<rss version="2.0">
  <channel>
    <description>Les actualités RSLN</description>
    <link>http://www.regardssurlenumerique.com/</link>
    <title>Regards sur le numérique</title>
    <image>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/</link>
      <title>Regards sur le numérique</title>
      <url>http://www.regardssurlenumerique.com/Content/Images/Header/rsln_logo.gif</url>
      <description>Description</description>
    </image>
    <language>fr</language>
    <lastBuildDate>Tue, 07 Sep 2010 23:44:37 GMT</lastBuildDate>
    <pubDate>Mon, 06 Sep 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
    <item>
      <description><![CDATA[<div><img src="http://www.regardssurlenumerique.com/Content/Files/ff/UE9TVC9ieFhHUHRkMnZuQkZYenQuanBn/wh/606/282/jazzlive.jpg" alt="jazzlive" /></div><p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(visuel : Extrait de <a href="http://www.flickr.com/photos/peteashton/4774182176/"><strong>Mostly Jazz TTV grid</strong></a>, par <a href="http://www.flickr.com/photos/peteashton/"><strong>Pete Ashto</strong></a>n, licence CC)</span></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Ne riez pas.</strong> Nous allons encore vous parler de &laquo; <em>la mort de</em> &raquo; quelque chose. Rassurez-vous, pas question <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2010/8/20/_mort-du-web_mais-que-raconte-vraiment-chris-anderson_/"><strong>d&rsquo;enterrer le web</strong></a> une nouvelle fois. Nous allons plut&ocirc;t vous parler de jazz. Enfin, un peu. Car il sera question de Twitter, aussi. Et de mobilisation en ligne - surtout.</p>
<p><strong>On s&rsquo;explique : </strong>il y a un peu plus d&rsquo;un an - le 9 ao&ucirc;t 2009 pour &ecirc;tre pr&eacute;cis - <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Terry_Teachout"><strong>Terry Teachout</strong></a>, critique d&rsquo;art dramatique au <em>Wall Street Journal</em>, publiait, dans les colonnes du quotidien &eacute;conomique et financier, <a href="http://online.wsj.com/article/SB10001424052970204619004574320303103850572.html#articleTabs%3Darticle"><strong>l&rsquo;avis de d&eacute;c&egrave;s du jazz</strong></a>.</p>
<p><strong>Sa th&egrave;se,</strong> appuy&eacute;e sur les r&eacute;sultats d&rsquo;une enqu&ecirc;te publi&eacute;e par la NEA, la &laquo; <em>National Endowment for the Arts</em> &raquo; (l&rsquo;agence qui &laquo; remplace &raquo; notre minist&egrave;re de la Culture aux Etats-Unis, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/National_Endowment_for_the_Arts"><strong>voir quelques explications ici</strong></a>) est on ne peut plus simple : &laquo; <em>Plus personne n&rsquo;&eacute;coute de jazz</em> &raquo;, &eacute;crit-il.</p>
<p><strong>Et de citer un chiffre particuli&egrave;rement alarmant</strong> &agrave; ses yeux : l&rsquo;&acirc;ge moyen d&rsquo;une personne se rendant &agrave; un concert de jazz serait pass&eacute; de 29 ans en 1982 &agrave; 46 ans en 2008.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; <em>Sensiblement le m&ecirc;me &acirc;ge qu&rsquo;une personne assistant &agrave; un concert de musique classique, un op&eacute;ra, ou un ballet</em> &raquo;, insiste encore Terry Teachout.</p>
</blockquote>
<p><strong>Cet avis de d&eacute;c&egrave;s a fait bondir </strong><a href="http://www.howardmandel.com/"><strong>Howard Mandel</strong></a><strong>,</strong> critique de jazz, abonn&eacute; aux colonnes de plusieurs publications.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; <em>Je vais &agrave; des concerts de jazz depuis 1966 &ndash; sans doute plus tout &agrave; fait autant que je le voudrais aujourd&rsquo;hui, mais quand m&ecirc;me, </em>raconte-t-il &agrave; RSLN.<em> Je suis convaincu que des jeunes vont &agrave; des concerts de jazz &hellip; et que le soi-disant probl&egrave;me</em> [soulev&eacute; par la NEA] <em>tenait plus &agrave; la conception de l&rsquo;enqu&ecirc;te, qu&rsquo;autre chose. </em></p>
<p><em>En fait, je pense que les &eacute;tudes d&rsquo;audiences classiques ne prennent pas en compte certains lieux o&ugrave; les jeunes &eacute;coutent du jazz. Du jazz, en live, &ccedil;a s&rsquo;&eacute;coute aussi dans des jardins publics, dans des bars, dans des soir&eacute;es priv&eacute;es, ou dans des festivals gratuits &hellip; .</em> &raquo;</p>
</blockquote>
<p><strong>Lui vient alors une id&eacute;e : </strong>capitaliser sur les r&eacute;seaux sociaux, o&ugrave; l&rsquo;on est souvent prompt &agrave; raconter avoir assist&eacute; &agrave; tel ou tel concert, et prouver que l&rsquo;audience des concerts de jazz n&rsquo;est pas forc&eacute;ment celle que les enqu&ecirc;tes d&eacute;crivent.</p>
<p><strong>Le 26 ao&ucirc;t 2009, </strong>il lance donc un mot d&rsquo;ordre, sur son blog : il incite toutes les personnes se rendant &agrave; un concert de jazz &agrave; le faire savoir sur Twitter. &laquo; <a href="http://www.artsjournal.com/jazzbeyondjazz/2009/08/labor_day_jazz_twitter_propose.html"><em><strong>You've heard live jazz ? Tweet using #jazzlives</strong></em></a> &raquo;. Pour comptabiliser, et rep&eacute;rer les messages publi&eacute;s, il va associer cette pratique &agrave; un &laquo; hashtag &raquo; - un mot clef, pr&eacute;c&eacute;d&eacute; du symbole &laquo; di&egrave;se &raquo;, qui permet d&rsquo;&ecirc;tre rep&eacute;r&eacute; lors d&rsquo;une recherche sur Twitter. Il lance donc l&rsquo;exp&eacute;rience : &laquo; #jazzlive &raquo;.</p>
<p><strong>Un an plus tard, le succ&egrave;s est au rendez-vous, </strong>juge Howard Mandel, qui ne dispose cependant pas de chiffres pour &eacute;tayer son sentiment. &laquo; <em>J&rsquo;ai arr&ecirc;t&eacute; de compter assez rapidement, car j&rsquo;&eacute;tais submerg&eacute; </em>&raquo;, &eacute;crit-il ainsi dans la note qu&rsquo;il a consacr&eacute; au sujet, <a href="http://www.artsjournal.com/jazzbeyondjazz/2010/08/twitter_campaign_jazzlives_aft.html"><strong>&agrave; la fin du mois d&rsquo;ao&ucirc;t 2010</strong></a>. &laquo; <em>Mais, dans les faits, nous avons relev&eacute; que de tr&egrave;s nombreux messages &eacute;taient post&eacute;s depuis des lieux sortant clairement des sentiers battus</em> &raquo;, &eacute;crit-il.</p>
<p style="margin-left: 40px;"><strong><span style="color: rgb(255, 0, 0);">&gt;&gt; Histoire d&rsquo;aller un peu plus loin, nous lui avons adress&eacute; quelques questions, auxquelles il a eu la gentillesse de r&eacute;pondre, et dont nous vous proposons une retranscription [entretien r&eacute;alis&eacute; par mail, le 1er septembre, liens rajout&eacute;s par nos soins].</span></strong><span style="color: rgb(255, 0, 0);"><br />
</span></p>
<p><strong>RSLNmag.fr : Etiez-vous un utilisateur de Twitter, avant de lancer l&rsquo;exp&eacute;rience #jazzlive ? Un blogueur ? Un mordu du net ?</strong><br />
<br />
<strong>Howard Mandel : </strong>Je n&rsquo;utilisais <a href="https://twitter.com/Jazzmandel"><strong>Twitter</strong></a> que pour renvoyer vers <a href="http://www.artsjournal.com/jazzbeyondjazz/"><strong>mon blog</strong></a>, d&eacute;but&eacute; en 2007 &ndash; je blogue aussi sur <a href="http://www.nodepression.com/"><strong>nodepression.com</strong></a> depuis un moment. Et, encore avant, j&rsquo;utilisais des plateformes que l&rsquo;on n&rsquo;appelait pas encore des blogs, mais qui y ressemblaient fortement. [&hellip;] </p>
<p>Je lis donc pas mal de blogs, je fais des recherches sur le web. Mais je suis avant tout un accro de l&rsquo;&eacute;crit, et j&rsquo;appr&eacute;cie le bon vieux papier - tout en comprenant qu&rsquo;il n&rsquo;est vraiment plus en position de supr&eacute;matie.<br />
<br />
<strong>Pourquoi avoir choisi Twitter, plut&ocirc;t qu&rsquo;un outil de g&eacute;olocalisation, ou Facebook, &hellip; ?<br />
</strong><br />
C&rsquo;est un peu d&rsquo;opportunisme : Facebook n&rsquo;arr&ecirc;te pas de faire varier ses plateformes, ses formes de publications &ndash; des &laquo; groupes &raquo; aux &laquo; fanpages &raquo;, le nombre d&rsquo;amis / fans que vous pouvez avoir, ce que peut vouloir dire un &laquo; like &raquo;. Bref, nous avons essay&eacute; de trouver une mani&egrave;re d&rsquo;utiliser, de contourner, Facebook dans un sens qui nous aurait &eacute;t&eacute; utile, mais nous n&rsquo;avons pas r&eacute;ussi !<br />
<br />
<strong>Quelle &eacute;tait votre intuition ? </strong><br />
<br />
J&rsquo;&eacute;tais totalement convaincu que des jeunes vont &agrave; des concerts de jazz, et qu&rsquo;aucune mesure d&rsquo;audience n&rsquo;&eacute;tait vraiment capable d&rsquo;appr&eacute;cier cette pratique. J&rsquo;&eacute;tais aussi convaincu que les jeunes, et ceux qui &laquo; pensent jeunes &raquo;, sont des utilisateurs de Twitter potentiels. Mais attention : nous n&rsquo;avons toujours aucun moyen de prouver que ce sont des &laquo; jeunes &raquo; qui twittent, et nous ne pr&eacute;tendons pas le faire.<br />
<br />
<strong>Twitter reste un outil assez &laquo; branch&eacute; &raquo;, r&eacute;serv&eacute; &agrave; une &eacute;lite. Le succ&egrave;s de votre campagne pourrait &eacute;galement prouver &hellip; que les fans de jazz en sont issus !</strong><br />
<br />
Nous ne pensons pas que Twitter soit la meilleure, ni la seule, mani&egrave;re de mesurer un peu mieux la v&eacute;ritable audience des concerts de jazz, mais simplement un outil assez facilement mobilisable aujourd&rsquo;hui. </p>
<p>Cela dit, je ne pense pas qu&rsquo;il faille &ecirc;tre particuli&egrave;rement riche ou avoir un bac +5 pour utiliser Twitter, ou Facebook, ou envoyer un SMS ! Il vous faut avant tout avoir la possibilit&eacute; d&rsquo;utiliser Internet &hellip; et cela se d&eacute;mocratise tout de m&ecirc;me.<br />
<br />
<strong>Est-ce que ce que vous avez lu en ligne vous a sembl&eacute; comparable &agrave; vos exp&eacute;riences de concert ?</strong><br />
<br />
Evidemment, je n&rsquo;ai pas la na&iuml;vet&eacute; de croire que ce que je lis en ligne - que ce soit sur Twitter, sur Facebook, sur des webzines, sur des blogs, &hellip;- soit un reflet exact du public d&rsquo;un concert ! Ce public est segment&eacute;, et de plusieurs mani&egrave;res.</p>
<p>Il y a les puristes abonn&eacute;s aux concerts, qui vous diront que rien qui a &eacute;t&eacute; publi&eacute; apr&egrave;s 1932 m&eacute;rite de s&rsquo;appeler &laquo; jazz &raquo; &hellip; et la foule de tous ceux qui viennent de mani&egrave;re un peu moins r&eacute;guli&egrave;re, mais qui s&rsquo;y connaissent aussi. Il y a encore tous les &laquo; <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Newbie"><strong>newbies</strong></a> &raquo; qui ne savent pas ce que c&rsquo;est que le jazz, ou qui ne comprennent pas totalement qu&rsquo;ils sont en train d&rsquo;&eacute;couter du jazz &ndash; mais qui viennent, n&eacute;anmoins. Et il y a encore les intransigeants, qui vous diront que tout ce qui a &eacute;t&eacute; publi&eacute; apr&egrave;s 1932 ne peut pas s&rsquo;appeler du &laquo; jazz &raquo;.</p>
<p>Bref, ces trois groupes distincts vont se retrouver dans des lieux diff&eacute;rents - au <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lincoln_Center"><strong>Lincoln Center</strong></a> dans le cas des puristes, au fin fond d&rsquo;un jazz club universitaire pour les plus jeunes. Aucun d&rsquo;entre eux ne publie sur Twitter, aucun d&rsquo;entre eux n&rsquo;a pu &ecirc;tre atteint par notre campagne. Et pourtant, tous existent bien ! <br />
<br />
<strong>Et le fun, dans tout &ccedil;a ?</strong><br />
<br />
Nous avons des progr&egrave;s &agrave; faire ! Spontan&eacute;ment, je serai incapable de vous citer quelque chose d&rsquo;un peu &laquo; dr&ocirc;le &raquo; qui aurait &eacute;t&eacute; publi&eacute; avec le mot clef #jazzlive, par exemple. Mais nous devons y travailler, et nous allons devenir meilleurs, avec le temps. </p>
<p>L&rsquo;humour donne une saveur vraiment particuli&egrave;re sur Twitter, et nous sommes persuad&eacute;s que c&rsquo;est aussi ce qui fera venir, et revenir, de plus en plus de personnes &hellip; . En fait, je pense que le format des 140 caract&egrave;res est assez impressionnant, et que, pour l&rsquo;instant, les participants &agrave; l&rsquo;exp&eacute;rience en sont rest&eacute;s &agrave; la partie la plus &laquo; informative &raquo; du m&eacute;dium.</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/9/7/_#jazzlive_recit-d-une-mobilisation-en-ligne_plutot_reussie/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/9/7/_#jazzlive_recit-d-une-mobilisation-en-ligne_plutot_reussie/</link>
      <title>  #Jazzlive   : Récit d'une mobilisation en ligne (plutôt) réussie</title>
      <pubDate>Mon, 06 Sep 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<div><img src="http://www.regardssurlenumerique.com/Content/Files/ff/UE9TVC9EemMyejRHWkdzdFpVcU0uanBn/wh/606/282/place-de-la-toile.jpg" alt="Place de la toile" /></div><p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(photo : Xavier de la Porte et V&eacute;ronique Pittolo, dimanche 6 septembre, sur Place de la toile)</span></p>
<p><strong>RSLN a particip&eacute;,</strong> dimanche, &agrave; l'&eacute;mission de rentr&eacute;e de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Place_de_la_toile"><strong>Place de la toile</strong></a>, sur France Culture. Celle-ci &eacute;tait en partie consacr&eacute;e au d&eacute;cryptage de l'article de Chris Anderson (Wired), pr&eacute;disant &laquo; <em>la mort du web</em> &raquo; - <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2010/8/20/_mort-du-web_mais-que-raconte-vraiment-chris-anderson_/"><strong>nous vous en avions parl&eacute; longuement, ici</strong></a>.&nbsp;</p>
<p><strong>Xavier de la Porte</strong>, animateur de l'&eacute;mission, nous a invit&eacute; aux c&ocirc;t&eacute;s de <a href="http://benoitraphael.com/"><strong>Beno&icirc;t Rapha&euml;l</strong></a>, l'ancien r&eacute;dacteur en chef du Post.fr. Au programme : constat technologique, grandes approches du <em>web</em>, cons&eacute;quences de ces &eacute;volutions pour les &eacute;diteurs de contenus -- LE domaine d'expertise de Beno&icirc;t ... .</p>
<p><strong>Pour r&eacute;&eacute;couter l'&eacute;mission,</strong> c'est par ici :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.franceculture.com/emission-place-de-la-toile-la-fin-du-web-la-revolution-en-cle-usb-2010-09-05.html"><img align="middle" alt="logo-place-de-la-toile" src="/Content/Files/fc/image/culture_place_toile.jpg" /></a></p>
<p><strong>Et pour les adeptes du t&eacute;l&eacute;chargement, </strong>le mp3 est &eacute;galement disponible, <a href="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10465-05.09.2010-ITEMA_20240657-0.mp3"><strong>par l&agrave;</strong></a>.</p>
<p><strong>La seconde partie de l'&eacute;mission</strong> est consacr&eacute;e &agrave; un entretien avec V&eacute;ronique Pittolo, &eacute;crivain et critique  d'art, auteur de <em>La r&eacute;volution dans la poche</em> aux &eacute;ditions <a target="_blank" href="http://www.al-dante.org/" title="Editions Al Dante"><strong>Al  Dante</strong></a>.</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/9/6/_mort-du-web_rsln-sur-place-de-la-toile/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/9/6/_mort-du-web_rsln-sur-place-de-la-toile/</link>
      <title>  Mort du Web   : RSLN sur Place de la toile</title>
      <pubDate>Sun, 05 Sep 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<div><img src="http://www.regardssurlenumerique.com/Content/Files/ff/UE9TVC9qQ3NtUnV0R1RSRHRzYXoucG5n/wh/606/282/xbox.png" alt="xbox" /></div><p style="text-align: right;"><span style="font-size: small;">(visuel : Boutons Xbox, licence CC, </span><a href="http://www.flickr.com/photos/hermida/64817925/sizes/z/in/photostream/"><span style="font-size: small;">A Hermida)</span></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au d&eacute;part, c'est une simple &eacute;tude qualitative,</strong> command&eacute;e par l<a href="http://www.cnc.fr/Site/Template/Accueil.aspx?SELECTID=614&amp;id=1&amp;t=1"><strong>e Centre National du Cin&eacute;ma et de l&rsquo;Image Anim&eacute;e</strong></a>&nbsp;&agrave; l&rsquo;institut de sondage Gfk, et au titre un tantinet r&eacute;barbatif :&nbsp;<em>&laquo;<strong>&nbsp;</strong>les pratiques de consommation de jeux vid&eacute;o des Fran&ccedil;ais&nbsp;&raquo;</em>&nbsp; <a href="http://www.cnc.fr/CNC_GALLERY_CONTENT/DOCUMENTS/publications/etudes/jeu_video/Pratiques_conso_jeux_video_220610.pdf"><strong>(disponible ici en PDF)</strong></a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Apr&egrave;s quelques pages de lecture, un constat s'impose rapidement</strong> : ce sondage est sans doute l'une des &eacute;tudes &agrave; grande &eacute;chelle les plus int&eacute;ressantes r&eacute;alis&eacute;es en France ces derni&egrave;res ann&eacute;es, avec pour objectif de venir r&eacute;futer les st&eacute;r&eacute;otypes g&eacute;n&eacute;ralement associ&eacute;s aux jeux vid&eacute;o. Elle est pourtant pass&eacute;e (relativement) inaper&ccedil;ue au moment de sa sortie fin juin.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>A l&rsquo;heure de la course aux </strong><em><strong>&laquo;&nbsp;social games&nbsp;&raquo;</strong></em> <strong>et devant le peu d&rsquo;&eacute;tudes de la sorte</strong>,&nbsp;il nous a sembl&eacute; particuli&egrave;rement int&eacute;ressant de vous lister quelques uns de ces clich&eacute;s nuanc&eacute;s par ce sondage. Et d'en profiter pour &eacute;liminer un ensemble de pr&eacute;jug&eacute;s et de st&eacute;r&eacute;otypes qui collent &agrave; la peau des joueurs, et semblent en d&eacute;calage flagrant avec la d&eacute;mocratisation de la pratique vid&eacute;oludique.<b><br />
</b></p>
<ul>
    <li style="text-align: justify;"><strong>Les hommes jouent plus que les femmes&nbsp;: faux</strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Eh oui : les joueurs sont avant-tout des ... joueuses</strong>. Quelques chiffres pour bien comprendre : sur les 63% de Fran&ccedil;ais qui d&eacute;clarent avoir jou&eacute; &agrave; des jeux vid&eacute;o au cours des six derniers mois, 52% sont des femmes. Evidemment, il y a des diff&eacute;rences en fonction de la cat&eacute;gorie de jeux consid&eacute;r&eacute;e. Mais il n'emp&ecirc;che : la mixit&eacute; g&eacute;n&eacute;rale de la pratique est acquise.</p>
<ul>
    <li style="text-align: justify;"><strong>Les jeunes jouent plus que leurs ain&eacute;s&nbsp;: faux</strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Plus de la moiti&eacute; des joueurs ont plus de 35 ans. </strong>Deux ph&eacute;nom&egrave;nes diff&eacute;rents peuvent expliquer cette tendance&nbsp;: d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, les g&eacute;n&eacute;rations de joueurs qui ont vieilli n&rsquo;abandonnent pas pour autant leur pratique et de l&rsquo;autre, des parents accompagnent de plus en plus leurs enfants dans une pratique qu'ils voient comme une fen&ecirc;tre d&rsquo;&eacute;changes privil&eacute;gi&eacute;s. Attention quand m&ecirc;me&nbsp;: la population des joueurs de jeu vid&eacute;o reste, en moyenne, plus jeune que la population nationale (35,6 contre 41,3 ans).</p>
<ul>
    <li style="text-align: justify;"><strong>Les joueurs passent leur vie &agrave; jouer : faux</strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>D'accord, la pratique est &laquo;&nbsp;<em>r&eacute;guli&egrave;re et intensive</em>&nbsp;&raquo;</strong> - avec notamment 31% des joueurs qui d&eacute;clarent jouer tous les jours. Mais elle n&rsquo;est pas pour autant exclusive&nbsp;: les joueurs de jeux vid&eacute;o sont ainsi par exemple beaucoup plus assidus au cin&eacute;ma que les non joueurs.</p>
<ul>
    <li style="text-align: justify;"><strong>Les jeux en ligne ont sonn&eacute; le glas des jeux hors ligne&nbsp;: fau</strong><strong>x</strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Gr&acirc;ce &agrave; leur facilit&eacute; d&rsquo;acc&egrave;s et &agrave; leur souplesse d&rsquo;utilisation</strong>, les jeux en ligne, gratuits et payants, sont les plus pratiqu&eacute;s par les joueurs (73%). On constate n&eacute;anmoins que les jeux hors ligne ne sont pas d&eacute;laiss&eacute;s avec 39,4% des joueurs qui en consomment. Les jeux gratuits disponibles en ligne creusent l&rsquo;&eacute;cart avec les jeux payants traditionnels mais ne sonnent pas pour autant leur disparition. Le march&eacute; des jeux payants en ligne reste, quant &agrave; lui, une niche.</p>
<ul>
    <li style="text-align: justify;"><strong>Le jeu vid&eacute;o est une pratique solitaire&nbsp;: vrai mais&hellip;</strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>74% des joueurs d&eacute;clarent jouer le plus souvent seuls</strong> mais il existe d&rsquo;importantes disparit&eacute;s en fonction des supports et des jeux concern&eacute;s. Les jeux solitaires correspondent plus &agrave; des jeux en ligne totalement ou partiellement gratuits (jeux de cartes, plates-formes&hellip;) alors que les jeux achet&eacute;s dans le commerce sont plus jou&eacute;s collectivement. Globalement, 58% des joueurs d&eacute;clarent jouer en famille, 49% avec des amis et 39,5% avec d&rsquo;autres joueurs en r&eacute;seaux.</p>
