. Lepesant, sc&eacute;nographie : Yves Gradelet, VIA (vue 3D))</span></p>
<p><strong>L&rsquo;affiche est prestigieuse.</strong> Imaginez-plut&ocirc;t : certaines des toutes premi&egrave;res r&eacute;alisations de Philippe Starck, Martin Szekely, Jean-Paul Gaultier, Ronan et Erwan Bouroullec, Matali Crasset, Mathieu Lehanneur, Fran&ccedil;ois Azambourg ou Philippe Rahm, sont r&eacute;unies, depuis ce jeudi et jusqu&rsquo;au 1er f&eacute;vrier 2010, au sein de l&rsquo;exposition &laquo; <a href="http://www.via.fr/fr/home.htm"><strong>VIA design 3.0</strong></a> &raquo;, au centre Pompidou, &agrave; Paris.<br />
<br />
<strong>Le point commun de toutes les pi&egrave;ces expos&eacute;es (<a href="http://www.via.fr/telechargement/Catalogues/via-design-3.0-dp.pdf">voir la liste dans ce document PDF, pages 8 et 9</a>),</strong> est d&rsquo;avoir &eacute;t&eacute;, en leur temps, financ&eacute;es par le volet d'aide &agrave; la cr&eacute;ation du programme VIA, pour <em>&laquo; Valorisation de l&rsquo;innovation dans l'ameublement &raquo;</em>. Certaines des cr&eacute;ations expos&eacute;es entreront ensuite au fonds de design du centre Pompidou.<br />
<br />
<strong>La quarantaine de prototypes expos&eacute;s &agrave; Beaubourg </strong>dans un parcours largement chronologique ont &eacute;t&eacute; choisis parmi les pr&egrave;s de 500 projets qui ont &eacute;t&eacute; financ&eacute;s par VIA depuis 1979. Ils racontent ainsi une histoire de trente ann&eacute;es de <em>&laquo; design appliqu&eacute; au cadre de vie &raquo;</em>, en France. <em>&laquo; Chaque p&eacute;riode a &eacute;t&eacute; influenc&eacute;e par un contexte socio-&eacute;conomique, par des courants de pens&eacute;e comme par des innovations en termes de mat&eacute;riaux, technologies et proc&eacute;d&eacute;s de fabrication &raquo;</em>, soulignent les organisateurs de l&rsquo;&eacute;v&egrave;nement, <a href="http://www.via.fr/telechargement/Catalogues/via-design-3.0-dp.pdf"><strong>dans le dossier de pr&eacute;sentation</strong></a>.<br />
<br />
<strong>Profitant de sa position privil&eacute;gi&eacute;e,</strong> VIA &eacute;bauche m&ecirc;me quelques pistes de r&eacute;flexion sur l&rsquo;avenir du design et des objets : <em>&laquo; Dans les prochaines ann&eacute;es, la notion de progr&egrave;s ne sera plus fond&eacute;e sur la performance additionnelle, les produits ne seront plus seulement &laquo;ing&eacute;nieuris&eacute;s&raquo; &agrave; outrance mais seront plus simples, plus humains et ils rendront de vrais services &raquo;</em>, &eacute;crivent les organisateurs, citant notamment l&rsquo;&eacute;tag&egrave;re <em>Wasnake</em>, r&eacute;alis&eacute;e en 2007 par <a href="http://www.nodesign.net/blog"><strong>Jean-Louis Frechin</strong></a>.<br />
<strong><br />
Regardez une vid&eacute;o de pr&eacute;sentation de <em>Wasnake </em>: <br />
</strong><br />
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