<ul>
    <li style="text-align: justify;"><strong>Les hommes jouent au foot,&nbsp;les femmes jouent aux cartes&nbsp;: vrai et faux</strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>La r&eacute;partition des joueurs selon le genre</strong> en fonction du type de jeux vid&eacute;o r&eacute;v&egrave;le que 85% des joueurs de jeux de football sont des hommes. De m&ecirc;me pour les jeux de simulation automobile ou pour les jeux de tir (75%). Les femmes pl&eacute;biscitent &eacute;galement certaines cat&eacute;gories de jeu &agrave; l&rsquo;image des jeux musicaux (65%) ou les simulations de vie (60%).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mais les cartes ne font pas partie de leurs domaines privil&eacute;gi&eacute;s</strong>&nbsp;: les hommes jouent autant aux jeux de cartes que les femmes...</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/8/24/les-femmes_ces-internautes-un-peu-plus-en-avance-que-les-autres/"><strong>Apr&egrave;s avoir conquis Internet</strong></a>, les femmes deviennent peu &agrave; peu la norme vid&eacute;oludique. Un portrait robot du joueur fran&ccedil;ais aurait d'ailleurs donn&eacute; naissance &agrave; une femme, la trentaine pass&eacute;e. Les &eacute;diteurs de jeux vid&eacute;o et les d&eacute;veloppeurs de plateformes ne s'y trompent pas et en font de plus en plus leur coeur de cible. Bien loin de l'image de l'adolescent boutonneux avachi dans une chambre aux volets ferm&eacute;s...</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;<strong>&gt; Pour aller plus loin :</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&quot;</strong><a href="http://gametheoryonline.com/2010/08/05/history-of-video-games-past-present-future/"><strong>Gaming's past, present, future</strong></a><strong>&quot;</strong> sur Game Theory</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2008/3/1/quand-les-jeux-video-soignent-nos-nevroses/"><strong>Quand les jeux vid&eacute;o soignent nos nevroses</strong></a> sur RSLN</p>
<p style="text-align: right; ">(&eacute;tude rep&eacute;r&eacute;e sur Twitter gr&acirc;ce &agrave; <a href="http://twitter.com/thibautthomas"><strong>@ThibautThomas</strong></a>)</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/9/1/pour-en-finir-avec-quelques-idees-recues-sur-les-jeux-video/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/9/1/pour-en-finir-avec-quelques-idees-recues-sur-les-jeux-video/</link>
      <title>Pour en finir avec quelques idées reçues sur les jeux vidéo</title>
      <pubDate>Tue, 31 Aug 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<div><img src="http://www.regardssurlenumerique.com/Content/Files/ff/UE9TVC96UFVuN01jYWFldWZuZ1cuanBn/wh/606/282/online-dating.jpg" alt="online-dating" /></div><p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(photo : </span><a href="http://www.flickr.com/photos/pocait/2634190989/"><strong><span style="font-size: smaller;">Day 185</span></strong></a><span style="font-size: smaller;">, par </span><a href="http://www.flickr.com/photos/pocait/"><strong><span style="font-size: smaller;">pocait</span></strong></a><span style="font-size: smaller;">, licence CC)</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Attention, &acirc;mes romantiques, passez votre chemin. </strong>Oubli&eacute;s les bars, ringardis&eacute;s les <em>amis d'amis</em>, zapp&eacute;es les soir&eacute;es en bo&icirc;te : d'ici quelques ann&eacute;es, le premier lieu o&ugrave; trouver l'&acirc;me soeur sera tr&egrave;s certainement ... Internet, et les sites de rencontres en ligne.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Voici l'une des conclusions,</strong> <a href="http://news.yahoo.com/s/nm/20100816/lf_nm_life/us_internet_romance_1"><strong>assez largement reprises dans les m&eacute;dias internationaux,</strong></a> d'une &eacute;tude pr&eacute;sent&eacute;e par Michael Rosenfeld, un <a href="http://www.stanford.edu/~mrosenfe/"><strong>professeur de  sociologie</strong></a> de l'universit&eacute; de Stanford, lors du <a href="http://www.asanet.org/2010Homepage.cfm"><strong>congr&egrave;s annuel</strong></a> de l'Association am&eacute;ricaine de sociologie, qui s'est achev&eacute; il y a quelques jours, &agrave; Atlanta.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>On pourrait sans doute gloser &agrave; l'infini </strong>sur les raisons qui poussent les c&eacute;libataires &agrave; se rencontrer <em>online</em>, tenter de d&eacute;crypter les nouveaux codes naissants, ... . Nous laisserons les magazines f&eacute;minins s'y consacrer.</p>
<p style="margin-left: 40px; text-align: justify;"><strong>Nous avons plut&ocirc;t choisi de nous arr&ecirc;ter sur une autre r&eacute;volution, </strong>largement soulign&eacute;e par le <em>Boston Globe</em>, <a href="http://www.boston.com/bostonglobe/ideas/articles/2010/08/22/data_mining_the_heart/?page=full"><strong>dans un long article</strong></a> sign&eacute; par la journaliste sp&eacute;cialis&eacute;e <a href="http://chumphries.org/Text/CH%20resume%20w.pdf"><strong>Courtney Humphries</strong></a> : l'utilisation en tant que mat&eacute;riau scientifique de la v&eacute;ritable mine d'or que constituent les dizaines de milliers de donn&eacute;es enregistr&eacute;es par ces sites.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: larger;"><strong>40.000$ pour quelques centim&egrave;tres ...<br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Deux exemples, pour d&eacute;buter :</strong></p>
<p style="margin-left: 40px; text-align: justify;">&bull; <strong>Les travaux de </strong><a href="http://web.mit.edu/ariely/www/MIT/"><strong>Dan Ariely</strong></a><strong>, un chercheur en &eacute;conomie comportementale </strong>du MIT Media Lab, auteur d'un ouvrage intitul&eacute; <em>The Upside of Irrationality</em> (<em>C'est vraiment moi qui d&eacute;cide ?</em> en VF --<a href="http://rationalitelimitee.wordpress.com/2008/05/24/note-de-lecture-cest-vraiment-moi-qui-decide-de-dan-ariely/"><strong> note de lecture sur </strong><em><strong>Rationnalit&eacute; limit&eacute;e</strong></em></a>).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En se penchant sur les donn&eacute;es d'un site de rencontre</strong> auquel il a promis l'anonymat, l'universitaire s'est ainsi arr&ecirc;t&eacute; sur l'importance du facteur <em>taille </em>pour esp&eacute;rer obtenir une r&eacute;ponse &agrave; une invitation sur un site de rencontre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et ses statistiques sont &eacute;loquantes :</strong> un homme mesurant cinq pieds et neuf pouces (soit, tr&egrave;s pr&eacute;cis&eacute;ment, 1,7526 m&egrave;tres) doit ainsi gagner entre 35 et 40.000 dollars suppl&eacute;mentaires par an pour esp&eacute;rer obtenir autant de r&eacute;ponses qu'un homme mesurant cinq pieds et dix pouces (1,778 m&egrave;tres).</p>
<p style="margin-left: 40px; text-align: justify;">&bull; <strong>Les recherches </strong><a href="https://www.msu.edu/~atf/"><strong>d'Andrew T. Fiore</strong></a><strong>,&nbsp;</strong>de l'universit&eacute; du Michigan et docteur fra&icirc;chement &eacute;moulu de la fac de Berkeley.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En &eacute;pluchant les donn&eacute;es statistiques</strong> d'un autre acteur, courageusement anonyme, du secteur, il s'est attach&eacute; &agrave; mettre en lumi&egrave;re quelques tendances psycho-sociologiques des rencontres en ligne. Conclusion : au-del&agrave; de la reproduction de sch&eacute;mas assez conventionnels (les hommes recherchent des femmes plus jeunes, et inversement, ...), ils ont &eacute;galement &eacute;pluch&eacute; des donn&eacute;es comme le temps de r&eacute;ponse aux sollicitations. Plus un pr&eacute;tendant r&eacute;pond rapidement, plus il a de chances que la conversation s'engage pour de bon, par exemple.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: larger;">Des bases de donn&eacute;es fournies, et (moins) mensong&egrave;res</span></strong></p>
<div class="articlePluckHidden">
<p style="text-align: justify;"><strong>Les approches traditionnelles</strong> de recherche n&eacute;cessitent le recrutement de volontaires pr&ecirc;ts &agrave; r&eacute;pondre &agrave; des tests - g&eacute;n&eacute;ralement des &eacute;tudiants, d'ailleurs ... -, une approche que le <em>Boston Globe</em> juge <em>&laquo; un peu superficielle </em>&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les utilisateurs de sites de rencontres</strong> agissent au contrainte de leur propre initiative, sans savoir qu'ils serviront de &quot;cobayes&quot;. Autrement dit : ils mentent nettement moins - voire sont beaucoup plus honn&ecirc;tes !- que des personnes sp&eacute;cialement recrut&eacute;es &agrave; cette fin.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L'autre facteur qui fait de ces bases de donn&eacute;es de v&eacute;ritables tr&eacute;sors</strong>, c'est leurs tailles. <a href="http://faculty.wcas.northwestern.edu/eli-finkel/"><strong>Eli  Finkel</strong></a>, qui dirige le laboratoire sur les relations &agrave; la fac de Northwestern, r&eacute;sume :</p>
<p style="margin-left: 40px; text-align: justify;"><em>&laquo; </em><em>Vous pouvez vous retrouver avec des donn&eacute;es tr&egrave;s larges, comportants des milliers d'interactions, impossibles &agrave; collecter de mani&egrave;re traditionnelle. Elles permettent de s'arr&ecirc;ter sur des facteurs mineurs, impossibles &agrave; tester sinon, car les &eacute;chantillons recueillis sont trop petits.</em> &raquo;</p>
</div>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: larger;">Un blog d'entreprise a largement engag&eacute; le processus<br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Evidemment, ce processus n'est pas intervenu du jour au lendemain. </strong>Le <em>Boston Globe</em> s'arr&ecirc;te, &agrave; juste titre, sur l'une des exp&eacute;riences pionni&egrave;res en la mati&egrave;re : celle du site de rencontre OKCupid. Mis au point pas des matheux d'Harvard, celui-ci repose sur des algorithmes, mais aussi des tests, destin&eacute;s &agrave; mettre en relation les pr&egrave;s de 3,5 millions de membres enregistr&eacute;s sur la plate-forme.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Entre savante ma&icirc;trise des relations publiques en ligne </strong>et int&eacute;r&ecirc;t sinc&egrave;re dans la recherche, l'entreprise a profit&eacute; de la richesse de ses bases de donn&eacute;es pour monter un blog, <a href="http://blog.okcupid.com/"><strong>OKTrends</strong></a>. Son propos : mettre &agrave; jour des tendances de fonds dans l'utilisation du site, et donc des comportements amoureux -- <em>&laquo; Nous sommes des fondus de statistiques et nous sommes persuad&eacute;s de l'int&eacute;r&ecirc;t des algorithmes pour trouver l'&acirc;me soeur </em>&raquo;, explique Sam Yagan, le cofondateur et grand patron d'OKCupid.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au-del&agrave; de la qu&ecirc;te du <em>buzz</em>, </strong>la tendance &eacute;tait lanc&eacute;e, et plusieurs universitaires ont pu se lancer dans l'exploration de bases de donn&eacute;es concurrentes - sans forc&eacute;ment que le nom des sites soit diffus&eacute; ... Vous connaissez la suite, qui a conduit les sites de <em>dating </em>&agrave; un tr&egrave;s s&eacute;rieux congr&egrave;s de sociologues.<em><br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ah oui, et en France ? </strong>Eh bien on est encore manifestement assez loin de tout cela. Jean-Claude Kaufmann,&nbsp;<em>&laquo; </em><em>le sociologue culte des plateaux t&eacute;l&eacute; et des rubriques </em>sexe <em>des  magazines f&eacute;minins</em> <em>&raquo;</em>, selon la pr&eacute;sentation que fait de lui <a href="http://www.slate.fr/story/24099/sexamour-une-sociologie-du-plan-cul"><strong>Slate</strong></a>, vient bien de publier un ouvrage (assez) cr&ucirc;ment intitul&eacute; <strong><em><a href="http://www.armand-colin.com/livre/356956/sex@mour.php">Sex@mour</a></em></strong> ... mais force est de constater que l'on est avant tout dans la retranscription d'entretiens. Bien loin de ce <strong><em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Exploration_de_donn%C3%A9es">datamining</a></em></strong><em> </em>fr&eacute;missant observ&eacute; aux Etats-Unis.</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/8/30/les-donnees-des-sites-de-rencontres-en-ligne_nouveau-materiau-pour-les-recherches-en-sciences-humaines/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/8/30/les-donnees-des-sites-de-rencontres-en-ligne_nouveau-materiau-pour-les-recherches-en-sciences-humaines/</link>
      <title>Les données des sites de rencontres en ligne, nouveau matériau pour les recherches en sciences humaines</title>
      <pubDate>Sun, 29 Aug 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<div><img src="http://www.regardssurlenumerique.com/Content/Files/ff/UE9TVC9aTnA3ajZVNUpIN0JkQkEuanBn/wh/606/282/bouche.jpg" alt="bouche" /></div><p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(visuel : Female mouth on TV, licence CC, </span><a href="http://www.flickr.com/photos/st33vo/803126848/"><span style="font-size: smaller;"><strong>st33vo</strong></span></a><span style="font-size: smaller;">)</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C'&eacute;tait en 2007, en plein c&oelig;ur des primaires am&eacute;ricaine.</strong> Les femmes de <em>Slate </em>(journalistes, &eacute;ditrices, commentatrices) lan&ccedil;aient <a href="http://www.slate.com/blogs/blogs/xxfactor/about.aspx"><strong>XX Factor</strong></a>, un blog parlant politique et questions sociales. Sa promesse d'alors : <em>&laquo; Ce que pensent vraiment les femmes. &raquo; </em>Plut&ocirc;t partisan d&rsquo;Hillary Clinton, mais sans pour autant s&rsquo;y limiter, le blog rencontre un franc succ&egrave;s, m&ecirc;me apr&egrave;s les &eacute;lections.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Deux ans plus tard, </strong>et fort de ce succ&egrave;s,  Slate cr&eacute;&eacute;, en 2009, un nouveau magazine en ligne, <a href="http://www.doublex.com/aboutus"><strong>DoubleX</strong></a> - r&eacute;f&eacute;rence aux deux chromosomes X. Sa promesse a &eacute;volu&eacute; : <em>&laquo; Cr&eacute;&eacute; par des femmes mais pas seulement pour des femmes&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Autrement dit :</strong> oubli&eacute; l'aspect plus communautaire et<em> &laquo;&nbsp;f&eacute;ministe&nbsp;&raquo;</em> du premier, place &agrave; un magazine en ligne tout public, mais &eacute;crit par des femmes. L'id&eacute;e forte derri&egrave;re cette &eacute;volution : en ligne, les femmes ne parlent pas qu'aux femmes, et leurs attentes, exigences, sont &eacute;galement celles qui vont guider tout internaute.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Entreprise sp&eacute;cialis&eacute;e dans les &eacute;tudes marketing, Comscore</strong> a cherch&eacute; &agrave; v&eacute;rifier, et mesurer cette &eacute;volution. Et a r&eacute;dig&eacute; un <em>&laquo; livre blanc </em><em>&raquo;</em> sur la question de l&rsquo;usage du Web par les femmes. Son titre est tout un programme : <em>&laquo; </em><em>How Women are Shaping the Internet</em> <em>&raquo;</em> (<a href="http://www.comscore.com/layout/set/popup/request/Presentations/2010/Women_on_the_Web_PDF_Request?req=slides&amp;pre=Women+on+the+Web%3A+How+Women+are+Shaping+the+Internet"><strong>&eacute;tude t&eacute;l&eacute;chargeable apr&egrave;s inscription, ici</strong></a>).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les r&eacute;sultats sont</strong> &eacute;videmment &agrave; prendre avec un certain recul - le premier but de Comscore &eacute;tant bien de donner envie aux clients &laquo; d'aller plus loin &raquo;. L&rsquo;&eacute;chantillon de population utilis&eacute; pour r&eacute;aliser l&rsquo;analyse n&rsquo;est pas pr&eacute;sent dans le document final, par exemple. N&eacute;anmoins l&rsquo;&eacute;tude r&eacute;v&egrave;le plusieurs tendances int&eacute;ressantes, que nous avons essay&eacute; de passer en revue.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">► <span style="font-size: larger;"><strong>Les femmes sont devenues la norme num&eacute;rique</strong>. </span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>La parit&eacute; - un internaute homme pour un internaute femme - existe depuis 10 ans sur Internet </strong>aux Etats-Unis mais, pourtant , les publicitaires pensent toujours que les sites de magazines f&eacute;minins, de potins et de b&eacute;b&eacute;s sont les meilleurs endroits pour toucher les femmes en ligne. Ces sites sont effectivement efficaces pour les atteindre .. mais ne sont absolument pas les seuls.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">► <span style="font-size: larger;"><strong>Les femmes sont plus engag&eacute;es que les hommes sur Internet </strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Elles y &eacute;crivent leur propre histoire. Il faut juste savoir o&ugrave; les chercher&nbsp;: sur les r&eacute;seaux sociaux (16,3% du temps pass&eacute; en ligne), sur les messageries instantan&eacute;es mais &eacute;galement sur des sites communautaires ou sur les jeux en ligne. Les pratiques y sont diversifi&eacute;es et ne r&eacute;pondent pas aux st&eacute;r&eacute;otypes qui collent &agrave; la peau des internautes f&eacute;minines.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">► <span style="font-size: larger;"><strong>Les r&eacute;seaux sociaux au coeur de la pratique f&eacute;minine<br />
</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les r&eacute;seaux sociaux sont au c&oelig;ur</strong> de la pratique f&eacute;minine sur Internet&nbsp;: elles s&rsquo;approprient les r&eacute;seaux sociaux d&rsquo;une mani&egrave;re diff&eacute;rente aux hommes <strong>notamment en y passant significativement plus de temps</strong>. Plus l&rsquo;&acirc;ge est avanc&eacute;, plus les &eacute;carts se creusent&nbsp;: les femmes de plus de 55 ans passent 2 fois plus de temps sur ces r&eacute;seaux que les hommes du m&ecirc;me &acirc;ge.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&rsquo;explosion des r&eacute;seaux sociaux</strong> a favoris&eacute; l&rsquo;&eacute;mergence de nouvelles pratiques et de nouvelles activit&eacute;s chez des femmes de tout &acirc;ge : principalement le partage de photos, les jeux, la vid&eacute;o et la messagerie instantan&eacute;e. Toutes ces activit&eacute;s b&eacute;n&eacute;ficient de leur liaison avec les sites de r&eacute;seaux sociaux pour attirer un nouveau public f&eacute;minin. De m&ecirc;me pour la sph&egrave;re mobile.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">► <span style="font-size: larger;"><strong>Les femmes ach&egrave;tent plus que les hommes en ligne<br />
</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les femmes utilisent plus Internet que les hommes pour leurs transactions </strong>et elles d&eacute;pensent significativement plus. Mais qu&rsquo;ach&egrave;tent-elles&nbsp;? Principalement des v&ecirc;tements, des accessoires et des bijoux, des livres, de la musique et des jouets. Peut &ecirc;tre plus surprenant, elles d&eacute;pensent autant que les hommes en &eacute;lectronique et ordinateurs et les d&eacute;passent m&ecirc;me au niveau des jeux vid&eacute;o et des consoles.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">► <span style="font-size: larger;"><strong>Les st&eacute;r&eacute;otypes s&rsquo;att&eacute;nuent</strong></span><strong><br type="_moz" />
</strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les sites de sports, d&rsquo;automobiles restent des sites majoritairement masculins</strong> mais Comscore rel&egrave;ve des &eacute;volutions&nbsp;: les femmes g&egrave;rent autant leurs comptes en ligne et les m&egrave;res et grands-m&egrave;res ont &eacute;merg&eacute; comme joueuses en ligne. Autre enseignement : s&rsquo;engager dans les <em>&laquo;&nbsp;vices en ligne&nbsp;&raquo;</em> n&rsquo;est plus limit&eacute; &agrave; la pratique masculine mais se r&eacute;pand de plus en plus parmi les internautes f&eacute;minines ... .</p>
<blockquote>
<p><span style="font-size: larger;">&nbsp;► <strong><strong>&laquo;&nbsp;</strong></strong><em><strong>Les femmes twittent comme Venus, les hommes comme Mars</strong></em><strong>&nbsp;&raquo;</strong><strong> </strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify; "><strong>M&ecirc;me quand leur comportement en ligne sont similaires,</strong> les motivations entre hommes et femmes peuvent varier radicalement. L&rsquo;adoption de Twitter est un bon exemple &ndash; les deux genres ont adopt&eacute; la technologie dans les m&ecirc;mes proportions mais pour diff&eacute;rentes raisons et pour diff&eacute;rentes utilisations, &eacute;crit encore Comscore.</p>
<p style="text-align: justify; "><strong>Les hommes ont beaucoup plus de chances</strong> de poster leurs propres tweets que les femmes (38 contre 29%). Les femmes ont plus tendance &agrave; utiliser ce service comme un m&eacute;dia de conversation et pour suivre des stars. Si les hommes viennent y chercher des informations exclusives (23%), seules 13% des femmes s&rsquo;en r&eacute;clament.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Ce qu&rsquo;on en pense</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&rsquo;&eacute;tude met le social</strong> au c&oelig;ur de la pratique des femmes sur Internet&nbsp;: pour autant est-ce suffisant de dire que les femmes sont plus sociables&nbsp;? Sans doute pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les diff&eacute;rences d&rsquo;usage</strong>, parfois significatives parfois anecdotiques, ne font que traduire la reproduction de pratiques sociales du genre qui se r&eacute;p&egrave;tent depuis des milliers d&rsquo;ann&eacute;es. Ces st&eacute;r&eacute;otypes &ndash; <a href="http://thesocietypages.org/socimages/2010/08/22/just-in-case-you-dont-quite-understand-the-gender-binary-yet/"><strong>ceux l&agrave; m&ecirc;me qui font que les gar&ccedil;ons sont cens&eacute;s jouer &agrave; la guerre et les filles s&rsquo;occuper de leurs poup&eacute;es</strong></a> &ndash; se diluent petit &agrave; petit mais se retrouvent logiquement transpos&eacute;s sur le Web.&nbsp;Les pratiques en ligne et hors ligne n&rsquo;ont peu voire pas de raisons de diverger.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comme nous le rappelle au quotidien</strong> la g&eacute;olocalisation ou la r&eacute;alit&eacute; augment&eacute;e, le cyberespace n&rsquo;a pas lib&eacute;r&eacute; les internautes de leurs corps et n&rsquo;abolit donc pas le genre. Cela n&rsquo;emp&ecirc;che pas pour autant les usages d&rsquo;&eacute;voluer, comme le montre l&rsquo;&eacute;tude de Comscore&nbsp;: la d&eacute;mocratisation des jeux vid&eacute;o aupr&egrave;s d&rsquo;une audience f&eacute;minine, la popularit&eacute; des contenus <em>&laquo;&nbsp;adultes&nbsp;&raquo;</em> ou du partage de vid&eacute;o t&eacute;moignent de ce mouvement vers une att&eacute;nuation de la diff&eacute;rence des pratiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il y a 10 ans, la parit&eacute;</strong> entre hommes et femmes sur Internet aux Etats-Unis &eacute;tait atteinte et pourtant, il est toujours consid&eacute;r&eacute; comme masculin. Les trois r&eacute;dactrices de l&rsquo;&eacute;tude lui pr&eacute;disent au contraire un avenir f&eacute;minin&nbsp;:</p>
<p style="text-align: justify; margin-left: 40px;"><em>&laquo;&nbsp;Une fois que les femmes se connectent, elles s&rsquo;engagent&nbsp;; une fois qu&rsquo;elles s&rsquo;engagent, elles &eacute;treignent&nbsp;; une fois qu&rsquo;elles &eacute;treignent, elles pilotent. Et c&rsquo;est le futur. Internet&nbsp;: c&rsquo;est l&rsquo;&oelig;uvre des femmes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Messieurs</strong>, prenez garde.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: right; "><small><span style="font-size: small; ">(Merci &agrave; <strong>Marc Calvini-Lefebvre</strong> pour son &eacute;clairage sur l'&eacute;tude.)</span></small></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: larger;"><strong>&gt; Pour aller plus loin :</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>- Sur RSLN, une tribune de Claudie Haigner&eacute; :</strong> <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2008/9/5/l-informatique_pas-sans-les-filles_par-claudie-haignere/"><strong>L'informatique, pas sans les filles !<br />
</strong></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>- Chez Beno&icirc;t Rapha&euml;l, et sur le Guardian, quelques conclusions pour le web de l'info :</strong> <a href="http://owni.fr/2010/08/23/les-femmes-sont-elles-lavenir-des-news/"><strong>Les femmes sont-elles l'avenir des news ?</strong></a> <strong>et </strong><a href="http://www.guardian.co.uk/media/2010/aug/22/newspapers-women-readers"><strong>Tomorrow's media needs to be wired, inspired and for women</strong></a></p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/8/24/les-femmes_ces-internautes-un-peu-plus-en-avance-que-les-autres/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/8/24/les-femmes_ces-internautes-un-peu-plus-en-avance-que-les-autres/</link>
      <title>Les femmes, ces internautes un peu plus en avance que les autres</title>
      <pubDate>Mon, 23 Aug 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<div><img src="http://www.regardssurlenumerique.com/Content/Files/ff/UE9TVC9VZFBwN242R0diR1JOSHEuanBn/wh/606/282/ca.jpg" alt="CA" /></div><p style="text-align: right;"><small>(visuel : Chris Anderson, Licence CC, <a href="http://www.flickr.com/photos/poptech2006/2969509168/sizes/o/in/photostream/"><strong>Pop!Tech</strong></a>)</small></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Annoncer la <em>&laquo;&nbsp;mort du Web&nbsp;&raquo;</em> sur le Web. </strong>C&rsquo;est le pari qu&rsquo;a fait Chris Anderson, le r&eacute;dacteur en chef de <a href="http://www.wired.com/"><strong>Wired</strong></a><strong>&nbsp;</strong>et&nbsp;th&eacute;oricien de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Longue_tra%C3%AEne"><strong><em>Longue Traine</em></strong></a>&nbsp;en publiant mardi, sur le site du plus &laquo; geek &raquo; des magazines du groupe Conde Nast, un article intitul&eacute;&nbsp;: <a href="http://www.wired.com/magazine/2010/08/ff_webrip/all/1"><strong>The Web is Dead. Long Live the Internet</strong></a>.</p>
<p style="text-align: center;"><img height="300" src="/Content/Files/fc/image/Wired%20cover.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une chose est s&ucirc;re&nbsp;: ce (tr&egrave;s) long article est un carton.</strong> Wired ne propose pas de statistiques publiques &agrave; son sujet, mais il a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; repris plus de 7000 fois sur Twitter depuis sa publication, et &ndash; au moins - <a href="http://bit.ly/da76VD+"><strong>2900 fois sur Facebook</strong></a> &ndash; on a encore des progr&egrave;s &agrave; faire, avec <a href="http://twitter.com/RSLNmag"><strong>RSLN</strong></a><strong>.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Probl&egrave;me : on est un peu frustr&eacute;s.</strong> Apr&egrave;s avoir lu la prose d'Anderson en int&eacute;gralit&eacute;, nous avons l'impression que la plupart des commentaires sont rest&eacute;s cantonn&eacute;s &agrave; un aspect relativement anecdotique de la prose d'Anderson - le plus&nbsp;&laquo; technique &raquo;, disons - passant &agrave; c&ocirc;t&eacute; du r&eacute;el enjeu soulev&eacute; par le journaliste, coutumier des provocations.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N</strong><strong>ous vous proposons donc une tentative de d&eacute;cryptage de la prose d&rsquo;Anderso</strong><strong>n</strong> - que Wired a judicieusement accompagn&eacute; <a href="http://www.wired.com/magazine/2010/08/ff_webrip_debate/"><strong>de la diffusion des discussions qui ont suivi</strong></a>&nbsp;entre Chris Anderson et Tim O'Reilly, consid&eacute;r&eacute; comme le p&egrave;re du Web 2.0 et grand ordonnateur <a href="http://conferences.oreillynet.com/ "><strong>des tr&egrave;s reconnues O'Reilly Conferences</strong></a>.</p>
<h3 style="text-align: justify;">1. D'abord, quelques remarques de forme</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Publier une oraison fun&egrave;bre, divis&eacute;e en deux articles en apparence contradictoires et d&rsquo;une longueur totale de 25.000 signes</strong>&nbsp;n&rsquo;est pas si courant. Probl&egrave;me : les r&eacute;flexions couch&eacute;es par Anderson et Wolff, le chroniqueur de Wired co-signataire de cette somme, sont vraiment desservies par la mani&egrave;re dont elles ont &eacute;t&eacute; &eacute;dit&eacute;es, au moins en version online. Soyons clairs : la mise en page, en deux colonnes sur fond blanc et rouge, rend la lecture mal ais&eacute;e. Pire, cette pr&eacute;sentation fade et d&eacute;finitivement mal agenc&eacute;e rend les raisonnements respectifs des auteurs horriblement durs &agrave; suivre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quid, encore, de &laquo;&nbsp;<em>la chronologie des m&eacute;dias</em>&nbsp;&raquo;</strong>&nbsp;? Etonnant paradoxe que de publier en avant-premi&egrave;re l&rsquo;article sur le site Web de Wired et non pas dans sa version papier ou sur tablette ! Le Web serait donc mort mais le site de Wired toujours en vie...</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Anderson joue en fait parfaitement avec les dynamiques du Web</strong>, il sait comment capter l&rsquo;attention et  il sait surtout que <a href="http://www.bing.com/search?q=web+dead+anderson+wired&amp;go=&amp;form=QBLH&amp;filt=all"><strong>le Web reste extr&ecirc;mement r&eacute;actif pour un mort</strong></a>&hellip;</p>
<h3 style="text-align: justify;">2. La th&egrave;se d&rsquo;Anderson</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au d&eacute;part, rien de bien nouveau&nbsp;: son argumentation repose  sur la distinction entre Internet</strong> - le r&eacute;seau informatique mondial rendant accessible au public des services comme le courrier &eacute;lectronique, la messagerie instantan&eacute;e et le Web - <strong>et Web</strong> &ndash; syst&egrave;me hypertexte fonctionnant sur Internet qui permet de consulter, avec un navigateur, des pages accessibles sur des sites. En clair, le Web est une partie, et seulement une partie, de l&rsquo;Internet.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Anderson montre que nous passons de plus en plus de temp</strong><strong>s</strong> sur notre smartphone, &agrave; naviguer entre des applications, &agrave; discuter sur Skype ou par le biais de messageries instantan&eacute;es, &agrave; &eacute;couter de la musique en streaming ou &agrave; jouer en ligne. Bref, que nous utilisons de moins en moins le Web et nos bons vieux navigateurs et de plus en plus Internet, sur tous les terminaux possibles et imaginables.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il y voit un mouvement depuis <em>&laquo;&nbsp;un Web grand ouvert&nbsp;&raquo;</em> vers des <em>&laquo;&nbsp;plateformes mi-closes&nbsp;&raquo; : </em></strong>ces derni&egrave;res utilisent&nbsp;Internet pour le transport des donn&eacute;es mais pas le Web pour leur affichage. Autrement dit&nbsp;: nous serions d&eacute;j&agrave; dans l&rsquo;&egrave;re post-web.</p>
<p style="text-align: justify;"><img width="450" src="/Content/Files/fc/image/Game%20over.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: right;"><small>(visuel : Game Over, Licence CC,&nbsp;</small><small><a href="http://www.flickr.com/photos/thomashawk/2428847785/sizes/m/in/photostream/"><strong>Thomas Hawk</strong></a>)</small></p>
<h3 style="text-align: justify;">3.	Les explications&nbsp;</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le prospectiviste explique cette tendance par un accord implicite entre consommateurs et producteurs&nbsp;:</strong> le Web ne serait pas le sommet du monde digital, trop approximatif, trop grand, trop d&eacute;sordonn&eacute; pour des utilisateurs qui recherchent la simplicit&eacute; et qui sont pr&ecirc;ts &agrave; la payer. Les applications et les mobiles fonctionneraient mieux que cette masse complexe : la promesse du Web compl&egrave;tement ouvert, gratuit et sans contr&ocirc;le n&rsquo;a pas tenu.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mais &agrave; qui la faute&nbsp;?</strong> A nous autres, internautes, r&eacute;pond Anderson&nbsp;:</p>
<p style="margin-left: 40px; text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Nous adorons notre libert&eacute;, la possibilit&eacute; de faire des choix. Mais nous adorons aussi quand les choses fonctionnent simplement, s&ucirc;rement et sans heurts. Et si nous devons payer pour ce que l&rsquo;on aime, et bien, cela semble de plus en plus normal. Avez-vous jet&eacute; un oeil &agrave; votre facture de t&eacute;l&eacute;phone portable ou de c&acirc;ble, r&eacute;cemment&nbsp;?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Web aurait atteint sa majorit&eacute; et l&rsquo;exploration d&rsquo;un nouveau monde se serait transform&eacute;e en business</strong>, dans une logique industrielle in&eacute;vitable. Et nous serions complices de cette &eacute;volution&nbsp;:&nbsp;</p>
<p style="margin-left: 40px; text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Nous voulons simplement utiliser des services qui nous rendent la vie meilleure. Notre app&eacute;tit pour la d&eacute;couverte diminue &agrave; mesure que notre familiarit&eacute; avec le status quo grandit. Bl&acirc;mer la nature humaine. On a beau appr&eacute;cier l'ouverture intellectuelle, &agrave; la fin de la journ&eacute;e, on a juste envie de la voie la plus simple. Nous paierons par commodit&eacute;, pour la fiabilit&eacute;.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La proph&eacute;tie d&rsquo;Anderson, au final, c'est la suivante&nbsp;: la fin du Web ouvert.</strong>&nbsp;Il reconna&icirc;t &eacute;videmment que le Web, lui, n&rsquo;est pas mort et n&rsquo;est pas pr&ecirc;t de l&rsquo;&ecirc;tre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>D'ailleurs, s'&eacute;loignant un peu du titre de son article</strong>, il conc&egrave;de m&ecirc;me, &agrave; la fin de son argumentation, que &quot;nous&quot; n'en sommes peut-&ecirc;tre pas tout &agrave; fait les seuls responsables :</p>
<p style="margin-left: 40px; text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Le chaos d&eacute;lirant du Web ouvert &eacute;tait une phase adolescente subventionn&eacute;e par des g&eacute;ants industriels h&eacute;sitant dans un nouveau monde. Maintenant ils font ce que les industriels font le mieux &ndash; trouver des points d&rsquo;&eacute;tranglement. Et d&rsquo;apr&egrave;s ce qu&rsquo;on en voit, nous adorons &ccedil;a&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C'est pr&eacute;cis&eacute;ment le point central de l'argumentation de Wolff</strong> - et c'est ce qui rend les deux articles plus compl&eacute;mentaires que r&eacute;ellement oppos&eacute;s. Dixit Wolff, les industriels auraient fait main basse sur le Web et, n'arrivant pas &agrave; lui trouver un mod&egrave;le &eacute;conomique viable, se pr&eacute;pareraient &agrave; l'enterrer :</p>
<p style="margin-left: 40px; text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Le chaos n&rsquo;est pas un mod&egrave;le &eacute;conomique. Une nouvelle race de magnats des m&eacute;dias apporte de l&rsquo;ordre &ndash; et des profits &ndash; au monde num&eacute;rique &raquo;.</em></p>
<h3 style="text-align: justify;">4.	Ce qu&rsquo;on en pense</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le constat est d&eacute;sabus&eacute;, sans doute un peu grossi (on y reviendra) et excessif</strong>. Mais, eh, il s&rsquo;agit avant tout de rh&eacute;torique, et seuls les na&iuml;fs s&rsquo;arr&ecirc;teront &agrave; ce stade. Anderson manie l&rsquo;exc&egrave;s uniquement pour tirer une sonnette d&rsquo;alarme. Quelle place resterait-il &agrave;  la cr&eacute;ativit&eacute;, &agrave; l&rsquo;invention de nouveaux usages, dans un mod&egrave;le ferm&eacute; ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ne nous y trompons pas&nbsp;: le c&oelig;ur des deux articles est bien l&agrave;,</strong> une r&eacute;flexion sur les mod&egrave;les &eacute;conomiques du Web, et Wolff l&rsquo;explicite&nbsp;:</p>
<p style="margin-left: 40px; text-align: justify;"><em>&laquo; Si nous sommes en train de nous &eacute;loigner du Web ouvert, c&rsquo;est au moins en partie &agrave; cause de la domination grandissante des hommes d&rsquo;affaires plus enclins &agrave; penser dans une logique &laquo;&nbsp;tout ou rien&nbsp;&raquo; des m&eacute;dias traditionnels plut&ocirc;t que dans une utopie collectiviste du Web.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comprenez par l&agrave;&nbsp;: l&rsquo;&eacute;chec du Web, et sa mort certaine, viendrait de son incapacit&eacute; &agrave; rapporter plus.</strong> D&rsquo;o&ugrave; un virage vers le contenu plus que vers la technologie&nbsp;:</p>
<p style="margin-left: 40px; text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Nous sommes en train de revenir &agrave; un monde qui existait d&eacute;j&agrave; &ndash; dans lequel nous courrons apr&egrave;s les effets transformatifs de la musique et du film plut&ocirc;t que notre court (relativement parlant) flirt avec les effets transformatifs du Web. Apr&egrave;s un d&eacute;tour, nous sommes peut-&ecirc;tre en train de rentrer &agrave; la maison.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dresser avec lucidit&eacute; ce constat</strong> justifie presque &agrave; lui seul l'int&eacute;r&ecirc;t de l'article. Mais Wired ne s'arr&ecirc;te pas l&agrave;.</p>
<h3><strong>5.	Couronne sur le cercueil : la conversation O&rsquo;Reilly / Anderson</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>La fermeture partielle du Web</strong>, que soit par le biais des applications sur mobile, des clients sur ordinateur ou m&ecirc;me sur le mod&egrave;le conglom&eacute;ral de Facebook, ne devrait pas pour autant signifier la fin du Web.  Comme le fait remarquer O&rsquo;Reilly, aucune des applications ou des clients ne fonctionneraient sans le Web.&nbsp;Ce n&rsquo;est qu&rsquo;un masque entre ce qu&rsquo;il appelle un <em>&laquo;&nbsp;back&nbsp;&raquo;</em> et un <em>&laquo;&nbsp;front&nbsp;&raquo;</em> Web&nbsp;: cliquez sur un lien dans votre client Twitter pr&eacute;f&eacute;r&eacute; et vous serez de nouveau sur le Web. Supprimez le site Twitter et vos clients n&rsquo;auront plus aucune utilit&eacute;.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Web n&rsquo;est pas mort, c&rsquo;est l&rsquo;acc&egrave;s et la distribution qui sont en mutation.</strong> Le navigateur qui &eacute;tait central s&rsquo;efface de plus en plus, sans pour autant dispara&icirc;tre, au profit <em>&laquo;&nbsp;d&rsquo;applications, de r&eacute;seaux ferm&eacute;s et de connexions propri&eacute;taires entre d&rsquo;immenses serveurs de donn&eacute;es et des clients sp&eacute;cialis&eacute;s.&nbsp;&raquo; </em>explique Anderson.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>O&rsquo;Reilly</strong>, pourtant <a href="http://oreilly.com/web2/archive/what-is-web-20.html"><strong>consid&eacute;r&eacute; comme le p&egrave;re du Web 2.0</strong></a>, confirme cette transformation et, &eacute;trangement, appara&icirc;t comme moins pessimiste qu&rsquo;Anderson&nbsp;:</p>
<p style="margin-left: 40px; text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Le d&eacute;fi majeur n&rsquo;est pas de garder le Web compl&egrave;tement ouvert mais de le garder suffisamment ouvert pour qu&rsquo;il continue &agrave; g&eacute;n&eacute;rer de nouvelles opportunit&eacute;s.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Anderson n&rsquo;est pas utopiste. </strong>A ses yeux,<strong>&nbsp;</strong>un mod&egrave;le mi-ferm&eacute; mi-ouvert n&rsquo;est pas forc&eacute;ment n&eacute;faste, et O&rsquo;Reilly le rejoint sur ce point. Mais la tendance est inqui&eacute;tante, &eacute;crit-il :</p>
<p style="margin-left: 40px; text-align: justify;"><em>&laquo; La fin du Web universel grand ouvert est quelque chose de dangereux, une perte des standards ouverts et des services qui sont g&eacute;n&eacute;ratifs &ndash; qui permettent aux gens de leur trouver de nouveaux usages&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et l&rsquo;incapacit&eacute; du Web &agrave; trouver un mod&egrave;le &eacute;conomique viable</strong>&nbsp;pousse vers le pragmatisme, compl&egrave;te Anderson :</p>
<p style="margin-left: 40px; text-align: justify;"><em>&laquo; A la fin, quoique ce soit qui fonctionne dans tous les domaines gagnera. Comme le Web passe de l&rsquo;adolescence &agrave; sa phase adulte, l&rsquo;id&eacute;alisme est naturellement sacrifi&eacute; pour le pragmatisme.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>O&rsquo;Reilly rappelle</strong> n&eacute;anmoins &agrave; juste titre :</p>
<p style="margin-left: 40px; text-align: justify;">&laquo; Il est beaucoup trop t&ocirc;t pour parler de la mort du Web ouvert [&hellip;]. Nous sommes seulement en train d&rsquo;assister &agrave; l&rsquo;&eacute;tape suivante d&rsquo;une danse complexe.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et Anderson le sait</strong> pertinemment&nbsp;:</p>
<p style="margin-left: 40px; text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Le Web en tant que ph&eacute;nom&egrave;ne culturel est toujours aussi puissant, mais le Web comme ph&eacute;nom&egrave;ne commercial (au moins en ce qui concerne le contenu) a peut &ecirc;tre atteint ses limites.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Oh qu&rsquo;il est loin,</strong> le titre provocateur&hellip;</p>
<h3>6.	Post-scriptum</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant de vous laissez vous forger votre propre opinion sur la question</strong>, une derni&egrave;re pr&eacute;cision. Depuis la publication de l&rsquo;article, les r&eacute;actions sont tr&egrave;s nombreuses : en cause, <a href="http://www.wired.com/magazine/wp-content/images/18-09/ff_webrip_chart2.jpg"><strong>le graphique d&rsquo;introduction propos&eacute; par Wired</strong></a><strong>, </strong>&agrave; partir de donn&eacute;es d'un rapport de Cisco, qui montre un fort ralentissement de la part prise par le Web dans le trafic sur Internet :</p>
<p style="text-align: justify;"><img width="450" src="/Content/Files/fc/image/Wired%20web%20is%20dead.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le site&nbsp;</strong><a href="http://www.boingboing.net/2010/08/17/is-the-web-really-de.html"><strong>BoingBoing a &eacute;pluch&eacute; graphiques et donn&eacute;es et montre qu'en fait la part d&eacute;di&eacute;e au Web reste dominante</strong></a><strong>. </strong>La repr&eacute;sentation propos&eacute;e par Chris Anderson jouerait uniquement sur le fait que la part de trafic d&eacute;di&eacute;e au Web augmente moins rapidement que les autres secteurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce n&rsquo;est pas par hasard si l&rsquo;on ne vous en a pas encore parl&eacute;. </strong>Ni Anderson ni Wired n'en sont &agrave; leur premier coup d'essai dans le domaine <a href="http://www.wired.com/techbiz/media/magazine/16-07/st_15deadthings"><strong>des d&eacute;clarations fracassantes</strong></a><strong>&nbsp;</strong>et &eacute;videmment bas&eacute;es sur quelques exag&eacute;rations de tendances. La prospective est &agrave; ce prix, et fustiger l&rsquo;article sur la seule base de cette repr&eacute;sentation, certes douteuse mais au fond anecdotique, nous semble un peu trop facile et surtout bien trop pr&eacute;matur&eacute;e.&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un peu comme</strong> l&rsquo;avis de d&eacute;c&egrave;s du Web,&nbsp;en fait.</p>
<p style="text-align: justify;">&quot;The Web is Dead,<strong> </strong>Long Vive the Web?&quot;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&gt; A lire ailleurs :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- <a href="http://ht.ly/2rKi9"><strong>Web isn't dead, It's the economy, Stupid!</strong></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.niemanlab.org/2010/08/the-web-dies-the-hype-lives-what-wired-left-out-of-its-eulogy"><strong>- The web dies, the hype lives: What Wired left out of its eulogy</strong></a></p>
<p style="text-align: justify;">- <a href="http://www.pearltrees.com/#/N-u=1_5623&amp;N-p=8784490&amp;N-s=1_1279351&amp;N-f=1_1279351"><strong>Un Pearltrees regroupant les articles sur la question</strong></a></p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/8/20/_mort-du-web_mais-que-raconte-vraiment-chris-anderson_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/8/20/_mort-du-web_mais-que-raconte-vraiment-chris-anderson_/</link>
      <title>  Mort du Web   : Mais que raconte vraiment Chris Anderson ?</title>
      <pubDate>Thu, 19 Aug 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<div><img src="http://www.regardssurlenumerique.com/Content/Files/ff/UE9TVC9RanZhQzZmcGd6ak5YcXkuanBn/wh/606/282/museogames.jpg" alt="Museogames" /></div><p style="text-align: justify; "><strong>Ce qui frappe le plus lorsque l&rsquo;on p&eacute;n&egrave;tre dans le</strong> <a href="http://museogames.com/"><strong>Museogames</strong></a>, install&eacute; du 22 juin au 7 novembre 2010 au <a href="http://www.arts-et-metiers.net/"><strong>Mus&eacute;e des Arts et m&eacute;tiers</strong></a>, c&rsquo;est le bruit. Le mus&eacute;e est anim&eacute;, vivant. La mise en sc&egrave;ne r&eacute;alis&eacute;e par <a href="http://www.lavitrinedetrafik.fr/"><strong>Trafik</strong></a>, un collectif lyonnais d&rsquo;arts graphiques et num&eacute;riques ancre plus l&rsquo;exposition dans la tradition des salles d&rsquo;arcade et des salles de jeux en r&eacute;seau que dans celle d&rsquo;un mus&eacute;e.</p>
<p style="text-align: justify; "><strong>Les sons d&eacute;licatement r&eacute;tro des jeux cultes</strong> se m&ecirc;lent aux discussions de passionn&eacute;s et &agrave; l&rsquo;excitation des plus et moins jeunes devant la collection de consoles et de jeux propos&eacute;s.</p>
<p style="text-align: center; "><img alt="" src="/Content/Files/fc/image/Museogames/affiche_museogames(1).png" /></p>
<p style="text-align: justify; "><strong>Peut-&ecirc;tre pour trancher avec cette atmosph&egrave;re</strong>, l&rsquo;exposition commence par une s&eacute;rie de citations et de d&eacute;finitions. St&eacute;phane Natkin, l&rsquo;un des commissaires de l&rsquo;exposition aux c&ocirc;t&eacute;s de Pierre Giner et de Lo&iuml;c Petitgirard, y d&eacute;finit par exemple le jeu vid&eacute;o comme une</p>
<p style="margin-left: 40px; text-align: justify; "><em>&laquo;&nbsp;&oelig;uvre interactive dont l&rsquo;objectif premier est de distraire ses utilisateurs et qui utilise par sa reproduction un appareil bas&eacute; sur une technologie informatique &raquo;</em>.</p>
<p style="text-align: justify; ">I<strong>nteraction et distraction, </strong>le d&eacute;cor est pos&eacute;.</p>
<p style="margin-left: 40px; text-align: justify; "><em>&laquo;&nbsp;Les jeux vid&eacute;o r&eacute;sultent d&rsquo;un souhait naturel de faire faire aux ordinateurs des choses amusantes&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify; ">ajoute <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nolan_Bushnell"><strong>Nolan Bushnell</strong></a>, inventeur de <em>Pong</em> et fondateur d&rsquo;Atari.</p>
<p style="text-align: justify; "><em><strong>&laquo;&nbsp;Une histoire &agrave; rejouer&nbsp;&raquo; </strong></em></p>
<p style="text-align: justify; "><strong>Rejouer l&rsquo;histoire, c&rsquo;est avant tout en conna&icirc;tre les grandes lignes&nbsp;</strong>: il y a 60 ans, les jeux vid&eacute;o n&rsquo;existaient pas. Aujourd&rsquo;hui <a href="http://www.afjv.com/press0912/091228_etude_usages_jeunes_jeux_video.htm"><strong>pr&egrave;s de 99% des adolescents y jouent</strong></a> et l&rsquo;industrie du jeu vid&eacute;o p&egrave;se plus que celle du cin&eacute;ma. L&rsquo;exposition se propose de balayer cette courte histoire du jeu vid&eacute;o et de l&rsquo;industrie vid&eacute;oludique, de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Rmvb4Hktv7U"><em><strong>Space War</strong></em></a>&nbsp;en 1962 &agrave; la cr&eacute;ation du jeu <a href="http://www.youtube.com/watch?v=LPkUvfL8T1I"><em><strong>Pong</strong></em></a>&nbsp;au d&eacute;but des ann&eacute;es 1970 jusqu&rsquo;aux nouveaux projets <a href="http://kara.allthingsd.com/20100817/full-d8-demo-microsofts-project-natal-now-called-kinect/"><em><strong>Kinect</strong></em></a>.</p>
<p style="text-align: justify; "><strong>Mais attention&nbsp;:  l&rsquo;expo Museogames n&rsquo;est pas pour autant un </strong><em><strong>&laquo;&nbsp;mus&eacute;e des jeux vid&eacute;o&nbsp;&raquo;</strong></em>. Son int&eacute;r&ecirc;t est ailleurs&nbsp;: rejouer l&rsquo;histoire des jeux vid&eacute;o de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=HL2p2ANFlQ4"><em><strong>Pacman</strong></em><strong> sur Atari 2600</strong></a> &agrave; <a href="http://www.youtube.com/watch?v=sYYCrWbl34w"><em><strong>Star Wars</strong></em><strong> sur Gamecube</strong></a>.</p>
<p style="text-align: justify; "><img alt="" src="/Content/Files/fc/image/Museogames/Entr%C3%A9e.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify; "><strong>Les vid&eacute;oprojecteurs reli&eacute;s &agrave; chaque console dessinent sur les murs une frise chronologique&nbsp;:</strong> comme s&rsquo;ils voulaient rappeler que le jeu n&rsquo;existe que dans une interaction avec le joueur, les &eacute;crans ne montrent que les parties jou&eacute;es en direct par les visiteurs.</p>
<p style="text-align: justify; "><img alt="" src="/Content/Files/fc/image/Museogames/Salle%20%C3%A9crans.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify; "><strong>La r&eacute;ussite de l&rsquo;exposition r&eacute;side dans cette capacit&eacute;</strong> &agrave; mettre en perspective cette &eacute;volution des jeux vid&eacute;o et des consoles&nbsp;: au del&agrave; des graphismes et des repr&eacute;sentations plus ou moins abstraites depuis les jeux en noir et blanc jusqu&rsquo;aux d&eacute;cors 3D ultra-r&eacute;alistes, c&rsquo;est avant tout l&rsquo;accessibilit&eacute; (voire la facilit&eacute;) des jeux qui a radicalement &eacute;volu&eacute;.</p>
<p style="text-align: justify; "><strong>Jouer &agrave; <em>Pong</em> ou &agrave; <em>Pacman</em> sur leurs consoles d&rsquo;origine</strong> et avec les <em>&laquo;&nbsp;manettes&nbsp;&raquo;</em> de l&rsquo;&eacute;poque se r&eacute;v&egrave;le bien plus d&eacute;licat que de tester une superproduction actuelle.</p>
<p style="text-align: justify; "><img alt="" src="/Content/Files/fc/image/Museogames/Manettes%20xbox.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify; "><strong>L&rsquo;ouverture vers des joueurs plus <em>&laquo;&nbsp;casuals&nbsp;&raquo;</em></strong>, ces joueurs <em>&laquo;&nbsp;occasionnels qui jouent &agrave; des jeux courts dont la prise en main est imm&eacute;diate&nbsp;&raquo;</em> selon la d&eacute;finition propos&eacute;e &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e, n&rsquo;est ainsi pas un ph&eacute;nom&egrave;ne r&eacute;cent comme on aurait tendance &agrave; le croire, mais un mouvement de fond qui date des d&eacute;buts du jeux vid&eacute;o et qui a permis la d&eacute;mocratisation  et la massification de la pratique.</p>
<p style="text-align: justify; "><strong>Peu de joueurs seraient sans doute aujourd&rsquo;hui</strong> pr&ecirc;ts &agrave; r&eacute;p&eacute;ter des dizaines de fois une m&ecirc;me s&eacute;quence de jeu pour en arriver &agrave; bout &agrave; l&rsquo;aide d&rsquo;une manette dot&eacute;e d&rsquo;un simple et unique bouton.</p>
<p style="text-align: justify; "><img alt="" src="/Content/Files/fc/image/Museogames/Arcade.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify; "><strong>C&rsquo;est l&agrave; l&rsquo;un des int&eacute;r&ecirc;ts majeurs de l&rsquo;exposition&nbsp;:</strong> proposer au grand public une approche simple et ludique d&rsquo;une culture du jeu vid&eacute;o pointue et r&eacute;serv&eacute;e jusque l&agrave; &agrave; de v&eacute;ritables fans. La pr&eacute;sentation des diff&eacute;rentes &oelig;uvres ne les oppose ni ne les met en comp&eacute;tition et les jeux 8 bit apparaissent au m&ecirc;me niveau que les productions plus r&eacute;centes.</p>
<p style="text-align: justify; "><strong>Elle traduit &eacute;galement une invitation &agrave; un retour</strong> &agrave; des jeux moins propres, moins liss&eacute;s dans un monde fortement technologique o&ugrave; l&rsquo;hyperr&eacute;alisme devient la norme, aussi bien dans les jeux vid&eacute;o qu&rsquo;au cin&eacute;ma.</p>
<p style="text-align: justify; "><strong>Mais l&rsquo;exposition ne sombre pas pour autant dans le regret d&rsquo;un <em>&laquo;&nbsp;&acirc;ge d&rsquo;or&nbsp;&raquo;</em> r&eacute;volu</strong>, elle se propose simplement comme une invitation &agrave; la d&eacute;couverte des origines et des &eacute;volutions du jeu vid&eacute;o, &agrave; la fois pass&eacute;es et futures. La question de la manette de jeu, qui n&rsquo;a que tr&egrave;s peu &eacute;volu&eacute;e jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;apparition de la Wii, et de son avenir se pose &eacute;galement, &agrave; l&rsquo;heure du d&eacute;veloppement du <a href="http://www.next-gen.biz/news/kinect-european-release-date-revealed"><strong>projet Kinect de Microsoft</strong></a> qui vise &agrave; situer le joueur dans son environnement et &agrave; reproduire ses gestes &agrave; l&rsquo;&eacute;cran.</p>
<p style="text-align: justify; "><img alt="" src="/Content/Files/fc/image/Museogames/Manettes%20xbox.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify; "><strong>L'exposition tient ses promesses, en proposant un panorama complet</strong> tout en restant tr&egrave;s, voire peut-&ecirc;tre trop au go&ucirc;t des puristes, accessible. Les questions cl&eacute;s du jeu vid&eacute;o en tant qu'objet culturel, politique ou philosophique sont soulev&eacute;es par certaines des vid&eacute;os propos&eacute;es mais elles restent bien souvent sans r&eacute;elles r&eacute;ponses.</p>
<p style="text-align: justify; "><strong>L'accent est mis sur le ludisme et sur la d&eacute;couverte</strong>, dans un souci d&rsquo;ouverture. Si r&eacute;ponses il y a, elles sont &agrave; chercher au d&eacute;tour d&rsquo;une discussion entre passionn&eacute;s et n&eacute;ophytes autour d'une borne d'arcade ou d&rsquo;une Megadrive.</p>
<p style="text-align: justify; "><img alt="" src="/Content/Files/fc/image/Museogames/Megadrive.jpg" /></p>
<p style="text-align: justify; ">La conclusion de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Chris_Marker"><strong>Chris Marker</strong></a>, cin&eacute;aste documentariste, qui conclut la visite m&eacute;riterait d&rsquo;ailleurs &agrave; elle seule d&rsquo;&ecirc;tre le sujet de la prochaine exposition du genre :</p>
<p style="margin-left: 40px; text-align: justify; "><em>&laquo; Les jeux vid&eacute;o sont la premi&egrave;re du plan d&rsquo;assistance des machines &agrave; l&rsquo;esp&egrave;ce humaine. Le seul plan qui offre un avenir &agrave; l&rsquo;intelligence. Pour le moment, l&rsquo;ind&eacute;passable philosophie de notre temps est contenue dans le &laquo;&nbsp;Pacman&nbsp;&raquo;. Je ne savais pas en lui sacrifiant toutes mes pi&egrave;ces de 100 yens qu&rsquo;il allait conqu&eacute;rir le monde. </em></p>
<p style="margin-left: 40px; text-align: justify; "><em>Peut-&ecirc;tre qu&rsquo;il est la plus parfaite m&eacute;taphore graphique de la condition humaine.&nbsp;Il repr&eacute;sente &agrave; leur juste dose les rapports de force entre l&rsquo;individu et l&rsquo;environnement, il nous annonce sobrement que s&rsquo;il y a quelque honneur &agrave; livrer le plus grand nombre d&rsquo;assauts victorieux, au bout du compte &ccedil;a finit toujours mal.&nbsp;&raquo;</em>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify; "><img alt="" src="/Content/Files/fc/image/Museogames/Game%20over.jpg" /></p>
<p style="text-align: right; "><small>(visuel : 2010&nbsp;&copy; <a href="http://museogames.com/"><strong>Mus&eacute;e des arts et m&eacute;tiers</strong></a> / Micka&euml;l Ayache)</small></p>
<p style="text-align: justify; ">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify; "><strong>&gt; Pour aller plus loin :</strong></p>
<p style="text-align: justify; ">- <a href="http://www.afjv.com/press1006/100628_museogames.php"><strong>Le Museogames vu par l'Agence Fran&ccedil;aise pour le Jeu Vid&eacute;o</strong></a></p>
<p style="text-align: justify; ">- <a href="http://museogames.com/?p=998"><strong>Une s&eacute;rie d'interviews r&eacute;alis&eacute;es aupr&egrave;s de sp&eacute;cialistes des jeux vid&eacute;os par le Museogames</strong></a></p>
<p style="text-align: justify; ">- <a href="http://museogames.com/?p=840"><strong>Une&nbsp;histoire des jeux vid&eacute;o&nbsp;sur le site Museogames</strong></a></p>
<p style="text-align: justify; ">- Bonus vid&eacute;o : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=bEyfaM9pQBE"><strong>confrontation entre l'univers de Buster Keafon (&quot;<em>Seven Chances</em>&quot;, 1925) et le jeu Super Mario</strong></a></p>
<p style="text-align: justify; ">&nbsp;</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/8/17/l-expo-museogames_des-joueurs-au-musee-des-arts-et-metiers/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/8/17/l-expo-museogames_des-joueurs-au-musee-des-arts-et-metiers/</link>
      <title>L'expo Museogames : des joueurs au Musée des Arts et Métiers</title>
      <pubDate>Mon, 16 Aug 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<div><img src="http://www.regardssurlenumerique.com/Content/Files/ff/UE9TVC9wSDJRQnpKYWVENGl0RGMuanBn/wh/606/282/joconde.jpg" alt="joconde" /></div><p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(visuel : &copy; 2007 Mus&eacute;e du Louvre&nbsp; / Ang&egrave;le Dequier - <a href="http://www.louvre.f">www.louvre.fr</a> 2010)</span></p>
<p><strong>Naviguer dans le <em>sfumato </em>et les craquelures de <em>La Joconde</em>, </strong>observer l&rsquo;application que <em>La Dentelli&egrave;re</em> de Vermeer met &agrave; accomplir sa t&acirc;che, plonger dans les corps enchev&ecirc;tr&eacute;s de <em>La Mort de Sardanapale</em>, &hellip; . Depuis le 22 juin, le mus&eacute;e du Louvre propose, sur son site internet, une fonctionnalit&eacute; permettant de naviguer au plus pr&egrave;s d&rsquo;une s&eacute;lection de dix-neuf &oelig;uvres, parmi les plus embl&eacute;matiques du plus visit&eacute; des mus&eacute;es parisiens.<br />
<br />
<strong>Ce </strong><a href="http://musee.louvre.fr/zoom/index.html"><strong>programme</strong></a><strong>, d&eacute;velopp&eacute; par le concepteur et &eacute;diteur de logiciels </strong><a href="http://www.ucaya.com/"><strong>Ucaya</strong></a><strong>, </strong>avec le service DeepZoom, de Microsoft [l&rsquo;&eacute;diteur de RSLN], est l&rsquo;une des nombreuses manifestations ext&eacute;rieures de la politique num&eacute;rique r&eacute;solument volontariste de l&rsquo;institution. <br />
<strong><br />
Site web, m&eacute;diations in situ, et applications mobiles : </strong>Agn&egrave;s Alfandari, &agrave; la t&ecirc;te du service multim&eacute;dia du Louvre, nous d&eacute;taille les trois axes de cette politique. &laquo; Notre logique g&eacute;n&eacute;rale est la suivante : quand une technologie est disponible, en quoi peut-elle nous aider ? Se r&eacute;v&eacute;ler utile ? Le web n&rsquo;a plus vraiment &agrave; faire ses preuves. Sur les autres technos, nous r&eacute;fl&eacute;chissons en permanence &hellip; &raquo;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><big>A l&rsquo;origine &eacute;tait &laquo; le service internet &raquo; &hellip;</big></strong></p>
<p><strong>Agn&egrave;s Alfandari : </strong>&laquo; Le num&eacute;rique au Louvre est n&eacute; en 1995 au moment du lancement du site internet louvre.fr. Le web a donc &eacute;t&eacute; le c&oelig;ur de notre mission, avant que d&rsquo;autres fonctions ne s&rsquo;ajoutent. Tr&egrave;s rapidement, une ligne a &eacute;t&eacute; fix&eacute;e : celle de ne pas &ecirc;tre uniquement un site de promotion, mais qui met l&rsquo;accent sur les contenus, un site de ressources.</p>
<p>C&rsquo;est une volont&eacute; claire de notre part, et dont on peut voir, aujourd&rsquo;hui, les r&eacute;sultats : sur la plupart des sites de mus&eacute;es, les visiteurs viennent avant tout pour trouver des infos pratiques, et ces rubriques p&egrave;sent 80% du trafic. Sur Louvre.fr, la rubrique la plus consult&eacute;e, c&rsquo;est celle consacr&eacute;e aux &oelig;uvres. Evidemment, elle est talonn&eacute;e par celle des renseignements pratiques, mais nous sommes au-del&agrave; du rapport 50/50 &hellip; . Cela correspond parfaitement &agrave; notre volont&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre un site de m&eacute;diation, et pas uniquement de renseignements. &raquo;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><big>Un process &eacute;ditorial particulier &hellip;</big></strong></p>
<p>&laquo; Nous avons mis en place un process &eacute;ditorial un peu particulier : les contenus sont tr&egrave;s largement produits par les diff&eacute;rents d&eacute;partements de conservation du mus&eacute;e, et pas uniquement dans le service multim&eacute;dia. J&rsquo;estime &agrave; 80% du fond &eacute;ditorial la production r&eacute;alis&eacute;e par les sp&eacute;cialistes des d&eacute;partements, et &agrave; une quarantaine le nombre de contributeurs du site au quotidien - alors que mon service comprend vingt personnes. Nous essayons donc d&rsquo;aller chercher propos, commentaires et expertise &agrave; la source. Et tous les textes sont valid&eacute;s par les diff&eacute;rents d&eacute;partements scientifiques. &raquo;</p>
<p style="text-align: center;"><big><strong>&laquo; Je n&rsquo;ai pas d&rsquo;ing&eacute;nieur qui code &hellip; &raquo;</strong></big></p>
<p>&laquo; Nous sommes un service d&rsquo;une vingtaine de personnes, ce qui est plut&ocirc;t important &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle du Louvre. L&rsquo;&eacute;quipe r&eacute;unit plusieurs g&eacute;n&eacute;rations, et, du coup, plusieurs type de formations : les personnes qui ont 35-45 ans ne risquent pas d&rsquo;avoir &eacute;t&eacute; dipl&ocirc;m&eacute;es d&rsquo;une formation multim&eacute;dia, puisque ce type de cursus n&rsquo;existait pas !</p>
<p>Une grande partie des personnes du service est pass&eacute;e par <a href="http://www.ecoledulouvre.fr/"><strong>l&rsquo;Ecole du Louvre</strong></a>, mais il y a &eacute;galement, dans l&rsquo;&eacute;quipe, des ing&eacute;nieurs, au profil plus techno. Mais attention : tous sont avant tout des chefs de projet &hellip; et je n&rsquo;ai par exemple aucun ing&eacute;nieur qui passerait son temps &agrave; coder, puisque nous avons externalis&eacute; cela ! &raquo;</p>
<p style="text-align: center;"><big><strong>Un nouveau Louvre.fr &agrave; l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2011</strong></big></p>
<p>&laquo; C&rsquo;est un chantier que nous avons anticip&eacute; il y a un plus d&rsquo;un an, et qui va nous occuper au moins jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2011 &hellip; Notre grande ligne directrice est la suivante : accorder une plus grande place au visuel, &agrave; la vid&eacute;o. Les images structureront la future ergonomie du site. Autre nouveaut&eacute; : nous allons tenter de nous affranchir un peu de l&rsquo;organisation du mus&eacute;e, peu compr&eacute;hensible pour le public.</p>
<p>Je m&rsquo;explique : si vous cherchez <a href="http://www.louvre.fr/llv/oeuvres/detail_notice.jsp?CONTENT%3C%3Ecnt_id=10134198673237785&amp;CURRENT_LLV_NOTICE%3C%3Ecnt_id=10134198673237785&amp;FOLDER%3C%3Efolder_id=9852723696500817&amp;baseIndex=0"><em><strong>La V&eacute;nus de Milo</strong></em></a>, par exemple &hellip; . Vous allez vous rendre dans la rubrique &laquo; &oelig;uvres &raquo;&nbsp; &hellip;. puis devoir &ecirc;tre capable de la placer dans le bon d&eacute;partement - Antiquit&eacute;s grecques, &eacute;trusques et romaines &ndash; puis, l&agrave;, &ecirc;tre capable de dire qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;art grec, et non romain ! Bref, on a d&eacute;j&agrave; perdu du monde &hellip; .</p>
<p>Nous utiliserons d&eacute;sormais tr&egrave;s largement les diff&eacute;rentes fonctionnalit&eacute;s de type &laquo; mise en avant &raquo;, etc. . Nous proposerons &eacute;galement une frise chronologique. Jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent, impossible de regrouper des peintures et des sculptures de la Renaissance qui sont dans des d&eacute;partements diff&eacute;rents. &raquo;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><big>Une communaut&eacute; lanc&eacute;e en septembre 2010</big></strong></p>
<p>&laquo; Nous lancerons un espace communautaire en septembre 2010, baptis&eacute; pour l&rsquo;instant &laquo; <em>Communaut&eacute; Louvre</em> &raquo;. Cette plateforme a &eacute;t&eacute; con&ccedil;ue et co-d&eacute;velopp&eacute;e dans le cadre d&rsquo;un partenariat d&rsquo;innovation avec Orange. Techniquement d&eacute;velopp&eacute; &agrave; part du site, nous relayerons n&eacute;anmoins cet espace communautaire depuis le site &hellip; Nous allons tester diff&eacute;rentes pratiques communautaires : contribution, partage, &eacute;change, indexation, labellisation&hellip; sur cette plateforme et si les r&eacute;sultats sont concluant nous int&eacute;grerons ses fonctionnalit&eacute;s &agrave; louvre.fr.&nbsp;</p>
<p>Cet espace communautaire s&rsquo;adressera au grand public, et permettra la cr&eacute;ation de groupes de discussion &agrave; acc&egrave;s modulable. Il proposera des liens syst&eacute;matiques avec les r&eacute;seaux sociaux du type Twitter, Flickr, etc. . Pour illustrer son usage, nous voulons, par exemple, permettre aux enseignants de l&rsquo;histoire des arts &agrave; l&rsquo;&eacute;cole et &agrave; leurs &eacute;l&egrave;ves d&rsquo;&eacute;changer, de pr&eacute;parer une visite au mus&eacute;e, de la prolonger. &raquo;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><big>Le num&eacute;rique in situ : &laquo; Donner des clefs sans se faire remarquer &raquo;</big></strong></p>
<p>&laquo; Nous avons une logique d&rsquo;exp&eacute;rimentation, gr&acirc;ce &agrave; <a href="http://www.museumlab.jp/francais/"><strong>Museum Lab</strong></a>, un v&eacute;ritable laboratoire d&rsquo;exp&eacute;rimentations, install&eacute; &agrave; Tokyo, via un partenariat avec la soci&eacute;t&eacute; DNP. Le principe est simple : nous proposons un nouveau type d&rsquo;exposition o&ugrave; sont pr&eacute;sent&eacute; une &oelig;uvre, ou un petit groupe d&rsquo;&oelig;uvres, accompagn&eacute;e d&rsquo;une dizaine de dispositifs de m&eacute;diation multim&eacute;dia.</p>
<p>Ces expositions sont ouvertes au public bien-sur ce qui nous permet de tester et d&rsquo;&eacute;valuer nos propositions. L&rsquo;id&eacute;e est de multiplier les formes de m&eacute;diation afin de permettre aux visiteurs de mus&eacute;e de mieux comprendre et s&rsquo;approprier l&rsquo;&oelig;uvre d&rsquo;art. Un exemple ? Dans un mus&eacute;e la majorit&eacute; des informations sont donn&eacute;es sous forme de texte &agrave; lire, parfois un peu scientifiques, longs&hellip;</p>
<p>Le num&eacute;rique permet de &laquo; dire &raquo; autrement, de d&eacute;livrer des informations par l&rsquo;exp&eacute;rimentation, comme avec cette boite immersive que nous avons con&ccedil;ue dans laquelle le visiteur &eacute;tait invit&eacute; &agrave; entrer et &agrave; avancer. Il pouvait v&eacute;ritablement entrer dans le tableau et comprendre ainsi la mani&egrave;re dont l&rsquo;&oelig;uvre &eacute;tait construite.</p>
<p>Etre guid&eacute; dans son observation, faire pour comprendre, toucher, ressentir&hellip;les possibilit&eacute;s du num&eacute;riques sont riches et nous semblent &ecirc;tre un compl&eacute;ment tr&egrave;s int&eacute;ressant &agrave; la m&eacute;diation plus traditionnelle. C&rsquo;est une logique de d&eacute;couverte par l&rsquo;exp&eacute;rimentation, plut&ocirc;t que la lecture. Nous &eacute;valuons ensuite ces exp&eacute;riences, pour en tirer des enseignements, valider l&rsquo;utilisation d&rsquo;une nouvelle technologie &hellip; . <br />
<br />
Mais attention : il n&rsquo;est pas question qu&rsquo;un dispositif num&eacute;rique entre en concurrence avec l&rsquo;&oelig;uvre. Le num&eacute;rique est un outil qui doit rester discret, et donner des clefs sans se faire remarquer. &raquo;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><big>Ouvrir les tiroirs des commodes &hellip;</big></strong></p>
<p>&laquo; Nous avons trois grands chantiers en cours sur le num&eacute;rique<em> in situ</em> : <a href="http://www.louvre.fr/llv/oeuvres/detail_departement.jsp?FOLDER%3C%3Efolder_id=1408474395181063&amp;CURRENT_LLV_DEP%3C%3Efolder_id=1408474395181063&amp;FOLDER%3C%3EbrowsePath=1408474395181063"><strong>la r&eacute;ouverture du d&eacute;partement des Arts de l&rsquo;Islam</strong></a>, cour Visconti, les salles des &laquo; trois antiques &raquo;, consacr&eacute;es &agrave; l'antiquit&eacute; tardive dans le bassin m&eacute;diterran&eacute;en, et pour 2012-2013, <a href="http://www.louvre.fr/llv/mecenat/fiche_projet.jsp?CONTENT%3C%3Ecnt_id=10134198673229689&amp;CURRENT_LLV_FICHE%3C%3Ecnt_id=10134198673229689&amp;FOLDER%3C%3Efolder_id=9852723696500965"><strong>les salles des objets d&rsquo;art et du mobilier du XVIIIe si&egrave;cle</strong></a>.</p>
<p>Un exemple de la place du num&eacute;rique<em> in situ</em> dans ce dernier : nous sommes en train d&rsquo;y concevoir des cartels num&eacute;riques. Les cartels classiques, ce sont ces plaquettes qui donnent donnant diverses informations : titre, auteur, etc., sur l&rsquo;&oelig;uvre. En version num&eacute;rique, ils sont un pr&eacute;cieux compl&eacute;ment d&rsquo;information. Certains permettront par exemple d&rsquo;ouvrir les tiroirs de meubles qui, &eacute;videmment, ne peuvent pas &ecirc;tre touch&eacute;s ! &raquo;</p>
<p style="text-align: center;"><big><strong>Le smartphone peut d&eacute;mocratiser l&rsquo;acc&egrave;s au mus&eacute;e</strong></big></p>
<p>&laquo; L&rsquo;application iPhone du Louvre a &eacute;t&eacute; lanc&eacute;e il y a un an, elle est gratuite, et a &eacute;t&eacute; t&eacute;l&eacute;charg&eacute;e &agrave; 2,5 millions de reprise : c&rsquo;est &eacute;videmment un tr&egrave;s grand succ&egrave;s, mais nous n&rsquo;allons pas nous arr&ecirc;ter l&agrave; !</p>
<p>Des d&eacute;veloppements sur d&rsquo;autres syst&egrave;mes d&rsquo;exploitation sont en cours, et vont nous permettre de toucher un public sociologiquement plus large. C&rsquo;est l&rsquo;un de nos enjeux fort : nous savons que l&rsquo;utilisation des smartphones n&rsquo;est pas r&eacute;serv&eacute;e &agrave; une &eacute;lite, loin de l&agrave;, et nous comptons bien nous en servir pour aller vers les gens.</p>
<p>C&rsquo;est l&rsquo;un des axes de d&eacute;mocratisation de l&rsquo;acc&egrave;s au mus&eacute;e, car nous savons que nous sommes encore largement inaccessibles, que tout le monde ne se sent pas autoris&eacute; &agrave; aller au mus&eacute;e. La mobilit&eacute; passe &eacute;galement avec les audioguides, d&eacute;sormais disponibles sur t&eacute;l&eacute;phones, et qui peuvent donc sortir du cadre du mus&eacute;e. &raquo;</p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: larger;"><strong>L&rsquo;extension du domaine du Louvre</strong></span></p>
<p>&laquo; Nous ne voulons pas nous contenter d&rsquo;un discours &laquo; descendant &raquo;. Evidemment, les visiteurs, du site ou du mus&eacute;e, attendent de nous la production d&rsquo;un discours assez &laquo; officiel &raquo;, mais cela ne nous emp&ecirc;che pas de nouer un dialogue riche avec nos publics.&nbsp;</p>
<p>Nous sommes par exemple en pleine r&eacute;flexion sur la mani&egrave;re dont nous pourrons tirer partie de tous les contenus g&eacute;n&eacute;r&eacute;s par les visiteurs, notamment lors de leurs visites. Ils ont tendance &agrave; utiliser divers espaces d&rsquo;expression en ligne comme une &laquo; carte postale num&eacute;rique &raquo;, un &laquo; livre d&rsquo;or en ligne &raquo; [Nous avions &eacute;voqu&eacute; cette tendance dans <a href="http://regardssurlenumerique.fr/blog/2010/5/17/la-nuit-des-musees-sur-le-net_ca-a-donne-quoi_/"><strong>notre compte-rendu de l&rsquo;op&eacute;ration qui a mis Twitter au c&oelig;ur de la Nuit des Mus&eacute;es</strong></a>, NDLR]. Mais cette fois, la technologie nous impose -encore - quelques limites : certains&nbsp; murs du Louvre font cinq m&egrave;tres de large. Du coup, l&rsquo;utilisation du Wifi ou de la 3G &hellip; ce n&rsquo;est pas encore tout &agrave; fait &ccedil;a ! &raquo;</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/7/29/le-louvre-en-ligne_une-plateforme-communautaire-en-septembre-et-un-nouveau-site-internet-en-2011/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/7/29/le-louvre-en-ligne_une-plateforme-communautaire-en-septembre-et-un-nouveau-site-internet-en-2011/</link>
      <title>Le Louvre en ligne : une plateforme communautaire en septembre et un nouveau site internet en 2011</title>
      <pubDate>Wed, 28 Jul 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<div><img src="http://www.regardssurlenumerique.com/Content/Files/ff/UE9TVC8xRWNlWVlkWnptbndFQkouanBn/wh/606/282/moleskinegeek.jpg" alt="moleskinegeek" /></div><p>Nous n'avons pas eu la place de publier <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/dossier/l-info-est-elle-prete-pour-sa-revolution_/"><strong>dans les billets rendant compte de notre enqu&ecirc;te sur l'information &agrave; l'heure num&eacute;rique</strong></a> toutes les petites phrases glan&eacute;es aupr&egrave;s des diff&eacute;rents acteurs interrog&eacute;s. En voici un petit best-of...</p>
<p style="text-align: center;"><strong><big>A propos des r&eacute;seaux sociaux</big></strong></p>
<p><strong>J&eacute;r&ocirc;me  Bureau, </strong>directeur de l'information de M6 :</p>
<blockquote>
<p>&laquo;  Il faut voir les r&eacute;seaux comme une richesse, ils am&egrave;neront plus de  d&eacute;mocratie, car plus rien de ne pourra rester cach&eacute; [...].&nbsp; En revanche,  il faudra apprendre &agrave; g&eacute;rer les d&eacute;rapages et chacun devra trouver sa  place &raquo;</p>
</blockquote>
<p><strong>Eric Izraelewicz, </strong>directeur  de la r&eacute;daction de La Tribune :</p>
<blockquote>
<p>Internet est &laquo;  une occasion exceptionnelle de se renouveler, de conna&icirc;tre une nouvelle  jeunesse &raquo;. &laquo; C'est passionnant et tr&egrave;s positif. &raquo;</p>
</blockquote>
<p><strong>Bruno  Schmutz, </strong>directeur g&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;Ipsos MediaCT :</p>
<blockquote>
<p>&laquo;  [L'information] est d&eacute;sormais d&eacute;multipli&eacute;e, gratuite et surabondante.  Les gens sont inform&eacute;s de plus en plus souvent, voire en continu. Cr&eacute;ant  de nouveaux individus, sous perfusion d'information. Plus il y a de  r&eacute;seaux sociaux, plus on a besoin de journalistes pour  apporter de la cr&eacute;dibilit&eacute;. Ce n'est pas un hasard si les premiers sites  d'info sont des sites de m&eacute;dias. &raquo;</p>
</blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong><big>Marques, vous avez dit marques ?</big></strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Eric Scherer,</strong> directeur des relations  ext&eacute;rieures de l'AFP :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;">&laquo; Dans ce  magma, pour &ecirc;tre confiant dans l'information v&eacute;hicul&eacute;e, on ira vers des  marques qui portent cette notion de confiance. &raquo;</p>
</blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong>Christophe Ginisty,</strong> blogueur, patron de  l'agence de communication Rumeur Publique et auteur de Allons enfants de  l'internet</p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;">&laquo; Les gens ont besoin  d'&eacute;claireurs qui leur disent : j'ai v&eacute;rifi&eacute; pour vous. &raquo;</p>
</blockquote>
<p><strong>J&eacute;r&ocirc;me  Bureau, </strong>directeur de l'information de M6 :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; L'information  se construira autour de marques pour se concentrer sur les faits, les  commentaires reviendront aux r&eacute;seaux sociaux &raquo;.</p>
</blockquote>
<p><strong>Herv&eacute;  Chabalier, </strong>patron-fondateur de l'agence Capa :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Nous vivons  une une r&eacute;volution. Il faut que les journalistes apportent au net une  valeur ajout&eacute;e, et non pas qu'ils d&eacute;valuent le journalisme &agrave; cause du  net. [...] Si nous journalistes ne sommes pas capables d'imposer des  espaces, des r&egrave;gles qui montrent que ce que nous proposons a une valeur  ajout&eacute;e par rapport &agrave; tout ce qui tra&icirc;ne sur la toile, alors on n'a plus  de m&eacute;tier. Je suis par ailleurs absolument favorable &agrave; ce qu'il existe  des espaces &ldquo;sauvages&rdquo;, o&ugrave; les gens peuvent s'exprimer. Cela a une  fonction th&eacute;rapeutique. &raquo;</p>
</blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong><big>Le  juste prix de l'info </big></strong></p>
<p><strong>J&eacute;r&ocirc;me Bureau,</strong> directeur de  l'information de M6 :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Un bon journaliste, &ccedil;a n'a pas de  prix. A condition de ne pas renoncer &agrave; la qualit&eacute; du contenu, car il n'y  aura de succ&egrave;s que par l'am&eacute;lioration du fond, des talents et des  comp&eacute;tences. &raquo;</p>
</blockquote>
<p><strong>Eric Izraelewicz,</strong> directeur de la r&eacute;daction de La Tribune :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Apr&egrave;s une  p&eacute;riode d'euphorie, de d&eacute;couverte, on s'aper&ccedil;oit qu'il faut payer une  vraie info, faite par des journalistes, v&eacute;rifi&eacute;e, sourc&eacute;e, avec une  expertise et une hi&eacute;rarchisation. &raquo;</p>
</blockquote>
<p><strong>Laurent Guimier,  </strong>directeur &eacute;ditiorial des sites d'actualit&eacute; du groupe Lagard&egrave;re Active :</p>
<blockquote>
<p>&laquo;  Je n'ai jamais per&ccedil;u un quelconque app&eacute;tit pour faire payer l'info  brute [...] Il faut oublier cette id&eacute;e. &raquo;</p>
</blockquote>
<p><strong>Patrick Le Floch,</strong>  directeur de l'Institut d'Etudes Politiques de Rennes  et sp&eacute;cialiste de l'&eacute;conomie des m&eacute;dias :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Cette notion de  valeur ajout&eacute;e n'est pas simple. C'est le flou le plus absolu, car  l'internaute a l'impression qu'il peut acc&eacute;der &agrave; l'information sans  co&ucirc;t. Tr&egrave;s peu de sites parviendront &agrave; appliquer le mod&egrave;le du tout  payant. Ou alors il faut s'entendre pour que tout le monde passe  ensemble au tout payant. &raquo;</p>
</blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong><big>L'avenir du papier en question</big></strong></p>
<p><strong>Fr&eacute;d&eacute;ric  Filloux,</strong> &eacute;diteur de la Monday's Note :&nbsp;</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Le papier est vou&eacute;  &agrave; dispara&icirc;tre, d'ici cinq pour la presse quotidienne, parce que c'est  une absurdit&eacute; &eacute;conomique. Au prix de l'article livr&eacute;, le papier est trop  peu comp&eacute;titif. Et le matin, le quotidien est d&eacute;j&agrave; obsol&egrave;te. &raquo;&nbsp;</p>
</blockquote>
<p><strong>Francis  Morel,</strong> directeur g&eacute;n&eacute;ral du Figaro :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; La disparition de la  presse quotidienne ? Je n'y crois pas un instant d'ici cinq, dix, m&ecirc;me  vingt ans. Les gens sont attach&eacute;s au papier. Le quotidien aura toujours  sa place, toujours dans l'actualit&eacute;, mais un peu plus dans l'analyse. &raquo;&nbsp;</p>
</blockquote>
<p><strong>Patrick Le Floch, </strong>directeur de l'Institut d'Etudes Politiques de  Rennes  et sp&eacute;cialiste de l'&eacute;conomie des m&eacute;dias :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Il est tr&egrave;s difficile de d&eacute;terminer l'horizon temporel sur lequel  les transformations auront lieu. Les &eacute;volutions sont &agrave; ce niveau assez  lentes &agrave; se mettre en place. &raquo;</p>
<p>&nbsp;</p>
</blockquote>
<p style="text-align: left;"><span style="font-size: larger;"><strong>&gt; Visuel :         </strong></span></p>
<p style="text-align: left;">Aper&ccedil;u de l'album <a href="http://www.flickr.com/photos/sd/sets/72157600099153271/"><strong>The Geekster Moleskine</strong></a>, par <a href="http://www.flickr.com/photos/sd"><strong>sd</strong></a>, licence CC</p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-size: larger;"><strong>&gt; Pour aller plus loin : </strong></span></p>
<p style="text-align: left;">- <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2010/6/25/making-of_pourquoi-rsln-s-interesse-a-l-info-en-ligne/"><strong>Making-of         : pourquoi RSLN s&rsquo;int&eacute;resse &agrave; l&rsquo;info en ligne</strong></a>, par     Eric    Boustouller, Pr&eacute;sident de Microsoft France</p>
<p style="text-align: left;">- <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2010/6/28/enquete_l-info-est-elle-prete-pour-sa-revolution_1-3-/"><strong>Enqu&ecirc;te,        acte I : une info <em>d&eacute;sinterm&eacute;di&eacute;e</em></strong></a></p>
<p style="text-align: left;">- <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/6/28/enquete_l-info-est-elle-prete-pour-sa-revolution_1-3-/"><strong>Enqu&ecirc;te,      acte II : de nouveaux formats</strong></a></p>
<p style="text-align: left;">- <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/6/30/enquete_l-info-est-elle-prete-pour-sa-revolution_3-3-/"><strong>Enqu&ecirc;te,      acte III : money, money, money</strong></a></p>
<p style="text-align: left;"><strong>- </strong><a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2010/7/1/nicholas-lemann_le-journalisme-en-ligne-fait-desormais-partie-integrante-du-journalisme-de-qualite_/"><strong>Nicholas      Lemann (Columbia) : &laquo; Le journalisme en ligne fait d&eacute;sormais partie      int&eacute;grante du journalisme de qualit&eacute; &raquo;</strong></a></p>
<p style="text-align: left;">- <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2010/6/15/pierre-haski_sur-rue89_nous-publions-une-vingtaine-d-articles-par-jour_il-en-faudrait-cinquante_/"><strong>Pierre      Haski : &laquo; Sur Rue89, nous publions une vingtaine d&rsquo;articles par   jour,    il en faudrait cinquante&hellip; &raquo;</strong></a></p>
<p style="text-align: left;"><strong>- </strong><a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2010/7/6/alain-weill_-le-bilan-des_newsroom_est-excellent_/"><strong>Alain     Weill : &laquo; Le bilan des &quot;newsroom&quot; est excellent &raquo;</strong></a></p>
<p style="text-align: left;"><strong>- </strong><a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2010/7/12/christophe-deloire_directeur-du-cfj_le-web-ramene-a-l-essence-du-journalisme_/"><strong>Christophe   Deloire, directeur du CFJ : &laquo; Le web ram&egrave;ne &agrave; l'essence du journalisme  &raquo;</strong></a></p>
<p style="text-align: left;"><strong>- </strong><a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2010/7/9/les-geeks-sont-ils-l-avenir-du-journalisme_/"><strong>Reportage    : Les geeks sont-ils l'avenir du journalisme ?</strong></a></p>
<p style="text-align: left;">- Tous nos articles sur <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/tags/nouveaux-medias/"><strong>les         nouveaux m&eacute;dias</strong></a></p>
<p style="text-align: left;">- Vous retrouverez &eacute;galement notre <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/les-dossiers"><strong>dossier</strong></a>        dans le prochain num&eacute;ro de <em>Regards sur le num&eacute;rique</em>,     version    papier. L&rsquo;abonnement (gratuit), <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/"><strong>c&rsquo;est en bas   de la      home page</strong></a>.</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/7/28/verbatims_choses-entendues-en-marge-de-notre-enquete-sur-l-info-numerique/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/7/28/verbatims_choses-entendues-en-marge-de-notre-enquete-sur-l-info-numerique/</link>
      <title>Verbatims : choses entendues en marge de notre enquête sur l'info numérique</title>
      <pubDate>Tue, 27 Jul 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<div><img src="http://www.regardssurlenumerique.com/Content/Files/ff/UE9TVC8zYmFBRjR1TU1kSmVxWlUuanBn/wh/606/282/home_34.jpg" alt="home_34" /></div><p><strong>Vous l&rsquo;avez sans doute remarqu&eacute;,</strong> nous avons &eacute;norm&eacute;ment parl&eacute; <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/tags/nouveaux-medias"><strong>d&rsquo;information en ligne</strong></a>, ces derni&egrave;res semaines. Nous anticipions en fait la publication du num&eacute;ro 3.4 de Regards sur le num&eacute;rique version papier &hellip; .</p>
<p><strong>Les abonn&eacute;s ont re&ccedil;u le magazine en fin de semaine derni&egrave;re,</strong> et nous vous proposons de parcourir cette nouvelle &eacute;dition en cliquant sur l&rsquo;image ci-dessous (fichier PDF) :</p>
<p><a href="/Content/Files/fc/file/RSLN_34.PDF"><img width="450" alt="rsln_34" src="/Content/Files/fc/image/rsln_corps.jpg" /></a></p>
<p><br />
<strong>Dans la foul&eacute;e de la sortie de ce 3.4, </strong>nous organiserons <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln"><strong>un d&eacute;bat RSLN sur la question</strong></a>, autour du th&egrave;me : &laquo; <em>Mieux informer gr&acirc;ce au web : comment on fait ?</em> &raquo;.<br />
<br />
<strong>&gt; Vous pouvez toujours recevoir le magazine en version papier, </strong>en vous abonnant en ligne (le formulaire d&rsquo;abonnement est en bas de la page d&rsquo;accueil du site) ou en nous contactant par email &agrave; l&rsquo;adresse : &laquo; abonnement@regardsurlenumerique.fr &raquo;.<br />
&nbsp;<br />
<strong>&gt; Initiative de Microsoft France, </strong>Regards sur le num&eacute;rique est un magazine trimestriel de d&eacute;cryptage des enjeux culturels, &eacute;conomiques et sociaux du num&eacute;rique. Le titre 3.3 (prononcez &laquo; trois point trois &raquo;), qui fait suite &agrave; 2.1, 2.2, &hellip; parus de novembre 2007 &agrave; d&eacute;cembre 2009, est d&rsquo;abord un clin d&rsquo;&oelig;il aux expressions &laquo; web 2.0 &raquo; et, d&eacute;sormais, 3.0, utilis&eacute;es pour d&eacute;signer les vagues d&rsquo;innovations successives qui transforment r&eacute;guli&egrave;rement Internet. C&rsquo;est aussi un clin d&rsquo;&oelig;il au jargon informatique, employ&eacute; pour distinguer les versions successives des logiciels.</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/7/26/a-telecharger_regards-sur-le-numerique-3-4-est-sorti_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/7/26/a-telecharger_regards-sur-le-numerique-3-4-est-sorti_/</link>
      <title>A télécharger : Regards sur le numérique 3.4 est sorti …</title>
      <pubDate>Sun, 25 Jul 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<div><img src="http://www.regardssurlenumerique.com/Content/Files/ff/UE9TVC9VbUxmalRSR2VpUDRpWUwuanBn/wh/606/282/twittermood.jpg" alt="Twittermood" /></div><p><strong>Les Am&eacute;ricains seraient plus heureux &agrave; Los Angeles qu&rsquo;&agrave; New York,</strong> et plus enclins &agrave; sourire le matin et le soir plut&ocirc;t que pendant les heures de bureau. C&rsquo;est en tout cas ce que sugg&egrave;re <a href="http://www.ccs.neu.edu/home/amislove/twittermood/"><strong>l&rsquo;&eacute;tude</strong></a> que viennent de publier cinq chercheurs des universit&eacute;s d&rsquo;Harvard et de Northeastern. L&rsquo;originalit&eacute; de la d&eacute;marche r&eacute;side dans l&rsquo;utilisation qu&rsquo;ils ont faite de Twitter.</p>
<p><strong>R&eacute;alis&eacute;e entre septembre 2006 et ao&ucirc;t 2009,</strong> l&rsquo;&eacute;tude porte sur plus de 300 millions de messages. Si elle n&rsquo;est pas n&eacute;cessairement repr&eacute;sentative de l&rsquo;ensemble de la population am&eacute;ricaine, elle apporte un &eacute;clairage sur les variations de moral chez l&rsquo;Oncle Sam et montre surtout les possibilit&eacute;s d&rsquo;utilisation des donn&eacute;es de Twitter.</p>
<p><strong>En bons communicants,</strong> les auteurs ne se sont pas content&eacute;s d&rsquo;un tableau r&eacute;barbatif pour publier leurs donn&eacute;es, mais ont mod&eacute;lis&eacute; leurs r&eacute;sultats dans une vid&eacute;o fascinante.</p>
<object height="385" width="500">
<param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/ujcrJZRSGkg&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" />
<param name="allowFullScreen" value="true" />
<param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed height="385" width="500" src="http://www.youtube.com/v/ujcrJZRSGkg&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object>
<p><strong>Le protocole de collecte des donn&eacute;es</strong> est relativement simple, chaque utilisation d&rsquo;un mot appartenant &agrave; la liste une liste baptis&eacute;e <a href="http://csea.phhp.ufl.edu/media/anewmessage.html"><strong>ANEW</strong></a> &eacute;tait comptabilis&eacute; dans une base de donn&eacute;es :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; L&rsquo;ANEW fournit un ensemble de classements des &eacute;motions normatives, pour un grand nombre de mots anglophones. Ces d&eacute;clarations, qui appartiennent au registre de la communication verbale, est class&eacute;e en fonction du plaisir, de l&rsquo;excitation, et de la sentiment pr&eacute;valent, et se veut un standard utilis&eacute; dans l&rsquo;&eacute;tude de l&rsquo;&eacute;motion et de l&rsquo;attention. &raquo;</p>
</blockquote>
<p><strong>Pour que la carte reste coh&eacute;rente,</strong> la taille des Etats s&rsquo;adapte en fonction du nombre de messages mais &eacute;galement de son nombre d&rsquo;habitants, pour &eacute;viter une sur repr&eacute;sentation des zones les plus peupl&eacute;es.<br />
L&rsquo;analyse des variations heure par heure montre une c&ocirc;te ouest significativement plus heureuse que la c&ocirc;te est.<br />
&nbsp;<br />
<strong>Sans surprise, </strong>le dimanche en fin de matin&eacute;e appara&icirc;t comme le moment le plus heureux de la semaine alors que le jeudi soir reste le pire.<br />
<strong>&nbsp;<br />
Au del&agrave; de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t pour les donn&eacute;es en elles-m&ecirc;mes, </strong>l&rsquo;utilisation de Twitter est int&eacute;ressante, en tant qu&rsquo;extracteur de donn&eacute;es sociales : elles permettent ensuite la d&eacute;termination de tendances &agrave; grande &eacute;chelle, la r&eacute;alisation d&rsquo;une photographie d&rsquo;une certaine population &agrave; un moment donn&eacute; ou, comme ici, sur une p&eacute;riode plus &eacute;tendue.</p>
<p><strong>Cette exploitation de donn&eacute;es collect&eacute;es</strong> dans des environnements num&eacute;riques n&rsquo;est pas nouvelle : comme il est techniquement et technologiquement extr&ecirc;mement d&eacute;licat d&rsquo;enregistrer et de traiter des donn&eacute;es sociales &agrave; grande &eacute;chelle dans le monde physique, de nombreux chercheurs se tournent de plus en plus vers des univers num&eacute;riques voire alternatifs, &agrave; l&rsquo;image des mondes virtuels.</p>
<p><strong>L&rsquo;exemple de la propagation</strong> <a href="http://www.medicalnewstoday.com/articles/80295.php"><strong>d&rsquo;une &eacute;pid&eacute;mie de peste dans World of Warcraft</strong></a> avait ainsi, d&egrave;s 2007, fait date en montrant les perspectives d&rsquo;int&eacute;gration de crit&egrave;res sociaux et comportementaux non pr&eacute;d&eacute;finis dans des mod&egrave;les de propagation purement math&eacute;matiques.</p>
<p><strong>Offrir de nouvelles perspectives de recherche </strong>aux universitaires et aux utilisateurs : qui sait, c&rsquo;est peut-&ecirc;tre dans cette voie que Twitter, souvent d&eacute;cri&eacute; comme un gadget futile et pour son microcosme ferm&eacute;, gagnera une partie de ses lettres de noblesse ? <br />
&nbsp;<br />
<strong> &gt; Pour aller plus loin</strong></p>
<p>- Une autre utilisation des donn&eacute;es de Twitter : <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/panorama/2010/6/21/la-ville-redessinee-par-les-reseaux-sociaux/"><strong>La ville redessin&eacute;e par les r&eacute;seaux sociaux</strong></a></p>
<p>- <a href="http://terranova.blogs.com/s14733099077021283.pdf"><strong>The untapped potential of virtual worlds to shed light on real world epidemics (PDF)</strong></a></p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/7/22/twitter-pour-analyser-l-humeur-des-americains/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/7/22/twitter-pour-analyser-l-humeur-des-americains/</link>
      <title>Twitter pour analyser l'humeur des Américains</title>
      <pubDate>Wed, 21 Jul 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<div><img src="http://www.regardssurlenumerique.com/Content/Files/ff/UE9TVC9FVlVQajVhdFNXc0dINkMuanBn/wh/606/282/thailande.jpg" alt="thailande" /></div><p><strong>Dans quelques ann&eacute;es, </strong>ils seront cr&eacute;ateurs de start-ups innovantes, chercheurs reconnus, voire, pourquoi pas, &agrave; la t&ecirc;te des nouveaux g&eacute;ants de l&rsquo;informatique. En attendant, et avec leurs comp&eacute;tences respectives, quatre cents &eacute;tudiants ont planch&eacute; dur &agrave; Varsovie, mi-juillet, lors de la comp&eacute;tition <a href="http://www.imaginecup.com/"><strong>Imagine Cup</strong></a>, organis&eacute;e par Microsoft (<a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/tags/imagine-cup"><strong>voir tous nos articles sur cette comp&eacute;tition</strong></a>).</p>
<p><strong>Leur feuille de route &eacute;tait simple : </strong>mobiliser toutes leurs comp&eacute;tences en informatique pour relever l'un des &laquo; <a href="http://www.un.org/fr/millenniumgoals/"><strong><em>objectifs du mill&eacute;naire</em></strong></a> &raquo; fix&eacute; par les Nations-Unies, et ce dans plusieurs cat&eacute;gories - &laquo; d&eacute;veloppement embarqu&eacute; &raquo; (la cr&eacute;ation d'objets intelligents), &laquo; conception logicielle &raquo;, &laquo; cr&eacute;ation anim&eacute;e &raquo;, &laquo; challenge IT &raquo;, &laquo; m&eacute;dias num&eacute;riques &raquo;.</p>
<p><strong>A ce petit jeu,</strong> les Fran&ccedil;ais n'ont pas d&eacute;m&eacute;rit&eacute; (<a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/vu-sur-le-web"><strong>voir la news du 12 juillet</strong></a>) : avec son tapis permettant de d&eacute;tecter les chutes, par exemple, l'&eacute;quipe <em>Geras </em>s'est class&eacute;e &agrave; la troisi&egrave;me place mondiale dans la cat&eacute;gorie &ndash; <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2010/7/4/imagine-cup_a-la-rencontre-des-francais-en-finale-mondiale/"><strong>nous vous les avions pr&eacute;sent&eacute; ici</strong></a>. M&ecirc;me m&eacute;daille de bronze pour&nbsp; l'&eacute;quipe <a href="http://www.green-gears.com/"><strong>Green Gears</strong></a>, inscrite dans la cat&eacute;gorie &laquo; cr&eacute;ation anim&eacute;e &raquo; &hellip; qui devrait d&rsquo;ailleurs faire parler d&rsquo;elle dans les mois &agrave; venir.</p>
<p><span style="color: rgb(255, 0, 0);"><strong>&gt;&gt; En attendant une prochaine victoire fran&ccedil;aise, nous vous pr&eacute;sentons en quelques lignes les projets qui ont remport&eacute; les cinq cat&eacute;gories : </strong></span></p>
<p><strong><span style="font-size: larger;">Int&eacute;grer des enfants sourds dans une classe</span></strong></p>
<p><img width="450" src="/Content/Files/fc/image/thailande-ok-bis.jpg" alt="thailande" /></p>
<p><strong>Permettre &agrave; des enfants souffrant d&rsquo;un d&eacute;ficit auditif, </strong>voire de surdit&eacute;, de suivre les cours d'une classe tout ce qu&rsquo;il y a de plus ordinaire, gr&acirc;ce &agrave; un logiciel utilisant &agrave; la fois de la reconnaissance vocale et faciale, un syst&egrave;me de traduction en langage des signes, &hellip;</p>
<p><strong>Le projet <em>eyeFeel </em>est le grand gagnant de la comp&eacute;tition</strong> dans la cat&eacute;gorie &laquo; cr&eacute;ation logicielle &raquo;, l&rsquo;une des deux cat&eacute;gories reine de la comp&eacute;tition. D&eacute;velopp&eacute; par quatre &eacute;tudiants de <a href="http://www.ku.ac.th/aboutku/english"><strong>l&rsquo;universit&eacute; Kasetsart</strong></a>, il fonctionne pour l&rsquo;instant uniquement en anglais &hellip; mais devrait tr&egrave;s prochainement b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;une version tha&iuml;e. &laquo; <em>On veut rendre &eacute;gaux tous les &eacute;tudiants dans une classe &hellip;</em> &raquo;, explique Pichai Sodsai, l&rsquo;un des membres de l&rsquo;&eacute;quipe.</p>
<p><span style="font-size: larger;"><strong> Surveiller ses conso d&rsquo;&eacute;nergies &hellip; et &eacute;conomiser !</strong></span></p>
<p><img width="450" src="/Content/Files/fc/image/taiwan-ok.jpg" alt="smarterme" /></p>
<p><strong>D&eacute;pass&eacute;, le bon vieux compteur &eacute;lectrique. </strong>Le projet &laquo; SmarterME &raquo;, vainqueur de la cat&eacute;gorie &laquo; d&eacute;veloppement embarqu&eacute; &raquo;, propose de visualiser, en un coup d&rsquo;&oelig;il, outre les kilowatt-heure qui d&eacute;filent, les diff&eacute;rentes sources de consommation d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; dans votre maison.</p>
<p><strong>D&eacute;velopp&eacute; par une &eacute;quipe ta&iuml;wanaise</strong> de la <a href="http://www.nctu.edu.tw/english/index.php"><strong>National Chiao Tung University</strong></a>, le projet s&rsquo;adresse pour l&rsquo;instant aux familles &hellip; mais l&rsquo;&eacute;quipe a la ferme intention d&rsquo;en d&eacute;velopper une version capable de surveiller les consommations &eacute;lectriques d&rsquo;un immeuble de bureau.</p>
<p><strong>Ah oui, et si vous leur demandez comment</strong> ils en ont eu l&rsquo;id&eacute;e, les trois &eacute;tudiants ont une r&eacute;ponse &hellip; d&eacute;routante : &laquo; <em>Nous avons re&ccedil;u un jour une facture astronomique &hellip; </em>&raquo;. Tiens donc.</p>
<p><strong><span style="font-size: larger;">Recruter des volontaires via un jeu vid&eacute;o </span></strong></p>
<p><strong>Combattre la pauvret&eacute;,</strong> lutter contre les in&eacute;galit&eacute;s hommes-femmes, ou le r&eacute;chauffement climatique. Dans <a href="http://wildfire.nohakostudios.net/index-old.html"><strong><em>Wildfire</em></strong></a>, jug&eacute; meilleur jeu vid&eacute;o de sa cat&eacute;gorie, vous ne vous battez pas contre des monstres, ou pour gagner des dollars, mais bien pour des causes &laquo; nobles &raquo;, pour lesquelles vous devez recruter un maximum de volontaires.</p>
<p><strong>Message subliminal </strong>diffus&eacute; par l&rsquo;&eacute;quipe By Implication, de l&rsquo;<a href="http://www.admu.edu.ph/"><strong>Ateneo de Manila University</strong></a>, aux Philippines, auteur du jeu : oui, ces maux peuvent &ecirc;tre &eacute;radiqu&eacute;s, pour peu que l&rsquo;on travaille un peu ensemble &hellip; .</p>
<p><strong>Regardez une d&eacute;monstration de leur projet :</strong></p>
<object height="385" width="480">
<param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/pZo52vpSjF8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" />
<param name="allowFullScreen" value="true" />
<param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed height="385" width="480" src="http://www.youtube.com/v/pZo52vpSjF8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object>
<p>&nbsp;&laquo;<em> On adore le game design, et on ne va pas s&rsquo;arr&ecirc;ter l&agrave;</em> &raquo;, promet d&eacute;j&agrave; Philip Cheang, l&rsquo;un des &eacute;tudiants impliqu&eacute;s.<br />
<br />
<span style="font-size: larger;"><strong>Des r&eacute;seaux plus intelligents ?</strong></span></p>
<p><strong>La cat&eacute;gorie des r&eacute;seaux est un peu particuli&egrave;re : </strong>contrairement aux autres, les concurrents sont jug&eacute;s sur une performance live, et n&rsquo;ont pas pr&eacute;sent&eacute; un projet particulier. A ce petit jeu &ndash; narr&eacute; en <em>live </em><a href="http://www.networkworld.com/community/blog/imagine-cup-2010-it-challenge-final-competiti"><strong>ici</strong></a> - , c&rsquo;est Weiqiu Wen, de la <a href="http://english.hust.edu.cn/"><strong>Huazhong University of Science and Technology</strong></a>. Quel rapport entre des r&eacute;seaux et les objectifs du mill&eacute;naire ? Simple : chacun des candidats devait r&eacute;aliser un syst&egrave;me capable de consommer le moins d&rsquo;&eacute;nergie possible.</p>
<p><strong><span style="font-size: larger;">L&rsquo;imagination au pouvoir ? </span></strong></p>
<p><strong>30 heures pour penser, cr&eacute;er et r&eacute;aliser un film anim&eacute; : </strong>voil&agrave;, concr&egrave;tement, le d&eacute;fi &agrave; relever dans la cat&eacute;gorie &laquo; cr&eacute;ation anim&eacute;e &raquo;. L&rsquo;&eacute;quipe ta&iuml;wanaise Mirror Vita - 100% f&eacute;minine ! - de la <a href="http://www.ntut.edu.tw/english/"><strong>National Taipei University of Technology</strong></a>, a &eacute;t&eacute; jug&eacute;e la meilleure dans ce d&eacute;fi.</p>
<p>Regardez leur r&eacute;alisation :</p>
<object height="385" width="480">
<param value="http://www.youtube.com/v/Sgx-q_dCIHU&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" name="movie" />
<param value="true" name="allowFullScreen" />
<param value="always" name="allowscriptaccess" /><embed height="385" width="480" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Sgx-q_dCIHU&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1"></embed></object>
<p><strong>Bon, et juste pour le plaisir &hellip; </strong>M&ecirc;me s&rsquo;ils n&rsquo;ont termin&eacute; qu&rsquo;&agrave; la troisi&egrave;me place, nous vous proposons le clip des Fran&ccedil;ais de Green Gears :<br />
<br />
<object height="385" width="480">
<param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/9Hc-GTILKl8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" />
<param name="allowFullScreen" value="true" />
<param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed height="385" width="480" src="http://www.youtube.com/v/9Hc-GTILKl8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object> &nbsp;</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/7/21/un-coup-d-œil-aux-vainqueurs-d-imagine-cup-2010_un-avant-gout-du-futur_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/7/21/un-coup-d-œil-aux-vainqueurs-d-imagine-cup-2010_un-avant-gout-du-futur_/</link>
      <title>Un coup d'œil aux vainqueurs d'Imagine Cup 2010 : un avant-goût du futur ?</title>
      <pubDate>Tue, 20 Jul 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<div><img src="http://www.regardssurlenumerique.com/Content/Files/ff/UE9TVC9WdTJxN1R5NmhtYmRxZ1guanBn/wh/606/282/cloud-computing.jpg" alt="cloud-computing" /></div><p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(visuel : </span><a href="http://www.flickr.com/photos/solea20/2557395008/"><span style="font-size: smaller;"><strong>Formation de nuages</strong></span></a><span style="font-size: smaller;">, par </span><a href="http://www.flickr.com/photos/solea20/"><span style="font-size: smaller;"><strong>solea20</strong></span></a><span style="font-size: smaller;">, licence CC)</span></p>
<blockquote>
<p><strong>Informatique en nuage</strong><br />
Domaine : <em>Informatique/Internet.</em><br />
D&eacute;finition : <em>Mode de traitement des donn&eacute;es d'un client, dont  l'exploitation s'effectue par l'internet, sous la forme de services  fournis par un prestataire.</em><br />
Note : <em>L'informatique en nuage est une  forme particuli&egrave;re de g&eacute;rance de l'informatique, dans laquelle  l'emplacement et le fonctionnement du nuage ne sont pas port&eacute;s &agrave; la  connaissance des clients.</em><br />
[...]<br />
&Eacute;quivalent &eacute;tranger : cloud computing.</p>
</blockquote>
<p><strong>Voil&agrave;, &ccedil;a y est,</strong> <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022309303&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=id"><strong>le JO a tranch&eacute;</strong></a> : le <em>cloud computing</em>, ou <em>informatique en nuage</em> a trouv&eacute; d&eacute;finition et traduction officielles, le 6 avril dernier.</p>
<p><strong>Mais, histoire d'aller un peu plus loin que les mots,</strong> nous avons demand&eacute; <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/6/18/le-cloud_buzzword-ou-revolution_/"><strong>quelques explications &agrave; nos experts</strong></a>.  D'autant que vous n'avez pas fini d'entendre parler du sujet : le <em>cloud computing </em>fait, en  ce moment, officiellement l&rsquo;objet d&rsquo;une <a href="http://www.prospective-numerique.gouv.fr/presse/actualites/070610-volet-contenus-et-usages-numeriques-des-investissements-d-avenir-c-est-part"><strong>consultation  publique</strong></a>, men&eacute;e par le secr&eacute;tariat d&rsquo;Etat &agrave; la prospective  de Nathalie Kosciusko-Morizet dans le cadre du &laquo; <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/tags/grand-emprunt/"><strong>grand  emprunt</strong></a> &raquo;.</p>
<p><strong>En sollicitant tant des  patrons de start-up, </strong>que des repr&eacute;sentants institutionnels et  de grandes entreprises, ou des experts plus &laquo; <em>soci&eacute;taux </em>&raquo; du  num&eacute;rique, nous savions que nous pourrions croiser les points de vue sur les usages du cloud.</p>
<p><strong>Et, au final, m&ecirc;me les  plus &laquo; <em>mod&eacute;r&eacute;s </em>&raquo;</strong> s&rsquo;interrogent plus sur la &laquo; <em>temporalit&eacute; </em>&raquo;  de cette &laquo; <em>r&eacute;volution </em>&raquo;, que sur la port&eacute;e r&eacute;elle de la mutation &agrave; l'oeuvre...</p>
<p style="margin-left: 40px;"><strong>&gt;&gt; Voici un petit  tour d&rsquo;horizon </strong><a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/6/18/le-cloud_buzzword-ou-revolution_/"><strong>des enjeux soulev&eacute;s dans leurs contributions</strong></a><strong> :</strong></p>
<p>►  <strong><span style="font-size: larger;">Lorsque l&rsquo;usager  (r&eacute;-ap)para&icirc;t&hellip;</span></strong></p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/kubina/120536705/">&nbsp;<input type="image" width="450" src="/Content/Files/fc/image/user-interface.jpg" alt="user-interface" /></a></p>
<p><strong>C&rsquo;est Dominique Piotet </strong>(<a href="http://www.rebellionlab.com/"><strong>Rebellion Lab</strong></a>,  co-auteur de <a href="http://www.alchimiedesmultitudes.atelier.fr/"><strong>L&rsquo;Alchimie  des multitudes</strong></a>) qui est sans doute le plus imag&eacute; et le plus  concret. Il nous<a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/6/18/le-cloud_buzzword-ou-revolution_/115/dominique-piotet/"><strong> raconte</strong></a> ainsi comment le cloud a sauv&eacute; &laquo; <em>ses  photos, sa musique, ses applications, son calendrier, ses contacts</em>  &raquo;, le jour o&ugrave; son t&eacute;l&eacute;phone a &laquo; <em>disparu </em>&raquo; apr&egrave;s &laquo; <em>une  bousculade dans le m&eacute;tro &agrave; Barcelone</em> &raquo;.</p>
<p><strong>Catastrophe  ? Que nenni !</strong> &laquo; <em>Retour &agrave; l&rsquo;h&ocirc;tel et soulagement [&hellip;] : tout  est bien dans les nuages. Rien n&rsquo;est arriv&eacute; !</em> &raquo;. Et d&rsquo;en tirer  un premier enseignement :</p>
<blockquote>
<p>&laquo;<em> Nos donn&eacute;es prennent  d&rsquo;autant plus de valeur qu&rsquo;elles sont dans les nuages, donc accessibles  partout, et par tous les moyens. </em>&raquo;</p>
</blockquote>
<p><strong>Cette  mutation est structurelle,</strong> <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/6/18/le-cloud_buzzword-ou-revolution_/110/nils-aziosmanoff/"><strong>th&eacute;orise</strong></a> &agrave; sa suite<strong> Nils  Aziosmanoff</strong>,&nbsp; fondateur de <a href="http://www.terres-interactives.com/"><strong>Navidis</strong></a>  et pr&eacute;sident du <a href="http://www.lesiteducube.com/"><strong>Cube</strong></a> :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; <em>L&rsquo;usage est enfin au c&oelig;ur des attentions</em>. <em>[On assiste au] passage de l&rsquo;&egrave;re de l&rsquo;informatique &agrave; celle du num&eacute;rique, [quand]  le front office prend le pas sur le back office</em>. &raquo;</p>
</blockquote>
<p><strong>Pour Laurent Glaenzer, </strong>de <a href="http://blog.lemon-operations.com/country/international/"><strong>Lemon Operations</strong></a>, soci&eacute;t&eacute; sp&eacute;cialis&eacute;e dans le recrutement et la gestion de partenaires pour des soci&eacute;t&eacute;s dans l'informatique, c'est bien l'utilisateur qui est au centre du cloud :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; <em>L&rsquo;utilisateur, enfin affranchi de la barri&egrave;re technologique et des contraintes d&rsquo;infrastructure, retrouve enfin le pouvoir de d&eacute;cider de ses applications.</em> &raquo;</p>
</blockquote><blockquote> </blockquote>
<p><strong>Cette  &eacute;volution, qui fait de &laquo; <em>l&rsquo;exp&eacute;rience utilisateur</em> &raquo;</strong>  l&rsquo;un des piliers du d&eacute;veloppement de toute application, refl&egrave;te  &eacute;galement une &eacute;volution nettement plus structurelle de l&rsquo;industrie du  num&eacute;rique, avance St&eacute;phane Distinguin (<a href="http://twitter.com/fano"><strong>faberNovel, af83, VP de Cap Digital, etc.</strong></a>)&nbsp; &ndash; <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/6/18/le-cloud_buzzword-ou-revolution_/112/stephane-distinguin/"><strong>lisez sa contribution</strong></a> et vous  verrez, il a m&ecirc;me une petite tendresse particuli&egrave;re pour les DSI.</p>
<blockquote>
<p>&laquo;<em> </em><em>En 15 ans, l</em><em>a  Formule 1 de nos m&eacute;tiers est pass&eacute;e, imperceptiblement mais sans retour  possible, du secteur professionnel au grand public</em> &raquo;,  juge-t-il. &laquo; <em>Le cloud computing, c&rsquo;est l&rsquo;adoption par les &eacute;diteurs  B2B des mod&egrave;les &laquo; grand public &raquo; dans leur fonctionnalit&eacute; [et dans] leur  architecture.</em> &raquo;</p>
</blockquote>
<p>► <strong><span style="font-size: larger;">De nouveaux jeux d'acteurs</span></strong></p>
<p><strong>La  question pos&eacute;e par St&eacute;phane Distinguin,</strong> qui a bien connu, de  l&rsquo;int&eacute;rieur, <a href="http://lacantine.org"><strong>La Cantine</strong></a> -&nbsp; l&rsquo;un des &laquo;  moteurs &raquo; de l&rsquo;innovation made in France - c&rsquo;est &eacute;galement celle des  acteurs. Et, in fine, du &laquo; <em>qui perd</em> &raquo; vs &laquo; <em>qui gagne</em>  &raquo;, &agrave; l&rsquo;heure du cloud computing.</p>
<p><strong>Fr&eacute;d&eacute;ric Halley,</strong>  l&rsquo;un des co-fondateurs de <a href="http://www.tiogaventure.com/"><strong>Tioga Venture</strong></a>,  cabinet de conseil en management sp&eacute;cialiste des nouvelles technos,  <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/6/18/le-cloud_buzzword-ou-revolution_/108/frederic-halley/"><strong>esquisse une r&eacute;ponse</strong></a> :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; <em>Les grands acteurs comme Amazon (EC2),  Microsoft (Azure) ou Google ont ouvert leurs plateformes et  infrastructures aux soci&eacute;t&eacute;s et d&eacute;veloppeurs tiers. Cette ouverture  change radicalement la donne en permettant le d&eacute;veloppement simple et  rapide d&rsquo;applications [&hellip;] par presque n&rsquo;importe qui. Le partage des  infrastructures (de plus en plus importantes et ch&egrave;res) abaisse  drastiquement la barri&egrave;re &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e ; ce qui se traduira m&eacute;caniquement  par une profusion d&rsquo;offres et de services &agrave; la disposition des  entreprises comme des particuliers. </em>&raquo;</p>
</blockquote>
<p><strong>Avec une  petite mise en garde, tout de m&ecirc;me :</strong> il ne faudrait pas prendre  pour des nuages de simples gouttelettes d&rsquo;&eacute;vaporation.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; <em>Il existe  encore une grande confusion sur le march&eacute; [&hellip;]</em>. <em>Toutes les soci&eacute;t&eacute;s de technologie se revendiquent du  &lsquo;cloud computing&rsquo;, m&ecirc;me quand les architectures sous-jacentes ne sont  que de &lsquo;simples&rsquo; plateformes d&rsquo;h&eacute;bergement comme on en faisait dans les  ann&eacute;es 90&hellip; </em>&raquo;.</p>
</blockquote>
<p>► <strong><span style="font-size: larger;">L'Etat peut accompagner le  mouvement avec plusieurs leviers ... </span></strong><a href="http://www.flickr.com/photos/jwyg/4528443760/"><br />
</a></p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/jwyg/4528443760/"><img width="450" src="/Content/Files/fc/image/open-data-stickers.jpg" alt="open-data" /></a></p>
<p><strong>L&rsquo;Etat et les grandes  entreprises</strong> auront les moyens  techniques et financiers  d&rsquo;adosser leurs syst&egrave;mes d&rsquo;informations &agrave; des  clouds &laquo; <em>priv&eacute;s,  publics ou hybrides</em> &raquo;, situ&eacute;s n&rsquo;importe o&ugrave;  dans le monde. Mais pas  les TPE-PME : Olivier Midi&egrave;re, pr&eacute;sident de  l&rsquo;ADEN (Association pour le  d&eacute;veloppement de l'&eacute;conomie num&eacute;rique), <a href="http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-l-aden-trace-la-voie-des-clouds-communautaires-locaux-30680.html"><strong>auteur   d&rsquo;une proposition sur la question</strong></a>, pose le d&eacute;bat autour   des investissements publics en mati&egrave;re de cloud avec un questionnement   assez proche des th&eacute;matiques de souverainet&eacute; nationale &ndash; la France doit   adopter une &laquo; <em>strat&eacute;gie alternative</em> &raquo; en mati&egrave;re de cloud, <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/6/18/le-cloud_buzzword-ou-revolution_/109/olivier-midiere/"><strong>&eacute;crit-il</strong></a>.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; <em>Sous l&rsquo;impulsion des pouvoirs publics  locaux et dans le cadre  de partenariats publics priv&eacute;s, [il faut cr&eacute;er]  un maillage de  centrales num&eacute;riques &eacute;co-responsables (datacenters) [&hellip;]  r&eacute;pondant aux  besoins informatiques tant des TPE-PME que des  &eacute;tablissements publics  et des citoyens dans les r&eacute;gions. </em>&raquo;</p>
</blockquote>
<p><strong>Pour Marc Jalabert, de Microsoft France, </strong>un autre  aspect de la probl&eacute;matique <em>cloud </em>vue du c&ocirc;t&eacute; de l'Etat r&eacute;side  dans la question de la &quot;lib&eacute;ration&quot; des donn&eacute;es publiques&nbsp; - ou  mouvement <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Open_science_data"><strong>Open  data</strong></a> :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; <em>Avec le d&eacute;veloppement de l&rsquo;opendata, [le cloud va permettre] la  mise &agrave;  disposition d&rsquo;une somme d&rsquo;informations et de donn&eacute;es publiques  qui vont  transformer le service au citoyen, et tr&egrave;s certainement  &eacute;galement la  relation gouvernant/gouvern&eacute;s, tout en promettant de  spectaculaires  avanc&eacute;es de la connaissance.</em> &raquo;</p>
</blockquote><blockquote> </blockquote>
<p>► <span style="font-size: larger;"><strong>Quel  timing ? </strong></span><a href="http://www.flickr.com/photos/kozumel/2472473414/"><br />
</a></p>
<p><strong>Alors, r&eacute;volution ou pas ?</strong>  Pour cela, encore faudrait-il comprendre exactement &agrave; quel moment de  cette &laquo; <em>&eacute;volution </em>&raquo; nous nous situons .</p>
<p><strong>Alexis Mons</strong> (<a href="http://www.groupereflect.net/blog/archives/author/alexis-mons"><strong>Groupe Reflect</strong></a>) par  exemple, <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/6/18/le-cloud_buzzword-ou-revolution_/114/alexis-mons/"><strong>consid&egrave;re</strong></a> plut&ocirc;t la g&eacute;n&eacute;ralisation du cloud comme &laquo;<em>  l&rsquo;aboutissement </em>&raquo; d'un processus :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; [Le cloud, c'est] <em>l&rsquo;abaissement  des co&ucirc;ts mat&eacute;riels conjugu&eacute; &agrave; l&rsquo;accroissement des volumes stock&eacute;s et  circulants</em> &raquo;.</p>
</blockquote>
<p><strong>Marc Jalabert, de Microsoft France, </strong>situe d'ailleurs l'importance du changement moins dans les &eacute;volutions technologiques que dans leurs usages en entreprise et pour le secteur public :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; <em>Nous sommes d&eacute;j&agrave; tous en fait des &laquo; Monsieur Jourdain &raquo; du nuage, qui utilisons des webmails, conversons sur les r&eacute;seaux sociaux, stockons nos photos en ligne, etc. La nouveaut&eacute; r&eacute;side dans l&rsquo;envergure qu&rsquo;est en train de prendre le mouvement du cloud computing, et dans le fait que, depuis le grand public, il s&rsquo;appr&ecirc;te &agrave; r&eacute;volutionner l&rsquo;entreprise et le secteur public. </em>&raquo;</p>
</blockquote>
<p><strong>Cette vision est </strong><a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/6/18/le-cloud_buzzword-ou-revolution_/105/jamil-chawki/"><strong>appuy&eacute;e</strong></a><strong> par Jamil Chawki, de France Telecom R&amp;D :</strong></p>
<blockquote>
<p>&laquo;  <em>Nous sommes d&eacute;j&agrave; au d&eacute;but de la maturation du cloud </em>[...] <em>Le premier  d&eacute;veloppement de la fourniture des applications depuis [&hellip;] Internet [remonte &agrave;] </em><em>la g&eacute;n&eacute;ralisation du vrai haut d&eacute;bit [en 2005]. </em><em> </em>&raquo;</p>
</blockquote>
<p><strong>Dominique Sciamma, du </strong><a href="http://www.stratecollege.fr/index2.html"><strong>Strate College</strong></a><strong>, se propose d'ailleurs tr&egrave;s gentiment de nous rafra&icirc;chir la m&eacute;moire : </strong></p>
<blockquote>
<p>&laquo; <em>Pour ceux qui ont un peu de m&eacute;moire informatique, il est toujours amusant de voir combien certains sont prompts &agrave; s&rsquo;&eacute;merveiller de concepts anciens au motif qu&rsquo;ils ont un nouveau nom. Le cloud computing, apr&egrave;s tout, ne fait que r&eacute;inventer l&rsquo;informatique distribu&eacute;e, dont Sun fut un temps le champion avec son &laquo; the computer is the network &raquo;. Et le programme SETI ne faisait-il pas du cloud computing, avant m&ecirc;me qu&rsquo;on en invente le nom ? </em>&raquo;</p>
</blockquote>
<p><strong>Le cloud n&rsquo;est pas une r&eacute;volution en lui-m&ecirc;me, </strong>mais  plut&ocirc;t un &eacute;l&eacute;ment acc&eacute;l&eacute;rateur de l&rsquo;extension du processus consistant &agrave;  s&rsquo;abonner &agrave; un logiciel plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; en acheter la licence &ndash; le &laquo;<em>  Software as a service, ou SaaS</em> &raquo; - <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/6/18/le-cloud_buzzword-ou-revolution_/104/patrick-bertrand/"><strong>contextualise de son c&ocirc;t&eacute;  Patrick Bertrand</strong></a>, pr&eacute;sident de l&rsquo;<a href="http://www.afdel.fr/"><strong>Afdel</strong></a>, l&rsquo;association  fran&ccedil;aise des &eacute;diteurs de logiciels, <a href="http://www.afdel.fr/iso_album/extrait_livre_blanc_afdel_-_cloud_computing_une_feuille_de_route_pour_la_france.pdf"><strong>qui  vient de r&eacute;diger un livre blanc sur la question</strong></a>.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; <em>Au-del&agrave; du buzz d&rsquo;aujourd&rsquo;hui [autour du cloud  computing] </em>&raquo;, le mod&egrave;le du &laquo; Saas &raquo; est &laquo; <em>un horizon  ind&eacute;passable</em> &raquo;. Il s'agit m&ecirc;me, potentiellement, &laquo; <em>d&rsquo;une r&eacute;volution industrielle</em>  &raquo;.</p>
</blockquote>
<p><strong>Enfin, toujours sur cette question de la  temporalit&eacute;, </strong>Nils Aziosmanoff tente, lui, de se livrer &agrave; un  exercice de prospective &ndash; et, plus pr&eacute;cis&eacute;ment, sur les m&eacute;tiers qui vont  na&icirc;tre de ces changements, comme les &laquo; <em>urbanistes de la donn&eacute;e et  les architectes du vivre ensemble </em>&raquo; :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; <em>Au XIXe si&egrave;cle, le  baron Haussman avait invent&eacute; le &laquo; haut d&eacute;bit urbain &raquo; qui a red&eacute;fini les  usages de la cit&eacute;. Au XXIe, l&rsquo;histoire se poursuit, dans les nuages </em>&raquo;,  &eacute;crit-il.</p>
</blockquote>
<p>► <strong><span style="font-size: larger;">Et une  n&eacute;gociation contractuelle pour r&eacute;tablir la confiance</span></strong></p>
<p><strong>Quelle(s)  relation(s) inventer </strong>entre ces diff&eacute;rents acteurs qui vont  &ecirc;tre amen&eacute;s &agrave; se repositionner ? Arnaud David, avocat au sein du cabinet <a href="http://www.august-debouzy.com/"><strong> August &amp; Debouzy</strong></a>, <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/le-debat-rsln/2010/6/18/le-cloud_buzzword-ou-revolution_/107/arnaud-david/"><strong>privil&eacute;gie la voie de la n&eacute;gociation  contractuelle</strong></a> :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; <em>[Le cloud]  est extr&ecirc;mement complexe en raison de l&rsquo;&eacute;parpillement des donn&eacute;es dans  le nuage, notamment sur des serveurs pouvant &ecirc;tre localis&eacute;s dans des  pays diff&eacute;rents. [Il] </em><em><strong> </strong>pr&eacute;suppose une confiance absolue et unanime, [qui peut] &ecirc;tre  restaur&eacute;e dans le cadre de la n&eacute;gociation contractuelle, par l&rsquo;obtention  de certaines garanties (disponibilit&eacute;, confidentialit&eacute; et s&eacute;curit&eacute; des  donn&eacute;es ou des applications h&eacute;berg&eacute;es</em>). &raquo;</p>
</blockquote>
<p><strong>&gt; Visuels &agrave; l'int&eacute;rieur de l'article : </strong></p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/kubina/120536705/"><strong>Simple User Interface</strong></a>, par kubina, licence CC<br />
<a href="http://www.flickr.com/photos/jwyg/4528443760/"><strong>Open data stickers</strong></a>, par jwyg, licence CC<a href="http://www.flickr.com/photos/kozumel/2472473414/"><strong><br />
</strong></a></p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/7/19/les-enjeux-du-cloud-computing_vus-par-les_experts-rsln_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/7/19/les-enjeux-du-cloud-computing_vus-par-les_experts-rsln_/</link>
      <title>Les enjeux du cloud computing, vus par les   experts RSLN  </title>
      <pubDate>Sun, 18 Jul 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<div><img src="http://www.regardssurlenumerique.com/Content/Files/ff/UE9TVC80YXBIdWU0U0IzMlp3R3YuanBn/wh/606/282/claire-leproust.jpg" alt="claire-leproust" /></div><p><strong>Sur le papier, la mission de Claire Leproust &agrave; l'agence CapaTv</strong> est simple : sensibiliser les &eacute;quipes au num&eacute;rique. Dans les faits le chantier est d'importance. &laquo; <em>Je n'y connaissais rien, mes &eacute;quipes n'y connaissaient rien</em>, conc&egrave;de Herv&eacute; Chabalier, patron-fondateur de l'agence. <em>Et je me disais qu'il fallait que nos journalistes sachent de quoi on parle. </em>&raquo;</p>
<p><strong>D&egrave;s son arriv&eacute;e en janvier 2008, </strong>apr&egrave;s avoir collabor&eacute; chez un cablo-op&eacute;rateur et CanalSatellite, cr&eacute;&eacute; son entreprise (TV for mobile), Claire Leproust met en place les Mardis du num&eacute;rique, conf&eacute;rences tr&egrave;s didactiques sur les enjeux du web &agrave; destination des collaborateurs de Capa. Un peu plus de deux ans plus tard, elle se f&eacute;licite d'avoir d&eacute;j&agrave; convaincu un bon tiers, voire 40 % des effectifs. &laquo; <em>&Ccedil;a commence &agrave; donner envie. </em>&raquo;</p>
<p><strong>Arriv&eacute;e seule &agrave; la t&ecirc;te du d&eacute;partement D&eacute;veloppements num&eacute;riques,</strong> elle compte aujourd'hui un peu moins de dix collaborateurs, install&eacute;s au c&oelig;ur des r&eacute;dactions &agrave; l'image de <a href="http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid3356-c-p-effet-papillon.html"><strong><em>L'Effet Papillon</em></strong></a> (Canal+) ou de <a href="http://global.arte.tv/fr/"><strong><em>Global Mag</em></strong></a> (Arte) pour animer les blogs et sites des &eacute;missions, chats et forums.</p>
<p><strong>Ses chantiers sont devenus multiples : </strong>elle doit enrichir et faire en sorte que la vie des &eacute;missions se poursuive sur Internet, concevoir des programmes pour tous les &eacute;crans (t&eacute;l&eacute;viseur, ordinateur, mobile...) ou encore tenter de nouvelles exp&eacute;riences interactives. Et ce sur tous les projets. Dans le cas des &eacute;missions d&eacute;j&agrave; &agrave; l'antenne, CapaTv g&egrave;re les <a href="http://forums.france2.fr/france2/Les-infiltres/liste_sujet-1.htm"><strong>forums</strong></a> (<em>Les Infiltr&eacute;s</em> sur France2) ou encore construit un r&eacute;seau de &laquo; <a href="http://global.arte.tv/fr/eco-respondants/"><strong>&eacute;co-respondants</strong></a> &raquo; (<em>GlobalMag</em>). Dans le domaine de la fiction,<strong> </strong><em>Braquo, les coulisses</em> a permis en trente &eacute;pisodes de d&eacute;couvrir l'envers du d&eacute;cor de la s&eacute;rie polici&egrave;re diffus&eacute;e sur Canal+. Avec un certain succ&egrave;s : <a href="http://braquo.canalplus.fr/serie"><strong>braquo.tv</strong></a> a d&eacute;pass&eacute; le million de visites.</p>
<p><strong>Reste &agrave; convaincre les diffuseurs.</strong> &laquo;<em> La difficult&eacute; vient moins de chez Capa, que de l'absence de demande de leur part </em>&raquo;. Pourtant, &laquo; <em>on commence &agrave; travailler sur des formats qui, sans la dimension num&eacute;rique n'auraient pas la m&ecirc;me modernit&eacute; ou n'existeraient pas. </em>&raquo; A l'exemple de <a href="http://www.lalibre.be/societe/cyber/article/596149/le-webdocumentaire-bientot-a-l-assaut-de-la-toile-belge.html"><strong>La Vie &agrave; sac</strong></a>, projet de webdocumentaire sur les plus d&eacute;munis en association avec M&eacute;decins du Monde, qui pourrait tr&egrave;s bien &ecirc;tre diffus&eacute; &agrave; la t&eacute;l&eacute;. &laquo; <em>Ce n'est pas parce qu'un projet est initi&eacute; par le web qu'il ne peut aller sur la t&eacute;l&eacute;, au contraire</em> &raquo;.&nbsp; Tr&egrave;s &eacute;nergique, elle m&egrave;ne de front une vingtaine de projets. Dont celui d'une &eacute;mission sur le cin&eacute;ma avec France4 et Allocin&eacute;, avec des blogueurs au nom de code <a href="http://www.capatv.com/?page_id=5054"><strong>Ketchup</strong></a>, ou une &eacute;mission citoyenne avec le Bondy Blog.</p>
<p><strong>Reste un &eacute;cueil : l'organisation dans les cha&icirc;nes</strong> de t&eacute;l&eacute; elles-m&ecirc;mes. &laquo; <em>Il y a toujours les gens du web et les gens de l'antenne. M&ecirc;me si de plus en plus de patrons sont conscients de ce mouvement, les organisations et les budgets n'ont pas encore suivi. Mais il ne faut rien l&acirc;cher, accompagner ceux qui n'ont pas encore compris</em> &raquo;, conclut-elle, d&eacute;termin&eacute;e.</p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-size: larger;"><strong>&gt;    Visuel : </strong></span></p>
<p style="text-align: left;">- Capture d'&eacute;cran, <a href="http://www.dailymotion.com/video/x2p8yb_be-my-guest-claire-leproust-eyeka"><strong>Claire Leproust, dans le podcast Be my guest</strong></a> (2007).</p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-size: larger;"><strong>&gt;       Pour aller plus loin : </strong></span></p>
<p style="text-align: left;">- <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2010/6/25/making-of_pourquoi-rsln-s-interesse-a-l-info-en-ligne/"><strong>Making-of       : pourquoi RSLN s&rsquo;int&eacute;resse &agrave; l&rsquo;info en ligne</strong></a>, par   Eric    Boustouller, Pr&eacute;sident de Microsoft France</p>
<p style="text-align: left;">- <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2010/6/28/enquete_l-info-est-elle-prete-pour-sa-revolution_1-3-/"><strong>Enqu&ecirc;te,      acte I : une info <em>d&eacute;sinterm&eacute;di&eacute;e</em></strong></a></p>
<p style="text-align: left;">- <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/6/28/enquete_l-info-est-elle-prete-pour-sa-revolution_1-3-/"><strong>Enqu&ecirc;te,    acte II : de nouveaux formats</strong></a></p>
<p style="text-align: left;">- <a href="http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/6/30/enquete_l-info-est-elle-prete-pour-sa-revolution_3-3-/"><strong>Enqu&ecirc;te,    acte III : money, money, money</strong></a></p>
<p style="text-align: left;"><strong>- </strong><a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2010/7/1/nicholas-lemann_le-journalisme-en-ligne-fait-desormais-partie-integrante-du-journalisme-de-qualite_/"><strong>Nicholas    Lemann (Columbia) : &laquo; Le journalisme en ligne fait d&eacute;sormais partie    int&eacute;grante du journalisme de qualit&eacute; &raquo;</strong></a></p>
<p style="text-align: left;">- <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2010/6/15/pierre-haski_sur-rue89_nous-publions-une-vingtaine-d-articles-par-jour_il-en-faudrait-cinquante_/"><strong>Pierre    Haski : &laquo; Sur Rue89, nous publions une vingtaine d&rsquo;articles par jour,    il en faudrait cinquante&hellip; &raquo;</strong></a></p>
<p style="text-align: left;"><strong>- </strong><a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2010/7/6/alain-weill_-le-bilan-des_newsroom_est-excellent_/"><strong>Alain   Weill : &laquo; Le bilan des &quot;newsroom&quot; est excellent &raquo;</strong></a></p>
<p style="text-align: left;"><strong>- </strong><a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2010/7/12/christophe-deloire_directeur-du-cfj_le-web-ramene-a-l-essence-du-journalisme_/"><strong>Christophe Deloire, directeur du CFJ : &laquo; Le web ram&egrave;ne &agrave; l'essence du journalisme &raquo;</strong></a></p>
<p style="text-align: left;"><strong>- </strong><a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2010/7/9/les-geeks-sont-ils-l-avenir-du-journalisme_/"><strong>Reportage  : Les geeks sont-ils l'avenir du journalisme ?</strong></a></p>
<p style="text-align: left;">- Tous nos articles sur <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/tags/nouveaux-medias/"><strong>les       nouveaux m&eacute;dias</strong></a></p>
<p style="text-align: left;">- Vous retrouverez &eacute;galement notre <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/les-dossiers"><strong>dossier</strong></a>      dans le prochain num&eacute;ro de <em>Regards sur le num&eacute;rique</em>,   version    papier. L&rsquo;abonnement (gratuit), <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/"><strong>c&rsquo;est en bas  de la     home page</strong></a>.</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/7/15/le-numerique-dans-les-chaines-de-tele_organisations-et-budgets-n-ont-pas-encore-suivi_/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/7/15/le-numerique-dans-les-chaines-de-tele_organisations-et-budgets-n-ont-pas-encore-suivi_/</link>
      <title>Le numérique dans les chaînes de télé :   Organisations et budgets n'ont pas encore suivi  </title>
      <pubDate>Wed, 14 Jul 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
    <item>
      <description><![CDATA[<div><img src="http://www.regardssurlenumerique.com/Content/Files/ff/UE9TVC9yUllHR1RiSnB2NzZ4dU0uanBn/wh/606/282/assemblee-nationale.jpg" alt="assemblee-nationale" /></div><p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(visuel : </span><a href="http://www.flickr.com/photos/yingrichard/3945119371/"><span style="font-size: smaller;"><strong>Richard Ying</strong></span></a><span style="font-size: smaller;">, licence CC)</span></p>
<p><strong>De m&eacute;moire de moteur de recherche, c&rsquo;est</strong> <a href="http://www.bing.com/search?q=%22atelier+participatif%22+site%3Aassemblee-nationale.fr&amp;go=&amp;form=QBRE&amp;scope=web&amp;filt=all"><strong>une  premi&egrave;re</strong></a> : mercredi 7 juillet en d&eacute;but de soir&eacute;e, plusieurs d&eacute;put&eacute;s de la majorit&eacute;  sp&eacute;cialis&eacute;s &egrave;s &laquo; sujets num&eacute;riques &raquo; &ndash; Herv&eacute; Mariton, Laure de La  Raudi&egrave;re, Lionel Tardy, et Franck Riester &ndash; ont organis&eacute;, et particip&eacute;, &agrave;  un &laquo; <em>atelier participatif </em>&raquo; intitul&eacute; : &laquo; <em>A quoi doit  ressembler une loi 2.0 ? Le l&eacute;gislateur face aux enjeux num&eacute;riques</em>  &raquo;, dans la foul&eacute;e des auditions et du rapport  r&eacute;dig&eacute; par le groupe de travail &eacute;thique du num&eacute;rique de l&rsquo;UMP (tout est <a href="http://www.ethique-du-numerique.fr/"><strong>l&agrave;</strong></a>).</p>
<p><strong>Trois dossiers ont ainsi &eacute;t&eacute; successivement &laquo; d&eacute;battus &raquo; :</strong>  vie priv&eacute;e en ligne, mod&egrave;les &eacute;conomiques et &laquo; r&eacute;gulation &raquo;, neutralit&eacute;  du net. D&rsquo;autres publications sont assez largement revenues sur les  diff&eacute;rents points abord&eacute;s, et ce qu&rsquo;ils r&eacute;v&egrave;lent de nouveau /  confirmation sur ces questions&nbsp; &ndash; Benjamin Ferran, du Figaro.fr, y a vu une &quot;<a href="http://www.lefigaro.fr/web/2010/07/08/01022-20100708ARTFIG00507-a-l-ump-le-front-des-partisans-de-l-hadopi-se-fissure.php"><strong>fissure</strong></a>&quot; du front des partisans de la r&eacute;forme Hadopi au sein de la majorit&eacute;, Fabrice Epelboin, sur  ReadWriteWeb, a plut&ocirc;t parl&eacute; neutralit&eacute; du net dans <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/07/08/a-la-une/aux-armements-largument-qui-fait-trembler-vivendi/"><strong>son  premier retour</strong></a>, et Alexis Monville, sur son blog, <a href="http://alexis.monville.com/2010/07/08/ethique-du-numerique/"><strong>a pass&eacute; les trois sujets en revue</strong></a>. Toutes les vid&eacute;os des rencontres sont d'ailleurs <a href="http://www.dailymotion.com/video/xdypvs_a-quoi-doit-ressembler-une-loi-2-0_news"><strong>disponibles</strong></a> <a href="http://www.dailymotion.com/video/xdyq92_a-quoi-doit-ressembler-une-loi-2-0_news"><strong>en</strong></a> <a href="http://www.dailymotion.com/video/xdyqgw_a-quoi-doit-ressembler-une-loi-2-0_news"><strong>ligne</strong></a>.</p>
<p><strong>Avec un peu de retard, certes, nous voulions parler ici un peu du dispositif en  lui-m&ecirc;me : </strong>nous parlons trop souvent <a href="http://www.regardsurlenumerique.fr/tags/e-democratie"><strong>du  renouvellement des pratiques politiques</strong></a> via le num&eacute;rique  pour ne pas nous attarder sur cette nouveaut&eacute;. Et nous ne serons pas forc&eacute;ment aussi s&eacute;v&egrave;res que Roxanne Varza, <a href="http://techbaguette.com/2010/07/08/my-thoughts-on-the-french-governments-attempt-at-a-digital-workshop-loi20/"><strong>sur son blog</strong></a> ...</p>
<p>► <strong><span style="font-size: larger;">Le statut de l&rsquo;atelier </span></strong></p>
<p><strong>Organis&eacute; par plusieurs d&eacute;put&eacute;s,</strong> cet atelier ne  rev&ecirc;tait aucun caract&egrave;re officiel. Les d&eacute;put&eacute;s invitaient en leur nom &ndash;  ou plut&ocirc;t au nom de Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute;, pr&eacute;sident du groupe UMP &agrave;  l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Aucun titre professionnel n&rsquo;&eacute;tait exig&eacute; lors de  l&rsquo;inscription, une simple pi&egrave;ce d&rsquo;identit&eacute; r&eacute;clam&eacute;e, comme toujours pour  rentrer &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e.</p>
<p><strong>Evidemment, la tendance &agrave; l&rsquo;organisation d&rsquo;&laquo; ateliers &raquo;</strong>  sur le sujet du num&eacute;rique est en hausse &ndash; souvenez, c'&eacute;tait d&eacute;j&agrave; <a href="http://www.regardssurlenumerique.fr/blog/2009/12/3/droit-a-l-oubli_je-veux-disparaitre-du-net_/"><strong>sous  cette forme</strong></a> que Nathalie Kosciusko-Morizet avait lanc&eacute; les  discussions autour du droit &agrave; l'oubli, en novembre, &agrave; Sciences Po..</p>
<p><strong>Evidemment encore, </strong>d&rsquo;autres chantiers sont en cours,  cette fois de mani&egrave;re tr&egrave;s officielle, pour associer les internautes au  processus l&eacute;gislatif &ndash; <a href="http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-l-assemblee-nationale-passe-au-processus-legislatif-20-30476.html"><strong>depuis  le mois de mars</strong></a>, certains projets de loi, soumis &agrave; &laquo; <em>&eacute;tudes  d&rsquo;impact</em> &raquo;, peuvent, par exemple, &ecirc;tre comment&eacute;s par les  internautes : cela se passe <a href="http://etudesimpact.assemblee-nationale.fr/"><strong>ici</strong></a>.  <br />
N&rsquo;emp&ecirc;che : ce type de dispositif reste une innovation, &agrave; la limite de  l&rsquo;ovni, dans le processus l&eacute;gislatif.</p>
<p><a href="http://www.assemblee-nationale.fr/international/francophonie_XXXVesession_photos-2.asp"><input type="image" width="450" src="../../../../../Content/Files/fc/image/salle-larmatine.jpg" alt="salle-lamartine-assemblee-nationale" /></a></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-size: smaller;">(photo </span><a href="http://www.assemblee-nationale.fr/international/francophonie_XXXVesession_photos-2.asp"><span style="font-size: smaller;"><strong>Assembl&eacute;e nationale</strong></span></a><span style="font-size: smaller;">)</span></p>
<p>►<span style="font-size: larger;"><strong>Le dispositif </strong></span></p>
<p><strong>Tout se passait dans la salle Lamartine de l&rsquo;Assembl&eacute;e  nationale, </strong>dans un b&acirc;timent &laquo; annexe &raquo; de l&rsquo;Assembl&eacute;e, au 101,  rue de l&rsquo;Universit&eacute;.Principalement r&eacute;serv&eacute;e au travail en commission, cette salle a toutefois accueilli il y a peu<span style="text-decoration: underline;"><span style="font-weight: bold;"> </span></span><a href="http://blogs.lexpress.fr/cuisines-assemblee/2010/06/la-seance-hors-de-lhemicycle.php"><strong>l&rsquo;une  des premi&egrave;res s&eacute;ance publique tenue en dehors de l&rsquo;h&eacute;micycle</strong></a>.</p>
<p><strong>Mercredi soir, les trois rang&eacute;es de si&egrave;ges, </strong>dont  quelques-uns seulement &eacute;taient r&eacute;serv&eacute;s aux d&eacute;put&eacute;s, &eacute;taient tr&egrave;s largement remplies - et l'on s'&eacute;tait d'ailleurs un peu bouscul&eacute;s, &agrave; l'entr&eacute;e.</p>
<p><strong>Toutes les personnes install&eacute;es &laquo; &agrave; l&rsquo;orchestre &raquo;</strong>  disposaient de micros fixes, un micro libre circulant au &laquo; balcon &raquo;. Il  m&rsquo;a sembl&eacute; que, parmi les personnes pr&eacute;sentes, toutes celles qui  souhaitaient prendre la parole ont eu l&rsquo;occasion de le faire.</p>
<p><strong>La prise de parole &eacute;tait &laquo; pr&eacute;sid&eacute;e &raquo;par les parlementaires  invitants.</strong> A plusieurs reprises, ils ont &eacute;t&eacute; &laquo; &eacute;paul&eacute;s &raquo; par  <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Benhamou"><strong>Bernard Benhamou</strong></a>, d&eacute;l&eacute;gu&eacute; aux usages de l&rsquo;Internet, rattach&eacute; au  secr&eacute;tariat d&rsquo;Etat de Nathalie Kosciusko-Morizet et au minist&egrave;re de  l&rsquo;Enseignement sup&eacute;rieur et de la recherche.</p>
<p><strong>Au final, l&rsquo;impression, c&rsquo;&eacute;tait donc bien celle d&rsquo;une r&eacute;union  fort officielle, </strong>et le titre &laquo; <em>d&rsquo;atelier participatif</em>  &raquo; qui ornait les invitations et les feuilles dispos&eacute;es sur les  pupitaires, pouvait du coup para&icirc;tre un tantinet en d&eacute;calage. Mais,  apr&egrave;s tout, il est quand m&ecirc;me question de processus l&eacute;gislatif, pas  d&rsquo;une r&eacute;union de <em>geeks </em>&agrave; <a href="http://lacantine.org/"><strong>La Cantine</strong></a> :  un minimum de formalisme peut se comprendre.</p>
<p>► <span style="font-size: larger;"><strong>Qui a pris la parole ?</strong></span></p>
<p><strong>La quasi-totalit&eacute; des personnes </strong>ayant pris la parole  se sont pr&eacute;sent&eacute;es. Le verdict est sans appel : il s&rsquo;agissait de  pros, quasi-exclusivement ! A l&rsquo;exception notable de la premi&egrave;re  intervention, venue d&rsquo;un <a href="http://www.institut-langevin.espci.fr/Etienne-CASTANIE,73"><strong>doctorant  en physique</strong></a>, ce sont des avocats, des repr&eacute;sentants  d&rsquo;entreprises (Lagard&egrave;re, Free, Vivendi &hellip;), ou de groupements  professionnels (SACD, association des producteurs de cin&eacute;ma &hellip;) qui se  sont tr&egrave;s largement exprim&eacute;s.&nbsp; Fabrice Epeloin, de <a href="http://fr.readwriteweb.com/"><strong>ReadWriteWeb</strong></a>,  &eacute;tait lui aussi tr&egrave;s pr&eacute;sent dans le d&eacute;bat, mais je n&rsquo;ai en revanche  pas l&rsquo;impression d&rsquo;avoir entendu des personnes issues du collectif <a href="http://www.regardscitoyens.org/"><strong>Regards Citoyens</strong></a>,  tr&egrave;s impliqu&eacute; dans le d&eacute;corticage du travail parlementaire &ndash; voir un  article les pr&eacute;sentant, <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/03/10/un-regard-numerique-sur-la-politique_1316813_651865.html"><strong>sur  LeMonde.fr</strong></a>.</p>
<p><strong><span style="font-size: larger;">► Un verdict ? </span></strong></p>
<p><strong>Un assistant parlementaire me confiait joliment &agrave; la sortie :</strong>  &laquo; <em>On ne peut pas demander &agrave; des gens qui, sur le fond et la forme  des dossiers num&eacute;riques, ont un niveau de d&eacute;butants, de devenir des  experts &hellip; C&rsquo;est une premi&egrave;re &eacute;tape.</em> &raquo; .</p>
<p><strong>Un autre collaborateur parlementaire </strong><a href="https://twitter.com/Authueil/status/17969802265"><strong>regrettait</strong></a>,  sur Twitter :</p>
<!--{12785856967750}-->
<p><style type="text/css">.bbpBox17969802265 {background:url(http://a1.twimg.com/profile_background_images/110969216/h_micycle.jpg) #E9BE9B;padding:20px;} p.bbpTweet{background:#fff;padding:10px 12px 10px 12px;margin:0;min-height:48px;color:#000;font-size:18px !important;line-height:22px;-moz-border-radius:5px;-webkit-border-radius:5px} p.bbpTweet span.metadata{display:block;width:100%;clear:both;margin-top:8px;padding-top:12px;height:40px;border-top:1px solid #fff;border-top:1px solid #e6e6e6} p.bbpTweet span.metadata span.author{line-height:19px} p.bbpTweet span.metadata span.author img{float:left;margin:0 7px 0 0px;width:38px;height:38px} p.bbpTweet a:hover{text-decoration:underline}p.bbpTweet span.timestamp{font-size:12px;display:block}</style></p>
<div class="bbpBox17969802265">
<p class="bbpTweet">Le probl&egrave;me avec les  lobbies, c'est qu'ils passent temps a faire passer leurs messages, sans  participer au d&eacute;bat <a href="http://twitter.com/search?q=%23loi20" title="#loi20" class="tweet-url hashtag" rel="nofollow">#loi20</a><span class="metadata"><span class="author"><a href="http://twitter.com/Authueil"><img alt="" src="http://a1.twimg.com/profile_images/59420838/2826577232_e55352a1c5_normal.jpg" /></a><strong><a href="http://twitter.com/Authueil">Authueil</a></strong><br />
Authueil</span></span></p>
</div>
<!--{12785856967751}-->
<p><strong><span style="font-size: larger;">► Notre petite suggestion&nbsp; &hellip;</span></strong></p>
<p><strong>Pour l&rsquo;&eacute;pisode 2,</strong> promis par Herv&eacute; Mariton pour  l&rsquo;automne ou l&rsquo;hiver et, quoiqu&rsquo;il en soit, &laquo; <em>avant l&rsquo;examen d&rsquo;un  texte sur la neutralit&eacute; du net au Parlement </em>&raquo;, nous nous permettons  une suggestion : r&eacute;ussir &agrave; associer des internautes derri&egrave;re leurs  &eacute;crans !</p>
<p><strong>On le disait,</strong> des commentaires  assez pertinents sur le d&eacute;roul&eacute; de la r&eacute;union filaient par exemple sur  Twitter. Et la prise de parole est sans doute un peu moins solennelle et  un peu plus <a href="https://twitter.com/robinberjon/status/17970086247"><strong>facile</strong></a>  sur le net que dans une salle tr&egrave;s officielle, au micro &hellip; .</p>]]></description>
      <guid>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/7/13/quand-le-numerique-se-debat-en_atelier-participatif_a-l-assemblee-nationale/</guid>
      <link>http://www.regardssurlenumerique.com/blog/2010/7/13/quand-le-numerique-se-debat-en_atelier-participatif_a-l-assemblee-nationale/</link>
      <title>Quand le numérique se débat en   atelier participatif   à l'Assemblée nationale</title>
      <pubDate>Mon, 12 Jul 2010 22:00:00 GMT</pubDate>
    </item>
  </channel>
</rss>